Centre de Yoga de La Bertais

Information sur les activités du Centre et échange entre les Amis de La Bertais-Vassot

Robert Sanchez

Drapé d’un blanc manteau

date_range 13 janvier 2018
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Noël, le nouvel an, sont souvent associés au froid et à la neige, alors, pour bien commencer l'année, voici quelques photos d'un lieu que beaucoup connaissons bien, drapé d'un blanc manteau, et selon Roger, cela est plutôt rare...

Ces photos datent de mon dernier séjour, plus exactement lundi 18 décembre de l'année dernière. Alors qu'à mon lever à 6h30, tout était "normal", après, ma douche, me rendant à la méditation matinal vers 7h15, j'ai eu la surprise de voir la cour intérieure toute blanche, alors que de gros flocons tombaient. Cela a duré jusque vers 9 heures, mais Saint-Laurent-du-Pape étant situé au sud du 45e parallèle et à basse altitude, cela n'eut qu'un temps: à 14 heures, tout avait déjà fondu.

Publié dans 08-Vos créations artistiques et littéraires, Messages non classés, Vos Photos
Robert Sanchez

En complément de l’article de Yann

date_range 3 janvier 2018
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Alors, suivons l'exemple de Yann et commençons par les politesses d'usage en présentant mes meilleurs vœux pour 2018.

Ensuite tempérons en montrant de façon métaphysique qu'il est vain de fêter les premiers de l'an.


Puis soyons spirituels en apportant une preuve de l'existence de Dieu. (photo2)

 

Publié dans Humour
Robert Sanchez

Le plus beau pays du monde

date_range 28 décembre 2017
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Bonjour, chers amis de la Bertais,

Des plombes, que dis-je, des lustres que je n'avais pas traîné sur ce blog. Pour mon grand ou mon petit retour, je voudrais partager quelques photos de mon passage à ce qu'en toute objectivité, mais alors en étant absolument objectif, vraiment tout à fait objectif, je considère comme le plus beau pays du monde, c'est à dire le pays de Thau, autour de la ville de Sète, mon pays natal.
Je vais donc assumer pour le coup d'être un imbécile heureux qui est né quelque part, comme le chante un de mes concitoyens célèbre, Georges Brassens.
Ceci dit, regardez ces  photos, et je suis sûr que vous partagerez mon sentiment. C'est le plus beau pays du monde. Presque aussi beau que La Bertais, c'est dire...

 

PS: n'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les agrandir.

Publié dans Vos Photos
Robert Sanchez

Une exécution ordinaire

date_range 8 mars 2010
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Vu l'enthousiasme suscité le dernier Cameron, (Avatar ndlr) j'ai fait mon petit tour, mais  je n'ai pas vibré. Certes, c'est une prouesse technique, les images sont très jolies, on en prend plein les yeux, mais quelle impression de scénario déjà vu! Ce manichéisme typiquement américain (les tout-bons d'un côté, les tout-méchants de l'autre) m'agace... Je me croyais devant un remake des Tarzan avec Johnny Weissmuller, mixé avec La planète des Singes, un petit soupçon de guerre des étoiles, une pincée de James Bond à la fin et ça donnait la soupe qu'on nous a servi avec Ah, va tard...

 Il en va tout autrement avec un film (certes d'un genre bien différent) qui passe actuellement assez inaperçu et c'est une grande injustice. Je suis allé voir Une exécution ordinaire et j'en suis sorti bouleversé.
Ici, point, de bons et de méchants, des personnages montrés sous leurs aspects authentiquement humains, avec leurs zones de lumière et d'ombre, leur héroïsme et leur lâcheté.

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Comme le faisait La Chute pour Hitler, ce film nous montre la fin de Staline avec les multiples facettes de sa personnalité: un monstre sanguinaire qui est avant tout un être humain. Et ce personnage du tyran criminel, il sommeille en nous tous ou presque...
La conception artistique de ce film est extraordinaire, l'atmosphère, les couleurs utilisées pour décrire le gris de l'URSS d'alors... Dussolier en Staline est fabuleux et l'actrice Marina Hands qui joue l'héroïne extrêmement juste et touchante.
Une grande réussite, courez-y avant qu'il ne disparaisse des écrans.

