Centre de Yoga de La Bertais

Information sur les activités du Centre et échange entre les Amis de La Bertais-Vassot

Mireille Morant

Souffle dans le vent

date_range 30 août 2017
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                        Robert Zimmerman

 

 

 

Vous devez sans doute avoir entendu parler du prix Nobel de littérature (cliquez sur le lien pour lire la news) décerné le 13 octobre 2016 à ....Robert Zimmermann, alias Bob Dylan. Pour "avoir créé dans la grande tradition de la musique américaine de nouveaux modes d'expression poetique"(dixit les nobels)

A l'époque certains linguistes émérites s'étaient offusqués qu'un prix d'une telle ampleur aille à un ...chanteur, un vulgaire baladin. Shocking !
Mais beaucoup d'autres, la plupart d'ailleurs, reconnaissaient l'immense talent du natif du Minnesota pour écrire des paroles et reconstituer toute une histoire de l’Amérique à travers ses textes.
Il avait d'ailleurs déjà reçu en 2008 le prix Pulitzer, qui récompense traditionnellement des travaux journalistiques, pour, selon les mots du jury, « son profond impact sur la musique populaire et la culture américaine, à travers des compositions lyriques au pouvoir poétique extraordinaire ».

Les chansons de Dylan (il a bien sorti 40 albums studio, sans compter les "bootlegs series", les live et autres compilations) sont autant de saynètes sociologiques ou d'envolées amoureuses et politiques. Il n'est qu'à voir le nombre de livres sortis (poèmes ou proses, paroles de chansons) par l'américain ou sur son oeuvre.

Il était très difficile de choisir une chanson parmi la multitude créée par le bonhomme. En voici quelques morceaux choisis, pour vous faire (ou refaire) une idée. (avec images d'archives permettant de retracer la carrière)

La règle pour les nobels exige que le lauréat se présente et ou fasse un discours afin de recevoir son prix et la somme (non négligeable - environ 800 000 euros) qui va avec.
Il semblait dans un 1er temps que l'artiste de 75 ans allait boycotter ce cérémonial, voire carrément refuser son prix. Puis il est venu, le 1er avril, presqu'en catimini et à huis clos (entre 2 concerts) rencontrer les académiciens du Nobel Prize et recevoir la fameuse médaille..

Restait le discours. Celui-ci a été enregistré et envoyé le 4 juin 2017 : 27 minutes de paroles non pas chantées, mais racontées, accompagnées de musique, avec une connotation poétique indéniable.

J'en avais entendu parler en écoutant une de mes émissions fétiches du PAF : celle de Michka Assayas sur France Inter : Very good trip de 21h00 à 22h00 en semaine.
Il partait en fait de Buddy Holly, musicien qui aurait donné à Dylan l'envie d'écrire des chansons. Et alternait des extraits (traduits) du discours en question, avec des chansons de l'artiste.
très intéressante émission. Je vous la met en Podcast

Et voici quelques extraits :

« Quand j’ai reçu le prix Nobel de Littérature, je me suis interrogé sur ce qui reliait vraiment mes chansons à la littérature, j’ai voulu y réfléchir et trouver les liens. Je vais essayer de l’expliquer, et très certainement empruntant quelques détours mais j’espère que ce que je dirai sera utile et réfléchi. Si je devais remonter à l’aube de toute cela, je commencerai par Buddy Holly … il est mort quand j’avais 18 ans et lui en avait 22… »

Et si Dylan parle de Buddy Holly c’est parce que ce rapport à la mort, celle de Buddy Holly ou celles des héros de roman, va traverser toute sa musique et ses lectures : il cite Don Quijote, Ivanhoé, Gullivers, Robinson Crusoe… Mais trois grand livres ressortent, et d’abord Moby Dick.

« Moby Dick est un livre fascinant un livre plein de scènes dramatiques, de dialogues plein de théâtre (…) Le livre exige beaucoup du lecteur (…) Achab la poursuit la baleine à travers les mers du globe mais c’est un but abstrait, rien de concret ou de défini… » Moby Dick, remarque Dylan, c’est plein de références bibliques : Melville mélange les mythes judéo chrétiens, les mythe Hindous, des légendes Anglaises, St George, Hercule et Persée… la mythologie Grecque Mais aussi la phrénologie, différentes théories scientifiques et même une histoire de la marine : « on ne voit que la surface des choses, chacun peut l’interpréter à sa façon »

Et Dylan d’évoquer la question de la croyance, du Re-Born, « et tout ceci trouverai une place indirecte dans plusieurs de mes chansons ». L’autre livre qui marque Dylan c’est A l'Ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque « un livre où l’on perd son enfance, sa foi dans un monde sensé (…) on est coincé dans un cauchemar : typhus , dysenterie, morphine, fièvre… Outre la diction le phrasé, on remarque que Dylan raconte le livre depuis la première personne, mais du pluriel : Dylan joint l’expérience intime au grand récit collectif et c’est la même chose quand il parle de L’Odyssée récit d’un voyage sans fin, qu’on est tenté de rapprocher de la tournée sans fin de Dylan, avec ses adversaires, ses doutes, ses trahisons et Dylan de conclure ainsi : « Qu’est-ce que ca veut dire ? mes chansons et celles des autres ont été influencées par les mêmes thèmes, qui ont un sens différent, ce qui compte c’est que la chanson vous touche (…) Je n’ai pas besoin de savoir ce qu’une chanson veut dire (…) Dans certains poèmes de John Donne, ce poète et prédicateur du temps de Shakespeare, que j’aime beaucoup, certains vers comme «The Sestos and Abydos of her breasts. Not of two lovers, but two loves, the nests » ne veulent rien dire mais ils sonnent bien, et il faut qu’une chanson sonne bien. Il en revient à la fin de l’Odyssée et à Achille (et non Héraclès) qui règne dans un royaume des morts …

« Et les chansons doivent être vivantes dans le monde des vivants, et les chansons ne sont pas comme de la littérature elles doivent être chantées et non lues, les mots de Shakespeare doivent résonner sur une scène, comme les paroles d’une chanson (…) J’espère que vous pourrez les entendre de cette manière, en concert, ou au disque ou de n’importe quelle façon… J’en reviens à Homère qui dit « chante en moi vieille muse et à travers moi, raconte l’Histoire »

Si vous voulez écouter (et lire) l'intégralité de ce discours, le voici. Je n'ai pas trouvé de sous-titres français, mais en anglais.
Facilement traduisibles et c'est surtout intéressant d'entendre le timbre et le phrasé du chanteur.

 

Publié dans Musique
Mireille Morant

La fanfare des coeurs solitaires du sergent poivre

date_range 31 juillet 2017
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Drôle de titre diriez-vous.
C'est la traduction du fameux "Sergent peppers lonely hearts club band", un des albums les plus remarquables des Beatles.
Cette fois je pense que, en terme d'article "rock", chacun devrait à peu près s'y retrouver.
En outre, l'album en question vient de faire  l'objet de nombreuses émissions, articles de presse, voire concert (dont celui de France Inter en direct où le musicien Rover interprétait tous les morceaux) et réédition "de luxe".
Il a en effet 50 ans. C'est  le 1er juin 1967 que ce huitième album des Beatles est sorti et a fait l'effet d'une révolution dans ce nouveau monde de la pop.

A l'époque les Beatles étaient déjà des immenses stars. Adulés par des hordes de fans hystériques (surtout des filles) qui hurlent, pleurent, s'évanouissent durant les concerts. On parle de Beatlemania.
Un documentaire récent, réalisé par Ron Howard, (et diffusé il y a peu sur les chaines du groupe canal - mais il peut aussi se voir au cinéma) relate très bien cette période.
Titre du film : "eight days a week". (Et c'est aussi une chanson du groupe.)

Le film se focalise sur cette "beatlemania" : les concerts et les tournées, la conquête de l’Amérique..Des images rares et inédites qui montrent le succès incroyable de ces quatre musiciens durant les premières années, de 1962 à 1966, du Cavern Club de Liverpool à leur dernier concert à San Francisco...

