Auteur/autrice : Georges Morant

  • La question fondamentale

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    What do you want?

    Que voulez vous?

    Une terrible parole – dont je n’ai absolument pas mesuré le sens-a été les premiers mots de swamiji : " What do you want?"-" Qu’est ce que vous voulez?"

    Est ce que vous voulez vous engager dans une aventure que toute l’histoire de l’humanité vous présente comme la plus grande, la seule qui conduise à la perfection au delà de toute crainte et de toute souffrance, mais qui, comme tout ce qui a une valeur immense, doit être payée très cher? Ou bien est-ce que vous voulez ce rêve de plus en plus généralisé dans lequel, sans avoir à traverser cette crise de mort et cette résurrection, on nous promet je ne sais quels pouvoirs miraculeux, quelle sagesse, quelle conscience supra(normale et autres merveilles? Ce n’est pas parce que le mensonge a pignon sur rue et qu’il est partout répété par les gens cherchant à se rassurer que la vérité pourra être changée.

    Au delà du moi.chap " Le prix de la Liberté"

    " What do you want?" demandait si souvent Swamijii. Que voulez vous? Est-ce que vous le voulez vraiment? Est(ce que vous en ressentez la nécessité impérative? Voulez vous vivre le chemin ou le rêver? Voulez vous oui ou non vous évader de la prison?

    A la recherche du Soi, chap. " Mahakarta, mahabhoka".

    Lors de ma première rencontre avec Swamijii, j’étais à la fois très touché et très dérouté. Confusément, je sentais que quelque chose de tout nouveau allait commencer dans mon existence. Swamijii m’a posé une simple question : " What do you want?" C’est la question la plus simple. Vous êtes venu. Que voulez vous? J’ai répondu " atma darshan", la vision de l’atma, la vision du Soi. J’étais sincère. Depuis quinze ans, je pratiquais des techniques de vigilance et de méditation, depuis six ans je sillonais l’Inde, je venais de vivre plusieurs mois en milieu tibétain, tellement impressioné par les grands rinpoché. Swamiji a souri : " Very nice, très bien." Je n’ai pas vu ce qui était contenu dans ce "very nice" très affectueux. Cinq ans après, je me suis retrouvé assis devant swamiji, les larmes aux yeux. J’ai demandé à Swamiji : " Est ce que Swamiji se souvient de mes premières paroles?" Swamiji se souvenait. Mais cinq ans après, qu’est ce que je voulais? Je voulais si fort, si fort, si fort…quelque chose qui n’avait rien à voir avec la vision du Soi…Cinq ans pour en arriver là.

    Le Vedanta et l’inconscient, chap." L’érosion du désir".

    Citations extraites des ouvrages d’Arnaud Desjardins

  • Quand Cela est là,  » je » s’efface

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    Ce matin, je me promenais au bord de la mer. Puis je me suis assis sur un banc. J’ai regardé le ciel immensément bleu et je me disais : " ça fait quand même un peu peur tout cet espace tellement ouvert" Et en même temps, Cela me renvoyait à : " Il n’y a pas mieux". C’est ce que je veux, c’est là que je veux aller" Comme un miroir. Le miroir d’un intérieur dont les mots ne peuvent pas vraiment rendre compte…Aussitôt qu’il y a un mot posé sur la page, cela restreint, amoindrit la situation, la dénature…

    Même la jouissance sexuelle est inférieure à ce dont j’ai l’intuition en regardant ce ciel. Parce que Cela dont j’écris ne dépend pas de quelque chose de particulier et Est là, tout simplement, installé de façon parfaitement sereine. C’est seulement moi qui l’oublie le plus souvent.

    Cela se rappelle à moi.

    J’en viens maintenant à un second point. L’autre jour, nous discutions avec une amie du personnage mystique. La scène décrite ci-dessus aurait eu lieu il y a quelque années, j’aurais été saisi, pris, emporté par ce personnage mystique car toutes les conditions extérieures ( début de journée extra lumineuse, ciel et soleil réunis, silence devant la mer etc) étaient très favorables à l’éclosion de ce personnage.Il y aurait eu inmanquablement un aspect exagéré, un vertige, une joie extrémiste. La situation m’aurait en quelque sorte englouti.