 

Le synopsis (inspiré d'Allociné):

A l'automne 1952. Une jeune femme médecin et magnétiseur exerçant dans un hôpital de la banlieue de Moscou s'attire les jalousies de ses collègues par le succès qu'elle a auprès des patients. Elle vit dans la crainte d'une dénonciation et voue un amour très fort pour son mari, un physicien dont elle cherche désespérément à avoir un enfant. Un soir, elle est emmenée par la police auprès de Staline, malade, au seuil de la mort, qui s'est débarrassé de son médecin et a entendu parler de ses dons. Le dictateur s'insinue dans sa vie et installe avec la jeune femme une relation où se mêlent confidences et manipulation. Tour à tour amical et pervers, le monstre livre son art de la terreur comme on ne l'a jamais vu.

 

La bande annonce:

 

Publié dans 10-Coups de coeur culturels, 11-Regards sur le monde, Films
Robert Sanchez

Mauvaise Réputation !

date_range 28 février 2010
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En lisant l'article de Yann sur le nouvel Ipad, je me suis connecté sur le blog d'Alain Bayod pour en savoir plus sur la petit dernier de la pomme croquée. Et, surprise, je tombe sur la vidéo postée ce jour d'Alain Chevillat concernant la perquisition qui a eu lieu à Terre du Ciel.

 

Je ne suis pas abonné à cette revue, je l'ai lue lors de séjours retraites à Hauteville ou à La Bertais, je n'ai jamais participé à des stages de Terre du Ciel, mais je dois dire que je suis quand même un peu tombé des nues.

Il n'est pas impossible que comme beaucoup (comme tout un chacun pourrait-on presque dire), Terre du Ciel ait pris quelques accommodements avec la législation française en matière de droit du travail et de fiscalité. Il n'est pas exceptionnel ni surprenant que des contrôles aient lieu, c'est le lot de toute entreprise.

Par contre, il est exceptionnel que de tels moyens soient mis en œuvre pour ce genre de contrôle. Il y a quelques années par exemple, un inspecteur du travail s'est fait "descendre" comme un lapin par un agriculteur alors qu'il allait contrôler tout seul comment  ce dernier employait ses journaliers pour les récoltes. Et les réactions médiatiques portèrent plus sur le terrible état nerveux dans lequel ce chef d'exploitation était mis du fait des charges auxquelles il devait faire face...

Il est souvent très difficile aux agents de contrôler les grandes entreprises et toute personne ayant un peu d'influence. Les inspecteurs du travail et de l'Urssaf se plaignent des mauvaises conditions dans lesquelles trop souvent ils effectuent leurs missions. En faisant preuve d'une grande ironie, on pourra donc se réjouir que pour une fois, des précautions aient été prises pour assurer leur sécurité physique et morale.

Bien entendu, on ne peut s'empêcher de faire un rapprochement avec d'autres affaires de ce genre (les "gauchistes" de Tarnac par exemple) et je ne crois pas que cela soit exclusivement de l'ordre du mental. J'ai le sentiment qu'une inquiétante dérive s'installe insidieusement vis-à-vis de ceux qui ne vivent pas dans les "normes" de notre société. Cela n'est pas nouveau, les morts de Socrate, du Christ, des cathares et de beaucoup d'autres en témoignent.

En découvrant l'affaire "Terre du Ciel", la chanson de Brassens La mauvaise réputation m'est aussitôt remontée à l'esprit.

"Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'ont suivent une autre route qu'eux
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'ont suivent une autre route qu'eux"

Cela fait toujours du bien de la réentendre...

 

 

 

Publié dans 06-Autres Maîtres et enseignements, 11-Regards sur le monde, Musique
Robert Sanchez

Concerto de Tchaikovski

date_range 11 janvier 2010
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L'article de Yann à propos du film Le concert  et surtout la vidéo jointe a réveillé en moi quelques saveurs de jeunesse, façon madeleine de Proust ou du lying, si l'on veut...

En effet, ce concerto de Tchaikovski a bercé une grande partie de mon enfance et de ma jeunesse. Mon professeur de violon m'avait dit que lors de sa création, il avait été jugé injouable par son dédicataire, le violoniste russe Leopold Auer, et il a été finalement créé par un autre violoniste, Adolf Brodsky. Il est maintenant au programme obligé de tout apprenti violoniste d'un certain niveau. 

