Centre de Yoga de La Bertais

Information sur les activités du Centre et échange entre les Amis de La Bertais-Vassot

Katell Bodin

Le Watsu, communion aquatique

person Katell Bodin
date_range 3 novembre 2016
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Au quotidien, les espaces qui favorisent l’harmonie intérieure ne sont pas toujours au rendez-vous, et il faut parfois les provoquer pour mieux y gouter. Aujourd’hui, je voudrais vous témoigner d’une belle découverte : le Watsu, décollage garanti.

« Qu’est-ce que le Watsu ? C’est l’ancienne et très vénérable technique du Shiatsu, méthode thérapeutique japonaise, qui a été adaptée par l’américain Harold Dull pour l’eau. Le mot Watsu est d’ailleurs une contraction du mot water et de Shiatsu, et désigne donc une forme de Shiatsu dans l’eau. […] Comme le souligne Harold : « Le Watsu, c’est tout simplement un lâcher-prise qui permet d’équilibrer les méridiens à travers tout le corps et d’ouvrir les centres nerveux (ou chakras, dans le système médicinal indien) harmonisant le système énergétique du corps à celui de l’univers. » Extrait de : « le Watsu : Shiatsu aquatique, la fluidité du contact », François GAUTIER, Esprit Yoga N° 16 (nov-déc 2013).

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Le Watsu est pratiqué dans une eau chaude pour que le receveur, muni de flotteurs, s’abandonne dans les bras bienveillants du donneur. Au rythme des respirations accordées, le receveur lâche-prise par des mouvements de bercement ou d’étirement, et des pressions sur les méridiens. Les étirements sont fluides et rendus plus amples grâce à l'élément aquatique et favorisent la libre circulation de l’énergie.

La présentation faite, je voudrais partager avec vous cette expérience.

1er effet : l’ouverture. Le corps libéré de l’attraction terrestre, se meut à la surface de l’eau et lâche-prise, se laisse guider et étirer à l’infini : tout devient possible ! Ainsi, je me suis retrouvée, telle George Clooney dans « Gravity », flottant dans l’espace, au cœur de l’univers, contemplant les planètes et les étoiles : serenity

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2ème effet : la recentration sur soi. La proximité avec la personne qui vous guide est très forte: se toucher, respirer ensemble, l’une contre l’autre. Les balancements, les caresses de l’eau sur la peau, lovée dans des bras accueillants: c’est très régressif ! Se souvenir et savourer des sensations d’enfant, s’en remettre à l’autre, sous un regard attentionné. Et revenir à soi, à son intériorité.

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3ème effet : la méditation. Lorsque, munie d’un pince-nez, je me retrouve plongée comme un poisson dans l’eau, en toute confiance : c’est le monde du silence. Toutes les pensées et les émotions s’envolent pour une harmonie intérieure. Ballotée, perdant mes repères, j’atteins cet espace de paix, de lucidité et de plénitude qui ressource.

Je ressors de ces séances de Watsu rééquilibrée et apaisée. La douceur et la bienveillance de la personne qui vous guide est déterminante car elle met en confiance et facilite le lâcher-prise. Le lien est fort avec le yoga et la méditation. Aussi, je voudrais conclure par cette citation du fondateur du Watsu, Harold Dull:

« Etre soutenu au niveau du cœur et connecté avec sa respiration, ceci peut aider le cœur à relâcher des émotions que le mental a ressassé ou réprimé pendant des années, et les laisser disparaître dans la fluidité »

*A Rennes, Fanny et Stéphanie proposent de la relaxation et des massages aquatiques inspirés du Watsu, ici: http://www.keraqua.fr/watsu/

 

Publié dans 06-Autres Maîtres et enseignements, 07-Témoignages personnels
Katell Bodin

Et si le chemin menait au potager ?

person Katell Bodin
date_range 10 octobre 2016
visibility 185 consultations

Lors de la dernière AG de la Bertais, Marie-Laure vous a annoncé qu’Eve et moi envisagions de prendre la responsabilité du potager. Je voudrais partager avec vous le sens de cet engagement ou comment le Chemin m’a amenée au potager…

