« Le mental recherche toujours la nouveauté. C’est ainsi que le mental vous attache toujours au futur. Il maintient en vous l’espoir, mais il ne livre jamais la marchandise, il ne peut pas. Il ne peut que créer de nouveaux espoirs, de nouveaux désirs. »
Pour rappel, la 1ère partie du résumé se trouve sur ce lien.
Nous en étions à la question cruciale :
Pouvons-nous reprendre le contrôle de notre destin?
Je cite l’auteur : Les tentatives pour échapper à l’influence du striatum, ont à ce jour, toutes échoué. Pendant un temps, elles se sont efforcées de contrer les impulsions profondes de notre système de récompense. Les stratégies déployées par les anciens, qu’il s’agisse des grecs comme Platon ou Socrate, des latins comme Lucrèce, ou des grands courants religieux comme le christianisme ou l’islam, consistèrent à bloquer l’activité du striatum par des commandements moraux et par l‘effort de la volonté dressée contre la tentation.
Ainsi, ce que l’auteur appelle les grands renforceurs primaires, correspondent curieusement en partie aux péchés capitaux : La gourmandise (on reconnaît le renforceur de la nourriture), la luxure (deuxième renforceur : le sexe), l‘orgueil (troisième renforceur, le statut social), la paresse (quatrième renforceur, le moindre effort), le péché d’envie étant probablement à rattacherau renforceur du statut social, et le péché de colère étant associé, d‘un point de vue neurologique, à d’autres circuits cérébraux.
Enfin des solutions ?
Pour sortir de ce piège, deux options s’offrent à nous :
1 – Détourner l’énergie du striatum comme on détourne un fleuve…
2 – Faire appel à une capacité unique de l’être humain : la conscience. Car la force du striatum vient de ce que ses commandements sont non conscients. Et, dès lors qu’ils sont mis en lumière, il s’évanouissent…
1 – Détourner l’énergie Du striatum comme on détourne un fleuve…
L’auteur nous parle du cas de mère Térésa qui a consacré sa vie aux autres et est considérée par les représentants de toutes les religions de l’Inde comme une sainte. Elle avait bien un striatum… Elle ne l’utilisait ni pour se gaver de chicken wings, ni pour surfer sur les sites pornographiques, ni pour jouer à call of duty pendant des nuits entières, ni pour augmenter son nombre de likes sur Facebook… Et pourtant son striatum n’était pas mort, il était probablement très vigoureux.
Les expériences scientifiques ont exploré le comportement de générosité, elles montrent que non seulement les femmes avaient tendance plus que les hommes à être généreuses, mais aussi que leur striatum s’activait au moment du partage, c’est-à-dire que l’altruisme mobilisait chez elle le circuit de la récompense et du plaisir habituellement réservé aux cinq grands renforceurs primaires.
Alors, pour vérifier l’action du striatum, les chercheurs ont injecté à ces femmes un produit bloquant son action… Et là, elles se sont montrées aussi égoïstes que les hommes… !
(Ce qui a fait douter l’auteur sur l’existence du véritable altruisme…).
Le cas de Mère Térésa est intéressant, quand on sait que dès l’âge de six ans, sa mère l’emmenait visiter les plus démunis en lui recommandant de toujours partager avec autrui.
L’éducation, que l’auteur appelle ici « conditionnement opérant », a appris au striatum à libérer de la dopamine à des fins constructives collectivement. Cela révèle aussi que le striatum a une certaine souplesse.
Il est donc possible d’utiliser le striatum pour d’autres comportements que la recherche de nourriture, de sexe, de farniente ou de pouvoir. « Ces renforceurs primaires sont actuellement les rois du monde parce que l’industrie parvient plus facilement à les exploiter et à les monnayer.»
« Par un discours à la maison, à l’école, dans les médias, en politique, valorisant socialement des comportements comme l‘altruisme, la modération, le respect de l’environnement, on peut amener nos striatums à voir les choses sous un angle nouveau. »
C’est-à-dire l’inverse de ce que produit notre société actuellement….
Seulement, comment fabriquer plus de plaisir avec moins de stimulation ? Générer plus de dopamine en mangeant moins de viande, en roulant avec une plus petite voiture, en utilisant un portable démodé ? Aujourd’hui… c’est un rêve !
2 – Faire appel à la conscience – Chapitre « la puissance de la conscience »
L’auteur nous rappelle ici une expérience que certains d’entre vous ont déjà pratiquée… l’expérience du grain de raisin… cliquez sur l’image si vous voulez essayer !
Le but est ici de rajouter un peu de conscience dans nos actes du quotidien, car l’observation attentive de soi montre à quel point nous vivons dans des gestes automatiques, sans conscience, tout au long de la journée.
Si on est suffisamment attentif à ce qui se passe en nous et autour de nous, tout prend une dimension beaucoup plus intense.
En développant notre caisse de résonance sensorielle nous pourrions faire croire à notre striatum qu’il obtient davantage de plaisir alors que nous lui en donnons moins quantitativement (cf. Le grain de raisin).
Développer notre conscience de ce qui nous entoure, donne une autre dimension à la réalité et permet de reprendre le pouvoir sur le striatum.
L’auteur met en avant ici la technique de la méditation de pleine conscience, qu’il illustre par les observations scientifiques montrant des effets bénéfiques notamment dans le cas de rapport compulsif à la nourriture.