Oistrakh.jpg

Parmi les interprétations mythique de cette oeuvre, j'ai envie de citer en premier celle de David Oistrakh, sans doute le plus grand violoniste du XXe siècle. Issu de l'École russe, on peut dire qu'il est un descendant musical direct des créateurs de ce concerto. La vidéo que je vous propose vous le montrera sans fioriture dans la salle du conservatoire de Moscou. Vous pourrez admirer son jeu sobre et sans maniérisme, sans "comédie" inutile. J'ai une profonde admiration pour l'artiste et l'homme Oistrakh ; c'est en regardant la vidéo proposée par Yann que j'ai vu celle d'Oistrakh, ce qui m'a donné envie de vous faire partager ce petit joyau. Parmi les multiples enregistrements que l'on peut trouver, il y a celle avec l'Orchestre Symphonique de la Radio d'URSS dirigé par Guennadi Rojdestvenski (chef encore vivant et en activité), très intéressante car couplé avec le concerto de Sibelius, d'une poésie et d'un lyrisme nostalgique et tellement envoûtant! L'enregistrement est public, on entend des toux et des bruits de chaise, mais ça ne le rend que plus vivant.

 

Heifetz.jpg

Une autre interprétation célèbre est celle de Jascha Heifetz, lui aussi enfant de l'école russe, de la même génération. Elle est très rapide, mais je la trouve un peu trop austère, à l'image du personnage Heifetz et du chef qui l'accompagne, Fritz Reiner, qui étaient 2 hommes qui ne rigolaient pas beaucoup.

Vengerov.jpgDu côté des jeunes, j'ai été séduit et conquis par la version de Maxim Vengerov, encore un russe, né en 1974, dont à quelques mois près, on pourrait se demander s'il n'est pas la réincarnation d'Oistrakh. Lui, j'ai eu l'occasion de le voir en concert et j'en ai été subjugué. Il y a aussi son collègue de la même génération, Vladim Repim, qui fait de très belles choses (c'est amusant de voir comment les phénomènes se répètent: 2 condisciples de classe équivalente à 70 ans d'écart...)

Repin.jpg

 

 

ferras.jpg Si vous avez en vous un personnage nationaliste, j'aime beaucoup la version de Christian Ferras, violoniste français hors du commun, accompagné par le célébrissime Herbert Von Karajan. Destin quelque peu tragique que celui de Christian Ferras, promis à un grand avenir et qui a démarré une très belle carrière, mais qui a sombré dans le démon du jeu et l'alcoolisme avant de se donner la mort en 1982, à l'age de 49 ans. Le kharma de grand musicien n'est pas toujours facile à assumer...

 

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Il serait injuste enfin de passer totalement sous silence Zino Francescatti (un grand sage du violon) avec George Szell. À propos de Francescatti, j'ai une petite anecdote, mais je suis déjà bien long, ce sera pour une prochaine fois... J'ai aussi une affection particulière pour Salvatore Accardo, le disque de mon enfance et qui regroupait intelligemment d'autres œuvres plus courtes de Tchaikovski, mais j'ai l'impression qu'on ne le trouve plus.

J'ai pu voir lors de mon dernier séjour à Rennes que la nouvelle médiathèque est abondamment fournie en CD, ce serait bien le diable si l'une de ces versions ne s'y trouvait pas.

Après cette période d'agapes, nos papilles gustatives ayant besoin d'un peu de repos, j'espère que ces vidéos régaleront vos oreilles...

 

 

 

 

 

Publié dans 10-Coups de coeur culturels, Musique
Robert Sanchez

Tu t’es vu ?

date_range 26 décembre 2009
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Hier, j’ai été confronté à un exercice difficile : la prise de photos d’identité, d’identification devrais-je dire…

 C’est une de mes vérités intérieures, je n’aime pas me voir en photo. Et le passage au photomaton relève pour moi de la chambre de torture.

 

Alors, pour rendre l’expérience acceptable, j’ai pris quelques précautions : choix de la chemise, un peigne, et me voilà parti vers le terrible photomaton.  Inutile de dire que je n'ai pas l'humeur des grands jours...

