Auteur/autrice : Frédéric Louvier

  • Vue du Ciel…

    Une vasana tenace m’a fait , il y a un an, acquérir un drone. Fantôme d’un jouet de l’enfance perdu dans une période sombre de la mémoire. Le déclic s’est fait, Vasanakshaya a pris tout son sens, même si ce n’est qu’un simple « jouet ».

    Mais ce n’est pas tout, il faut arriver à s’en servir de ce jouet et ce n’est pas facile. En été 2024 (oui j’ai commencé le brouillon de l’article il y a un an, puis je l’ai oublié… !) j’étais accompagnant pour un séjour au mois d’aout et je rêvais de filmer La Bertais vue du Ciel. Facile à dire, j’ai jeté 80% de ce que j’avais filmé, impossible de visionner ces parties sans être pris de mal de l’air !

    La partie que j’ai montée, il faut quand même s’accrocher dans les virages, c’est un film de débutant et je compte bien faire la « partie 2 » dès que j’en aurai l’occasion.

    Bon visionnage,  ce n’est pas long, 1min 35,  mettez en plein écran !

     

  • Épisode 6, Eric de Amorin, Mr Lee la musique et la sadhana.

    Mr Lee a joué un très grand rôle dans la vie d’Eric. Il a fait partie des 3 élèves d’Arnaud inclus dans le groupe Lee Lozowick Project. Il en parle avec émotion, et laisse entrevoir l’intensité de cette rencontre. 15 min d’écoute.

     

    PS : Pour écouter les autres extraits de l’intervention d’Eric à la Bertais, c’est par ici :

  • Citation du Lundi

    Citation qui me travaille beaucoup en ce moment,  issue du livre « Conseils à une jeune femme » d’Arnaud Desjardins.  14eme lettre, la loi d’attraction. p168/169

    « Everything which comes to you comes to you as a challenge and an opportunity », « tout ce qui vient à vous, vient à vous comme un défi et une opportunité », tout vous arrive  comme un test de vos progrès et la chance de franchir une étape. Cette parole s’adresse à des disciples qui se veulent engagés sur le chemin de leur propre métamorphose, de leur propre éveil.

    Vous ne pouvez pas changer en profondeur sans sortir de l’habituel et du connu, sans être disponible pour du nouveau, du radicalement nouveau. 

  • Épisode 5, Eric de Amorin, les débuts sur la voie.

    Dans ce passage de 7 min, Eric raconte son état intérieur avant de découvrir la Voie qui allait être la sienne. C’est l’époque où il rencontre Christine, la sœur d’Eric Edelmann, puis Eric lui-même qui lui conseille de lire « Les chemins de la sagesse »…   Je n’en dis pas plus, cela se passe juste avant son arrivée en tant qu’invité au Bost.

    PS : Pour écouter les autres extraits de l’intervention d’Eric à la Bertais, c’est par ici :

  • Episode 4, Eric de Amorin, « j’ai bu du vin et j’ai mangé de la viande »

    Eric introduit ici son intervention, simple et pleine d’humour.

    Ce qu’il dit de son ressenti lors de son arrivée à La Bertais est  plutôt touchant. 😉

     

    PS : Pour écouter les autres extraits de l’intervention d’Eric à la Bertais, c’est par ici :

  • Épisode 3, Eric de Amorin, Ne le prenez pas avec l’égo !

    Il est des moments où l’égo s’enflamme et croit avoir atteint un sommet… Avant que le principe de réalité, incarné ici par Arnaud, fasse atterrir le mental fougueux d’Eric. Une anecdote qu’il raconte non sans humour…

  • Épisode 2, Eric de Amorin, Ni refus, ni appropriation.

    A travers son métier de thérapeute, Eric parle de comment il fait une force de sa sensibilité. Ni refus, ni appropriation. 6 min d’écoute pour se rappeler un essentiel de notre pratique.