Il faut constater à quel point nous utilisons très peu de conscience dans les actes de la vie de tous les jours. « En somme, nous nous comportons comme des êtres dotés d’un haut niveau d’intelligence mais d‘un faible niveau de conscience. C’est une différence essentielle…. L’être humain, estdoté d’une conscience, mais celle-ci est souvent négligée et nous la développons beaucoup moins que l’intelligence. Cette dernière est promu à tous les échelons de la société, que ce soit pour réussir à l’école, pour devenir avocat, ingénieur au chef de projet dans n’importe quelle branche de l’économie. Mais à quel moment demande-t-on à un ingénieur réseau, à un développeur de ligne de cosmétiques, ou à un dirigeant d’entreprise automobile : Avez-vous conscience de ce que vous faites ? »
Développer sa conscience est donc pour l’auteur, la seule issue pour notre survie.
Nous arrivons à la fin du livre et là où j’imaginais une note d’optimisme, vue la découverte de « LA solution »… Sébastien Bohler constate amèrement que l’orientation actuelle de la société va à l’encontre de l’idée même de mettre un peu plus de conscience dans notre vie… où de simplement changer le discours général toujours axé sur les 5 renforceurs primaires…
Le podcast de France Inter en cliquant sur l’image
Notes personnelles concernant la pratique
– Je trouve intéressant de constater à travers ce livre que les spiritualités ont toujours œuvré pour établir plus de conscience. Intuitivement, il a été compris très tôt que les « travers » de l’être humain ne peuvent le conduire qu’à sa perte. La spiritualité consisterait donc à échapper à cette partie « animale » en nous, pour aller vers la Conscience… ? Nous sommes pourtant bien des animaux… Mais alors Qui sommes nous ? D’où venons nous ? Où allons nous ?
– La conscientisation de certaines de mes réactions et gestes automatiques, mise en relation avec ce conditionnement, leur enlève effectivement une partie de leur force ou tout au moins, permet de voir leur puissance. Cela rajoute à « la pratique » ce point d’appui intellectuel, cette connaissance, permettant de mieux accepter la réalité de « Ce qui est ».
« Oui, je ne peux pas m’empêcher d’aller sur Facebook m’informer des publications des autres et voir si les photos de mes créations ont reçu des likes… » 😉 😀 . Cet automatisme, qui était source d’une vision négative de ma pratique, vécu plus ou moins consciemment comme un échec, est vécu désormais avec plus de sérénité, et avec un certain amusement…
– quant à la conclusion de l’auteur en fin d’ouvrage… Elle est très pessimiste puisqu’il constate, comme beaucoup, que toute la dynamique de nos sociétés est dirigée vers le renforcement de notre striatum. Cela même alors que nos connaissances sur les causes du problème et leurs remèdes sont connues. Sur 7 milliards d’individus, combien ont l’idée de mettre plus de conscience dans leurs actions ? De ce point de vue, je m’amuse à me dire que finalement ce livre ne sert à rien, juste à rajouter une connaissance sur un tas de connaissances intéressantes et qui toucheront très peu de personnes !
Mais au niveau d’une pratique individuelle, dans le cadre d’un enseignement dans lequel il y a un suivi, ce qu’apporte cet ouvrage trouve tout son sens… A condition bien sûr de s’en rappeler !!! 🙄
N’hésitez pas dans vos commentaires à apporter votre point de vue, cela m’intéresse ! et m’enverra surement quelques jets de dopamine 😉
Pourquoi notre cerveau nous pousse à détruire la planète et comment l’en empêcher. »
Sebastien Bohler – Ed Robert Laffont
J’ai été très touché par ce livre qui répond en partie à certains de mes questionnements. Je me demande souvent, pourquoi un engagement concret si limité de ma part, alors que je peux tenir un discours très engagé sur ce qui est bien ou pas bien de faire concernant le réchauffement climatique. En gros, faites ce que je dis, mais pas ce que je fais. Je constate mes limites dans de nombreux actes de la vie quotidienne, certes il y a des aspects liés à ma psychologie, à mon égoïsme, mon aveuglement… mais aussi, et tout est lié, à un héritage ancien, passé hors du contrôle de la conscience, qui est l’objet de ce livre.
J’ai souhaité en faire le résumé en 2 parties et les partager avec vous.
Je ne suis pas rentré dans tous les détails des différents chapitres, mais j’ai pris certains points à mon avis très significatifs. Je ne me suis pas privé de retranscrire certains passages très bien formulés ;-).
En fin de résumé vous aurez un lien vers un podcast de l’émission de France Inter « Grand bien vous fasse », grâce auquel j’ai découvert ce livre.
Première partie du résumé
Le cerveau humain est programmé pour poursuivre cinq objectifs basiques liés à la survie à brève échéance :
Manger,
Se reproduire,
Obtenir du pouvoir,
Le faire avec le minimum d’effort,
Obtenir un maximum d’informations sur son environnement.
Le livre présente ces cinq tendances éclairées par l’expérimentation scientifique qui les met clairement en évidence dans le fonctionnement de notre cerveau. Il démontre comment elles sont aujourd’hui toujours aussi actives, voire de façon exponentielle.
Cela a commencé dès l’apparition des premiers animaux il y a 500 millions d’années. Prenons l’exemple de la lamproie:
C’est un animal qui est apparu aux confins de la vie avant les dinosaures, et qui continuera probablement de vivre longtemps après que nous aurons quitté la surface de la Terre. Son cerveau est minuscule, pas plus gros qu’un dé à coudre, il est en grande partie organisé autour d’une structure nerveuse appelée striatum.
Lorsque notre poisson cherche des zones riches en micro-organismes marins, ou se met en quête d’un plus gros animal dont il pourrait sucer le sang, ses mouvements sont coordonnés par des relais nerveux situés dans sa colonne vertébrale, lesquels sont placés sous le contrôle du striatum.
