Centre de Yoga de La Bertais

Information sur les activités du Centre et échange entre les Amis de La Bertais-Vassot

Georges Morant

La révolution du oui

date_range 10 novembre 2017
visibility 39 consultations

(...) Le retournement le plus décisif découle de la prise de conscience que la force du refus, la force du "non" , est la même que la force de l'accueil, la force du "oui". La plupart du temps, nous avons le réflexe de refuser un aspect de la réalité qui nous dérange, nous remet en question. C'est ce réflexe du "non" qui provoque une crispation émotionnelle du cœur, une contraction des sentiments. La dualité entre nous et le monde en est la conséquence directe. Toutes les conditions sont alors réunies pour que la souffrance s'installe. Le refus de la situation produit une sorte de kyste dans le tissu de notre histoire qui permet à la mémoire de s'y accrocher et prolonger indéfiniment cette souffrance dans le présent.

Le simple fait de ressentir cette force de refus comme une énergie totalement neutre, avant qu'elle ne prenne la forme du refus, constitue en soi un retour au mouvement naturel d'accueil de ce qui est. C'est ce que l'on pourrait appeler la révolution du "oui". Ce retournement radical du "non" en "oui" permet d'abolir la dualité entre moi et le monde, et de vivre ainsi l'unité, la paix non dépendante(...)

MALO AGUETTANT dans son livre : RIEN NE MANQUE A CET INSTANT

Editions Accarias L'originel

 

 

Publié dans 06-Autres Maîtres et enseignements
Georges Morant

La joie qui avance chancelante le long de la rue

date_range 26 octobre 2017
visibility 120 consultations

Description:
Manhattan, 1988, une tasse de café refroidit sur la table d’un diner de Prince Street. Envoyé par Radio France, un jeune journaliste passe une semaine dans la cuisine d’Allen Ginsberg, à tournoyer autour des survivants de la Beat Generation. Il y croise Snyder, Orlovsky, Corso et quantité de mythes rattrapés par le siècle finissant. Parmi eux, Hank, gueule cuite entre les gueules cuites, poète sans bibliographie à la faconde intarissable.

Campagne française, 2016, un cycle se clôt alors que dehors le soleil brûle. À la faveur d’un dernier déménagement, l’ex jeune journaliste retrouve le vieux dossier qui contient, retranscrit, le verbe éblouissant de Hank. Là, de nouveau, la question, toujours intacte : qui était Hank, au juste ? Mouche à merde profiteuse ? Bodhisattva de quartier sans meute ? Se pourrait-il que ce vieillard décati ait été le dernier grand poète que, sans le savoir, l’Amérique a enfanté ?

 

J'ai fini il y a peu le dernier livre (un roman!) de Gilles Farcet. Il m'a conquis, ébloui. Je ne l'ai pas lu, je l'ai dévoré et ce fut, c'est encore, une semaine après une nourriture riche, intense, magnifique de sens et de sagesse compassion
C'est une pépite et vous savez bien sûr, que pour trouver une pépite, il faut parfois, le plus souvent, creuser, creuser encore et encore creuser
Bref, voilà ce que j'ai ressenti plutôt que penser au sujet de ce livre, en fait une sorte d'ovni littéraire même si je ne peux pas vous expliquer ce que je veux dire
Je l'ai reçu comme un coup de massue, une sorte de coup fort à l'estomac qui fait que vous avez un peu la respiration coupé. C'est un peu comme une déflagration qui ne cesse depuis quelques jours de faire son chemin. Lequel? Je ne sais pas
C'est un livre qui me sonne qui pénètre profond, corps et âme et un peu plus loin encore
Tu sors de cette lecture un peu hébété, culbuté dans ta profondeur, un ouragan est passé. Tu viens de faire une rencontre incroyable
Il y a 25 assez court chapitres et dans chaque chapitre, il y a en quelque sorte, un morceau de bravoure (je n'aime pas l'expression mais elle en dit beaucoup quand même), une pierre précieuse
En fait, ce livre est un peu comme un collier de pierres très précieuses et chaque chapitre nous révèle quelque secret essentiel d'une de ces pierres précieuses
Ce livre, c'est du lourd, c'est très rare que j'éprouve une telle sensation après lecture. Tu sors de ce livre plus lourd au sens d'avoir reçu de la part de quelqu'un qui a du poids, au sens spirituel du terme.
Un grand Merci Gilles
PS : Un dernier mot...En fait, quand vous sortez de cette lecture, vous êtes rempli de BEAT...Lisez, vous comprendrez...
" Tu peux toujours écrire, mais si tu n'as pas le Beat tu es une crécelle qui sonne creux. Car le Beat au fond n'est qu'un autre foutu nom de l'amour"
En voici un extrait : si vous aimez n'hésitez pas à me le dire, j'en mettrai d'autres avec grand plaisir.