    Et bien, ce matin, pas du tout, je me sentais parfaitement calme, apaisé, tranquille, analysant même ma situation intérieure et voyant nettement la différence entre un aspect de moi particulier, le personnage mystique, et quelque chose qui dépasse tout, tellement ouvert…

  • Lettre à Roger

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    Bonjour Roger ou plutôt Salut Roger,

    D’emblée, je me permets de débuter ainsi ma lettre, parce que je sens avec vous , dans votre livre, une proximité immédiate. J’ai lu votre livre, votre histoire et en suis sorti ( ? ) ému, assez bouleversé mais aussi très heureux. Vous êtes tout simplement une nouvelle preuve tellement vivante de la possibilité d’émancipation absolue de notre condition d’homme : humain et divin à la fois.

    Dans des conditions d’existence infernales, vous témoignez d’une liberté inouie, souveraine qui dépasse il faut bien le dire, en tout cas pour moi, l’entendement ordinaire. Je ne peux pas ne pas penser à " la joie qui demeure" " une paix qui dépasse tout entendement".

    Je pense assez souvent à vous. Je veux vous offrir, vous donner quelque chose.Alors, une des plus belles choses que je puisse vous donner, partager avec vous aujourd’hui, est le dernier séjour que j’ai fait dans un centre de yoga cher à mon coeur.

    J’ai la chance cette semaine d’avoir participé à un stage très intense avec des compagnons de route sur le chemin de nos vérités respectives. Il faisait très beau, froid sec, soleil éclatant l’après midi, énergie lumineuse.

    Nous commencions nos journées par une méditation collective dans ce que nous appelons la grande salle. Là, le silence est immense, presque palpable et permet et invite chacune, chacun, à  intériorité et  travail sur soi. Ensuite, nous prenons notre petit déjeuner et c’est aussi un grand moment parce que nous amenons à table nos rêves, les examinons pour tenter de voir, souvent avec beaucoup de succès, leur sens. Le plus marrant dans tout çà est que très souvent la personne qui raconte son rêve est souvent la seule qui ne comprend pas bien.

    Une semaine où nous pouvons chacun, chacune, à sa mesure, explorer un peu de nos inconscients et c’est très utile pour mieux comprendre les obstacles qui nous empêchent de vivre l’instant présent., d’être ce que nous sommes vraiment.. Une semaine où nous exerçons notre vigilance et mettons en pratique ce que nous avons compris. Il y a aussi quelques réunions collectives de partage si intenses et authentiques ou chacun, chacune, est invité à faire le point sous le regard bienveillant et l’écoute active et généreuse des autres.Voilà un peu de ce stage que je suis heureux de partager avec vous car je sais que vous apprécierez.

    Vous savez  Roger, je sais un peu de Cela dont tu témoignes. Il m’arrive de temps en temps d’être éclairé par Ce que tu sais et Es. Et bien, même maintenant ( j’ai 57 ans et demi), au bout d’un certain nombre d’expériences concluantes en ce domaine, je n’arrive pas encore à pleinement y croire et surtout à l’incarner. La raison principale de ceci est la très grand influence passée de ma culture judéo chrétienne, pour laquelle, il n’est pas admis en fait de véritable réalisation en Dieu. Réaliser le Mystère de la Foi ne parait pas vraiment au programme.Ceci dit, je ne désespère certainement pas et je continue d’avancer à ma mesure.

    Laissez-moi  maintenant vous offrir les plus belles choses du monde. Celles-ci ne sont pas vraiment d’ordre matériel mais  sont  seulement recouvertes de matière. Paix, silence, beauté, amour, amitié

    Laissez moi aussi vous offrir  des nourritures plus terrestres comme la bonne chair, du vin si vous aimez , beaucoup de douceur et de simple mais si forte chaleur humaine, tout ce que vous n’avez  pas et qui doivent parfois vous manquer si cruellement.