Si la chasse est couronnée de succès, le striatum libèreunemolécule, la dopamine, qui a deux effets :
Procurer un sentiment de plaisir, et renforcer les circuits de commandes neuronaux qui ont supervisé l’opération avec succès. Le résultat pratique est d’une importance cruciale pour la lamproie : les circuits de commande motrice qui ont assuré sa subsistance, une fois renforcés, sont remis à profit lors de la prochaine sortie et augmenteront d’autant ses chances de survie. Le striatum dit en substance à la lamproie : «Pars en chasse, et si tu réussis je te récompenserai par un shoot de dopamine qui te fera connaître le bonheur… »
Ce système de renforcement a été si efficace qu’il s’est transmis à toutes les espèces de vertébrés.
Le rôle striatum, principal objet de ce livre, est d’agir pour renforcer les cinq objectifs basiques cités plus haut.
Son fonctionnement ?
Quand un comportement se traduit par de meilleures chances de survie (nourriture, sexe, etc.), le striatum est inondé de dopamine et le comportement en question est renforcé. La dopamine est fabriquée dans une zone encore plus profonde du cerveau appelée « aire segmentale ventrale ».
Les neurones localisés dans cette aire étendent leur prolongement vers le striatum où ils libèrent la dopamine pour récompenser l’animal en cas de succès. En tant que primate, l’humain est doté du même striatum…
Coupe du cerveau montrant la localisation du striatum
Plus tard lors de l’évolution est apparu le cortex. Toutes les espèces de mammifères ont un cortex.
Le cortex permet de mémoriser, de planifier, d’identifier, d’organiser, il permet aussi l’organisation sociale et l’abstraction. Il est le siège de la raison. En gros c’est un super outil qui s’est développé depuis des millions d’années.
Mais attention ! Son « propriétaire » est le striatum, noyau cérébral profond qui s’est transmis à travers les âges.
Le striatum est en relation étroite avec le cortex, en quelque sorte c’est lui qui détient le pouvoir. Les neurones à dopamine irriguent les différentes parties du cortex et dictent leur loi.
Donc le cortex, même s’il est considéré par l’auteur comme « l’arme fatale » qui a assuré le succès des primates évolués que nous sommes leur donnant une puissance inégalée, est soumis au striatum qui continue à tenir les commandes.
Ce qui implique que les cinq grandes tendances, qu’il appelle aussi les cinq « renforceurs primaires » :
Manger,
se reproduire,
obtenir du pouvoir,
le faire avec le minimum d’effort,
obtenir un maximum d’informations sur son environnement.
sont toujours une priorité pour cette zone profonde du cerveau, même si, aujourd’hui leurs demandes sont en général bien « satisfaites ».
La conclusion de la première partie du livre n’est pas des plus optimistes… : « En élaborant des technologies sophistiquées, que ce soit dans le domaine alimentaire, de l’information ou de la production de biens matériels, ce cortex est aujourd’hui capable de procurer au striatum presque tout ce qu’il désire, parfois sans effort. Et le problème, c’est que le striatum ne demande que cela.
À aucun moment il ne lui viendrait l’idée de se limiter. Il n’est pas fait pour cela.
Il n’a jamais intégré cette donnée, cela n’a pas été spécifié dans ses plans de construction ».
Prenons l’exemple de la nourriture
Lorsque les chasseurs du néolithique capturaient une grosse proie, ils passaient des jours entiers à la manger avant qu’elle ne se décompose. Et la capacité à stocker des grandes quantités de calories en un temps limité a sûrement été le garant de la survie de nos ancêtres pendant des milliers d’années, spécialement là où ils n’étaient pas assurés de trouver de la nourriture aisément.
Aujourd’hui alors que nous sommes rassasiés, le striatum continue d’envoyer des incitations à rechercher de la nourriture et en récompense les recherches fructueuses par de la dopamine source de plaisir.
Concrètement au niveau seul de la nourriture, cette programmation du cerveau humain a entraîné l’industrie agroalimentaire au désastre écologique que l’on connaît aujourd’hui et dont l’impact sur l’environnement croît de façon exponentielle (2 tonnes de viande bovine produites à chaque seconde) avec près de 2 milliards d’humains en surpoids en 2016 !
Mais alors, pourquoi ne pas court-circuiter l’envoi de dopamine, me diriez-vous ? Des expériences sur des souris montrent que lorsque la stimulation par la dopamine a été stoppée, les souris se laissent mourir, elles n’ont plus le désir de se nourrir. Cela montre que ces circuits neuronaux sont vitaux pour la survie.
Évolution de l’obésité
Mais alors que fait notre cortex capable de réflexion, de projection et de jugement ?
Il ne fait pas le poids devant la « pulsion immuable du striatum ». D’ailleurs, satisfaire l’une des cinq tendances basiques, active ce qu’on appelle « le circuit de la récompense ».
Ce circuit entraîne une augmentation du désir irrépressible…
Prenons un autre exemple, celui des activités humaines liées au sexe…
35 % des vidéos vues sur le Web sont pornos. A la seconde où vous lisez ces lignes, 28 000 personnes sont en train de visionner une vidéo porno. Soit 150 millions de tonnes de CO2 émises chaque année et cela augmente de façon exponentielle. À noter que 75 % de ces vidéos sont visualisées par les hommes… Dont le striatum est beaucoup plus assoiffé de sexe que celui des femmes. Un chapitre lié à la différence homme/femme est très intéressant et pourra faire l’objet d’un prochain article. 😉
Dans ce livre, vous l’aurez compris, l’auteur démontre que chacun des cinq renforceurs primaires est en relation avec le striatum et son circuit de la récompense.