Je m’installe dans l’appareil, il ne fonctionne pas. « Eh m…. !!! », bon, l’appareil dit « je suis et aujourd’hui je ne vais pas fonctionner » (souvenir d’une méditation guidée), c’est d’autant plus facile qu’il y en a un autre juste à côté qui lui, marche.

 

Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas aventuré dans ce type de machines et elles ont bien évolué : désormais, le réglage est plus précis, plus technique, en plus, on peut faire trois essais avant de choisir la tête qu’on va mettre sur papier.

Je règle l’objectif de façon à avoir ma tête dans l’ovale et cherche le meilleur air que je peux faire. En plus, maintenant, il est interdit de sourire sur les photos d’identité officielles. Je me donne comme exemple les photos d’Arnaud qu’on voit dans les ashrams succursales comme La Bertais ou  chez les disciples (prétentieux, va…), je fais comme en méditation, je détends, j’essaie d’avoir un regard lumineux, ouvert, le sourire intérieur du Bouddha.

Quand je suis satisfait, j’appuie sur le bouton.

Quelques instants de suspens insoutenable…

Puis le résultat apparaît.

 

J’ai une de ces tronches !!!

 

Mais comment cela se peut-il ? juste avant d’appuyer sur le bouton, je me voyais, et cela n’avait aucun rapport avec l’image qui m’est proposée.

Je vais utiliser les trois essais auxquels j’ai droit avant de fixer définitivement la photo.

 

Alors, l’évocation de la première rencontre d’Arnaud avec Swamiji me revient : « Vous n’avez jamais vu Ma Anandamayi ! »

 

... Et je ne me suis jamais vu non plus…

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Publié dans 07-Témoignages personnels
Robert Sanchez

Vu

date_range 11 août 2009
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J'ai passé une semaine chez mon père, près de Sète.

Les voisins sont un couple dont "lui" a la maladie d'Alzheimer. J'ai voulu montrer à "elle" la vidéo de Daniel Roumanoff, mais je ne l'avais pas enregistré sur mon ordinateur.

J'ai vu "elle" prendre soin de lui (ils ont autour de 80 ans) avec amour et j'ai trouvé très beau, l'amour qu'il y avait dans ce vieux couple...

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Publié dans 05-Swâmiji, 07-Témoignages personnels
Robert Sanchez

Le samadhi dans le cerveau

date_range 24 juillet 2009
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ou le cerveau mystique...

J'avais vu cette vidéo sur le blog d'Alain Bayod et cela m'avait fort impressionné. J'ai ensuite perdu le lien et l'ai retrouvé hier soir. Je profite donc pour vous le faire partager.


Jill Bolte Taylor, sous-titre français

L'article qui va avec est aussi très intéressant.

Enjoy...


 

 

Publié dans 07-Témoignages personnels, Articles, Trésors du Net
Robert Sanchez

OTAN en emporte la paix…

date_range 29 avril 2009
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Bonjour,

Comme vous l'avez sans doute vu, nous avons été à Strasbourg en première ligne de l'actualité. J'ai pour ma part vécu cette période très partagé entre mon personnage de révolutionnaire et le disciple qui tentait bon an mal an de me rappeler l’enseignement.

J'avoue que j'ai eu quelques sensations d'étouffement quand dès que je mettais le nez dehors, la première voiture que je croisais était un véhicule de police, quand je voyais ces hommes en uniforme arpenter les trottoirs en roulant les mécaniques. Le disciple avait beau me rappeler que c’était des êtres humains, que le sage a le même amour pour tous, j’avais du mal…

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Je ne me suis pas trop mêlé aux actions militantes, mais lorsque j'ai appris que la police avait fait enlever des drapeaux arc en ciel de la paix, j'ai eu une certaine indignation qui m'a conduit à arborer un de ces drapeaux à ma fenêtre.