(…) Non, le monde n’est pas innocent. Mais son origine, oui, elle l’est. L’origine du monde. Ce qui fait qu’il y a quelque chose plutôt que rien, tu vois ? Cette origine, c’est ce que tu sens quand tu as le bon sens de te lever le matin, avant que tout le monde ne commence à s’agiter et à alimenter la clownerie universelle. Tu ne te souviens pas de cette chanson d’Hendrix, The wind cries Mary ? Hendrix, l’innocence électrique : après que tous les petits diables sont rentrés dans leurs boîtes et que tous les bouffons sont allés au pieu, tu peux entendre le joie qui avance chancelante le long de la rue. Un poète, Hendrix, et pas qu’avec sa guitare. Je le croisais au village , c’était un gamin timide et déjà fatigué. Ce bonheur, cette joie boitillante qui arpente le rue vide, elle est là la nuit et aussi tôt le matin, quand tout est frais, comme lavé. Net, propre. Alors tout te paraît possible ; et de fait tout l’est. Parce que le cycle de compromissions, arrangements, bavardages, atermoiements, poses et postures n’a pas encore commencé même si c’est imminent, ça, on peut y compter. Mais n’empêche, l’innocence est là. A l’origine. Et cette origine, tu l’es. Cette origine, c’est toi mon gars, toi et nul autre que toi. Ecoute moi bien, c’est comme je te le dis. Le commencement, c’est toi, et donc la fin aussi.

Et la poésie, eh bien elle est là. Cette putain de poésie dont on nous a bassiné, qu’on a voulu nous servir froide à l’école, qu’on prétend claquemurer dans des anthologies, des manuels scolaires, des saloperies de clubs animés par des guignols mondains, des revues où des mecs qui se la jouent écrivent trois mots par page et rient de se voir si cool, si « poètes en ce miroir comme tu dirais, ouais je parle un peu français, ouais. Elle est là, la poésie, juste là, dans cet instant frais, à ce point de bascule. Au point repos du monde qui tourne, comme disait ce bon vieux Eliot en faux gentleman anglais de mes deux.

Un poète, c’est un péquin comme un autre qui se tient aux aguets de cette origine puis s’échine à rapporter ce qu’il a entrevu. Tu fais ça et te voilà en compagnie de Whitman, de Thoreau, de Rimbaud et aussi des mecs qui dessinaient sur les parois de leur grotte. Entre deux, il s’agit d’essayer de survivre jusqu’au lendemain. Chacun fait comme il peut (…)

Publié dans Littérature
Georges Morant

Imprégner de vigilance le tissu de notre vie

date_range 19 septembre 2017
visibility 67 consultations

Nous expérimentons le corps à travers les sensations mais nous n'expérimentons pas véritablement le moi car le moi n'est qu'une représentation.

Nous induisons, à partir de notre relation avec l'environnement, que notre moi est une entité autonome, une unité d'organisation, qui gérerait et coordonnerait les informations et les échanges avec le monde.

Cependant, ce qui constitue notre existence, incluant le corps physique et toutes les représentations mentales que nous avons de nous mêmes, n'est pas une entité indépendante mais plutôt une connexion particulièrement dense de nombreux réseaux de flux de matière ou d'informations qui sont reliés eux mêmes avec l'environnement et la totalité du vivant. La distinction entre matière et information n’existe que dans notre monde phénoménal, ce ne sont que des différences d'organisation, de fréquence ou d'intensité. Du point de vue de la conscience, matière et information ne sont pas distincts. Il n'y a pas de limites concrètes entre le "moi"  et l'environnement.

Et pourtant, la stratégie du mental tente de prendre le contrôle du flux permanent de la vie en nous imposant des images fixes de la réalité pour nous faire croire à des objets séparés, et créer de ce fait l’illusion d'une entité "moi".

Une démarche pour se désidentifier de cette représentation du moi consiste donc à ouvrir son cœur à des réactions de plus en plus subtiles, afin de ressentir la source même d'être.

Cette qualité des états psychiques par lesquels nous passons ne peut s'affiner que par deux moyens : d'une part, par une constante vigilance et d'autre part, par une mise à jour des mécanismes de l'inconscient, lorsque ceux-ci sont tellement forts qu'ils nous maintiennent dans une tension permanente, nous empêchent ainsi d'accéder à un état de perception plus subtile.

Plus nous vivons dans un état de vigilance affinée, dans un état de détente profonde, plus cette écoute subtile peut imprégner la texture de notre vie et désamorcer à sa naissance le moindre réflexe de refus, la moindre réaction de crispation qui vient parasiter le flux de la manifestation de la conscience.

Malo Aguettant - " RIEN NE MANQUE A CET INSTANT" - éditions Accarias L'ORIGINEL

 

Publié dans 06-Autres Maîtres et enseignements
Georges Morant

De la méditation

date_range 11 septembre 2017
visibility 86 consultations

Méditer est un appel puissant à disparaître

Cela entre en résonance avec le désir de mourir

C’est se tenir là ou les frontières s’abolissent

Là ou les mots se trouvent devant l’indicible

Ou se dessine un corps invisible, au delà de tout

Méditer, c’est entrer dans un grand vide

C’est un pari difficile car celui qui médite est conscient d’être en relation avec là ou les mots s’évanouissent pour laisser la place au tout ouvert