Que ce soit la nourriture, le sexe, le pouvoir, la hiérarchie, le besoin de domination, le statut social, le besoin d’informations… Chacun de ces points est illustré par des découvertes scientifiques tout au long de l’ouvrage. Je ne les détaille pas dans ce résumé, ce serait trop long. Concernant le statut social et le besoin d’information, l’immense succès des réseaux sociaux et des chaines d’information continue illustre les propos de l’auteur.
Ce qui est a retenir, c’est que ces circuits neuronaux se sont mis en place et renforcés depuis des milliers d’années et sont rassasiés par le fonctionnement de nos sociétés industrielles.
Les acteurs économiques ont bien compris ce fonctionnement dès les années 20, en théorisant le discours publicitaire. En 1929, le président des États-Unis H. Hoover, commande un rapport sur les changements dans l’économie, dont Jeremy Rifkin livre un extrait dans son ouvrage « la fin du travail ». Voici l’extrait :
« … l’enquête démontre de façon sûre ce qu’on avait longtemps tenu pour vrai en théorie, à savoir que les désirs sont insatiables ; qu’un désir satisfait ouvre la voie à un autre. Pour conclure, nous dirons qu’au plan économique un champ sans limites s‘offre à nous ; de nouveaux besoins ouvriront sans cesse la voie à d’autres, plus nouveaux encore, dès que les premiers seront satisfaits. La publicité et autres moyens promotionnels ontattelé la production à une puissance motrice quantifiable… Notre situation est heureuse, notre élan extraordinaire. »
Ce discours des années 20 en dit long sur la suite que nous connaissons aujourd’hui.
Au passage, un clin d’oeil à Swamiji, qui nous demande de vérifier par nous même cette insatiabilité du désir… !
Un 2eme bilan est dressé avec le chapitre «Le syndrome de l’enfant surarmé »
S’il fallait brosser un portrait-robot de l’être humain au XXIe siècle dans une large partie du monde industrialisé, ce serait celui d’un individu en surpoids, se déplaçant peu, travaillant de moins en moins, se distrayant par des jeux vidéos sans se lever de son siège, se gavant d’informations sur des écrans, faisant une forte consommation de pornographie virtuelle et vérifiant toutes les 10 minutes si l’image qu’il envoie au monde entier par les moyens de télécommunications numériques est aussi avantageuse qui le souhaiterait.
(je ne peux pas m’empêcher de vous préciser qu’en écrivant ce résumé, je suis allé voir si les dernières photos que j’ai postées sur Facebook et Instagram avaient reçu assez de « likes » 😆 )
Plus loin l’auteur rappelle les cinq grands piliers de l’activité animale : Nourriture, sexe, Effort minimal, statut social, et information-distraction, comme les pôles qui aimantent toutes les actions individuelles et collectives.
Ces piliers, pour la première fois, sont en mesure d’être satisfaits par nos moyens technologiques, mais sans possibilité pour le cerveau de se réfréner lui-même.
« Les philosophes et la religion ont essayé de réfréner certaines pulsions. Mais ce n’est pas un livre sacré ou une doctrine qui peut lutter contre un système neuronal forgé à coup de centaines de millions d’années de survie… Nous pourrions bien être dans une impasse. »
Prisonnier du désir ?
Le chapitre « Nous sommes prisonniers du présent » illustre le fameux « Je veux tout, tout de suite, tout le temps ». La satisfaction d’un désir selon le striatum, doit être réalisée tout de suite, sans tenir compte du futur, donc des conséquences.
Cela à l’encontre du cortex frontal, siège de la volonté. Le cortex est apparu bien après le striatum, qui a gardé l’ascendant : « au terme de ce processus, l’être humain est devenu un danger mortel pour lui-même. Son programme neuronal profond continue aveuglément de poursuivre des buts qui ont été payants pendant une grande partie de son évolution, mais qui ne sont plus du tout adaptés à l’époque où il s’est projeté ».
Rappelons que notre striatum est le même que celui
d’un singe ou celui d’un rat.
Voici pour cette 1ère partie… la suite bientôt avec le chapitre qui pose la question cruciale :
Pouvons-nous reprendre le contrôle de notre destin?
Après l’article de Mireille sur la sortie du livre « Une boussole dans le brouillard », je l’ai commandé et suis en train de le dévorer…
Ce livre est plus qu’une mise au point, c’est une aide précieuse pour la pratique. En voici un extrait tiré du chapitre « Désir, vous avez dit désir ? »
… Le candidat à l’état de disciple est bel et bien « sur la voie » ; mais son parcours, plus ou moins long dans le temps, le prépare à cette étape de cristallisation des énergies, à la phase où il devient disciple. Non qu’il ne pratique pas auparavant ; il pratique dès l’instant où il comprend et met en acte la nécessite de la pratique, au degré où il est capable de la comprendre et de la mettre en acte. Mais pendant longtemps, toutes ses énergies ne vont pas dans le sens de la pratique : il y a donc beaucoup de « fuites » et autres « écoulements énergétiques ». L’intention qui est la clef, peut être là à l’état embryonnaire, mais elle est soumise à quantité d’interférences. Le travail dit « d’érosion des désirs » participe de cette préparation, puisque que ce sont les désirs, consommateurs d’énergie, qui dispersent.