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J’ai découvert le travail dans le potager à travers le séva, lors des rencontres GSMP et des séjours. Dans un premier temps, il s’agissait pour moi de participer à l’œuvre commune, et si la production du potager n’est qu’une infime partie de ce que nous consommons, le plaisir était là : aller chercher des herbes ou des poireaux pour la cuisine, ramasser et décortiquer les noix, réaliser des compotes de fruits… et puis, lors de séjours, j’ai du désherber et bécher, tâches plus laborieuses et ingrates, mais au combien symboliques ! Arracher les herbes tenaces, aller à la racine, retourner les premières couches de terre sèches et dures, creuser des tranchées puis semer dans la terre meuble et arroser : ce que je vivais là, seule ou à deux ou trois, dans le silence et, parfois, laissant sortir notre rage ou notre joie, me menait directement au Chemin. Des refus s’invitaient, des souvenirs d’enfance ressurgissaient, des douleurs apparaissaient et dans le même temps le bonheur d’un travail accompli, jusqu’au bout, les sourires échangés, le rapport à la nature, et cette forme de méditation active où l’on dépose les armes, on met le genou à terre, on se relève avec la tête qui tourne… J’ai donc pleinement profité de cet espace de cheminement, comprenant que l’objectif n’était pas tant le résultat que le travail réalisé.

Mais voilà que j’entends qu’il n’est pas facile de gérer un potager par intermittence et que l’idée de l’arrêter fait son chemin… Le potager demande de la constance !
Dans ma tête, le plaisir de jardiner, le peu de distance kilométrique qui me sépare de la Bertais, l’envie de m’impliquer et le souhait de garder cet espace de partage communautaire, ne font qu’un tour, d’autant qu’au « hasard » d’une conversation Eve me déclare être prête à venir de temps en temps s’en occuper. La démarche murit pendant l’été et nous voilà engagées à l’automne ! Les paroles d’Anne-Marie et de Yann, lors de l’AG, sur l’avenir de la Bertais sont venues conforter notre participation à la vie de ce lieu repère et ressource dans notre parcours.
C’est donc en toute modestie, avec le peu de connaissances que nous avons sur l’entretien d’un potager, que nous nous lançons dans l’aventure ! Et nous invitons toutes les bonnes volontés à s’investir selon leurs expérience, compétence et disponibilité!

Concrètement, nous proposons de créer un forum « Potager » où chacun(e) peut s’inscrire, afin de partager conseils et avis, informer des plantations envisagées et/ou réalisées, préciser les besoins en main d’œuvre et les jours où nous nous rendrons à la Bertais entre les séjours pour les volontaires. Si vous êtes partant(e), merci de le dire dans un commentaire à cet article (en rappelant votre adresse mail SVP).
Ainsi, comme le Chemin mène au potager, gageons que le potager nous mènera au Chemin !

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Publié dans 02-La vie de la Maison, 07-Témoignages personnels, Côté jardin, Sangha news
Katell Bodin

La joie: quel bonheur!

person Katell Bodin
date_range 1 février 2016
visibility 99 consultations

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Frédéric Lenoir est philosophe, sociologue et historien des religions, il a dirigé la rédaction du magazine Le Monde des religions, et il anime l’émission de radio Les racines du ciel sur France Culture.

Le titre de son livre « La puissance de la joie » m’a d’emblée attirée, sinon surprise, lors de sa sortie. D’une part, parce que nous étions en pleine sidération suite aux attentats de novembre, d’autre part, parce que mon parcours m’a donné l’occasion de vivre cette « puissance de la joie » - que je n’aurais pas su nommer ainsi et pourtant- dans la rencontre avec d’autres cultures dont la sagesse invite à la joie de vivre.

Curieuse aussi de la promesse annoncée de situer son propos sur les pas de Tchouang-tseu, de Jésus, de Spinoza, de Bergson et de Nietzsche. Ainsi, j’ai eu le plaisir de redécouvrir des philosophes occidentaux qui ont mis la joie au cœur de leur pensée, d’affermir ma lecture des évangiles et d’encourager ma découverte des sagesses orientales.

J’ai souri au chapitre intitulé « Le mental et l’égo » qui se réfère à un certain Swami Prajnanpad, clin d’œil qui venait boucler la boucle sur mon propre cheminement actuel. Ce livre m’a donc accordé une réconciliation intellectuelle, les sagesses occidentales et orientales se rejoignant au fondement d’une expérience de vie. Les exemples concrets et les outils proposés pour «apprivoiser» et «cultiver» la joie m’ont apporté un nouveau regard sur les efforts réalisés chaque jour dans la pratique.

Ce petit traité sur la puissance de la joie est un vrai bonheur !

Katell

Publié dans 06-Autres Maîtres et enseignements, 10-Coups de coeur culturels, 11-Regards sur le monde, Littérature