Alors, seul le silence devient l’appui le plus précieux

Un non endroit ou pointe une paix d’une autre dimension

Une ouverture a lieu, témoin d’une relation d’une profondeur dense, souveraine

Le cœur de la méditation commence là ou les mots s’arrêtent

Là ou la mort nous invite

Méditer, c’est ouvrir grand toutes les portes, intérieures, extérieures et au delà

Être présent, laisser souffler le vent de la Conscience

Ne rien faire

Faire en sorte que ce Rien se révèle enfin comme l’aiguillon essentiel pour nous conduire jusqu’à Lui, Elle, Cela

Faire tout son possible pour que la source ultime jaillisse dans toute sa fulgurance

Qu’enfin mûrissent les fruits de l’impossible pari

Méditer, c’est aimer ce que j’aime et ce que je n’aime pas

Sourire, pleurer, gémir, contempler

C’est accepter de se laisser déranger jusque dans ses retranchements limites

La  tentation très forte, au cœur de la méditation, est de vouloir se saisir de cet instant vertigineux où le"moi" s’efface, où s’opère une brèche dans l'esprit

Être présent à la Conscience, c’est Rien absolument rien

Voilà l'art le plus subtil, le plus vrai,  le secret de la méditation

Être vulnérable et invulnérable

Méditer, c’est aussi s’accrocher de toutes ses forces, surtout quand viennent les moments ou toutes les illusions réunies semblent avoir fait un pacte pour vous inciter à renoncer

Ne sommes nous pas toutes et tous à la recherche d’une paix inconditionnelle

Une paix où l’idée même de se faire du souci pour quoi que ce soit a disparu

Répondre à l’appel de la méditation est le plus beau cadeau de la Vie

Là où résonne le chant infini d’un appel incontournable

Là où, au loin, si près, souffle l’écho immatériel de la danse des mondes

 

 

Publié dans 01-Les activités, Calendrier, Vos textes et poèmes
Georges Morant

Plaidoyer pour le cœur

date_range 10 août 2017
visibility 61 consultations

En ce jour du 6ème anniversaire du "départ" d'Arnaud, voici de quoi nourrir le souvenir de notre maître et de son message!

 

(…) La purification du cœur est la disparition progressive des peurs et des désirs. C’est l’essence même du chemin.C’est le travail le plus ingrat et qui demandera le plus de persévérance ; c’est la seule ascèse par laquelle l’ego puisse être réellement mis en cause et c’est le travail qu’on ne tient pas tellement à faire…

(…) la connaissance la plus haute(prajna) est une fonction du cœur. C’est par un cœur purifié que vous pouvez accédez à une connaissance réelle. C’est par le cœur et seulement par le cœur que vous pouvez accéder à toute forme quelle qu’elle soit d’état supérieur de conscience. C’est la fonction qui, chez l’être humain, est susceptible d’une transformation sans limite.

Entendez une vérité avec laquelle vous ne serez peut être pas d’accord, avec laquelle même les gens sincères et de bonne volonté sont pendant longtemps en désaccord, il n’est pas normal que le cœur dise « non ». Ce « non » même du cœur peut être extirpé. Et c’est là l’essentiel du chemin. Ce « non » du cœur c’est simplement refuser que ce qui est soit. Et ce thème est universel. C’est le dénominateur commun de toute la spiritualité.

C’est pour le « oui » du cœur que j’ai choisi le mot « sentiment » pour le distinguer radicalement de l’émotion. L’émotion n’est que la manifestation de notre monde intérieur subjectif et arbitraire. Découvrir Dieu, c’est un éveil du cœur.

Nous le savons tous, la seule chose qui nous intéresse vraiment concerne le cœur : c’est l’amour.

Le mot amour est le plus attirant qui soit et le plus terrifiant, le plus cruel, le plus douloureux. Les êtres humains sont nés pour se sentir aimés et pour aimer. Je pèse mes mots. Les êtres humains existent pour se sentir aimés et pour aimer. Et cela se vit dans le cœur. Quelle est la réalité de l’être humain ? C’est la peur de ne pas se sentir aimé ; la souffrance de se sentir menacé, frustré, trahi et l’incapacité à aimer vraiment. Qui d’entre vous pourrait me dire que l’amour est une activité intellectuelle, que l’amour est une activité physique ou même que l’amour l’activité d’une énergie maîtrisée, contrôlée et raffinée ? L’amour est la fonction même du cœur.

L’expérience réelle, dont on ne peut parler, au sujet de laquelle on peut à peine tenter de dire quelque chose, le vrai silence intérieur, la découverte ultime est un état dans lequel on se sent intensément aimé alors même que nous serions entourés de gens qui ne nous aiment pas, qui nous considèrent comme un ennemi, qui essaient de nous critiquer ou de nous faire du tort.

L’éveil, de quoi s’agit il ? De cette condition particulière, ou plutôt absence de condition, totalement non dépendante des circonstances, avec tout ce que cela peut impliquer de plénitude- plénitude, le contraire de frustration ou d’incomplétude. Ressentir la plénitude, c’est se sentir aimé d’un amour absolu, incompréhensible, qui ne correspond à aucune expérience, qui dépasse toute compréhension ; et se sentir soi même en état d’amour. Et la souffrance - sarvam dukam, tout est souffrance - c’est de perdre cette condition intérieure. Ne plus se sentir aimé ; ne plus aimer est souffrance.