C’est parce que la majeure partie de l’énergie disponible grossière et subtile, se trouve investie dans divers désirs que l’intention reste partielle, et par conséquent la pratique ponctuelle, pour ne pas dire occasionnelle …
… Reste que cette étape de la « conversion », ou métanoïa, au sens énergétique du terme est au final une étape nécessaire pour tous les types de parcours spirituels quelque peu aboutis.
Phrase d’Arnaud tirée de « La voix et ses pièges »… Je l’ai lu de nombreuses fois, je ne l’ai toujours pas vraiment intégrée, mais elle résonne en moi avec fracas…
"Revenez à cette conscience témoin de plus en plus souvent,
de plus en plus longtemps et dans des circonstances fortes,
dont la puissance d'identification requiert de votre part
une capacité de désengagement au moins égale."
Quand j’étais étudiant, dans les années 90, je pratiquais la peinture et j’avais même fait plusieurs expos 😆 . Puis les choses de la vie étant ce qu’elles sont, j’ai bifurqué vers l’enseignement et ai mis de coté le personnage de l’artiste, reniant du même coup ce qu’aujourd’hui je peux appeler cette « tendance latente », cette vasana.
Je n’avais pas complètement abandonné l’art, j’avais découvert la céramique et pratiquais la sculpture dès que je pouvais. Seulement je glandouillais, je n’arrivais pas à produire quelque chose de cohérent, repoussant toujours au lendemain le réveil du « personnage de l’artiste».
En 2004, je découvrais les livres d’Arnaud et peu à peu j’ai tenté grâce à l’aide qui est apportée à La Bertais, de réorganiser ma vie à la lumière de l’enseignement.
Aujourd’hui le 4ème pilier de l’Adhyatma Yoga, vasanakshaya prend une tournure très concrète avec une 1ère expo dans une galerie à Lorient ! J’ai eu envie de partager avec vous le processus qui m’a amené au Vernissage du 03 mars dernier. Le blog est avant tout « l’Orangerie » de La Bertais… Alors je me lance !
Après la construction de ma maison (en paille… voir les articles) en 2013, j’ai rapidement construit mon atelier afin d’avoir enfin un espace dédié à la céramique.
Dans la même période, lors d’un WE méditation à La Bertais je suis tombé sur une copie d’un Bouddha qui m’a marqué profondément. Je me suis dit : il me le faut, je dois retrouver l’impression qu’il m’a fait en le modelant. Je tente une pratique de la sculpture « en conscience » (facile à dire… 😉 ) C’est là qu’est née la « série des Bouddhas ». J’ai mis 6 mois à faire un original dont j’ai ensuite fait un moule en plâtre afin d’en réaliser des variations. Je les ai « stockés » sur ce site (que je trouve maintenant assez nul).
Cela a duré environ 2 années, je ne faisais que des variations de têtes de bouddha, rien d’autre ne m’intéressait, une vraie obsession.
Fin 2016, mon couple s’écroule, un moment de crise débute, les bouddhas ne m‘inspirent plus, je ne sais plus quoi produire qui émane vraiment de moi même. C’est alors que s’impose une sorte de mantra, que je me répète à longueur de journée : « Je suis moi-même », « Je suis moi-même »…. C’est plus fort que moi, j’ai la sensation qu’il y a urgence, je le répète sans arrêt … « Je suis moi-même » …
En à peine une semaine, la réponse arrive avec évidence, il faut que je dessine sur des têtes 😯 . J’utiliserai un modèle qui sera mon support principal comme l’est la toile pour le peintre. Je garde en tête le « mantra », c’est moi, authentiquement moi qui doit m’exprimer et non quelque chose qui doit plaire à quelqu’un.
Les premières têtes sortent du four, j’en suis complètement satisfait (chose très rare). Oui ! les dessins mettent mal à l’aise plusieurs visiteurs, qu’importe, c’est moi, c’est ce qui sort de moi, je l’assume. Je me suis amusé aussi à faire quelques vidéos pour mettre sur mon facedebouc…
Je décide de construire un site internet (cliquez sur le lien) sur lequel j’ose mettre mon nom, pour moi c’est une Révolution, oser m’affirmer en affichant nom et prénom, je n’en reviens toujours pas.
Vasanakshaya !
Fin 2017, il me faut aller au bout : exposer ! Le démarchage commence, je vise les galeries parisiennes, tant qu’à faire autant griller les étapes ! Mais très vite je me rends compte que ce n’est pas si simple quand on ne connait personne dans le milieu. Sur les 30 demandes, il y a des réponses encourageantes, mais aucune expo en vue. Je tente d’autres villes et tombe par hasard sur la Galerie Pom à Lorient.
Ce n’est pas la galerie dont je rêvais et en plus on sera 3 à exposer, une peintre, un photographe et un céramiste. Mais tant pis, c’est une étape, je fonce !
Tout cela fait partie du travail intérieur, je garde toujours cela en tête.
Quatre jours avant le vernissage je me prépare à livrer mes têtes. J’ai fabriqué une quinzaine de boites en bois de palette. Il y aura 16 « têtes dessinées » et 2 Bouddhas à la demande du galeriste.
Durant ces 4 jours j’ai noté certains échantillons :
J’essaie d’être attentif à mes ressentis. Le mental commence à mouliner plus que d‘habitude, je vois des défauts techniques, ça ne se voit pas, mais je les vois. Les peurs remontent à la surface, je les accueille.
Le mental me dit que je dois être conscient de ces moments, mais le fait même de penser cela m’exile de mes sensations, je dois y retourner sans arrêt.