Mais le quatuor (pour célèbres prénoms : John, Paul, George et Ringo) finit par en avoir assez de ces concerts où ils ne peuvent même plus s'entendre jouer.
C'est aussi le moment où la consommation insouciante de "tubes", chansons en 45 tours commence à faire place à l’écoute assidue d’albums entiers.
Ils se réfugient  alors dans leur studio d'Abbey Road. Loin de l'hystérie des fans, et durant plusieurs semaines, (4 mois)  ils vont bricoler, inventer, mélanger des instruments, tenter des expérimentations sonores en empruntant sur tous les plans. Et en jouant même avec un orchestre symphonique.

Avec cet album les Beatles ont prouvé qu'ils n'étaient pas qu'un simple groupe de rock pour adolescents et ils ont ouvert la voie à une création débridée, commencée outre atlantique avec l'album" Pet Sounds "des Beach boys et préfigurant les utopies hippies et le psychédélisme qui n'avaient pas encore gagné l’Angleterre.
C'était un album foutraque, une célébration de joie et de mélodies dans la morosité d'une époque marquée entre autres par le meurtre de Che Guevara, les émeutes raciales à Detroit ou encore la révolte qui grondait dans les universités britanniques et les prémisses des manifestations françaises ou celles contre la guerre du Vietnam

Il a vite été considéré comme un chef d'oeuvre. Et 50 ans après, c'est toujours d'actualité.

Avec des chansons intemporelles : "With a little help from my friend", "Lucy in the sky with diamonds", "When I'm sixty four", "A day in the life" (ci-dessus), "She's leaving home" et bien sûr la chanson éponyme ...et encore d'autres

La pochette de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band signée Peter Blake a fait un certain effet à l'époque. On y voyait les Beatles photographiés en costumes colorés de fanfare (d'où le titre) avec en arrière-plan un collage de personnages historiques et contemporains. Il s'agissait d'une galerie de personnalités admirées par les membres du groupe. Et la liste est longue. A vous de chercher (façon Charlie) les Karl Marx, Tony Curtis, Edgar Allan Poe, Marilyn Monroe, Marlon Brando....et eux-mêmes à leurs débuts. Si vous voulez approfondir et tous les identifier, voici un lien à cet effet.

Un album référence comme ils disent.

Publié dans 10-Coups de coeur culturels, Films, Musique
Mireille Morant

La parenthèse estivale

date_range 13 juillet 2017
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Ah les vacances !
Me voici donc aux manettes de cette « période » de l’année, propice à tous les fantasmes , projets et désillusions : j’ai nommé l’été !
Je ne sais pas si vous avez remarqué les mines réjouies ou les sourires en coin des présentateurs de journaux TV et de météo quand il s’agit de montrer les 1ers départs sur les routes ou les installations dans le mobilhomme ainsi que 1ers plongeons dans l’eau.  .
Tous les ans c’est la même chose et tant pis pour ceux qui ne partent pas ou les paysans inquiets quant à la sécheresse.

Le magazine Telerama du 05/07/17 donnait la parole à un historien : Christophe Granger, qui a publié un ouvrage : "La saison des apparences. naissance des corps d'été" ed Anamosa
Très intéressant article. Il dit entre autres : "...l'été est la saison des ruptures, et la première consiste à rompre avec l'habitude d'avoir des habitudes. le temps estival est une suspension, avec un début et une fin bien marqués. Cette parenthèse rend les règles et convenances caduques : alors qu'on est contraint toute l'année par un emploi du temps et un cadre de travail stricts,  par le poids de nos vêtements et de nos soucis quotidiens, durant l'été, tout se relâche ! En se libérant des injonctions ordinaires, nos manières d'être se transforment pour afficher, le temps d'une saison, de nouvelles valeurs : la décontraction et l'insouciance (.....). Ceux qui ne parviennent pas à jouer sur le jeu de la rupture et à adopter les "bons" comportements sont progressivement exclus de la représentation légitime. L'été peut être très violent. Continuer à faire ce que l'on fait le reste de l'année est mal accepté. Ne pas rentrer dans le moule (partir en vacances - loin de préférence - se dénuder sur la plage, bronzer), ne pas parvenir à éprouver ce bien être qu'il y aurait à "enfin" soi-même, tout cela est très mal vécu par de nombreux français. Sous ses airs libres, la parenthèse estivale est normative et culpabilisante. On a construit une règle qui ne dit pas son nom."
Et c'est un peu la réflexion que je me faisais en regardant les JT de début juillet.

Et tous les ans, j’évoque aussi ce moment de l’année où le blog se fait en demi-teinte, avec articles plus espacés et rediffusions éventuelles de notre riche collection.
Récemment j’avais précédemment évoqué cette période sur bien des aspects (que vous pouvez toujours relire en cliquant sur les liens adhoc):
- En 2016 : aspect historique 1936 avec les 80 ans des congés payés « blog sous parasol »
- En 2015 : aspect plus philosophique « vous avez dit vacances » (dans le style de l'article de Telerama)
- En 2014 : texte de Georges « en été » et appel à vos souvenirs des fameux « tubes de l’été ». (vous avez d'ailleurs été nombreux à contribuer)

Et cette année je refais donc appel à la communauté Bertaisienne pour contribuer à alimenter le blog sous parenthèse estivale.
C'est aussi l'occasion d'adresser des cartes postales de vos lieux de villégiature, des recettes de cuisine, un film, un concert, des photos, vidéos...
Ces articles peuvent être plus légers, parfois décalés.
Et pourquoi pas accompagnés de musiques, chansons sur les thèmes de l’été (ah « Summertime » par Janis Joplin, ou « Holidays » par Michel Polnareff, publiés les années précédentes.)

A vos manettes
Pour conclure, j'avais envie d'illustrer la période par un clin d’œil désuet : "les fameuses vacances de Mr Hulot"

 

 

Publié dans Messages non classés
Mireille Morant

Dès que le printemps revient….

date_range 20 avril 2017
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Oyez, oyez
Fleurissez aubépines et cerisiers, roucoulez tourterelles, ressortez les sandales et les ombrelles !
Les fossés se couvrent de jaune et de blanc : du tendre des primevères à l’insolence des boutons d’or et le déploiement des ombellifères.
Vous l’aurez deviné : c’est le retour du printemps. Tellement attendu par certains, plutôt dans l’ordre des saisons pour les autres, mais néanmoins relativement clément et enchanteur.
Petite publicité personnelle, si vous avez un penchant floral et que vous êtres abonné récent sur le blog, je vous conseille d’aller découvrir la série sur les fleurs des champs que j’avais postée ici même et qui suivait l’ordre des floraisons par mois et par fleur « pressable ». Cela s’appelait « herbiers des campagnes bretonnes – cliquez sur ce lien pour le 1er épisode »
Aujourd’hui, pour fêter de manière ludique cette saison, (et pour rester fidèle à ma réputation musicale sur ce blog), voici un petit florilège de chansons, morceaux divers avec pour thème le printemps.
Vous verrez que cette fois, Mireille n’a pas fait dans le « rock pur et dur » ou dans le « bretonnant » (qui sont habituellement ses marques de fabrique). Mais, habitée encore par le week-end avec Christophe et Murielle, j’ai respecté les lois de la différence et proposé une gamme variée.
Alors à vos écoutes ! Et vos commentaires et suggestions.

Simon and Garfunkel : April comes she will

Parce que nous sommes en ce mois d’avril, et que cette chanson de Simon and Garfunkel me semble tellement correspondre, courte et ciselée, évanescente et si mélodieuse. Et puis hommage à ce duo hors pair.

Vivaldi : « les 4 saisons » - Le Printemps

Je crois bien que c’est la 1ere fois que je poste un morceau de musique classique. En plein dans le thème bien sûr. Avec une introduction que « je me disais bien que je l’avais entendue quelque part ». La vidéo est longue, mais je n’ai pas voulu toucher à l’œuvre. A la rigueur vous pouvez la mettre en arrière plan musical en lisant d’autres articles du blog..

Edith Piaf : "enfin le printemps"

Alors là, dans le répertoire de la variété française, on se régale. A croire que les chanteurs hexagonaux ont vraiment un penchant naturel printanier. Entre Claude François et son « Printemps qui chante », Hugues Auffray et son "dès que le printemps revient " - titre de l'article -, Léo Ferré avec « C’est le printemps », on n’a que l’embarras du choix. Alors pourquoi Edith Piaf ? Déjà pour lui rendre hommage. Et parce qu'il y a un côté "vintage", qu'on ne voit pas beaucoup sur le blog. Et puis en ce moment je visionne des vieux films sur Arte, comme récemment "Les portes de la nuit".