J'ai aussi fait un tour au village anti Otan le vendredi soir, pour voir... L'ambiance qui y régnait m'a rappelé avec un brin de nostalgie les venues d'Amma à Ardennes; ceux qui en ont vécu en auront sans doute le goût qui leur remontera à la bouche, telle la madeleine de Proust : des tentes, des baraques sanitaires, des chapiteaux avec diverses informations, une organisation qui tenait la route, une ambiance détendue et fraternelle, presque pas un papier traînant parterre. Bref, ce village autogéré avait belle allure !
Coté ombre, quelques excités qui montaient une barricade à quelques centaines de mètres de là, sans doute pour barrer la route à la police.

Samedi, dès 7 heures du matin, des hélicos survolaient la ville. J'ai pensé à ce que doivent vivre les populations des villes en guerre.
Comme je travaillais ce jour là, je suis allé à la gare prendre le train, contournant les barrages de police. J'envisageais de rejoindre la manifestation l'après-midi, mais je ne voulais pas m'y rendre seul.  N'ayant pas eu de nouvelles des personnes avec qui je devais y aller, je suis resté à mon travail. C'est en revenant que j'ai pris connaissance des événements.

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Il semble totalement inconcevable qu’un tel déferlement de forces de police n’ait pas empêché ce qui s’est passé.

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J’ai vraiment l’impression teintée d’amertume et de colère qu’il y a eu deux poids et deux mesures. Différentes lignes concentriques de « remparts » humains autour des lieux officiels, pour empêcher toute intrusion indésirable, l’absence totale de sécurité, le désert dans le quartier populaire de la manifestation.

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Quelques jours avant, j’avais entendu de la bouche de conseillers municipaux que la stratégie du pouvoir était de discréditer la mairie de la Ville en laissant se produire, voire provoquant des incidents. J'en viens à penser que ces événements ont été souhaités par le pouvoir voire à me demander s'ils n'a pas été complice. La stratégie s’est avérée payante : ce sont surtout les mouvements pacifistes qui en ont fait les frais.

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Dimanche, avec un ami informé que que des choses pas très claires se passaient au village pacifiste, j'ai pris mon vélo pour l'y accompagner. En chemin, nous avons croisé un groupe de jeunes qui nous ont dit avoir été bloqués 3 heures dans le village et manqué leur train (avec les billets prems non remboursables perdus). Pour passer, ils ont dû accepter une fouille très poussée, vider l’intégralité de leurs bagages. Des jeunes filles nous ont déclaré avoir fait l’objet de fouilles au corps très humiliantes, à la limite d’attouchements, par des policiers « mâles ». 
A l'approche du village, nous avons été refoulés par des policiers. Nous avons fait demi-tour, mais nous sommes entrés par un autre coté qui lui,n’était pas gardé. Le village se vidait de ses occupants, il ne restait plus grand monde. J’ai croisé une journaliste d’Europe 1 qui interviewait un groupe de jeunes, puis 2 reporters indépendants, porteurs de la carte d'accréditation presse du sommet. Le caméraman m’a dit que filmant les fouilles, il s’était fait prendre à parti assez méchamment par les « forces de l’ordre » qui lui avaient fait une clé et tenté de lui confisquer sa cassette. Son camarade a appelé l’AFP pour signaler ce qui se passait, un commissaire est  venu et après quelques négociations ardues, ils ont pu faire leur travail sans trop de contraintes.
Me rendant sur le « check point », j’ai pu voir un groupe d’allemands achever de se faire fouiller. Il y avait là un journaliste de L’Humanité. Sur la route, gisait un tas de papiers. Le journaliste en question m’a dit que les policiers, fouillant les bagages confisquaient systématiquement tous les documents écrits (journaux, tracts, livres) qui avaient été distribués dans le village.
Pendant ce temps, les casseurs étaient déjà loin et sans doute riaient fort dans leurs barbes.

Autre point remarquable : Les personnes que j’ai rencontrés et qui étaient à la manifestation sont formelles : il y avait au plus 100 à 200 individus casseurs. Ceux-ci ce sont trouvés être 2000 par la police. C’est la première fois qu’on voit la police donner un chiffre supérieur à celui des manifestants.

Après avoir vu cela, je ressens un gros refus. Je mesure là mon petit niveau d'avancement sur la voie.