Vague de froid sur la France : « et s’il gèle dans mon atelier non chauffé ? il y fait 2° le matin… Si l’émail éclate ? » Peur irrationnelle, il faudrait que les têtes soient mouillées et qu’il gèle sérieusement pour abimer l’émail. Irrationnelle, oui, mais le froid est bien fort, je ne veux prendre aucun risque. Tant pis, je cède à la peur. Je programme un mini chauffage électrique qui se mettra en marche toutes les 3 heures durant les 2 nuits avant livraison…
Puis apparaissent de multiples pensées dévalorisantes, celles qui ont toujours freiné mon travail, « on va trouver ça nul… on va déceler plein de défauts, ça ne fait pas pro, mais pour qui j’me prends ? … » je les laisse s’exprimer, elles sont en moi, qu’elles s’expriment ! Je les laisse circuler, tout simplement.
Viennent ensuite des pensées de succès (j’imagine en vendre la moitié dès le premier jour !). Fragiles, ces pensées sont aussitôt rabattues par des pensées négatives qui apparaissent avec une grande discrétion : elles sabotent les projections optimistes.
Ça fait quelques temps que j’ai appris à les voir, très discrètes mais efficaces, elles fonctionnent comme les nombreux logiciels qui tournent sur un ordi sans qu’on ait idée qu’ils existent. Je dois apprendre non seulement à voir et à laisser les projections optimistes s’exprimer, mais aussi Voir les pessimistes faire leur travail de sape.
Les deux doivent être vues comme de simples mouvements intérieurs : alors tout se calme, jusqu’au prochain « mouvement ».
Par moment je sens qu’à l’intérieur, une zone de moi même se sent « heureuse », mais ce n’est pas clair, j’ai encore beaucoup de boulot à faire pour enlever ce qui la recouvre…
Avant de partir pour Lorient (livraison le mercredi et vernissage le samedi), je fais un pranam devant la photo d’Arnaud qui est dans l’atelier. Une pensée me dit que ce pranam est ridicule, c’est du cinoche, ça n’a aucun sens. Je me rappelle alors que ce n’est pas qu’une simple expo, cela fait aussi partie du « travail ». Alors je refais le pranam, sincère et bien unifié cette fois ci.
Arrivée à Lorient, je décharge la voiture, les têtes sont déposées dans la Galerie, sensations de satisfaction. De plus le gérant s’en réserve une, déjà une vente ! Il me fait aussi un cours sur le commerce de l’art et me fait comprendre que je ne vendrai rien si je ne monte pas les prix. Ok (égo sur-flatté ) je le laisse fixer les prix.
Le lendemain jeudi, une tête de bouddha est vendue, Franck le gérant m’en demande d’autres au cas où. Vendredi, la veille du vernissage, j’en embarque six dans la voiture, le mental s’emballe, j’ai du mal à accueillir l’excitation, ça part dans tous les sens…
Je roule vers Lorient mécaniquement, emporté. Sur un rond point, un coup de frein brutal … une tête sort de son emballage mal ficelé, elle éclate en plusieurs morceaux sur la base métallique d’un siège de l’auto.
Le « oui » vient apparemment tout de suite. Dans le doute, je sonde l’émotion qui semble venir, mais ce n’est pas clair, j’ai du mal à la sentir. C’est alors que le mp3 qui tournait dans l’auto me donne la réponse : Etienne Daho répète deux fois dans sa chanson « Mais qu’est-ce que ça peut faire… » Je rigole ! La réponse me saute au yeux, la tête explosée ne m’a effectivement pas posé de problème, je l’ai acceptée tout de suite. Quelle autre choix d’ailleurs ? Le « Qu’est-ce que ça peut faire ? » m’a rappelé que je cherche souvent l’émotion dans des pensées qui prennent l’apparence d’émotion (Merci Yann 😉 ), mais qui ne sont que des pensées. Car naturellement quand on casse quelque chose, c’est « normal » qu’une émotion arrive, mais si elle n’est pas là, il n’en reste que la pensée mécanique…
Samedi, quelques heures avant le vernissage, j’ai le trac, je me raccroche au réel, à mon corps, à la situation qui ne présente aucun risque objectif, j’accueille… Derrière le trac, je perçois une joie, mais elle est fugace, difficile à maintenir.
Vient enfin le vernissage, présence dans la galerie de 14h à 19h… ça commence par une nouvelle vente ! Et une peut être une autre en vue. Du vin chaud, beaucoup d’amis, des inconnus, je dois parler de mon travail… Et la présence à soi même durant ces quelques heures ?
RIEN ! Après avoir été une « antenne à sensation » les jours précédents, plus rien le jour « J » !
Complètement absorbé par les blablas, les marques de sympathie, la gène de rester debout plusieurs heures d’affilées, le délicieux vin chaud etc…
19h15, je me rends compte que j’ai été complètement emporté durant ces 5 heures passées dans la galerie. Étrangement je ne suis pas gêné car je ressens après les impressions de la journée en moi. Comme dans un cours de yoga où, après une série de postures, on nous demande d’observer les sensations. Ça a été une sorte de rattrapage.
L’expo prendra fin le 31 mars, alors si vous passez dans le coin n’hésitez pas à venir jeter un coup d’œil (cliquez ici pour le plan) !
J’ai été un peu long 🙄 Pour terminer je souhaite avec tout mon cœur remercier Yann qui me suit avec beaucoup de patience. Je n’oublie pas Anne Marie aussi.