Ella Fitzgerald et Louis Armstrong : April in Paris

Pareil, je crois que c’est la 1ere fois que je poste une vidéo de jazz. Mais que voilà deux grands maitres en la matière. Et ce mois d’avril, comme ils savent l’évoquer en voix et trompette.

Jacques Brel : Au printemps

Un maitre. Pas grand-chose à dire.

Girls In Hawai : The spring

On reste en Belgique, et me revoilà dans mes musiques de prédilection, avec ce groupe que j’avais déjà évoqué dans un article sur le rock belge. Girls in Hawai. Un travail d’orfèvre.

Blonde Redhead : Spring and summer fall

Pour montrer que Mireille aime toujours le rock un peu « péchu », avec ces disciples de Sonic Youth..
(dans le titre ils cumulent même 3 saisons en même temps)

Buffalo Springfield : medley "For what it’s worth" et "Mr Soul"

Cette fois le printemps n’est pas dans le titre d’un morceau mais dans celui du groupe . Et quel groupe ! Je pense que le nom ne dira pas grand-chose à beaucoup d’entre vous, mais si je vous parle de Stephen Stills et surtout de Neil Young, là bien sûr… C’était leur première formation. Ça ne date pas d’hier, (50 ans déjà !) mais les bases mélodiques étaient là. Et comme vous savez, je suis une telle fan de Neil Young (au moins déjà 2 articles sur ce blog, dont celui-là que j'aime particulièrement), je ne pouvais pas laisser passer…

Allez, à vous maintenant ! A vos morceaux de musique, ou poèmes, ou photos ..

Publié dans 10-Coups de coeur culturels
Mireille Morant

la la lere…..

date_range 5 mars 2017
visibility 116 consultations

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela n'a pas dû vous échapper : les affiches, les articles de presse, le "buzz médiatique" et les multi récompenses jusqu'aux récents oscars. Avec un titre qui sonne  chantant et donne le "la" : le "la, la land" pour être exact.

Annoncé en fanfare comme "le retour de la comédie musicale"," jubilatoire" pour les uns, "prétentieux" pour les autres. Parfaitement "hollywoodien" dira celui-ci, "décevant" dira celui-là en se référant par exemple aux célèbres oeuvres classique du genre, les Minelli et autres "Tous en scène" ou  "West Side Story"
Le film fait débat. Avec néanmoins une critique plutôt positive.

Personnellement j'ai toujours eu un faible pour les comédies musicales et j'étais bien curieuse de voir ce qu'allait donner ce "phénomène". Tout en sachant que, lorsqu'il y a un très gros effet d'annonce, cela a tendance à me réfréner, à me dire que je vais être déçue par rapport aux attentes. Georges de son côté serait plutôt réfractaire au genre.
Nous l'avons donc vu, ce fameux film, oui, et avons tous deux été conquis. Moi plutôt côté chant et danse et comment ces deux parties interagissent, se complètent. Georges plus sur l'aspect cinématographique, le scénario, les attentes et désenchantement. Et même l'acteur principal, Ryan Gosling, dont je ne suis pas fan de 1ere heure, s'en sort très bien, jeu juste.

A vous de vous en faire une idée, ou d'apporter votre ressenti si vous avez déjà vu le film.
Voici un aperçu du début :

Mais cela m'a donné l'idée d'un article "récréatif", (après tout les vacances se sont terminées il n'y a pas longtemps et c'est le week-end, et le printemps arrive...) retraçant les grandes heures du genre, du moins certains moments que j'ai particulièrement apprécié.
L'histoire du cinéma est ponctué de chefs d’œuvre de "musical".  (genre qui allie les dialogues, chants et danses). Aussi bien du coté américain (Stanley Donen, Vincente Minelli et les couples Fred Astaire/Syd Charisse..) que français (Jacques Demy, Christophe Honoré..)
Sans compter les productions Disney (oui, oui - du roi lion", aux princesses libérées).

Loin de moi de vouloir faire un historique.
Je préfère juste vous partager quelques vidéos de films qui m'ont fait vibrer dans le style, mais c'est purement personnel.
Et puis un petit "entertainment" , ça change.

Je suis sure que vous avez plein d'autres séquences en tête. Qui sont liés à un moment de votre histoire, à des goûts particuliers...A vous d'en témoigner dans les commentaires de cet article un peu "à part"

Un des plus universellement connus.  Combien de fois il a été montré, combien de fois j'ai pu le voir, l'entendre. Dans le style de cette grande époque on peut citer aussi : "un americain à paris", "tous en scène", "une étoile est née"...

 

Là aussi mondialement connu. Avec ce thème de l'amour fou mais contrarié.
C'est un thème qui revient très très souvent dans la comédie musicale. Deux êtres que leur milieu (ou autre) oppose et qui sont attirés jusqu'au bout, lequel bout se termine parfois mal...

 

Un de mes préférés. Plutôt Rock and Roll.  La fameuse histoire de Faust et du fantôme de l'opéra. Par Brian de Palma. Je n'arrivais pas à choisir un morceau, alors voici cette petite chronique d' Arte pour vous donner envie de découvrir ou re-découvrir.

 

Dans la série des comedies musicales rock and roll et disco, de type "Grease", Saturday Night fever", en voici une que mes enfants ont adorée, visionnée en boucle, avec un Johnny Depp presqu'adolescent : "Cry Baby"

 


"Moulin Rouge" de Baz Luhrman. (avec N Kidman et E Mc Gregor). Encore une version de Romeo et Juliette. Foutraque et flamboyant, reprenant des tubes de Police et Nirvana. Un régal

Et en France...
Là aussi nous sommes bons dans le style. Avec des compositeurs comme Michel Legrand, Michel Berger, Claude Michel Schônberg...
En voici quelques séquences :


Sans doute La séquence la plus connue de ce film de Demy, la plus chantée (avec celle des "soeurs jumelles " des "demoiselles de Rochefort")
Tout le film était chanté..

 


"Les chansons d'amour" par Christophe Honoré, réalisateur peu connu, sensible (et breton, et même carhaisien..)

 


On connait la chanson de A Resnais. Ou les personnages soudain entonnent des  playbacks de tubes de variétés françaises. (De Johnny Hallyday à Serge Gainsbourg en passant par France Gall..) Mais quelle jubilation !

 


Et puis une dernière. En parlant de France gall, comment ne pas évoquer "Starmania", avec Daniel Balavoine et son fameux "SOS d'un terrien en détresse". Ce n'est pourtant pas la version de Balavoine que je mets là, mais celle des québécois de 1988. Parce que c'est le CD que ma fille et ses cousines écoutaient en boucle et qu'elles ont même érigé en spectacle. Et le chanteur Norman Groulx n'a pas à rougir par rapport à Balavoine.....

Voilà, je pourrais encore en mettre des tonnes...mais il faut bien arrêter..
Mais à vous maintenant

Publié dans 10-Coups de coeur culturels, Films, Musique
Mireille Morant

Lam Rim

date_range 31 octobre 2016
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Toolbar - ReplayEn cette période où est rappelée notre échéance fatale, à coups de chrysanthèmes et de fréquentation inhabituelle des cimetières, et à l’occasion d’une conversation avec une collègue, j’ai repensé à un article que j’avais rédigé il y a plus de 8 ans et qui demeure d’une actualité perpetuelle.
Sur le thème de la vie et de la mort, du changement et de l’opportunité qui nous est donnée ici de pouvoir consacrer notre existence à l’Essentiel.
Inspirée de la tradition bouddhiste.
Et comme c’est encore les vacances, cela permet de poster un replay d’un article ancien (et actuel)
Je vous le mets tel quel, puis un rappel sur l’échange de l’autre jour avec ma collègue.

 

 

maitreya2.jpg

 

Dans notre démarche de recherche spirituelle nos deux premiers maitres étaient tibétains : Lama Zopa et Lama Yeshé. Nous leur devons beaucoup pour notre cheminement actuel et avons d'ailleurs prévu avec Georges de leur consacrer un article ultérieurement. Parlant anglais,  ils avaient   en outre très bien intégré le mode de pensée des occidentaux et savaient transmettre l'enseignement en partant de nos spécificités, avec un humour et une acuité remarquables.