L’essentiel de la sadhana, c’est le « nettoyage ».

Il est possible de dénouer tous les nœuds du cœur, jusqu’à dénouer le nœud ultime, hridaya granti au singulier.

La possibilité absolue, c’est se sentiment absolu d’être aimé, cette plénitude intérieure transcendant toutes les expériences et portant au degré absolu l’état de bonheur qu’éprouve un être dans le relatif quand il se sent aimé.

Ananda (la béatitude) est un état d’amour absolu, qui n’est en relation avec rien. Vous pouvez déjà en avoir un certain écho que vous pouvez voir luire à l’horizon, comme on voit briller une lumière vers laquelle on marche dans la nuit.

Voilà le but, finalement je ne cherche que cela ; vivre dans l'amour, de l’amour, par l’amour. C’est possible, c’est la Voie, c’est le Chemin et c’est la manière la plus simple et en même temps la plus véridique dont vous puissiez vous représenter un peu le but et assez clairement le Chemin.

Est ce possible ? Oui. Est-ce une tâche aisée, facile, accomplie à bon marché ? Non

Souvenez vous : le Chemin commence avec le cœur, se poursuit avec le cœur et se termine avec le cœur. Et c’est dans la « caverne du cœur », comme disent les Upanishads, que vous trouverez l’Absolu.

ARNAUD DESJARDINS « La voie du cœur » chapitre un

 

Publié dans Arnaud
Georges Morant

Le grand esprit

date_range 20 juillet 2017
visibility 76 consultations

"Le grand esprit de la conscience pure est un no man's land- une réalité libre et ouverte, sans points de référence, limites de propriété ni jalons. Bien qu'il ne puisse être appréhendé comme un objet par l'attention focale, ce n'est pas un simple article de foi. C'est plutôt le contraire, comme en témoigne ce texte tibétain : " Le rien en question peut être réellement être expérimenté." Malheureusement, lorsque l'esprit laissé à lui même considère cela comme un blanc vide, ou néant, l'éclat de cette conscience pure, semblable à celui d'un joyau, devient obscurci. Comme le fait remarquer Tenzin Wangyal, maître dzogchen, " l'espace entre les pensées est l’essence. Mais si, dans cet espace, la présence fait défaut, cela devient ignorance et nous n'expérimentons qu'une absence de conscience, presque une inconscience. S'il y a présence dans cet espace, nous expérimentons alors le dharmakaya (l'ultime)." L’essence de a méditation peut être décrite assez simplement, selon les termes de Tenzin Wangyal, comme une " présence dans la brèche"- comme un acte de connaissance non duelle, unitive, qui révèle la base d'être, dans ce qui semblait au départ n'être rien du tout. Comme l'explique un autre texte tibétain, " la fondation des êtres vivants est sans racine... Et cette absence de racine est la racine de l'éveil." La danse de la réalité ne peut se dérouler dans toute sa lumineuse clarté que sur la base infondée de l'être."

John Welwood dans son livre " Pour une psychologie de l'éveil"page 92,93 - Éditions La Table Ronde.

Publié dans 06-Autres Maîtres et enseignements
Georges Morant

ZERO NO LIMIT (7) – Sauter

date_range 5 juin 2017
visibility 44 consultations

Dans le grand bain de l'existence
Crise de sens
Qui ne veut pas périr noyé
Certainement "mon" essence

Au milieu de tant de souffrance
Espérance
Même si t'as peur de sauter
Fais confiance
Qui veut briser ses chaînes
Fini l'accoutumance

elastiqueSi tu le veux vraiment
Va falloir t'accrocher
Si tu le veux vraiment
Va falloir te réveiller
Si tu le veux vraiment
Y'a un prix à payer

Aller sans retour possible
Maintenant
En finir une fois pour toutes
Avec les apparences
Être prêt à mourir
Faire confiance

Qui veut se libérer
Salue l'illimité
Dans le secret du Mystère
Silence
Arrive à tes fins
Infini et serein
Oui, c'est bien Toi Conscience

Si tu le veux vraiment
Va falloir t'accrocher
Si tu le veux vraiment
Va falloir te réveiller
Si tu le veux vraiment
Y'a un prix à payer

Aller sans retour possible
Maintenant

 

 

Publié dans 08-Vos créations artistiques et littéraires, Vos textes et poèmes
Georges Morant

Swâmi Prajnanpad – Extrait de « Lettres à ses disciples »(3)

date_range 18 mai 2017
visibility 120 consultations

PAS DE RÈGLE ABSOLUE

Ce qui est juste pour une personne est injuste pour une autre. Ce qui est un péché pour l'une est pour l'autre une action vertueuse. Non seulement cela, mais ce qui est un acte de piété dans un pays est un péché dans un autre ; ce qui est un acte de piété à une époque est un péché dans un autre temps. Cela montre qu’il n'y a rien au niveau pratique qui reste sous la même forme pour tous les gens, partout, à toutes les époques. Tout péché, tout acte de piété, le bien, le mal, le juste, l'injuste dépendent des gens, du temps, du lieu, des conditions ou de la situation ; ou, en d'autres mots, tout ceci est relatif. Il n’existe pas de règles morales (dharma) absolues. Existe il un médicament universel ? Est ce qu'on peut donner le même remède à la même dose à tous les gens qui ont la malaria? Le traitement dépend du cas particulier du malade.
Bon ou mauvais, cela dépend de considérations pratiques, qui changent suivant les personnes, le moment et le lieu (...)
Ainsi, vous le voyez, tout est relatif ; il n'y a rien qui soit une règle absolue.

