
Comment rester en cette Pure Conscience ?
Cette technique est appelée akhananda kara vritti. C’est très subtil, c’est une contraction très subtile. Cette fluctuation du mental est la toute première et la derniere. Et, en restant établi en ce premier et dernier mouvement du mental, vous finissez par réaliser tôt ou tard, la Source.
La Source n’a pas de forme, n’a pas de contenu. Elle n’est pas limitée par quoique ce soit. Elle n’est pas dans le temps. Elle est au-delà de toutes les fluctuations, mouvements de pensées du mental. Donc, en restant établi en cette première et dernière fluctuation du mental, le « vritti d’akhananda », ce qui n’est pas divisible, l’indivisible, l’illimité, vous vous préparez d’une manière ou d’une autre à reconnaître l’illimité, qui est au-delà de toute fluctuation, tout mouvement de pensées du mental
Donc, » akhananda kara vritti » peut être traduit par : « la pratique de la pensée de l’illimité, la pensée de l’infini ». Mais c’est encore une pensée, c’est un moyen habile. Donc, en vous fondant dans ce pur « aham », qui n’est pas associé à quoique ce soit, vous arrivez à reconnaître la source de cet « aham », qui n’est pas situé quelque part. Le « aham » normal, ordinaire, personnel, est vraiment situé ici, dans ce corps mental, mais la Source est partout. Elle est illimitée. Elle est omniprésente.
Quand vous pratiquez ce recueillement dans le pur « aham », vous en venez à avoir des aperçus de ce pur « aham ». C’est la manière dont cela se manifeste au début. C’est ce que Bhagavan Ramana appelle les premiers éclats ou le pur rayonnement de votre « je », jusqu’à ce que vous demeuriez sans efforts dans ce pur « je ». Bhagavan l’appelle aussi, le je, je… le je qui est antérieur au je personnel. C’est votre Présence Conscience, antérieure à votre présence personnelle. La présence personnelle apparaît à l’arrière plan de cette Présence Consciente.
Ce recueillement dans le pur « aham » est bienheureux. Mais ce n’est pas encore ce que l’on appelle l’Éveil. « l’âtma jnana », la connaissance du Soi n’a pas encore eu lieue. Mais la Source vous sera révélée tôt ou tard, si vous pouvez demeurer en ce pur « aham », d’une façon naturelle et sans efforts. En réalité, La Source se révèlera à Elle -même. Car, quand cette « âtma jnana » ou « âtma budha » a lieu, il n’y a plus personne qui reste comme un « je » individuel et séparé. Donc, L’Éveil n’apparaît pas à qui que ce soit. La conscience « normale » , « ordinaire » qui était associée avec ce qui est non conscient ou inconscient, regagne sa propre Conscience!
Cela est mentionné dans la Bhagavad Gîtâ
LE SOI SE RÉVÉLÈ A LUI MÈME A TRAVERS LUI MÈME
Donc, que vous pratiquiez la posture du témoin ou que vous suiviez la voie de l’investigation du Soi, ou que vous demeuriez simplement dans le sentiment « je suis », comme l’indiquaient les enseignements de Nisargadatta Maharaj, vous parvenez à ce recueillement dans le « pur je ». Donc, même s’il y a de très légères différences entre ces approches, elles sont toutes identiques, parce qu’elles vous conduisent au même endroit.
Vous pouvez pratiquer ce recueillement, même sans qualifications particulières. Vous pouvez commencer cette investigation du Soi et ce recueillement sans aucune qualification préliminaire. Et simplement en pratiquant ainsi, par ce simple fait, le mental sera purifié de façon graduelle. Vous allez perdre votre intérêt pour les objets de ce monde, du monde extérieur et du monde intérieur, de votre mental. Parce que vous allez découvrir cette tranquillité en vous, ce silence qui est plénitude, complet en lui-même. Vous n’avez pas besoin de quoi que ce soit pour être heureux. C’est le bonheur sans aucune cause, la joie parfaite, celle qui ne dépend de rien.
Donc, en pratiquant le seul « vritti » de l’illimité, ou ce « je suis », qui est aussi un « vritti », vous allez détruire tous les autres « vrittis ». Cette pratique purifiera le mental et d’une manière ou d’une autre, elle génèrera un détachement des objets du monde. D’un autre côté, vous pouvez aussi pratiquer le détachement à travers une juste compréhension. C’est à dire, en comprenant, que tout attachement est une invitation à souffrir. Ainsi, vous allez devenir de plus en plus détaché. L’attachement implique la souffrance. Le désir implique la souffrance. Mais la même énergie qui est présente dans le désir doit être sublimée dans le désir du Soi, du vrai Soi, le désir du Divin. Alors, ce désir vous conduira à la liberté complète de tout autre désir. Ce désir, cette aspiration, va brûler la forêt de vos autres désirs. Cela, vous laissera sans désir.
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