Cet enseignement était basé essentiellement sur "Les étapes  progressives vers l'éveil", connu sous le nom de Lam Rim. (Instructions données par le grand maitre bouddhiste Atisha au 10ème siècle,  utilisant les enseignements de Bouddha comme des méthodes pratiques pour transformer les activités quotidiennes en la voie qui mène à l’illumination)

" Tout le problème réside dans le fait que nous ne sommes pas conscients de la réalité des choses. Tout comme une drogue, les conceptions erronées font que notre esprit est halluciné... L'esprit est la source des souffrances et du bonheur. Si vous négligez de protéger votre esprit, vous ne pourrez pas fermer la porte de la souffrance ni ouvrir la porte du bonheur... A chaque instant, vous êtes libre de choisir ... L'enseignement complet du Lam Rim, le Chemin Graduel vers l'Illumination, est transformation de la pensée. Son but principal est de dompter l'esprit."  Lama Zopa

Un des premiers thèmes dans ces étapes était celui de la "précieuse renaissance humaine". Il nous en a parlé, lama Zopa, de cette chance d'être là aujourd'hui et du fait qu'on n'en profite même pas en n'étant jamais là on est, en oubliant notre essence de vie. (ça doit sûrement vous rappeler d'autres choses).

Et pour cela il nous racontait maintes fois (et d'une manière tellement détachée que ça nous a marqué) des histoires de quotidien banal où par exemple une jeune fille vient d'avoir son bac, s'apprête à partir en vacances, il fait beau et ..elle se fait renverser sur un passage piéton. Elle était là, elle ne l'est plus. Vous êtes ici dans cette salle, mais peut-être que tout à l'heure, au repas, vous avalerez quelque chose de travers et vous mourrez étouffé. Plein d'exemples comme ça, il n'arrêtait pas d'en donner. A l'époque, on trouvait même qu'il insistait un peu trop là-dessus.

Vivre l'instant pleinement, évidemment, c'était la leçon.

Et puis la semaine dernière, mon fils m'apprend qu'un copain de sa bande et du même  age (24 ans) a trouvé la mort  en faisant du surf au Costa Rica. Cet évènement a profondément perturbé ce groupe d'amis. (et pas seulement, personnellement, j'ai vécu des instants d'identification émotionnelle très forts)

Lorsqu'il est revenu de l'église, notre fils nous a raconté qu'ils sont allés saluer le cercueil et que, sur celui-ci, il y avait la photo du copain, un cliché pris par sa petite amie sur une plage ensoleillée du Costa Rica quelques minutes avant qu'il n'aille rencontrer la vague meurtrière. Il était souriant, le ciel était bleu. Et maintenant cette photo repose sur un cercueil plombé, par une matinée de pluie.

J'ai beaucoup repensé au Lam Rim.

Vivre pleinement, évidemment, cette précieuse renaissance humaine.

Et vendredi dernier, lors de "la pause café" avec une nouvelle collègue, celle-ci m'a évoqué le drame survenu dans son enfance :
son frère de 19 ans était passionné de cyclisme et participait régulièrement à des courses le week-end.

Un dimanche matin, tout content, il annonce avec un grand sourire que "cette fois il va les ramener, la médaille et le bouquet !".
Et dans le milieu de l'après midi, ce n'est pas un bouquet fleuri qui se présente, mais deux gendarmes annonçant aux parents que leur fils s'est tué en tombant de vélo sur une jardinière de géraniums en béton. Il était. Il n'est plus
.
(ma collègue me faisait savoir que c'est entre autres depuis ce temps que les casques sont obligatoires pour les coureurs cyclistes)

Je suis persuadée que dans vos histoires personnelles vous en avez des exemples de ce types. Lam Rim.

 

Publié dans 06-Autres Maîtres et enseignements, 07-Témoignages personnels, Sangha news
Mireille Morant

Un voyageur solitaire

date_range 1 septembre 2016
visibility 61 consultations

Voilà donc un moment qu'il n'y a pas eu d'articles musicaux sur le blog.

L'idée m'est venue, à l'occasion de la diffusion d'un morceau à France Inter.  Je conduisais sur une petite route du centre Bretagne, écoutant une émission pas du tout musicale mais ..culinaire (étonnant non de la part de Mireille ?  - Pour les amateurs il s'agit de "on va déguster"). Et tout à coup, une pause musicale comme souvent dans ce type d'émission. En général je n'y prêt pas attention. Mais là : un joyau brut !  (même pas annoncé par l'animateur, quel scandale !).
Un morceau nouveau que je n'avais pas encore entendu et qui me semblait si bien résumer le talent de ce grand artiste méconnu.

Ce monsieur officie déjà depuis près de 50 ans et pourtant, ce n’est pas un artiste que vous reconnaitrez de par sa présence dans les médias, réseaux sociaux ou autres « talk-shows du samedi soir ». Non, ces plateaux promotionnels, il les fuit depuis toujours.
Vous ne reconnaitrez pas non plus son visage sur CD ou à la une d’un magazine. Non là encore l’artiste ne se montre pas. A ses débuts à la rigueur. Mais souvent , ses pochettes de disques ne le font figurer que comme silhouette aperçue de dos ou masquée.

il voyageun oiseau s'est poséprisonnier de l'inutile

 

 

 

 

 

 

Et, grande rareté, il ne se produit jamais, jamais sur scène.
Et pourtant, sa musique, ses mélodies, son timbre de voix si particulier et ses paroles sont à classer dans la rubrique des grands, à l’égal des Bashung (pour qui il a composé), Christophe, Murat.

Un voyageur solitaire, comme le titre d’une de ses chansons les plus connues (si on peut parler ainsi). Gerard Manset comme coordonnées d’état civil. 71 ans. Et qui « sévit » dans une sorte d’anonymat pour le plus grand nombre et de présence forte pour quelques-uns.

C’est justement ce titre « il voyage en solitaire » qui l’a fait découvrir,  son « tube », si j’ose m’exprimer ainsi, en 1975. Auparavant (en 1968)  il en avait aussi composé un autre  "animal on est mal" assez médiatisé.  A l’époque hirsute barbu, dont on sentait que  se montrer dans un clip n’était déjà pas son truc. (attention séquence "vintage").

Puis il a bourlingué, sur plusieurs continents, Asie, Amérique, en rapportant des carnets de voyages ou de photographie. Car l'homme ne fait pas que chanter. Ce n'est d'ailleurs pas sa vocation première, étant plutôt porté sur la peinture, le dessin et la photographie. Comme peuvent le montrer certains de ses livres ou expositions.
Il a collaboré avec d’autres artistes, (Bashung donc, mais aussi Indochine, Raphaël, Florent Pagny, Julien Clerc), a donné de très rares interviews, plutôt radiophoniques d’ailleurs, ou dans des magazines spécialisés, telle celle-ci dans telerama en 2014
Et produit des disques dont certains sont devenus des musts, des références ("La mort d'Orion"," Royaume de Siam", "Matrice", Prisonnier de l'inutile"..).
"Matrice" justement demeure un de nos albums préférés. Parce que c'est celui qui nous a fait découvrir le bonhomme. (Via l'émission de Bernard Lenoir.). Tous les morceaux sont intenses. On les a écoutés et ré-écoutés encore. (Ah ce fameux "camion dans la nuit" et cette "banlieue nord" ! )

Puis, nous l'avions perdu de vue, remplacé par de nouvelles découvertes (surtout des groupes dits "indépendants") Et l'homme se faisait aussi encore plus discret.
Mais l'actualité nous rattrape car il vient de sortir un nouvel album en 2016 : "Opération" Aphrodite (pas mon préféré) qui montre encore la vitalité du bonhomme.
Et a sorti un projet - compilation.
Sans oublié un album de reprises de ses chansons par des artistes tels Francis cabrel, Brigitte Fontaine , Jean-Louis Murat, Françoise Hardy..et d'autres..intitulé : "Route Manset" (je ne suis pas spécialement sûre que l'intéressé y aie vraiment adhéré.

Je vous disais que les apparitions scéniques du bonhomme sont rares. Caractère à part, sans compromission. Mais en voici une qui correspond vraiment à ce qu'il est, à ce qu'il dégage.