Extrait du magazine "Psychologies" Decembre 2016 - janvier 2017. Hors série "20 maitres de vie". p 99

Publié dans 05-Swâmiji
Georges Morant

Swâmi Prajnanpad – Extrait de « Lettres à ses disciples »(2)

date_range 12 mai 2017
visibility 49 consultations

 

DE L’IDÉALISME

Méfiez vous de l'idéalisme parce qu'il vous divise contre vous-mêmes. Le réel doit être idéal. A tout moment, demandez-vous ce que vous voulez. Soyez clair quant à votre objectif et quand vous l'êtes, agissez avec une attention non divisée. " Oui, ceci est à moi. je le ferai de tout mon cœur", voilà quel doit être votre sentiment.(...) Si vos n’apprenez pas vos leçons maintenant, vous ne pourrez pas apprendre les leçons de la classe supérieure, quand vous y serez. Vous devrez étudier alors ce que vous avez laissé de côté (...)

Cherchez plutôt à vous épanouir dans le présent. C'est la méthode la plus rapide pour progresser. Si vous êtes menuisier, faites de votre mieux en tant que menuisier, et un jour vous vous retrouvez parmi les meilleurs spécialistes de la profession.
Viser trop haut n'apporte que déception.
Le réel est Vrai, l'idéal est un mensonge.

Extrait du magazine "Psychologies" Decembre 2016 - janvier 2017. Hors série "20 maitres de vie". p 99

Publié dans 05-Swâmiji
Georges Morant

L’histoire d’amour qui brise le cœur (1)

date_range 30 avril 2017
visibility 80 consultations

L’expérience du cœur qui se brise amène à un choix. Nous pouvons nous fermer, de douleur et de ressentiment de ne pas avoir ce que nous voulons. Ou, si nous prêtons attention à ce que désire réellement notre cœur, nous découvrons qu’il veut s’ouvrir tout grand, en dépit de la douleur que nous ressentons. Lorsque nous laissons notre cœur s’ouvrir tout grand, une douceur commence à émaner de nous comme un nectar. Comme le formule le maître soufi Hazrat Inayat Khan : « La chaleur de l’atmosphère de celui qui aime, l’effet incisif de sa voix, le charme de ses paroles, tout cela vient de la douleur de son cœur. » C’est l’un des plus grands secrets de l’amour. Au lieu d’essayer d’éviter cette douleur, ce qui est de toute manière inutile, celui qui aime peut utiliser pour se transformer lui même ; pour développer une tendresse et une compassion invincibles et, comme l’ont découvert les troubadours, pour devenir un guerrier héroïque au service de l’amour.

Cette qualité de cœur brisé de la dévotion pure est particulièrement poignante, comme la tristesse souvent présente dans les poèmes et les chansons d’amour les plus émouvants. C’est ce que Chogyam Trungpa appelait "le cœur de tristesse authentique". C’est une plénitude de sentiment qui s’élève en réponse au fait d’aimer quelqu’un que nous ne pouvons en définitive jamais posséder. Celui ou celle que nous aimons va mourir ; nous mêmes- allons aussi mourir ; tout est voué à disparaître. Même si nous nous marions, le mariage va se transformer et, pour finir, disparaître aussi. Il n’y a rien à quoi s’accrocher. Rien ne peut nous sauver de notre solitude. Plus nous aimons notre vie, notre bien –aimé(e), notre maître spirituel, plus nous nous sentirons le cœur brisé , tôt ou tard.

La qualité douce de cette tristesse est intéressante. En anglais, le mot sad(triste) étant relié à satisfied(satisfait) ou à sated(comblé, rassasié), il révèle que la tristesse authentique est une plénitude, une plénitude du cœur qui veut déborder. Comme l’a formulé Trungpa : « Cette sorte de tristesse est inconditionnée. Elle survient parce que votre cœur est totalement exposé. Vous souhaiteriez répandre le sang de votre cœur, donner votre cœur aux autres. » De là s’élève un désir de dissoudre toutes les barrières entre soi et les autres, entre la vie, à l’intérieur, et la vie là, à l’extérieur.

Toutes nos idées à propos de l’amour romantique sont nées de la découverte de la passion dévotionnelle des amours courtois de Provence. Malheureusement, notre culture ne comprend plus désormais la dimension dévotionnelle de la passion ;au lieu de cela, nous considérons la passion comme un moyen de « faire nôtre ». Nous avons perdu le sens sacré originel de l’amour passionné.