Un passage du livre « Pour une mort sans peur » , Arnaud Desjardins
Tant que vous êtes prisonniers de vous même, vous ne pouvez que vivre dans la peur. Cette peur nait du conflit qui existe en vous, dans la profondeur, dans le subconscient ou l’inconscient, entre l’identification à l’égo et la conscience que vous avez d’être infini. Si vous pouviez être identifiés à l’égo sans ressentir aucune aspiration à l’infini, tout un aspect de la peur disparaitrait. La peur vient toujours d’un refus d’une réalité que nous savons évidente mais que nous réussissons à nier. Quand nous savons qu’une chose est vraie, que nous faisons tout pour l’oublier et que nous l’enfouissons dans l’inconscient, nous nous condamnons immédiatement à la peur, par le fait même que ce qui nous menace est en nous et que nous l’emportons partout avec nous.
Il y a bien des vérités relatives que vous niez et qui sont une source de peur pour vous, mais il y a cette vérité absolue que vous niez aussi : je suis infini, je ne suis pas cet ego limité avec une histoire, des caractéristiques, un inconscient, des vasanas, des désirs, des craintes diverses. Vous le savez au fond de vous même, vous ne pouvez pas ne pas le savoir parce que vous êtes cette Conscience illimitée et infinie et vous le niez. Par conséquent vous vous mettez, de manière typique et caractéristique, dans une situation de peur. C’est une approche de la peur plus surprenante que les autres mais elle n’en est pas moins vraie et fondamentale.
Un ami m’a parlé du discours du PDG de Danone aux diplômés d’HEC.
C’est assez surprenant. Tellement, que les commentaires que j’ai lus sous la vidéo, sont pour beaucoup très négatifs, peu de gens croient en sa sincérité… Une petite voix me dit qu’il l’est… je vous laisse découvrir :
… C’est le titre d’un chapitre du livre de Suyin Lamour« La joie d’être » aux éditions Accarias l’Originel.
Comme tous les témoignages spirituels, ça raconte toujours les mêmes choses… 😕 Mais quand même, les différentes façons de les exprimer en font toujours de belles nourritures.
Voici un extrait…
Ce personnage-moi, cet égo, est comme un ordinateur. Il n’a pas d’âme, pas de volonté propre. Il est constitué de multiples programmes qui se manifestent sous forme de réactions et de pensées. Ce que l’on appelle nos voix intérieures, les différentes personnalités qui nous composent.
Et qui s’expriment toutes par le vocable « je», formant une grande famille plus ou moins unie… Mais ce ne sont pas des entités psychiques, ce sont des programmes, des systèmes de croyance. Nous pouvons dialoguer avec ses programmes pour les modifier, mais tant que nous sommes identifiés à eux, tant que nous croyons qu’ils sont « nous », nous sommes attachés à eux. Et nous créons notre prison. Même si à force de travailler sur le schéma, elle devient une prison confortable, nous ne sommes pas libres.
Pendant ces 13 années à chercher la réalisation, je n’ai fait que me recréer une prison agréable. Mais la prison reste la prison. Et la pulsion de vie, qui est liberté infinie, ne pouvant exprimer tout son potentiel, pleurait silencieusement en moi, quand elle ne se consumait pas.
Voir cela, que ce « je » est un « nous », que ce « nous » est un grand ordinateur et qu’il n’y a pas d’individu là-dedans, est la dissolution du moi, la libération.
Alors la lumière de la conscience et de l’amour, libre de se manifester à travers les formes sans s’attacher à aucune d’entre-elles, peut se refléter dans tous les actes de la vie.
Le we du 25/26 juin dernier le centre bouddhiste de Plouray dans le Morbihan, accueillait Tenzin Palmo. Anglaise d’origine, après un séjour de 12 ans dans une grotte à 4000m d’altitude, elle a pris aujourd’hui la responsabilité d’un monastère bouddhistes en Inde.
Le livre « Un ermitage dans la neige » décrit son parcours.
Le vendredi soir elle a fait une conférence sur « la méditation dans la vie quotidienne ». Bien que n’étant pas sur la même voie, la différence avec le chemin que nous suivons était complètement effacée. Je vous propose de découvrir la vidéo de cette soirée. Elle parait longue car il y a un traducteur, mais on peut la visionner même de façon aléatoire, tout est intéressant !
Quelle surprise j’ai eu de retrouver ce soir là Alain Silvert ! Et c’est ensemble que nous avons confectionné cet article. Voici ci-dessous quelques notes prises à la suite de cette conférence. Les photos sont bien sur… d’Alain
– Avec Tenzin Palmo on est dans la pratique et le mot que je retiens « Se souvenir d’être dans la pleine conscience le plus souvent possible ».
– La sensation est le contact avec le présent.
– La conscience de la sensation dans le corps est toujours accessible.
– L’enfant voit toutes les choses d’un œil neuf, le temps de l’enfance est un temps très long. Quand on vieillit on ne voit pas les choses d’un œil neuf, on voit nos émotions, nos souvenirs, nos projections, on ne voit pas les choses telles qu’elles sont.
– Le principe de la vie sur terre est de nous apporter des problèmes, alors nous n’avons pas d’autres choix que d’accepter les problèmes qui sont des outils pour avancer vers notre liberté, liberté de notre mental, de nos conditionnements, de nos habitudes.
– La compassion ne peut pas se passer de sagesse, comme un oiseau a besoin de deux ailes pour voler. La compassion sans la sagesse nous pèse et nous emporte dans la douleur de l’autre.
– Dans la méditation, bien sûr la position est importante, mais si la recherche de la perfection crée des douleurs insupportables et dérangeantes, il vaut mieux s’allonger ou s’asseoir sur une chaise. Il est toujours possible de transformer la douleur en point d’appui.
– Une demi-heure de posture assise c’est un peu court pour atteindre une réelle profondeur, mais une demi-heure tous les jours c’est bien mieux que trois heures deux fois par semaine.