  • Épisode 1, Eric de Amorin, demander l’aide du Maître…

    Lors de l’AG 2025, l’intervention de Eric de Amorin a été enregistrée. Après l’avoir découpée en petits morceaux, je vous propose de la découvrir ou de la redécouvrir en plusieurs épisodes.

    Le 1er épisode « Demander de l’aide au Maître »  provient d’une question qui a été posée à Eric. Est-ce qu’il lui arrive aujourd’hui encore de demander de l’aide à Arnaud ?

    J’ai choisi ce passage, parce cela m’est arrivé encore récemment de lui demander de l’aide. Et je sais que si la demande est sincère, si elle n’est pas infantile, une réponse viendra…

    Je vous laisse écouter sa, ses réponses.  15min d’écoute.

  • Séminaire du 25 et 26 mars avec Thierry et Mirabaï Martin

    Ce week-end a eu lieu cette belle rencontre avec Thierry et Mirabaï Martin.

    Comme prévu, Thierry a animé seul les deux premières réunions du samedi et la première du dimanche matin.

     Et pour notre plus grand plaisir et intérêt, Mirabaï est venue lui prêter main forte après le thé du samedi et après la pause du dimanche matin.

    Tout au long des deux jours, les questions étaient particulièrement « impliquées » et de ce fait les réponses étaient elles-mêmes très en prise avec les difficultés de chacun ! Personnellement, je n’ai pu participer qu’à la journée du samedi mais cela a amplement suffit à me nourrir. Un point a en particulier retenu mon attention et motivé ma pratique, l’importance rappelée du travail sur les pensées. Un rappel qui a été martelé par cette formule « le secret de la pratique, c’est… de s’y mettre! »

    Devant l’affluence inhabituelle (près de 80 participants),  nous  avions  du  prévoir en amont de quoi accueillir dignement tout ce monde et l’équipe organisatrice a donc été bien occupée tout le vendredi après-midi ainsi que de bon matin le samedi.

    L’ambiance était particulièrement chaleureuse lors des pauses avec le plaisir évident de revoir des « têtes connues » parfois perdues de vue depuis plusieurs années…

    Petit coup de pression en fin de la première journée, une alerte météo nous ayant contraint à démonter en urgence les deux barnums à la nuit tombante, juste après la dernière réunion …

     

    Quant à la matinée du dimanche, mon petit doigt m’a dit que les présents ne sont pas prêts d’oublier l’histoire hilarante du canard entrant dans un bar, racontée par  Mirabaï dans l’anglais de Mr Lee, et traduite en direct par Thierry. Mais, comme je n’étais pas présent, je laisse la plume à qui voudra la retranscrire. Quant aux autres participant(es), je les invite à partager eux aussi leurs impressions et les paroles clés qui les auront le plus marqués dans les commentaires afin d’en faire aussi profiter les absents…

  • Les 30 ans de La Bertais, le film des origines….

    Pour les 30 ans de La Bertais, nous avons retrouvé une cassette VHS datant du siècle dernier, plus précisément de 1992. Il s’agit d’une vidéo tournée lors de la première visite des lieux : La Bertais était alors une ferme encore en activité. Sur la seconde partie de cette cassette se trouvaient aussi les images d’un des premiers week-ends chantiers, plus précisément celui où a été percée la porte d’entrée actuelle de notre ashram : un « grand moment » à voir ou revoir !

    De cette cassette d’une durée d’1h30 environ, j’en ai extrait certaines parties, j’espère l’essentiel, pour en faire un petit film d’un peu plus de 13min qui a été projeté le samedi soir de la fête.

    Pour ceux qui n’étaient pas présents lors de cette soirée, vous allez découvrir une Bertais méconnaissable ! Et à partir de la 8ème minute, vous reconnaitrez forcément certaines personnes, avec 30 années de moins 😆

    Bon visionnage !

  • « Après l’extase la lessive »

    Dans « les lettres à ses élèves » Tome 2, Arnaud écrivait à un de ses élèves, qu’il était en train de livre l’ouvrage de Jack Kornfiel « Après l’extase la lessive ».