    Bien sûr, je ne peux pas ne pas vous écrire que vous êtes pour moi une source d’inspiration. Comment, en effet, après la lecture de votre livre pouvoir me plaindre de ma vie quotidienne avec ses petits tourments et aléas dérisoires au regard de ce que vous vivez . Pendant que vous êtes  au ciel en vivant l’enfer, comment pourrais je me plaindre ? Non, ce n’est pas sérieux. En fait, je ne peux pas vraiment me rendre compte de votre situation. Je peux seulement imaginer mais c’est si peu. Je vous donne aussi mes promenades au bord de la mer, les ciels si riches et changeants de la Côte d’Emeraude. J’habite en Bretagne West of France. 

    Je vous souhaite très fort de sortir de votre prison extérieure. Pour le reste, vous êtes vraiment bien parti ou arrivé d’ailleurs ( rire).

    Votre  vie est une lumière dans la nuit, la preuve que c’est possible d’incarner une réalité d’un autre ordre, non dépendante et bienheureuse. Vous êtes un frère de plus d’Etty Hillesum et de bien d’autres.

    Quelque chose m’a aussi particulièrement touché, c’est le fait de me sentir immédiatement proche de vous. Une proximité d’évidence difficile à expliquer. Votre simplicité déconcertante entre directement dans mon coeur. Pas de théorie, rhétorique, mots savants, rien que de l’humain et la grâce qui dépasse l’humain. L’incarnation de la croix : horizontal et vertical.

    Une des questions les plus importantes me semble celle ci : comment est-ce que je puis mettre en pratique, m’inspirer de votre expérience? Et bien, je tente le plus souvent possible et j’oublie aussi très souvent de me souvenir de vous et vos conditions de vie. Par exemple, si je sombre un peu dans une espèce de routine somnolente, mécanique ou quand j’ai quelque ennui. Je me souviens parfois de votre réussite spirituelle souveraine en plein coeur de l’enfer. Je me dis : " pense à roger". Imagine un peu de ce qu’il vit et lui, est le plus souvent heureux, rempli d’un sentiment de gratitude par rapport à toutes les épreuves qu’il traverse. Une compréhension non ordinaire qui m’aide à me dépasser, à ne pas m’apitoyer, me plaindre.

    Allez, Salut Roger, très bon courage pour vous et vos  amis…Et si un jour, vous venez  en France, je vous invite dès maintenant à venir me voir et je vous montrerai ma famille et mes amis les plus chers.

    Je ne sais pas si j’envoie cette lettre. Ce n’est pas si important que çà. Car cette lettre, je vous l’envoie dès maintenant de coeur à coeur à travers l’espace infini dont vous avez bel et bien trouvé la clé.

    Amitié fraternelle soutenue

    Georges.

    ( pour plus d’informations, vous pouvez lire son livre évoqué dans un précédent message de ce même blog ou visiter le site officiel qui lui est consacré)

  • Vivre

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    La mort est tout ce qui donne vraiment son sens à la vie

    Tout le mystère ne vient il pas de ce que nous allons mourir

    Grâce à  la mort certaine qui nous attend tous,

    mille occasions nouvelles nous sont données

    pour avancer sur un chemin de transformation,

    de connaissance de soi

     

    Chaque jour permet de mesurer l’immense chance, opportunité d’être vivant

    Chaque jour permet de sentir son cœur qui palpite

    Chaque jour permet de voir à l’œuvre tous ces sens

     

    Quel extraordinaire miracle que vivre : respirer, marcher, sentir, aimer

    Etre, se sentir être, être en vie

    Merci

  • Pâques

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    Editorial de Pâques par François régis HUTIN dans Ouest France du 23 mars 2008.