Les paroles sont également remarquables, d'une fluidité et force poétiques rares. Prenez le temps de les écouter.
Pour illustration, en voici quelques unes, extraites de "Matrice" - chanson : "et toutes choses"

Et toutes choses se défont
Comme le plâtre des plafonds
Comme le vin du carafon
Quand il devient couleur de cendre
Et qu'on voit le niveau descendre
Et que la plaie reste sans fond
Et que personne ne répond
Que toutes choses finiront
Après le pain blanc, le pain rassis
Et toutes choses sont ainsi

Et puis je voudrais conclure par un autre hommage, à un grand artiste, disparu depuis 7 ans déjà.
Il se trouve que Manset lui avait composé certains titres, dont celui-ci, poignant, chanté par Bashung quelque temps avant sa mort : "Comme un lego"

Publié dans 10-Coups de coeur culturels, Musique
Mireille Morant

Tartinades estivales.

date_range 20 août 2016
visibility 45 consultations

Toolbar - ReplayOn continue sur les rediffusions blogiennes, en ces temps de repos estival. Et justement cet ancien article, plus récréatif si l'on peut dire me semble tout à fait approprié pour vous permettre de finir l'été sur des notes gustatives partagées.
A vos cuisines.
(Mireille)

pesto.jpghoummous.jpgrillettes_thon.jpg

Les vacances, l'été, le soleil, le farniente dans le jardin, les apéros ou repas entre amis..voilà une période propice à déguster des tartinades.
Depuis des mois, je confectionne régulièrement des pistous, des hoummous, des thoionnades, de plein de façons.
La plus classique demeure le tartinage (d'où le titre) sur rondelles de baguette ou tranches de pain bio (voire craquelins de St Malo), ou alors le "dip", entendez "trempage". Disposé dans un petit bol, le mélange accueillera aussi bien les crudités que les chips (ou les gressins italiens).
En verrine c'est super aussi, il suffit d'en mettre un peu au fond du verre et de compléter par des tomates séchées, des crevettes ou saumon, ou concombre au yaourt (ou plein d'autres choses), puis de finir par crème fouettée, ou un style crumble.. Bref, à vos imaginations et papilles ! Et aussi à votre mixer ! (ustensile presque indispensable)
Voici donc  pas moins de neuf recettes pour commencer :

Les pestos, ou la fête du  roi basilic ! peut aussi servir chaud avec des pates. Il se décline sous différentes versions : "verde", bianco", rosso" (à vous d'imaginer d'autres. (précision, il y a aussi presque toujours de l'ail)

tomates.jpg1) - Pesto rosso :
-1 dizaine de tomates séchées
- 1 tomate fraiche bien mure
- 100 g de parmesan
- 1 petit bouquet de basilic
- 1 gousse d'ail pelée et dégermée
- 50 g de pignons de pin torréfiés dans une poêle à sec
- 1 pincée de piment d'espelette
- Huile d'olive (environ 6 à 8 cuillères à soupe)
On mixe le tout et c'est prêt.
(J'ai essayé à la fin une fois de rajouter une c à s de crème fraiche liquide, c'était super aussi)

roquette.jpg2) - Pesto verde
- 1 poignée de roquette (ou épinards jeunes, ou les deux)
- 1 bouquet de basilic
- 50g de pistaches décoquillées
- 100 g de parmesan
- 2 gousses d'ail pelées et dégermées
- 6 à 8 C à S d'huile d'olive
on mixe le tout. Belle couleur verte

coeurs_d__artichauts.jpg3) - Pesto Bianco
- 1 boite de coeurs d'artichauts
- 1 bouquet de basilic
- 75g d'amandes en poudre
- 100 g de parmesan
- 1 gousse d'ail pelée et dégermée
- 6 Cà S d'huile d'olive.
Pareil aussi, il faut mixer

Si vous voulez faire sensation, que ce soit en apero-party ou en pasta-party, faites donc les trois versions. En plus il aura de belles couleurs..

Hoummous
Pour ceux que le basilic (ou le parmesan, ou l'ail) ne branche pas, il y a donc les Hoummous, à base donc de pois chiches. On en trouve dans les rayons frais des magasins, du côté des tzatzikis et poissons fumés. Mais rien ne vaut un hoummous maison (je sais qu'il y a des spécialistes à la Bertais) et ses variantes à la coriandre, ou le remplacement des pois chiches par les petits pois. Allez, c'est parti !

pois_chiches.jpg4) - Hoummous de base
- 1 boite de pois chiches (poids net 380 g)
-  3 cuillères à soupe de tahiné (pate de sésame) ou 1 cuillère à soupe d'huile de sésame.
- 2 cuillères à soupe de jus de citron
- 3 cuillères à soupe d'huile d'olive
- 1 gousse d'ail écrasée (eh oui y'a encore de l'ail, mais ce n'est pas obligatoire)
Mixer le tout, en insistant pour que ce soit fin, car la peau des pois chiches met longtemps à devenir purée. D'ailleurs, si vous trouvez de la purée de pois chiches, c'est encore mieux) Rajoutez éventuellement du citron ou de la pâte de sésame selon votre goût.

coriandre.jpg5) - Hoummous à la coriandre et au citron vert
- 1 boite de pois chiches (poids net 380 g)
- 1 botte de coriandre
- 1 gousse d'ail
- 5 c à s de crème fraiche
- le jus d'un citron vert
- 3 à 4 c à s d'huile d'olive, sel, poivre
on fait tourner le mixer, on goute, on rectifie..
petits_pois.jpg

6) - Hoummous aux petits pois
- 600 g de petits pois surgelés (ça fait un sac en général)
- le jus de 3 citrons (+ le zeste de un - pas obligé)
- 50 g d'amandes en poudre
- 6 C à S de purée d'amandes
- 1 gousse d'ail
- 10 c à s d'huile d'olive
- sel et poivre
Pareil que d'hab, on mixe, on goute, on rectifie..

epinards.jpg7) - caviar épicé aux pois chiches et aux épinards
- 1 petite boite de pois chiches (150)
- 150 g d'épinards cuits
- 1 gousse d'ail
- 1 cà c de graines de cumin
- 1 c à c de coriandre moulue
- 2 c à s de jus de citron
- 1 c à c de tahin
- 3 c à s d'huile d'olive
On mixe, on goute, on rectifie

aubergines8.) - caviar d'aubergines
- 1 grosse aubergines cuite au four (soit coupée en 2 et mise à griller à four chaud - soit enveloppée dans du papier alu et cuite aussi au four chaud)
Il faut que la chair soit fondante, ramollie. On y ajoute :
- 1 gousse d'ail,
- du citron
- du thym
- de l'huile d'olive
(et pour la version : "baba ganoush", on y ajoute du tahini, comme dans l'hoummous)

Et pour terminer, deux petite tartinades à base de boites de thon et sardines..
thon.jpg9)  - Tartinade de thon
- 1 grande boite de thon à l'huile d'olive
- 1 grosse cuillère à s de tapenade
- 1 pincée de piment d'espelette
- le jus d'un citron
- 2 c à c de gomasio
- ciboulette
- 1 1/2 gousse d'ail (pas nécessaire)
- 1 c à s de crème fraiche liquide, sel poivre
On met tout dans le mixer (même l'huile du thon)

sardines.jpg10) - Rillettes de sardines
(pas le peine de faire au mixer - mélanger à la fourchette. On peut rajouter un peu d'huile d'olive ou de la crème liquide si on préfère la version dip)
- 1 bonne boite de sardines (ça ne manque pas en Bretagne, par exemple celles à l'huile d'olive et piment d'espelette)
- 1 boite de fromage frais style à tartiner, comme le St Moret
- 1/2 échalotte ciselée
- 1 c à c de vinaigre style xeres
- quelques brins de ciboulette ou persil
- le jus d'un citron (sauf si vous prenez une boite de sardines au citron, dans ce cas il en faudra moins)
- Poivre, sel
Voilà, bon appétit !
la prochaine fois, on pourra voir la confiture d'oignons ou les tapenades. Là aussi des bonnes bases..
(notamment, pour en mettre sur des petits ronds que vous aurez fait avec la pate feuilletée qui vous restait de la tarte tatin, et rajoutez du fromage de chèvre, un peu de thym et hop au four pour justement des petits..fours)

Enjoy your time !