Mais au citoyen, la question qui vient est : Sommes-nous encore en démocratie ou déjà en dictature ?
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Publié dans 07-Témoignages personnels, 11-Regards sur le monde, Articles
Robert Sanchez

LITANIES

date_range 17 avril 2009
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«Quand l’âme chrétienne ne trouve plus de mots nouveaux dans la détresse pour implorer la miséricorde de Dieu, elle répète sans cesse la même invocation avec une foi véhémente. La raison atteint sa limite. Seule la foi poursuit son ascension.»
Jehan Alain

Les litanies, dans la tradition catholique, me rappellent la répétition de mantra dans l'hindouisme, le but qui étant sans doute d'occuper le mental à la recherche de l'essentiel.

Jehan Alain, né en 1911, est mort à 28 ans au "champ d'honneur" de la 2e guerre mondiale.

En cette période pascale, où même nos médias profannes font un peu de place à la spiritualité, j'avais envie de vous faire partager cette "incantation rituelle musicale", ici jouée par sa "petite soeur" Marie-Claire Alain, et qui m'impressionne toujours. La  puissance tonnante de l'orgue me fait vibrer au plus profond et je suis emporté par le rythme obstiné de cette pièce.

Publié dans 10-Coups de coeur culturels, Musique, Trésors du Net
Robert Sanchez

Bonheur / Malheur…

date_range 11 mars 2009
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Bonjour à tous,

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt la dernière Lettre de Swamiji que Yann nous a fait le cadeau de mettre sur le blog.

Ces paroles de Swamiji, j'ai eu l'occasion de les vérifier opportunément :

Un peu avant Noël, j'ai gagné à un jeu plus ou moins stupide organisé par la Fnac de Strasbourg, un Macbook portable, (le modèle macbook pro, s'il vous plait). Une belle bête dont je suis très fier. Je me suis hâté de claironner cette joie à notre Gourou Mac de la sangha. "hihihi, je vais le rendre jaloux..."

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Mais comme dit Arnaud, un bonheur, nous le payons toujours d'une souffrance.

Image_3.jpg

 

 

 

 

 

 

Quelques jours après, je me lève un beau matin et suis accueilli par une épaisse fumée et une vive odeur de brulé. Ma fille avait commencé à préparer le petit déjeuner, mis des tranches de pain dans le grille-pain et était partie dans la salle de bain. Le minuteur du grille-pain n'a pas fonctionné, les tranches ont brulé et ont fait bruler un calendrier des postes qui se trouvait affiché sur le mur au dessus du grille-pain. Bon, l'incendie n'a pas été plus loin, mais le mur de la cuisine est maintenant calciné et je vais devoir refaire le papier peint.

 

Au fait, qu'est-ce qu'il dit, Swamiji?

Le courant des événements se déroule sans cesse. Ne pas considérer ce courant selon la loi du changement mais selon vos attirances ou selon le bénéfice que vous pouvez en retirer vous donnera du plaisir quand ce courant sera favorable et de la peine quant il sera défavorable. C’est inévitable.

...

Acceptez ce qui arrive et ensuite, si nécessaire, essayez de le contrecarrer à la mesure de vos possibilités.

Nous avons éteint l'incendie, nettoyé la cuisine des cendres, essayé tant bien de mal de chasser l'odeur de brûlé.

De toute façon, je ne crois pas qu'il a écrit que je ne devais pas profiter de mon Macbook pro selon la "norme" MahaBogha...

 

Publié dans 07-Témoignages personnels
Robert Sanchez

SLUMDOG MILLIONAIRE (bis)

date_range 3 mars 2009
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 Quand ma copine m'a proposé d'aller voir Slumdog millionaire, j'ai dit oui tout de suite (voila un oui facile...), je n'avais pourtant pas lu l'article de Yann, mais le personnage curieux et intrigué par l'Inde a tout de suite trouvé un terrain d'expression.

Je sors donc de ce film qui m'a beaucoup ému, de ces belles émotions que nous conseille Arnaud dans l'audace de vivre. Il s'agit d'une Inde dont je ne sais si elle est tout à fait réelle ou quelque peu exagérée par le réalisateur, mais qui est bien différente de celle dont on parle dans milieux spirituels. Une Inde de violence, de cris... Quelques scènes sont presque insoutenables (je conçois que Corinne ait pu être déstabilisée), mais je me suis laissé entraîner par un scénario vraiment très bien construit, même si la happy end tout à fait anglo-saxonne pourrait agacer certains de nos critiques intellos franco-français...