    Pâques, c’est l’espérance, l’espérance comblée. Pâques, c’est ce qui est espéré qui se trouve réalisé. C’est le retour, le resurgissement de la vie dans la toute puissance de l’élan vital. Pâques c’est le passage de l’hiver au printemps.

    C’est dans ce moment de passage que les chrétiens célèbrent la résurrection de ce condamné abominablement exécuté qui s’appelle Jésus. Evénement incroyable, provoquant certes, mais qui projette vers l’avenir par toutes les questions qu’il soulève, à commencer par celle qui se pose sur le sens de la vie, de notre vie…

    C’est là que survient l’espérance. L’espérance que notre vie ait un sens.

    " Mais l’espérance, dit Dieu, voilà ce qui m’étonne.
    ça c’est étonnant,que ces pauvres enfants voient comment tout ça se passe.
    Et qu’ils croient que demain ça ira mieux, qu’ils voient comment ça se passe aujourd’hui.
    Et qu’ils croient que ça ira mieux demain matin.
    ça c’est étonnant et c’est bien la plus grande merveille de notre grâce et j’en suis étonné moi-même..
    C’est l’espérance, c’est elle, cette petite qui entraîne tout…
    Une force unique, une fraîcheur, comme l’aube.
    Une jeunesse, une ardeur,
    Un élan
    La petite espérance est celle qui toujours commence…" (1)

     …Et recommence comme le printemps revient toujours après l’hiver, comme une promesse tenue, comme un élan qui toujours se renouvelle.

    (1) Charles Péguy  Le porche du Mystère de la deuxième vertu.

  • Vigilant

     

     

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    Quand tu ne veux plus rien

    Tu es simplement témoin

    Alors, s’ouvre un sentiment de plénitude

    Sans aucune raison particulière

     

    Tu jouis de l’être pur

    Sans entraves, nul lien

     

    Tu es une conscience à double visage

    Celle qui voit, touche, ressent

    Celle qui permet de voir, toucher, sentir

    Tu es deux qui ne font qu’un

     

    Goûter de tels instants de présence

    permet de se relier au mystère

    Apprécier cette simple joie d’être

     

    A force de ne rien attendre du tout,

    le moi finira bien par céder,

    lâcher prise

     

     

  • Messages de vie du couloir de la mort

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    Tel est le titre de l’incroyable et bouleversant livre de Roger W.McGowen.

    Après une telle lecture, un tel choc qui j’espère durera, je suis plutôt sans mot pour l’instant. Aussi, je préfère vous écrire ce qui est  écrit sur la couverture de ce si  etonnant livre

    "Né dans le pire guetto de Houston, Texas, Roger W.McGowen, devenu citoyen modèle, est depuis 16 ans dans le " couloir de la mort" pour un crime qu’il n’a jamais commis. Cet autodidacte de la spiritualité est un esprit universel qui sait rassembler, là ou tout devrait diviser.

    Ce livre est un témoignage poignant et étonnant sur la résilience de l’être humain. C’est un cantique à la grandeur d’un individu qui a su et qui sait encore grandir, partager, aimer, pardonner dans un enfer carcéral dont chaque dimension est faite pour écraser l’homme. Mais c’est aussi un regard lucide et sans détours sur un des systèmes carceraux les plus inhumains de la planète, le couloir de la prison de Livingston, au Texas (Etats Unis).

    Certains détenus deviennent littéralement fous. D’autres, bien plus rares, deviennent de grands sages. Roger W.Mcgowen, lui, a choisi, dans cet enfer, de devenir totalement responsable de sa vie, d’oser l’amour et le pardon.

    Un témoignage unique et bouleversant de sincérité et de vérité profonde!"