Et n'hésitez pas à faire part de vos propres recettes et trucs..

Publié dans 02-La vie de la Maison, A table
Mireille Morant

Une traversée « pas comme les autres »replay

date_range 2 août 2016
visibility 65 consultations

Toolbar - ReplayUne des rubriques du blog se nomme : "temps forts passés" .
Et des temps forts, il y en a eu à la Bertais depuis sa création et relatés ici sur ce blog depuis 8 ans.
Il y avait bien sur les week-ends exceptionnels, avec ceux de la lignée tels Arnaud , Denise, Eric, Alain, Emmanuel, Véronique, Annick, mais aussi Thierry, Yves, Geoffroy...
Et puis d'autres invités, sur un thème tel l'écologie avec Pierre Rabbhi, le christianisme avec Michel Fromaget, ou sur une présence telle Swâmini  Umananda etc.
Sans compter les "moments forts internes" avec les week-ends concoctés par Yann et Anne-Marie, et les retrouvailles de la Sangha lors de chantiers ou week-ends méditation, bref de quoi se donner l'envie de se replonger dans les archives.
Il y en a certains cependant qui, dans mes souvenirs, demeurent plus vivaces : celui avec Colette et Daniel Roumanoff, le dernier avec Arnaud, le premier avec Eric et le fameux de mai 2009 avec Alain et Corinne Bayod et...la traversée de, la baie du Mont St Michel à pied. Ah il restera dans les annales, celui-là. l'article original avait l'objet d'une parution le 24 mai 2009.
Pas seulement pour cette marche atypique, mais aussi tout le WE, dont un compte-rendu avait fait l'objet d'un article précédent et que vous pouvez retrouver ici
Je vous reposte donc  aujourd'hui ce moment fort ,  profitant ainsi d'adresser toutes nos plus chaleureuses pensées à Alain.
(Mireille)

le_car.jpg

 

Samedi 16 mai, 17h00, un car attend à l'entrée de la Bertais. Pas banal.
Et des participants au week-end s'y dirigent, avec sac à dos et pique-nique. Plutôt rare. Cela fait genre promenade scolaire..

appel.jpgD'ailleurs, nous avons droit à un "appel" par notre présidente.
Dans la joie et la bonne humeur.

Puis, routes de campagne dans l'Ille et Vilaine, et la Manche,  traversées de petits villages endormis, puis Avranches et direction le Bec d'Andaine. On a vu beaucoup de verdure par les fenêtres,  des teintes de printemps, des fleurs, des pâturages, des vaches et des moutons, mais pas de merveille des merveilles au loin. Le chauffeur a mis le chauffage à fond.

Encore quelques virages et nous voici au terminus des départs à pied vers le Mont, reconnaissable à ses panneaux explicatifs, son bureau des guides de la baie et les sanitaires pour se changer.

guide.JPGOui, car la traversée se fait pieds-nus et en short, ou alors le pantalon bien remonté au-dessus du genou. Nous faisons connaissance avec le guide rouge, cheveux longs, blonds  et barbe, buriné, du genre de celui qui a été façonné par le sel et le vent de la baie, tellement il a dû en faire de traversées.

Explications de Corinne sur la marche silencieuse, le point d'appui du paysage, des pas,

et puis explications du guide sur les rivières que l'on va traverser (la sélune, la Sée), sur la vase, les risques de glisser et tomber sur les fesses, l'évocation des fameux sables mouvants, le fait que le Couesnon n'est pas franchissable, que la marée est remontante mais plutôt basse...
pr__paration.jpg     d__part.JPG   on_d__barque_dans_la_baie.JPG
On débarque enfin dans la baie avec le Mont au loin.

Un autre invité s'est joint à nous : c'est le vent, qui nous accompagnera tout le temps. Ce qui explique les bonnets et capuches et cols bien fermés.
Le départ se fait sur un sol de sable grisâtre, ondulé par les marée, avec quelques coquillages qui grattent un peu. une des choses qui m'a le plus surprise est l'absence de la mer. Où est elle ? Du plus loin que je regarde, ce ne sont que variantes de gris, de sables, de petits cours d'eau et le Mont en ligne de mire ainsi que Tombelaine, ce bout de rocher orphelin qui semble drainer sa solitude sous le ciel pesant.

Début de la traversée, sable plutôt dur

La balade était silencieuse, le seul bavard demeurant le vent. Le groupe s'est étiré un peu comme au Tour de France : un groupe de tête, quelques échappés qui se trouvaient entre les deux (j'en étais, surtout du fait de mes arrêts pour prendre une photo, puis de mon rattrapage ensuite, comme Anne-marie, mon  rythme n'était guère régulier, mais bien intériorisé quand même).

Au départ nous traversions de petits cours d'eau, pas de quoi fouetter un chat, même pas froid..

Une des nombreuses traversées d'eau.

pied_vaseux.JPGPuis on a rencontré un sol glissant et les pieds s'enfonçant dans une sorte de vase visqueuse qui rentrait par tous les interstices des orteils et ne nous quittera plus, malgré nos efforts de nettoyer en passant dans les cours d'eau. Il y a avait encore un autre passage vaseux ensuite.

guide_dans_l__eau.JPGattente.JPG

C'est ce qui faisait l'intérêt de cette balade méditative. Ressentir les différentes textures du sol, la vase donc, le sable dur, puis le sable où l'on s'enfonçait un peu plus, et les cours d'eau .

 

Notre guide testait d'abord la profondeur avant de nous donner l'autorisation d'y aller.

Pour les plus petits d'entre nous, dont je suis, on a pu avoir de l'eau jusque bien au dessus du genou quand même!


 Attente avant autorisation de traverser

Et le groupe redémarre, confiant, on remonte néanmoins les pantalons au maximum.

Le vent et la contact des pieds nus sur la sable commencent à faire surgir des sensations de froid aux pieds, voire d'insensibilité, mais le Mont se rapproche.
Et surtout une aventure qui avait été évoquée un peu par tout le monde, mais qui tenait un peu de la rumeur selon certains, eh bien, ce n'était pas une légende. Les sables mouvants existent, on les a testés, certains s'y sont enfonçés..

 


C'est la première fois que je voyais un truc pareil. L'impression de marcher sur un matelas d'eau ou un trempoline.
Alain nous avait dit, dans la grande salle, à l'occasion d'une question : "sur le chemin, ce n'est grave d'aller lentement, le plus grave c'est de s'arrêter" (enfin ce n'est pas la vraie phrase mais ça y ressemble).
Eh bien c'est pareil pour les sables mouvants. Il faut se mouvoir avec eux. Si on reste, on s'enfonce inexorablement...
le guide a beau faire le malin, nous dire qu'il faut dans ce cas se mettre à genoux pour en sortir, voire ramper, ce n'est pas le réflexe que l'on a de premier abord. Non, on tente en fait de "tirer" la personne vers soi et d ece fait, on s'y enfonce aussi et c'est une autre personne qui vient tirer..
Nous étions contents d'en sortir quand même..

Et puis, deux bonnes heures plus tard, et encore quelques petits cours d'eau et passages vaseux c'est le pied du Mont version arrière, avec ses végétaux.
toujours un ciel gris, du vent, des pieds froids pour certains et contents de se les laver à l'arrivée, de mettre chaussettes et pantalon et de savourer une promenade sur les remparts, un pique nique réparateur et même un coucher de soleil rose avant de prendre le car.

arriv__e_au_mont.jpgon_se_change.jpgbaie_vue_du_mont.jpgcoucher_de_soleil.jpg
Superbe Expérience

 

Publié dans 01-Les activités, Temps forts passés
Mireille Morant

Blog sous parasol..

date_range 20 juillet 2016
visibility 35 consultations

conges payes2

La période estivale débute aussi sur le blog. (malheureusement voilée par l'ombre de cette mi-juillet - voir l'article précédent)

congespayes3Ah, les vacances ! Justement on en célèbre les 80 ans, le fameux «été 36» : les congés payés, les 1ers séjours des ouvriers au bord de la mer, les billets de chemins de fer à prix réduits. Hommage donc à Léon et son gouvernement populaire qui auront compris la nécessité de se reposer, de décompenser du monde du travail.