Nous avons aussi perdu le sens sacré originel du chemin spirituel, qui implique de s’abandonner à un principe transcendant qui est plus grand que nous –mêmes et guide nos vies. Quand vous rencontrez un maître qui réellement vous va droit au cœur, quand vous tombez amoureux d’un maître et d’un enseignement, cela vous sort de vous même, cela vous arrache à votre petit monde confortable de schémas habituels. Bien que vous puissiez être attiré par ce maître et cet enseignement, vous ne pouvez les posséder de quelque manière conventionnelle que ce soit. La rencontre d’un maître authentique suscite donc à la fois toute vote saisie conditionnelle et votre passion inconditionnelle. Cela vous permet de travailler sur la passion qui fait partie intégrante de votre chemin.

Comme vous apprenez à distinguer entre saisie et dévotion, vous commencez à comprendre la nature plus profonde de la passion- en tant que porte vers l’expérience d’abandon. Le chemin spirituel est une histoire d’amour qui brise le cœur, parce que l’enseignement ultime, qui n’est rien d’autre que la vie elle même, traite de l’abandon et non de l’acquisition. Dans le chemin spirituel, il est question de « perdre ça ». Du point de vue de l’ego, cela semble choquant ou menaçant. Cependant pour notre être, qui se sent encombré de nos compulsions égocentriques, c’est un soulagement. C’est ce qui rend la passion tellement intrigante : perdre ça - nous défaire de schémas de personnalité anciens qui nous enferment- est à la fois totalement effrayant et excitant.

Tout comme la flamme de la passion non consommée de l’amour courtois purifiait le cœur, notre amour non récompensé pour un maître spirituel peut intensifier notre désir de faire un avec la vie plus grande que ce maître représente. Nous ne pouvons faire cela qu’en rejoignant le maître dans l’état éveillé dans lequel il demeure. Et la seule façon de le faire est de nous dévouer à la vie plus vaste et d’enlever nos barrières intérieures qui entravent une ouverture, une conscience et une authenticité plus vastes. Une fois que nous cessons de nous donner tant de mal pour obtenir des biens spirituels, la chaleur de la passion inconditionnelle peut commencer à illuminer chaque aspect de nos vies.

 

JOHN WELWOOD - "Pour une psychologie de l'éveil" - Editions de la Table ronde
Chapitre 19 : "la passion en tant que chemin". pages 344-346.

Publié dans 06-Autres Maîtres et enseignements
Georges Morant

Swâmi Prajnanpad – Extrait de « Lettres à ses disciples »(1)

date_range 17 avril 2017
visibility 79 consultations

 

 DU MOI

Votre propre moi est votre seule et meilleure divinité. S'identifier c'est projeter son petit moi partout. Vous ne connaissez que vous-même ; quand vous voyez un autre, au lieu de le voir, c'est vous-même que vous voyez. Vous dites couramment : " il n'aurait pas dû agir ainsi." Ce qui est une autre manière de supprimer l'autre. Vous refusez de lui concéder une existence séparée. (...) Vous ne pouvez pas voir l'autre, si vous vous projetez en surimposition sur lui. (...) Mais si vous reconnaissez : " il est différent" , tout sera en vous, et vous deviendrez vaste, tolérant, compréhensif, incluant tout, pénétrant tout. Vous n'éprouverez plus ni déception ni souffrance.

Chacun reste prisonnier de son propre moi. Où est la racine ? Dans son enfance. L'enfant ne connait rien d'autre que son propre intérêt. Rien d'autre.

Même un Mahâtma, un grand sage, qui considère chacun comme lui-même, fait tout dans son propre intérêt. Simplement "sien" dans son cas, inclut le monde entier. Son propre intérêt inclut tout. Ainsi, lui aussi, agit dans son propre intérêt, pour lui-même, mais son "lui-même" n'est fixé en aucun point particulier. Lui aussi agit pour lui seul. Pourquoi ? Parce que c'est un fait : tout sujet, toujours, sous quelque forme que ce soit, n'agit que dans son propre intérêt. La différence réside simplement dans la largeur ou l'étroitesse de ce qu'on appelle son propre intérêt. Pour celui qui limite son intérêt à une seule chose, la perte de cette seule chose semble être la perte de tout ce qu'il possède. Pour celui qui possède deux objets, la perte d'un objet ne représente pas la perte de la totalité. Celui qui n'a qu'un enfant perd tout s'il le perd. Mais celui qui a dix enfants n'est pas aussi malheureux, s'il en perd un seul... Alors si quelqu'un possède tout, que lui arrive il ? Rien. Il ne fait pas de distinction : tout est à lui...bien que pourtant il ne possède rien.

Extrait du magazine "Psychologies" Décembre 2016 - janvier 2017. Hors série "20 maitres de vie". p 98

Publié dans 04-Enseignement d'Hauteville, 05-Swâmiji
Georges Morant

Swâmi Prajnanpad, la voie de l’ici et maintenant (2)

date_range 9 mars 2017
visibility 88 consultations

 

EXTRAITS

"LETTRES A  SES DISCIPLES"

 

 

SE LIBERER DU PASSE ET DU FUTUR

Il n'y a pas d'autre esclavage dans la vie que celui du passé. Celui qui est libre du passé est libre, il est mukta "libéré". Pourquoi? Parce que seul le passé est la cause du futur. Le futur n'est rien d'autre que la prolongation du passé. C'est le passé insatisfait qui cherche sa satisfaction dans le futur...