     

    " Je te mets en garde, lecteur ! Le choc de ce texte est imparable, l’ébranlement qu’il cause profond et durable. Dans une cellule de deux mètres sur trois où la lumière coule par une meurtrière (!)  large comme la main, Roger, noir américain, incarcéré pour meurtre, condamné à mort et innocent, nous enseigne la liberté." Christiane Singer

    (…) Je crois que nous sommes tous un, que nous sommes un avec tout et tous sont un avec nous. Il n’y a plus de toi ou de moi, nous sommes le tout et le tout est en nous. C’est pour cela que lorsque je vois des choses dont je sais qu’elles ne sont pas justes, cela me fait mal, parce que ce qui est fait à une seule personne est fait à nous tous. Nous sommes tous enfants de Dieu et en même temps nous sommes Dieu parce que nous sommes une partie de Lui. Quand nous nous faisons du mal les uns aux autres, c’est en fait à nous mêmes que nous faisons du mal. Tout ce qui existe est Dieu. Il est tout et tout est Lui. Quand nous méditons, nous nous ressourçons pour un instant dans notre origine, et nous ressentons ce que nous sommes vraiment, et c’est l’amour, parce que l’amour est tout, l’amour est Dieu. Nous sommes tout et nous ne sommes rien. Jésus a dû mourir et devenir rien pour devenir quelque chose."

    Roger W.McGowen

  • Une vraiment drôle de carte postale

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    Salut tout le monde,
    Ce midi, je vais chercher le courrier comme d’hab…Tiens, une carte postale même pas signée…
    Je ne résiste pas au plaisir de vous la lire. Y’en a vraiment qui éxagèrent !

     

    Cher Georges,

    Il serait grand temps que tu changes de cap, d’arrêter de rouler en sens contraire… sans jugements ni arrogance, en respectant toute différence. Ne te voile pas la face. Si tu veux vraiment changer, il va falloir bosser beaucoup plus fort et sérieusement. Arrêter de te protéger, éclairer tes zones d’ombre, faire face à tes démons, ne pas recouvrir la saleté ni mettre de la couleur là ou il n’y en a pas, en deux mots, arrêter de te la jouer disciple engagé alors qu’en fait, tu te la coules douce.

    De toute façon, ton véritable intérêt est d’aller voir ce qui se passe, si du moins t’es toujours intéressé pour savoir ce qu’il en est du qui, quoi, comment, pourquoi. Alors, évidemment, faut aller là ou ça fait mal, s’agit pas de te complaire dans ta petite vie bien peinarde à regarder la télé. N’aies pas peur même si parfois ça risque d’être vraiment hard. Voir la vérité de ton ego face à face n’est pas forcément une partie de plaisir. Te retrouver nez à nez avec tes zones d’ombre n’est pas forcément réjouissant, ni le fait de faire remonter à la surface tes vielles blessures oubliées ou tellement mal cicatrisées.

    Le plus marrant dans tout ça c’est qu’en fait tu ne risques absolument rien du tout. Ce n’est que tout bénef de voir ta vérité en face. Ça soulage et surtout, ça libère. Et puis, le fin du fin c’est finalement de te retrouver en face de ta propre disparition.

    Prends ton temps si tu veux. Sois toujours bienveillant avec toi même. Cependant ne tarde quand même pas trop. Le temps court à mille à l’heure et c’est très vite fait de te retrouver au moment du dernier départ !

    Allez salut, bonne journée quand même et sans rancune

    L’ami anonyme qui ne veut que ton bien.

  • Ainsi souffle le vent libérateur

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    Avez vous senti comme une douleur sourde, lancinante, hypnotique? Avez vous entendu, perçu des signes avant coureurs pour prévenir? quelque chose qui invite à aller en soi même beaucoup plus loin, beaucoup plus profondément. Comme une invitation solennelle, bienveillante et d’une grande fermeté, un appel à un changement radical

     Ainsi souffle le vent libérateur

    Celui qui dénoue les noeuds, apaise les tensions, permet de faire face aux difficultés. Pacifie, nettoie les zones opaques, calme le jeu cruel de l’illusion, défait le faux lien de la séparation.