Donc premiers jours de soleil, Euro et Tour de France, (et aussi les drames..) et les abonnés au blog qui s’en vont et s’en reviennent au gré de leurs locations saisonnières, voyages lointains, séjours familiaux ou autres campings.  Ou certains bien sûr qui ne partent pas (comme un français sur 3) mais mettent peut-être à profit cette période pour faire autre chose.

Bref voici venir l’été et autant de possibilités d’articles un peu plus récréatifs : petits instantanés d’une ville visitée, carte postale d’un pays, le livre emporté sur la plage, le film conges payes5divertissant, l’exposition remarquable, la randonnée épuisante – mais quel beau paysage - , le festival de musique rassembleur, les recettes de salades et confitures etc..

Autant de moments à écrire, illustrer et faire partager sur ce bon vieux blog.

Allez-y ! Lâchez-vous : un poème, une photo, une chanson, tout ce qui vous lie un tant soit peu à ce moment d’été.

Mais, comme nombre d’entre vous serez surement « déconnectés », on a pensé que le blog pouvait lui aussi, à l’instar des médias nationaux, suivre la loi des « rediffusions ».

plage conges payésAprès tout il a désormais presque 10 ans d’existence et beaucoup d’entre vous n’étaient pas abonnés et ont certainement « zappé » certaines pépites parues. Et d’autres ont surement oublié.

Donc ces mois de saison vont voir refleurir quelques moments choisis ou florilègesToolbar - Replay, mais toujours pertinents, articles que vous pourrez toujours commenter, même des années après.

 

 

Publié dans 02-La vie de la Maison
Mireille Morant

Quelques pauvres mots debout devant l’innommable

date_range 17 juillet 2016
visibility 79 consultations

Ce n'est pas ce que j'avais prévu de publier au départ.
A vrai dire j'avais préparé un article plutôt récréatif sur "le blog en vacances".

J'ai hésité à le mettre quand même, avec un petit préambule, car la réalité est et la vie poursuit son cours.
Mais en cette période de deuil national, et encore "ébranlée" par les évènements, je ne le sentais pas vraiment.
Et puis sur la page facebook de Gilles, il y a eu ce texte qu'il a écrit en référence à cette nuit du 14 juillet,  et il nous a donné (oh combien) son autorisation de le poster sur le blog de la Bertais.
Le voici donc.

Gilles

 

Quelques pauvres mots debout devant l’innommable.

D’où vient la violence, je veux dire, où prend elle naissance, dans quel coeur dévasté, dans quel champ de ruines affectif ? Ou grandit elle jusqu’à maturité, jusqu’à ce moment où elle se manifeste au monde pour laisser son ineffaçable marque, dans quel désert , dans quelle zone morte ?
Comment un être humain, jadis un bébé ouvrant ses yeux plissés et présentant sa face ridée au monde, un petit garçon avide de jeux et de camaraderie, un adolescent assoiffé d’exister, comment une personne , à ce seul titre digne de respect , comment cette personne peut elle, un jour, une heure, un soir, une nuit, comment cette personne peut elle en venir à se muer en camion fou, en bombe ambulante, en détonation léthale, comment une personne, cette personne, peut elle se trouver à ce point coupée, à ce point anesthésiée, à ce point ivre d’un vin infernal qu’elle en arrive à se précipiter vers une mort sanglante avec l’intention de décimer sur son passage femmes, bébés, enfants, jeunes gens, inconnus qui chacun ont des parents, proches, amoureux, progénitures, qui aujourd’hui vont eux aussi être fauchés par la nouvelle de leur élimination absurde …

D’où vient la violence, où est elle, ma violence, celle que je porte dans mes soubassements, celle qui peut par un instinct primaire monter dans mes affects et mes pensées quand j’apprends semblable nouvelle au saut du lit ?

Et mon amour, ou est il lui, mon amour, celui qui m’est inhérent parce que je suis vivant, que je suis venu à la vie ?
Ou est il cet amour qui reste et demeurera la réponse essentielle, qui n’exclut aucune des autres (mesures, actions, précautions, réflexions …)

Il n’est pas dans mes émotions lâchées comme des bêtes , pas dans cette avidité d’images impudiques, de remplissage médiatique, il n’est pas dans cette enfilade de vaines pensées qui s’entrechoquent en pure perte. Il est dans la retenue, l’ouverture au Plus Grand, quelle qu’en soit ma petite conception , il est dans la dignité, il est dans l’obstination à la démocratie , si imparfaite et frustrante, et pourtant seul rempart collectif contre la barbarie , il est dans le soin toujours renouvelé que je vais mettre ce matin à sourire à mes voisins, à ne pas m’impatienter comme un âne parce que je dois faire une demie heure la queue à la poste, il est dans cet apéritif inattendu que m’offre l’antiquaire de la place de Saint Savin chez qui je suis entré jeter un oeil, alors que je le rencontre pour la première fois, il est dans la foi sur laquelle je veillerai jalousement au plus précieux de ma personne, il est dans l’écoute que je donnerai tout à l’heure aux uns et aux autre venus me consulter , il est dans mon écriture, si dérisoire et si fière, il est dans la poésie qui ne désarmera jamais, il est dans le lien, les liens, tout ce qui relie à rebours de cette affreuse séparation , de cette épouvantable solitude et de toutes les caricatures de fraternité qu’elle engendre quand celui qui s’est perdu en vient à se chercher dans une internationale de la mort ..

Je ne veux pas qu’on recouvre d’un drap bleu la tête de l’amour qui serait mort en moi ; je ne veux pas que la foi qui m habite et m’anime s’éparpille en autant de cadavres qui jonchent un bord de mer ; je ne veux pas que l’humanité reçue en partage et qui ne subsiste que par le partage finisse par être assourdie par le bruit des ambulances convoquées par une violence dont on se demande d'où elle vient et où elle va.

 

Publié dans 06-Autres Maîtres et enseignements, 07-Témoignages personnels, 11-Regards sur le monde
Mireille Morant

Rock belge

date_range 11 mai 2016
visibility 74 consultations

drapeau belge1

Cela faisait longtemps que je n'avais pas parlé musique.. Bien sûr j'entends plusieurs se dire : Ah Mireille, encore du rock. pas faux, mais ... du belge !

On évoque beaucoup nos amis belges actuellement et malheureusement dans des circonstances plutôt dramatiques.
Alors aujourd’hui, je voudrais témoigner du côté multiculturel si foisonnant de ce plat pays.

Et il y en a vraiment pléthore, entre les dessinateurs, les cinéastes un peu décalés, les humoristes assez décalés aussi, les sportifs et j’en passe....
Et pour la partie qui (vous le devinez), m’intéresse un peu plus : le fameux rock belge.
Je l’avais déjà évoqué dans des articles précédents et cette fois j’y viens.
La Belgique a donc fourni des artistes immenses en matière musicale, et plein d'autres talents incroyables, que ce soit des wallons ou des flamands. L'unité dans la culture.
Trois des plus connus : le grand Jacques Brel (qui mériterait de faire l’objet d’un article à lui tout seul), l’actuel Stromae et le très vintage Adamo. (ça ne nous rajeunit pas, oui..)
En ce qui concerne la scène rock, elle est demeurée plus confidentielle mais alors quelle classe !
Honneur à l’ancien : son nom de scène va résonner aux oreilles d’entre vous : Arno, sorte de Tom Waits flamand qu’on croirait sortir de bars peu fréquentables, mal habillé, voix rauque et cheveux poivre et sel en bataille. Mais il n’a pas son pareil pour donner vie à ses morceaux et c’est ainsi que sur une route du Rock estivale, il a réussi cet exploit de faire chanter les festivaliers (très pointus en matière de rock indépendant) sur l’air des « filles du bord de mer » de son collègue Adamo .
La boucle était bouclée. Chapeau bas.