    Le titre m’a paru très inspirant, et comme il le conseillait au destinataire de la lettre, je me suis dit qu’après ce livre nous sommes désormais tous destinataires de ce conseil. J’ai donc acquis cet ouvrage…
    Voici un extrait de l’introduction que je trouve très éclairant en ce qui concerne la « lessive » par laquelle nous devons passer… 🙄

    Jack Kornfiel présente le récit d’un maitre Zen occidental…

    J’avais déjà expérimenté la félicité auparavant – durant certaines retraites, des grandes vagues de bonheur lorsque mes douleurs physiques se dénouaient – mais celle-ci était d’un autre ordre.

    Toute lutte cessa et mon esprit devint lumineux, rayonnant, aussi vaste que le ciel, ampli du plus exquis parfum de liberté et d’éveil. Je me sentais tel le Bouddha assis sans effort, heure après heure, soutenu et protégé par l’univers entier. Je vivais dans un monde de paix infinie et de joie indicible. Les grandes vérités de la vie étaient tellement claires : la manière dont la saisie cause la souffrance, le fait que, menés par cette étroite idée de nous-mêmes, cet ego fictif, nous nous agitons dans tous les sens comme des petits propriétaires se querellant pour un Rien.

    Je pleurais sur toutes nos peines inutiles. Puis durant des heures, je ne cessais de sourire et de rire. Je vis à quel point tout est parfait et comment chaque instant est éveil, pour peu qu’on s’ouvre à lui.

    Je restais ainsi, prenant des jours, dans cette paix complète et intemporelle. Mon corps flottait, mon esprit était vide. Quand je me réveillais, des vagues d’amour et une énergie joyeuse coulaient à travers ma conscience. Puis les prises de conscience et les révélations se succédèrent. Je vis comment le flot de la vie se déroule en une trame que nous modulons selon le courant de notre karma. Je vis toutes idées de renoncement spirituel comme une sorte de jeu consistant à vouloir contraindre notre être à abandonner la vie ordinaire et les plaisirs. En fait, le nirvana est ouvert, tellement ouvert, joyeux, tellement joyeux, tellement au-delà de tous ces petits plaisirs auxquels nous nous accrochons. Vous ne renoncez pas au monde, vous recevez le monde.

    La description d’un éveil de cet ordre apparaît habituellement à la fin des récits spirituels. L’éveil est obtenu, l’individu entre dans le courant des êtres de sagesse, tout se déroule ensuite naturellement. Concrètement, nous restons sur l’impression que la personne éveillée vit désormais heureuse en permanence. Mais que se passe-t-il si, au lieu de quitter ce récit, nous demandons à en entendre quelques chapitres supplémentaires ?

    Quelques mois après cette extase, je me sentis déprimé et vécus dans le même temps quelques trahisons d’ordre professionnel assez significatives. J’avais aussi continuellement des problèmes avec mes enfants et ma famille. Oh ! Mes enseignements étaient bien. Je donnais des conférences très inspirées. Mais si vous parlez avec ma femme, elle vous dira que plus le temps passait, plus je devenais grincheux, impatient comme jamais. Je savais que cette vision spirituelle grandiose était la vérité est qu’elle était là, sous-jacentes, mais je reconnaissais également que bon nombre de choses n’avaient pas du tout changé. À dire la vérité, mon esprit et ma personnalité étaient restés pratiquement identiques, mes névroses également. Peut-être était-ce même pire, car maintenant je les voyais clairement. Il y avait ces révélations cosmiques et moi, je continuais avoir besoin d’une thérapie simplement pour me débrouiller parmi les erreurs et les leçons d’une simple vie quotidienne d’être humain (…)

  • Zoonoses

    Derrière ce titre étrange se cache ce qui nous touche tous depuis plus d’un an.