    C’est l’heure, çà sonne, il est plus que grand temps de se mettre en chemin qui oblige à se situer à un autre niveau. C’est un véritable combat intérieur auquel l’homme est invité pour trouver sa vraie liberté. Transformer son monde illusoire et souffrant de passions, mettre en ordre et donner un sens à toute cette cacophonie ambiante, toutes ces voix intérieures contradictoires qui ne pensent qu’à affirmer leur volonté de puissance


    Ainsi souffle le vent libérateur

    Malgré toutes les forces négatives en présence qui viennent souvent s’abattre sur des murs d’indifférence. Quels que soient les obstacles et les apparences, ne laissons pas passer notre chance de condition d’homme pour retrouver sagesse et dignité. L’amour ne romps pas. L’amour est invincible. Vulnérable et indestructible

    Ne nous laissons pas emporter par les mille et un mirages de l’existence matérielle. Ne nous laissons pas manipuler par l’idéologie toute puissante d’avoir toujours plus. Quand il s’agit finalement d’aller à la rencontre de ce que nous sommes vraiment.

  • Nitya, Anitya

     

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    Extrait du blog d’Alain Bayod

    Nitya, Anitya, toute la spiritualité tient dans ces deux mots sanscrit, toute la spiritualité et toute la méditation.

     

    Nitya c’est ce qui est permanent éternel, anitya, c’est ce qui est changeant, impermanent et donc éphémère.

     

    Lorsque Swamiji a rencontré son gourou, le Vénéré Niralamnba Swami, celui-ci lui a dit, tu n’as qu’une seule chose à faire : Voir ce qui est Nitya et voir ce qui est Anitya *

     

    Pouvons-nous mettre cet enseignement en pratique ?

    Notre méditation quotidienne n’est-elle pas le moment idéal pour cela ?

    Nous sommes asssis sur notre coussin, Voyons…

    Observons le corps, sensation des appuis, sensation du souffle, etc, etc

    Dans ce que je ressens du corps, puis-je découvrir un élément qui soit Nitya ?

    Le souffle, toujours changeant, c’est évident mais toutes les autre sensations changent également, plus ou moins vite. Tout ce que je ressens du corps est Anitya.

    Cherchons Nitya dans les pensées, c’est très évident que le psychisme n’est que changement. Anitya.

    Cherchons Nitya dans notre état d’âme, nous ne le trouverons pas plus. Quoi de plus anitya que les émotions .

    Que reste t’il à observer pour avoir un chance de découvrir Nitya ?

    Il reste à observer l’observateur.

    Qui observe en cet instant, une Présence sans forme, sans âge, sans sexe et sans histoire. Voilà c’est tout simple, effroyablement simple comme dit souvent mon ami Daniel.

    Ce qui observe est Nitya, car ce n’est rien , un « espace » de Présence, et de Reconnaissance. Et je suis cet observateur transparent, abstrait comme disent les tibétains.

    Je suis est Nitya, moi est anitya. Divin et humain en même temps, c’est le paradoxe à vivre en pleine lumière.

    Nous avons une obligation de Divinité, tout simplement.

     

     

    * en vérité il lui avait dit « 2 choses à faire : Voir Nitya, Anitya et Atma et Anatma » Mais Swamiji avait réalisé que cela revenait à la même démarche.

     

  • Un instant d’ouverture

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    C’était au moment du repas en silence de treize heures…Comme une intuition spontanée, fulgurante…quelque chose qui s’impose à l’esprit ordinaire, qui dépasse l’intellect, la raison…qui en fait, balaie tout sur son passage…

    En fait, tout est Sentiment au sens auquel Arnaud donne…En fait, c’est plus que çà…Tout baigne dans le silence…En fait, tout est la Conscience…

    Quel que soit, tout ce qui se passe, ce qui arrive, y compris les évennements les plus douloureux, les souffrances les plus terribles, ce que chacun, chacune, endure plus ou moins, il n’en demeure pas moins qu’il est possible de cotoyer, d’entrer en relation avec quelque chose, le mystère qui dépasse tout et unit tout simultanément.