Après une sorte de ratonnade dans un bidonville musulman par des hindous, on entend le héros dire "sans Allah ni Rama, ma mère serait encore en vie..." ce qui ne manque pas d'interroger sur les pièges des croyances et ce que nous devons faire de notre spiritualité. On retrouve quelques allusions à l'Inde éternelle, hors du temps, empreintes de valeurs spirituelles,  soumise au kharma. le concept de destin tient une grande place dans ce film.

Bref, je ne saurais que trop conseiller à ceux qui ne l'ont pas encore vu d'y courir, la pluie d'oscars qui s'est abattue sur le film me semble tout à fait justifiée.

Et pour terminer, j'aurais bien évidemment pu mettre ce texte en commentaire de l'article de Yann, mais je n'ai pas résister à tenter de mettre une grande photo dans un article .slumdog_millionaire.jpg

 

 


Découvrez M.I.A.!
Publié dans 10-Coups de coeur culturels, Films
Robert Sanchez

Dogen

date_range 23 février 2009
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 Se connaître soi-même, c'est s'oublier

S'oublier soi-même, c'est s'ouvrir à toutes  choses

Eihei Dogen, maître zen japonais (1200-1253)

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Publié dans 06-Autres Maîtres et enseignements, 10-Coups de coeur culturels, Littérature
Robert Sanchez

Hélène Grimaud 2 ou Claire Désert 1

date_range 15 février 2009
visibility 1 consultations

Je voulais apporter ce commentaire à la découverte de Yann, mais il convient mieux d'en faire un article à part entière.

Hélène Grimaud fait partie d'une génération de pianistes féminines d'exception qui sont sorties à peu près à la même époque du CNSMP (Conservatoire National Supérieur de Musique  de Paris).

Désolé de jouer un peu les rabat-joie, mais je suis quand-même gêné par le buzz (pour employer un mot à la mode) fait autour d'Hélène Grimaud avec les loups, dont j'ai appris lors de ma formation en gestion de la musique que cela serait une opération markéting montée de toutes pièces. Est-ce vraiment vrai? Je ne pourrai l'affirmer, mais cet aspect a été à mon sens exploité plus que de raison pour faire monter cette artiste.
Sans rien enlever au talent réel d'Hélène Grimaud, on connait aussi Marie Josèphe Jude (née en 1968, entrée au CNSM à 13 ans), mais on connait moins Claire Désert (née en 1967, entrée au CNSM à 14 ans) qui est pourtant ma préférée, sans doute à cause de sa discrétion, mais surtout parce que je l'ai entendue à Strasbourg (il y a bientôt 20 ans) dans un concerto en sol de Ravel qui résonne encore à mes oreilles. Elle était accompagnée par Théodor Gushlbauer,un immense musicien et chef accompagnateur hors pair. Quelle merveille !
Claire Désert qui "a su s'imposer sans fracas en France et à l'étranger au cours d'une carrière bien rythmée" (http://www.piano-musique.fr/concertistes-classique/claire-desert-2.html)  a aussi un physique qui n'a rien à envier à Hélène Grimaud.

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Certes, la photo est moins travaillée que celle d'Hélène Grimaud, mais Claire Désert est plus humble et travaille moins le markéting...

J'ai été surpris lorsque j'ai effectué mon stage au CNSMP d'apprendre qu'elle n'était "qu'accompagnatrice" dans cette vénérable maison, ce qui me semblait sous-employer son talent. Mais depuis, elle est devenue professeur à part entière de musique de chambre et professeur assistante de piano. 

Comme c'est une artiste discrète, je n'ai hélas pas trouvé de vidéos sur dailymotion et une seule sur Youtube, au Festival de la Roque d'Anthéron, très mal filmée et avec un son très mauvais qui rendrait très mal compte du talent de cette grande artiste. C'est pourquoi je préfère m'abstenir de la mettre, mais si je trouve quelque chose, je ne manquerai pas de vous en faire part.

Robert

Publié dans 10-Coups de coeur culturels, Musique