    « Les zoonoses sont des maladies ou infections qui se transmettent des animaux vertébrés à l’homme, et vice versa. Les pathogènes en cause peuvent être des bactéries, des virus ou des parasites. »

    Il y a quelques semaines, je tentais d’expliquer à mes élèves (collèges) comment la déforestation pouvait être à l’origine de pandémies. Il me manquait encore des sources et puis par hasard je tombe sur l’émission de France Inter « Grand bien vous fasse » du 8 avril dernier !

    La réalisatrice Marie Monique Robin (celle qui a fait le film « Le Monde selon Monsanto ») y était invitée pour la sortie de son livre « La Fabrique des Pandémies ». Habituellement ses livres sortent après le documentaire qui va avec, mais covid oblige, cette fois-ci c’est d’abord le livre.

    Marie Monique Robin est une réalisatrice engagée qui mène des enquêtes sourcées et pertinentes.  Dans le cas présent, elle a interrogé soixante scientifiques qui ont démontré le lien entre déforestation et apparition de zoonoses comme Ebola, le Sars, Zika, Sida, et à priori le Covid19…

    Je viens de commencer le livre qui se révèle passionnant. Et indépendamment de cette lecture, j’ai trouvé tout aussi passionnant cet épisode de « Grand bien vous fasse », alors je tenais à le partager avec vous, ça dure 50 min, mais on ne voit pas passer le temps !!!

    cliquez sur l’image pour l’écouter

     

    Mon voisin vient de me dire à propos de cet ouvrage qui lie déforestation, élevage intensif, réchauffement climatique, pandémie… bref, qui remet en cause notre mode de vie : « C’est encore un livre qui va me casser le moral »… ben oui, c’est une vision des choses, mais personnellement je ne le trouve pas démoralisant, c’est plutôt une source d’informations importantes pour comprendre notre monde et notre relation à la nature.

    C’est aussi se rappeler que nous sommes aussi la nature, et faire comme si nous étions séparés c’est, aujourd’hui, remettre en cause l’existence des humains sur la planète Terre.

    Bonus : en cliquant ci-dessous sur le photo de Monique Robin, vous aurez accès à une page regroupant ses principaux documentaires (dont son fameux « Le monde selon Monsanto » qui, il y a 7 ans a contribué à la faire reconnaitre…)

  • « Reflet de Shiva »

    Lors de mon dernier séjour à La Bertais en Aout dernier, Yann nous a fait découvrir deux épisodes d’une série indienne sur l’histoire de Shiva « Maha Deva ». Dans ces deux épisodes, on découvre comment Sati, fille du roi régnant sur la Terre, va devenir l’épouse de Shiva. En fait, le père de Sati n’est pas du tout d’accord avec cette union, et on comprend qu’il n’y ait pas moins de 30 épisodes (ou 60 ? Je ne m’en souviens plus… ) pour que l’union sacrée puisse se réaliser.

    Une série dans le style indien un peu Bollywood, qui, à priori ne devait pas laisser chez moi de trace mémorable…

    Hors, non seulement j’ai été touché par le thème de Shiva et l’ambiance du film, mais aussi, une image s’est imposée à moi… Celle d’une sculpture à double visage, masculin et féminin, les deux aspects de Shiva, Shiva-Shakti, Conscience-Energie.

    Comme mon thème de prédilection en sculpture, ce sont les « têtes méditatives », eh bien, à cause de Yann, une sculpture est née !

    En réalité, pas qu’une ! Mais plusieurs… deux sont terminées et en photo ci-après, 2 autres sont en cours…

    Vue que la première est née d’abord en songe à La Bertais, je tenais à vous la présenter.

    Je l’ai appelée, « Reflet de Shiva », ne me demandez pas pourquoi j’en ai fait un « reflet », c’est ce qui s’est imposé sans me demander la permission. Il s’agit de 2 têtes à double visages, l’un masculin et l’autre féminin. Une tête à l’endroit, et l’autre à l’envers…

    Coté technique, c’est une sculpture en céramique. L’argile est celle de mon terrain, une argile rouge. Je la tamise pour en enlever les plus gros cailloux, je lui rajoute ensuite de la ouate de cellulose pour qu’elle soit plus résistante lors de la cuisson (en cuisant, la ouate disparaît et permet aux gaz présents dans la terre de s’évacuer plus facilement, ce qui réduit le risque de casse lors de choc thermique).