Au lieu de vivre dans le présent, où est-ce que vous vivez vraiment? Apparemment bien sûr, vous avez l'air d'être ici et maintenant, mais vous vous trahissez par votre comportement et vos actions montrent que vous êtes dans le passé et dans le futur. (...) Pourquoi dans le futur? Parce que vous n'êtes pas libre du passé, alors vous pensez toujours au futur. (...) Le futur cependant n'a aucune réalité indépendante qui lui soit propre. C'est seulement le passé qui cherche sa satisfaction dans le futur...

Être libre, c'est être libre de papa-maman, rien d'autre.

C'est l'attente, c'est cette attente qui est la cause de tous les soucis (...) Vos espoirs et vos désirs sont en vous, alors que les actions des autres et les événements se déroulent dans le monde extérieur. (...) Alors ? L'attente n'est-elle pas inutile ? Les choses peuvent tourner comme vous vous y attendez ou non. Alors ? Espérer quoi ? Vous devez accepter ce qui est arrivé et ce qui arrive. Il n'y a pas de place pour l'espoir !

La peur que quelque chose arrive est pire que la chose elle-même. Les peureux meurent bien des fois avant l'heure de leur mort. La peur doit être bannie de votre vie, car elle est irrationnelle et bloque l'action.

Quand vous êtes déprimé, expérimentez la dépression et laissez la se dissoudre. Non, elle ne durera pas. Elle est venue et elle s'en ira. Ce qui vient toujours s'en va.

Nous sommes libérés parce que nous acceptons, mais nous sommes prisonniers de ce que nous refusons.

Publié dans 04-Enseignement d'Hauteville, 05-Swâmiji
Georges Morant

Svâmi Prajnanpad/ La voix de d’ici et maintenant

date_range 23 février 2017
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LES CLÉS DE SA PENSÉE

VIVRE AU PRESENT

Ce qui fût n'est plus, ce qui sera n'est pas encore. " Qui crée alors le passé ou le futur ? Seulement le mental"

Nous sommes prisonniers du passé, par l'inconscient, et de l'avenir, par l'attente." Le passé insatisfait enserre le présent dans ses griffes", et nous voue à l'espérance, donc à une nouvelle insatisfaction. L'espoir et la peur sont les plus grands ennemis de l'homme : parce qu'ils nous séparent du présent, du réel, de tout, parce qu'ils nous enferment dans l'avenir et l'égo. On ne peut y échapper qu'en se libérant du passé. Ainsi la liberté et l'éternité vont ensemble.

TOUT EST DIFFÉRENT

TOUT CHANGE

Tout est différent toujours : il n'y a pas deux grains de sable identiques, ni deux mentals semblables. C'est ce qui nous voue à la solitude : " Personne ne peut agir suivant le désir de quelqu'un d'autre;chacun est différent et séparé" C'est aussi ce qui nous voue au changement, qui n'est que la différence dans le temps. Deux instants successifs ne sont jamais identiques : " Tout change à chaque instant. Ce n'est qu'un courant qui s'écoule." Il n'y a pas d'êtres;il n'y a que du devenir. C'est ce que l'égo refuse : il voudrait " rester intact " et ne le peut;il s'interdit de vivre, pour ne pas mourir.

" VOICI LA CLÉ : AUCUN JUGEMENT DE VALEUR"

ACCEPTER L’ÉMOTION POUR S'EN LIBÉRER

Qu'est que le mental ? Toute pensée en nous qui souhaite autre chose que le réel. C'est le contraire de la vérité. C'est mayâ ("l'illusion"). Comment savoir alors si l'on est dans la vérité ou le mental ? Par la présence ou l’absence d'émotion. L'émotion est le critère : si je suis ému, c'est que je superpose au réel autre chose que ce qu'il est (mon désir, mon attente), qui m'en sépare et m'enferme dans le mental. Il faut donc accepter l'émotion, pour s'en libérer.

VOIR CE QUI EST COMME CELA EST

Le contraire de l'illusion, c'est la vérité. Le contraire du mental, c'est voir. Ne pas penser, ne pas interpréter, ne pas juger, ne pas comparer, mais voir ce qui est comme cela est. Aucun jugement de valeur. Aucun refus. Aucune émotion (il n'y a plus que des sentiments). Accepter ce qui est. C'est la seule façon de le transformer. "Restez dans le présent : agissez, agissez, agissez!" Et lorsque l'on arrive pas à accepter ce qui est ? Alors l'émotion est là, qu'il faut donc accepter. Ni refus, ni dénégation. Ni espérance, ni regret. Cela passe par la connaissance de soi : accept yourself and be happy ( " accepte -toi et sois heureux")

"ÉVITEZ DE TROP PENSER

"VOYEZ SEULEMENT LE PRÉSENT ET AGISSEZ. C'EST LA CLE

D'UN COMPORTEMENT VRAI ET POSITIF"