Arno : Les filles de bord de mer

Le groupe qui m’a vraiment fait découvrir le rock belge, au début des années 90, porte lui aussi un nom qui sonnera à vos oreilles : dEUS (c’est l’orthographe précise). Carrément
Il s’agit d’un groupe flamand amené par un leader charismatique : Tom Barman.
On les a vus plusieurs fois en concert et , forts de leur demi douzaine de musiciens, ils dégagent une sacrée énergie dans leurs morceaux et sur scène.Ils ont dorénavant acquis une renommée internationale.


dEUS - For the roses

Dans le sillage, plusieurs membres du groupe sont allés former d’autres projets (Zita Swoon, Dead man ray, Ozarc Henry) faisant ainsi émerger cette scène bouillonnante, mais ne dépassant pas néanmoins en notoriété le microcosme connaisseur « indé ». Dommage.
Un exemple avec le groupe Venus.


Venus - Beautiful days

Et puis mes deux gros « coups de cœurs » de ces dernières années :

Ghinzu
mené par un musicien et aussi homme d'affaires « habité ». Et qui continuait encore récemment d’exercer, si si, c’est peut-être pour cela que le rythme de sortie de leurs albums est lent.
Longs morceaux incarnés, atmosphère prenante. Superbes sur scène.


Ghinzu - Blow

Girls in Hawaii
Contrairement à ce que leur nom indique, ils ne jouent pas de l’ukulélé en chemise à fleurs, même pas sûr qu’ils aient foulé les plage aux cocotiers.
C’est un groupe de fratrie, aux compositions très mélodieuses, aux voix qui s’enchevêtrent, se complètent à merveille. Une grâce. Pas beaucoup d’albums non plus, mais le groupe a fait une pause après le décès accidentel d’un des frères.
Dans ce morceau d’ailleurs ils évoquent ce frère (batteur) disparu.


Girls in Hawaii - Not dead.

Et pour finir sur une conjonction musicale bienvenue, je ne pouvais pas ne pas évoquer le grand Jacques cette fois interprété par un autre grand récemment disparu : David Bowie, reprenant « Amsterdam »

David Bowie - Port of Amsterdam

On avait commencé par Arno reprenant Adamo et on finit par Bowie reprenant jacques Brel..
Boucles bouclées. Petit pays mais grand talent.

Publié dans 10-Coups de coeur culturels, 11-Regards sur le monde, Musique
Mireille Morant

Le marché du Guilvinec en guise de résolution

date_range 17 mars 2016
visibility 66 consultations

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Georges et moi avons passé quelques jours entre les deux fêtes de fin d'année dernière dans un gite du Pays Bigouden entre Lesconil et Le Guilvinec.
Juste au bord des dunes, très venté, paysages plutôt désolés et rudes  mais justement par là-même envoutants. Une atmosphère..

Nous sommes venus régulièrement dans cette région et y avons même effectué une saison artisanale durant quelques étés.
Et je me rappelais du fameux marché du mardi au Guilvinec. Le plus grand du pays disent les autochtones. Toutes les rues du centre ville colorées par des stands de nourriture locale (les pêches bien sûr, dont les famous langoustines, mais aussi pains de toutes sortes, oignons, andouilles, cidres et kouign amann), les vêtements et pulls marins et brodés, les bijoux celtiques..
Les sacs en tous genres, linge de maison et tous les fruits concourant à une foison bariolée.
Ça sentait bon le lard rôti, les crêpes...Ça parlait avec l'accent breton  inimitable..
Il fallait bien toute la matinée et un gros cabas pour en faire le tour.

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Et donc, en ce mardi d'hiver, je me faisais une joie d'arpenter à nouveau ces étals et d'apprécier la production locale.
Première surprise, aucun parapluie de marché à l'horizon. La rue principale telle que la veille, plutôt déserte. Mais où sont ils les camelots ? Où sont les bruissements de l'activité hebdomadaire, les clients qui arrivent de tout le pays ?
J'ai pensé m'être trompée de jour, mais non on est bien mardi..
Petit renseignement auprès d'un autochtone et il nous annonce qu'en hiver le marché se tient sur une petite place autour de l'église. Petite place, ça oui : une dizaine de camionnettes avec fruits légumes, charcuterie et les indispensables galettes crêpes !

Sous un ciel chargé, luttant contre le vent. Parfum de tristesse.
Adieu mon plaisir de flâner et de fouiner.

Tout simplement CE N'EST PAS CE QUE J'ATTENDAIS.
Toujours cette métaphore de l'élastique de Daniel Morin, où mon degré d’attente créé une tension ne permettant pas le lâcher-prise et l'appréciation sereine de ce qui est là ce jour la.

20151229_111139

C'est sur cette leçon, qui rejoint mille autres situations quotidiennes du même style, nous montrant qu'on n'est pas "là où sont nos pieds" comme dirait Anne Marie, que j'ai pris cette résolution "mepienne" pour 2016 : accepter ce qui se présente là, qu'il y ait ensuite ou non une action à poser, commencer par le reconnaitre tel quel. Et non pas rester accrochée à "ce que j'attends".
C'est toujours un peu la même chose, me direz-vous. Oui, mais à travers ce tout petit exemple du marché du Guilvinec, je vois bien que c'est loin d'être acquis... Alors je m'en remets une couche !

Publié dans 04-Enseignement d'Hauteville, 07-Témoignages personnels, 08-Vos créations artistiques et littéraires, 09-Voyage voyage..., Daniel Morin, Vos Photos
Mireille Morant

la citation du lundi (n° 59)

date_range 4 janvier 2016
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"Chacun s'accorde à reconnaitre l'existence de graves problèmes économiques, sociaux, écologiques. Les spécialistes peuvent en débattre, chacun dans son domaine, laissons-leur la parole, écoutons-les. Mais en fait, la clef réelle ne réside ni dans l'écologie, ni dans l'économie, ni dans la sociologie, si sérieux que puissent être tous les travaux accomplis dans ces divers domaines. Elle se trouvent dans les mentalités. Elle tient à l'être humain lui-même, à sa manière de percevoir et de concevoir l'existence"

Arnaud - "Regards sages sur un monde fou"- p 23-24. Editions la table Ronde

et un peu plus loin sur la même page :
"L’opposition entre l'être et l'avoir a beau être un thème rabâché, il n'en est pas moins crucial. Un monde qui donne la priorité absolue à ce qui est destructible, qui privilégie l'accroissement de l'avoir sur la culture de l'être, est un monde malade et donc à plus ou moins brève échéance condamné."

 

Publié dans 04-Enseignement d'Hauteville, Arnaud
Mireille Morant

Voeux 2016

date_range 31 décembre 2015
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Il y a tout juste un an, je vous souhaitais à tous sur ce blog une bonne année 2015.
En terminant l'article par une citation d'Arnaud qui se trouvait être les dernières lignes de son dernier livre arnaud2("La paix toujours présente").

Je vous les remets ici tant elles s'avèrent toujours fortes dans ce monde que 2015 a vu encore plus fou  :
"Je dois quand même vous dire que "quelque chose" - et quelque chose qui n'est pas anodin - continuera à "vous" concerner même si le "moi" s'est dissipé : la souffrance des autres. Que contribuer à diminuer le malheur autour de vous devienne une inspiration pour votre victoire personnelle sur votre propre souffrance.
Ne soyez pas impatients. Soyez fidèles à vous-mêmes jour après jour, étape après étape. regardez très loin à l'horizon vers quoi vous allez et regardez de très près où vous posez les pieds, pas après pas."

Et, hasard du calendrier, pour cette transition 2015/2016, je vous annonce d'autres textes d'Arnaud, cette fois par le biais de  la parution récente d'un nouveau livre :
"Réponses pour le présent" - Editions du relié
Ce livre  regroupe des entretiens que Marc de Smedt a eu avec Arnaud entre 1969 à 2011.
Couvrant ainsi toute la période évolutive de son enseignement.
Avec en plus un CD audio. Nul doute qu'avec ce nouvel ouvrage "la transmission selon Arnaud continuera à féconder les coeurs".
Je n'ai pas eu encore eu l'occasion de le lire, ni de l'écouter, mais que voilà une bonne entrée en matière pour 2016.

Et nous vous souhaitons, durant cette année à venir, de persévérer dans votre pratique, sans refus ni sans appropriation de ce qui se présente, de trouver "nos réponses pour le présent"  et de participer ainsi à  faire vivre la Bertais ("cet ashram rare" comme nous l'avait dit Geoffroy).

2016

 

NB perso : mes parents auraient eu 100 ans cette année

 

Publié dans Arnaud, Calendrier, Sangha news