    Pour les visages, j’utilise des moules que j’ai fabriqués de façon à pouvoir faire des séries.

    Une fois les visages assemblés (il faut compter 4 à 5 jours), j’ai rajouté au pinceau un engobe noir (terre liquide qui, ici, sert à recouvrir la couleur rouge de la terre) dans lequel j’ai mis une pincée d’oxyde de cobalt et d’oxyde de cuivre. Le 1er oxyde donne en général du bleu, et le 2eme, du vert ou du rouge. Ces oxydes, une fois cuits ensemble donnent parfois des surprises, d’autant plus que dans la terre d’origine, il y a beaucoup d’oxyde de fer… 

    1000° C en 3 heures, on me dit toujours qu’on ne doit jamais aller aussi vite, et qu’il faudrait une montée en température d’au moins 10 heures ! Mais, que voulez vous, je suis pressé, c’est bien pour cela que je fabrique ma terre de façon à ce qu’elle soit résistante aux cuissons sauvages… 😈 

    Une fois refroidie (je n’ai pas de photo de la sortie du four car trop pressé 😉 ), elle avait un aspect plutôt clair, gris bleuté. Je l’ai cirée avec une encaustique maison : de la cire d’abeille mélangée à de l’essence de térébenthine. C’est alors qu’elle a pris une couleur plus foncée avec pas mal de nuances intéressantes… Je constate que l’oxyde de fer a pris le dessus. J’espérai que l’oxyde de cuivre allait donner quelques reflets verdâtres ou métalliques,  il n’en est rien mais le rendu me plait assez ! 😀 

    Je vous laisse la découvrir, ainsi qu’une autre version plus simple faite dans la foulée…

    Ses dimensions : 50 X 25 X 18, cliquez pour agrandir…

                         

     

                        

    En voici une autre version « sablier », on peut la retourner dans un sens ou dans l’autre, suivant notre tendance du jour « féminine ou masculine » !

    Celle-ci est émaillée, ce qui donne son aspect brillant. Deux autres versions sont en cours de fabrication….

                      

    Et si vous voulez visiter mon site, voici le lien : https://fredericlouvier.com/

    Merci à Yann pour cette inspiration !

  • Dites-leur de viser haut ! 2

    Chapitre écrit par Sophie « émerger de la négativité »

    Ce passage concerne la pratique sur les pensées, et vaut à lui seul, un bel exercice d’observation et de pratique. Idéal si on est confiné à la maison, car après le 11 mai… On risque d’oublier !!! 😈 😉

    Dans notre expérience d’enseignants, il arrive qu’un élève vienne nous confier son étonnement après qu’il a adopté une juste fermeté vis-à-vis de son mental, ne laissant plus ses pensées divaguer sans retenue. Il découvre avec surprise que cela s’avère plus simple qu’il ne le pensait et s’étonne de constater combien les bienfaits sont immédiats.
    C’est à ce moment qu’une question survient parfois, exprimant ce doute : Est-ce que la maîtrise des pensées par la fermeté ne serait pas une forme pernicieuse de refoulement ou de déni ?

    Non ! C’est une hygiène de base !

    C’est la condition sine qua non pour retrouver une attitude saine.

    Mais cette fermeté menace si radicalement le mental que, tel l’avocat de Satan, il tente sa dernière chance : « Objection, votre honneur! Tout cela n’est-il pas de la pure et simple répression ? , proteste-t-il, c’est de l’anti enseignement ! »…

  • Dites-leur de viser haut !

    Vous n’avez peut être pas encore découvert le dernier livre de Sophie et Eric Edelmann ?

    Dites-leur de viser haut !