ÊTRE UN AVEC TOUT

L’expérience spirituelle la plus haute est celle de l'unité. Nous ne sommes séparés de tout que par le mental- que par nous mêmes. La vérité, au contraire, nous unit : parce qu'elle est une, parce qu'elle est universelle, et parce qu'elle est infinie. Il ne s'agit pas de brimer l'égo, mais de l'ouvrir : devenir comme "un cercle devenu si large qu'il ne peut plus rien entourer, un cercle d'un rayon infini : une ligne droite!". Alors seulement le bonheur peut advenir. Il n'y a pas d'égo heureux, ni de bonheur égoïste. Il faut donc se libérer du moi, pour s'ouvrir à tout. C'est le chemin de la sagesse. C'est le chemin du bonheur. "Pour aller où ? Là où vous êtes. Tout est ici et maintenant."

André Comte-Sponville dans le numéro hors série de "Psychologies" de décembre-janvier 2017 consacré à 20 maîtres de vie : Le Dalai Lama, Freud, Gandhi, Jésus, Montaigne, Prajnânpad, Socrate...

PS : commencez bien par l'introduction et préparez vous à pratiquer, ah, ah, ah

 

Publié dans 05-Swâmiji
Georges Morant

Happy new year

date_range 31 décembre 2016
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En un instant, saisi par un sentiment de bien être

Le mot qui jaillit en premier est gratitude, suivi de très près par reconnaissance. Je sais que je suis. Voilà bien une des caractéristiques les plus essentielles de l'être humain et en même temps, l'un des défis les plus difficiles à relever

Qui suis - je vraiment ?

Pourquoi dit on que le silence est d'or ? Il doit bien y avoir une explication

Le silence est d'or parce qu'il semble bien que cela soit la dernière marche avant Cela, Dieu, quel que soit le nom que l'on donne; même, si ce silence semble parfois  se confondre avec Cela

Le silence est d'or parce qu'il s'apparente à cette source si mystérieuse de la vie. Il n'appartient à aucune catégorie, aucun classement, nul formatage. Il semble être une ouverture vers l'infini. Et encore, quand , j'écris infini, c'est très présomptueux de ma part. Le mot infini masque mon ignorance. Le silence pointe avant tout vers un mystère

Il ouvre des portes si larges, si ouvertes vers : " je ne sais pas"

Il recouvre tout, dépasse l'entendement, unifie la totalité en un instant

Il supprime toute frontière, abolit toute séparation

Le silence est d'or, parce que l'or représente le métal le plus précieux qui soit. Il donne le vertige, attise le feu intérieur de chacun (e) pour brûler jusqu'à Absolu. Il nous met en relation avec nos peurs et nos espoirs les plus profonds. Il nous met en face de nos responsabilités les plus hautes. Il nous met au défi d'accomplir nos plus hautes destinées. Il nous envoie un message si flamboyant que nul ne saurait l'éviter

Au travail, semble il nous dire, vous, les êtres humains, ne gâchez pas cette si précieuse opportunité. A Nous de jouer, notre destin est pour une part entre nos mains

Bonne année, très bonne année à toutes et à tous

Publié dans Vos textes et poèmes
Georges Morant

La présence éveillée (2)

date_range 21 novembre 2016
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TenzinPalmo

" On peut comparer l'état ou nous sommes au fait de regarder à travers une paire de jumelles : la perspective est floue. Quand on vit quelque chose, on le fait au travers du filtre des idées, des préjugés et des jugements de valeur. Par exemple, quand on rencontre des gens, on ne les voit pas tels qu'ils sont réellement. On les considère en fonction de ce que l'on pense d'eux, de l'amour ou de l'aversion qu'on leur porte, des personnes qu'ils nous rappellent, de l'éventail de qualités qu'ils possèdent. On ne les perçoit pas tels qu'ils sont en eux mêmes. Et il en est ainsi de tout ce que l'on perçoit : tout ce que l'on voit, mange, entend ou touche. Ces perceptions sont immédiatement réinterprétées en fonction des pensées et de l’expérience qu'on possède.

On peut se dire : " Et alors ? Ça n'a pas d'importance." Mais ce qui se produit, c'est que nous sommes toujours en retrait par rapport à cette expérience elle-même et que de fait nous sommes de plus en plus conditionnés et "robotisés". Nous ressemblons à des ordinateurs. Quelqu'un appuie sur un bouton, comme on le dit si bien, et on produit la réponse conditionnée correspondante.

Il faut que nous clarifions profondément notre vision de façon à voir les choses telles qu'elles sont, comme si nous les découvrions pour la première fois. Les Tibétains disent : "tel un petit enfant qui regarde les peintures dans un sanctuaire". Ce jeune enfant voit les couleurs et les formes sans jugement, son esprit est pur. C'est l'état d'esprit qu'il faut intégrer dans notre vie quotidienne. Si l'on s'y exerce, et sans qu'il soit nécessaire de faire quoique que ce soit d'autre, notre état changera nécessairement."

Tenzin Palmo

Publié dans 06-Autres Maîtres et enseignements