– La pratique doit sortir de la posture assise pour entrer dans la vie. Dans les petites choses, c’est facile de se tourner vers la pleine conscience et cela constitue un bon entraînement dans les choses plus importantes.
– Le monde va très mal actuellement à cause de nos dirigeants qui prennent des décisions emportés par leur mental et en dehors de toute conscience.
– L’essence de la pratique c’est d’observer l’esprit à chaque instant (1h18 sur la vidéo)
Pour les branchés de technologie…
Après que Tenzin Palmo ait raconté que les yogis de son monastère lui avaient dit qu’on pouvait commencer par « observer l’esprit 3 fois par heure » , elle a parlé d’applications pour smartphone qui sonnaient des « rappels » dans la journée !
Alors j’ai cherché, et, effectivement il y en a plein !
En voici 2 que l’on peut programmer pour sonner plusieurs fois dans la journée.
Pour apple :
Lotus Bud Mindfulness Bell , cliquer sur l’icône pour aller vers le site
Et pour Androïd :
Cloche de pleine conscience, cliquer sur l’icône pour aller vers le site.
De quoi méditer avant le WE méditation du 10/11 septembre !
J’aimais bien les livres papiers, je pouvais corner les pages, gribouiller dessus, retrouver quelques années après sur ma page préférée l’auréole adipeuse laissée par une chips lors d’une lecture champêtre. Ils servaient de déco sur les murs, d’isolant phonique ou thermique et même de capteur d’humidité. D’un seul coup d’œil je pouvais voir ma collection et me dire que Oui, c’est moi qui ai lu tout ça, c’était bon pour l’égo. Et aussi, j’étais même arrivé à en vendre quelques uns d’occas plus cher que le prix d’origine…
Alors pourquoi ? Pourquoi ai-je pris une application smartphone (gratuite) pour lire un livre sans papier ? Une application qui se nourrit d’électricité et qui tombe en panne quand il n’y en a plus alors qu’il restait 2 pages avant la fin du chapitre.
Et bien c’est de la faute de Gilles Farcet si j’ai découvert les liseuses et que j’ai laissé de côté mes réticences.
Car son nouveau livre « Guérir l’ego ou guérir de l’ego ? » ne se trouve que sous forme d’Ebook !
Il y fait le point sur l’égo, qu’est-ce que l’égo ? Une mise au point très très intéressante, un éclaircissement pratique sur certains aspects de la Pratique.
Dans un précédent article en 2013 (ici) je vous avais présenté un texte de mon ami Jean Pierre Brouillaud. Malgré sa cécité, il a voyagé à travers le monde et ne s’est d’ailleurs toujours pas arrêté. Il vient de sortir un livre retraçant son itinéraire de voyageur, un livre que j’ai dévoré en quelques heures et que je vous conseille.
Il y raconte avec humour comment le refus de la cécité s’est peu à peu transformé en acceptation. Un témoignage très « sex drugs and rock and roll » ! A la fin duquel on se demande : comment tout cela a-t-il pu lui arrivé ?!
Il n’y raconte pas son itinéraire spirituel, qui est très riche (ce n’était pas le but du livre), mais comme il le dit, il a semé des indices de ci delà qui ne vous échapperont pas.
L’acceptation ne s’est pas réduite à sa cécité, elle s’est élargie à tous les domaines de la vie. Aujourd’hui, je constate à quel point il accueille tout ce qui peut lui arriver. Il fait en ce moment beaucoup de conférences, au début il s’est posé la question de préparer ce qu’il pourrait dire, et rapidement il a décidé de « lâcher », de laisser les choses arriver, et il s’en sort très bien !
Pendant qu’il écrivait ce livre, un documentaire a été fait durant un voyage : « deux hommes un regard » dont la bande annonce est disponible en cliquant sur la photo :
Nous avons accueilli en Mai dernier lors de notre « Festival Grain de Sables » à Tregunc dans le Sud Finistère, Emma la Clown et Catherine Dolto (la fille de Françoise 😉 ) pour une conférence spectacle sur le thème de l’haptonomie. Heureuses de cette expérience elles ont décidé de faire de nouveau à Tregunc la Première de leur nouveau spectacle « Z’humains »
Ce spectacle a été écrit pour être présenté lors de la COP21 à Paris, le thème est bien sûr celui de l’environnement. C’est donc « plié de rire » du début jusqu’à la fin qu’on a suivi cette « conférence-spectacle » qui nous parle des débuts de la planète terre, jusqu’à aujourd’hui, en passant par la courte (sur l’échelle du temps) mais « marquante » arrivée de l’être humain et des conséquences qui ont suivi la naissance de « sapiens-sapiens »…
Une de leur prochaine date est à Cesson Cevigné le 26/11/2015 au « Carré Sévigné« , pour les autres dates cliquez sur « dates ». Ne vous en privez pas !
… Donc chacun selon notre situation, nous avons à faire un pas vers la confiance. La confiance et l’abandon. Car en fait, si je devais résumer le fondement de ce que je sens de vrai et de fondamental, c’est l’abandon.
J’y reviens souvent en méditation. L’abandon, je l’ai appris ici, grâce à Daniel et à Arnaud et je l’ai pratiqué du mieux que j’ai pu dans mon quotidien. Il me semble que c’est un point essentiel à cultiver. Des petits instants : n’importe où, lorsque vous êtes au travail, une minute, trente secondes d’abandon, de lâcher prise, Aum, Amen. Cela suffit et, répété, distillé plusieurs fois par jour, « l’air de rien », cela change progressivement beaucoup la situation.