    Grâce au Sentiment , j’entre en relation avec la Conscience. Ce Sentiment,  Il est profond, simple, apaisé. C’est une ouverture d’accès, comme une brêche dans un autre espace, une autre réalité soudain, se dévoile un peu, se laisse voir. Ce lieu, ce quelque chose de beaucoup plus grand est un espace plein et vide simultanément. C’est surtout ouvert et en paix.

    Comme si le moi ordinaire, le  » moi possesseur » pour reprendre l’expression si cher au coeur de Daniel Morin, était propulsé au bord de la Conscience.Comme si peut être, pour un instant, le mirage de la réalité faussée par la saisie du moi avait pour un moment désserré son emprise. C’est probablement çà que l’on qualifie, que l’on décrit comme  le sens de la séparation abolie

    Il y a alors, comme une sorte de perte de repère mais cette perte n’est pas douloureuse, c’est le contraire, c’est du bonheur et même un Sentiment de bonheur très inhabituel.

    Au coeur de cet espace, grâce à cette brêche ouverte, tout est également relié à la Source. Plus de séparation…

    Georges qui sait bien que de tels instants ne constituent pas un chemin. Mais je ne vous cacherai pas que çà fait sacrément du bien de savoir de temps en temps de quoi il est question, je veux dire, à propos du But, de l’éveil…Et oui…

  • Haiku

    Bonjour,

    Je signale à l’attention particulière d’edmonde et de noel la parution d’un livre

    Haiku du xx siècle : le poème court d’aujourd’hui. Présentation, choix et traduction de Corinne Atlan et zéno Blanu. Poésie Galimard, 6 euros

  • L’émotion n’est jamais justifiée

     

    Cette affirmation de Swami Prajnanpad a prêté lieu à bien des malentendus, nombre de personnes l’ayant comprise comme : " il ne faut pas avoir d’émotions" et ayant donc tenté, sur cette base fausse, de supprimer les émotions dès que celles ci apparaissaient, aboutissant ainsi à une terrible impasse.

    L’émotion n’est jamais justifiée ne veut pas dire " vous ne devez pas avoir d’émotions". Cela veut dire : "l’émotion ne peut pas avoir de justification objective". On ne peut pas se retrancher derrière une situation, un événement, pour se donner raison d’avoir une émotion. L’émotion ne tient jamais à une cause extérieure, elle tient à nous, à notre manière de voir les choses, notre conditionnement propre, à notre sensibilité, à notre passé personnel. La preuve en est que dans la même situation une autre personne n’est pas affectée de la même manière ou peut même ne pas se sentir du tout concernée par ce qui nous touche;ce qui parait représenter une montagne pour l’un peut paraître insignifiant pour l’autre, ce qui abat l’un peut stimuler l’autre, etc.

    En d’autres termes, nous ne pouvons pas rendre la situation extérieure ou les autres responsables de notre émotion. Elle nous appartient complètement. C’est sur cette base et uniquement sur cette base, qu’un certain travail sur l’émotion devient possible.

     

    Extrait du livre de Veronique Desjardins : "Les formules de Swâmi Prajnanpad" editions de la table ronde

     

  • L’alchimie du Bonheur

     

    Un hadith, où Dieu parle à la première personne, résume ainsi le cycle en lequel s’abolissent toutes les contradictions :

    Celui qui me cherche me trouve

    Celui qui me trouve me connait

    Celui qui me connait m’aime

    Celui qui m’aime, je l’aime

    Celui que j’aime, je le tue

    Celui que je tue, c’est à moi de le racheter

    Celui que je dois racheter, c’est moi qui suis sa rançon

     

    Jésus a dit

    Que celui qui cherche ne cesse de chercher

    jusqu’à ce qu’il trouve;

    et quand il aura trouvé,

    il sera bouleversé, et, étant bouleversé,

    il sera émerveillé,

    et il régnera sur le Tout

    (extrait du livre d’Eric Edelmann : "Eclairs d’Eternité" Editions de la Table Ronde)