    Promesse et défis e la voie spirituelle

    Je le trouve très riche en enseignement. Ils alternent différents thèmes chacun leur tour avec le style qui leur est propre, et développent certains aspects de l’enseignement, nous offrant des outils précieux de mise en pratique.

    Je vous en livre deux passages concernant les désirs, et, pourquoi pas, un autre thème dans un prochain article…

    « Honorer le désir » par Sophie

    Ce n’est pas parce que la publicité, les magazines ou l’internet sollicite une pléthore d’envies que la société a donné sa juste place au désir, tout au contraire.
    Ces médias excitent l’appétit d’expériences ou de possessions en tout genre, mais ce ne sont que des distractions pour mieux faire oublier ce qui, depuis la profondeur, nous importe vraiment de réaliser en cette vie.

    Quelles sont les réalisations, les expériences dont je sens qu’elles ne me laisseront jamais en paix tant que je ne les aurai pas accomplies ? Y-a-t-il-en moi une aspiration artistique qui me taraude et vis-à-vis de laquelle je fais la sourde oreille? Quelles sont mes demandes de succès, de réussite ? Suis-je sans cesse harcelé par le même scénario tout à fait réaliste, comme celui d’habiter à la campagne, de travailler depuis chez moi, de m’offrir un objet un peu coûteux ou de partir pour un longs séjours à l’étranger ?

    Le problème ne vient pas de ce que nous désirons trop, mais de ce que nous ne désirons pas assez. Non pas en quantité, car c’est plutôt de l’éparpillement et du manque d’intensité qui en découle qu’il est ici question. En dispersant l’énergie tout azimut, nous nous voilons la face sur les quelques désirs centraux que nous n’osons pas reconnaître et nous dilapidons une précieuse énergie qui permettrait justement de les accomplir.

    Il est, en ce sens, plus confortable de se laisser séduire par l’attrait d’expériences amoureuses aussi brèves que variées que de reconnaître en toute vulnérabilité la force d’un désir pour une union durable, empreinte de confiance et de complicité…

     

    Dans ce 2eme passage, Sophie oriente notre pratique par des questions concrètes à se poser lors de la réalisation des désirs.

    Si nous reprenons le thème de la recherche de reconnaissance, nous voyons que cette quête nous condamne au terrible jeu de la comparaison et nous plonge dans les hauts et les bas d’une estime de soi sans arrêt indexée sur le regard d’autrui. Comment cheminer peu à peu vers une sécurité intérieure, indépendante de l’appréciation extérieure, alors que cette demande impérieuse d’être reconnu crie encore en nous ?

    Réussir dans les domaines qui nous importent, se donner sans réserve pour recevoir la reconnaissance qui nous a tant manqué, est certes le premier secret.
    C’est nécessaire, mais non suffisant. Si cela seul devait nous conduire à l’éveil du Bouddha, Hollywood serait le premier lieu de pèlerinage du monde où afflueraient les chercheurs spirituels venus à la rencontre des plus grands sages contemporains : stars adulées du cinéma ou de la musique.

    La seconde condition – Essentielle pour émerger de cette insatiable quête – réside ailleurs. Et c’est le secret le mieux gardé : la qualité de présence de celui qui « savoure » un compliment, un succès, une gloire fait, à la longue, toute la différence. Mais cela implique un sursaut de vigilance alors même que les forces d’emportement nous aspirent dans une sorte de spirale enivrante.

    Observez par vous même votre état intérieur quand vous recevez enfin ce à quoi vous aspirez. Etes-vous vraiment en train d’accueillir sans restriction ? Êtes-vous ouvert, détendu, ou au contraire mal à l’aise ? Prenez-vous sans aucune gêne le succès pour vous-même, comme vous appartenant, comme vous étant destiné personnellement ? Prenez-vous le temps d’apprécier la constance, les efforts que vous avez consacrés pour obtenir quelque chose et d’en concevoir enfin de la gratitude pour vous-même ? Êtes-vous établi dans le présent, ici et maintenant, immergé dans une sensation de contentement, de satiété, de complétude ? ….