Centre de Yoga de La Bertais

Information sur les activités du Centre et échange entre les Amis de La Bertais-Vassot

Nathalie Fricheteau

La belle aventure

date_range 28 septembre 2011
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C'est la fin d'une belle aventure qui va se boucler lors de la prochaine venue de Denise Desjardins parmi nous.

J'ai découvert que Denise Desjardins avait un passé artistique, lors d'un séjour à la Bertais, en juillet 2008, en regardant le film de Guillaume Darcq «De la révolte au lâcher prise». En découvrant les peintures de Denise et surtout celle du tableau «Les Quatre Eléments», j'ai vécu ce que je ressens quand je suis devant la toile d'un grand peintre. De ce moment est né une énergie, une envie de voir ces toiles en vrai.

Je n'avais pas mis de mots sur ce que je vivais. C'est Denise qui m'a permis de mettre des mots. Elle le décrit très bien dans deux livres : « Le réel et nous », chapitre VIII, le cimetière d'El Khettar et « Le Défi d'être », entretiens avec Gilles Farcet. Mais ce qui est sûr, c'est qu'instinctivement je sentais que cela me faisait du bien.

 

 

Lors de la venue de Denise Desjardins en 2008, je lui ai demandé s'il y aurait un jour un livre sur ses œuvres. Elle a répondu que non, que c'était du passé.

Nous en avons discuté avec Marie-Laure Duigou et nous étions d'accord qu'il pouvait être fait quelque chose à ce sujet. Marie-Laure a fait part à Denise de notre projet d'éditer un livre sur ses peintures. Denise a donné son accord. Et ce fût le début de l'aventure. Contacter les personnes qui étaient en possession des œuvres, organiser les voyages pour faire les photos des œuvres, prendre des renseignements et des conseils sur comment photographier des peintures... Au fur et à mesure du temps, Denise s'est impliquée. Elle nous a ouvert des portes, elle a facilité le travail.

 

 

Mon contact avec Denise m'a permis de réaliser un rêve : approcher de près une artiste, parce qu'elle a connu des peintres que j'aime, comme Picasso, Braque... A travers la vie passée d’artiste de Denise que j'ai découverte au fur et à mesure, j'ai été comme une « groupie ». Elle a vécu une vie que j'aurais aimée vivre. Elle a eu aussi le désir de s'arrêter alors qu'elle commençait à être connue. Je suis admirative de ce choix.

En vivant cette aventure j'ai profité des émotions que je voyais pour pratiquer. Certains ont bien sûr entendu parler de mes difficultés que cela soit lors des rencontres du GSMP, ou de week-ends à la Bertais. Ce fût important pour moi.

 

 

J'ai aussi été aidée sur le chemin par Denise. Sa sollicitude, son attention, son implication dans le projet ont été des béquilles pour continuer à avancer. J'ai découvert une femme riche de son vécu, de son cheminement. J'ai aussi été touchée par l'accord immédiat de Gilles Farcet pour écrire la préface.

Vous verrez donc dans quelques jours le résultat. C'est la première fois que je livre à tous un projet personnel. Il m'est difficile d'écrire ce que je ressens devant un tableau, c'est de l'ordre de la sensation. Je n'ai pas cherché à comprendre la peinture, surtout si elle est abstraite. J'ai juste regardé, senti, laissé monter ce qui vient...

 

Publié dans 04-Enseignement d'Hauteville, 07-Témoignages personnels, 10-Coups de coeur culturels, Denise, Littérature
Nathalie Fricheteau

U2, l’expérience du moment présent

date_range 16 octobre 2010
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Magique scène au Stade de France

Samedi 18 septembre, certains d’entre vous étaient dans le silence et la médiation. J’étais dans le bruit ou plutôt la musique et l’excitation. Je vous avais fait part, il ya plusieurs mois de mon vécu quant à l’achat des billets pour voir U2 au Stade de France. Depuis, tous les mois, je me disais : « plus que six mois… plus que deux mois… plus qu’un mois… ». Et à chaque fois, je vivais ce moment le plus consciemment possible. Je me préparai à vivre ce concert VRAIMENT. Cela fait depuis aout 1981, que j’écoute U2. Je ne les avais jamais vus en concert et j’en avais envie. Je réalisais donc un rêve et pour vivre cela je voulais être le plus éveillée possible.

Préparation de la scène

11 mois d’attente, de préparation pour 2 heures de magie. Arrive le JOUR, Samedi 18 septembre. Les jours précédents j’avais eu un emploi du temps chargé y compris le samedi jusqu’à 11 heures. Puis à midi, j’ai senti mon corps se détendre, et je me suis préparée à cet évènement. Aller à Paris est en plus un vrai plaisir pour moi. J’y ai vécu, pour mes études et le début de ma vie professionnelle, et je m’y sens comme un poisson dans l’eau. J’ai même besoin d’y revenir régulièrement me ressourcer. Et oui, nous sommes tous différents !

Le temps était au beau, et l’humeur joyeuse. J’étais avec Philippe, mon mari et un couple d’amis. Après une halte à Saint-Michel et le Parvis de Notre Dame, nous nous sommes dirigés vers le stade de France. La boule au ventre est alors arrivée. Une boule de joie. Un fait tout simple l’a mise en route. Dans le RER sur l’écran d’indication des horaires des trains sur le quai, en bas il était indiqué « U2 en concert au Stade de France ce soir 20h30 ». J’ai eu à ce moment l’impression de participer à un évènement important. Cette sensation d’appartenir à un groupe, à une foule qui va vivre le même évènement. Je suis sensible à ce genre d’émotion. Cela me ramenai aussi des années en arrière, quand je vivais à Paris, que je n’avais pas l’argent pour aller à tous les concerts que je voulais. Je réparais alors ce manque.

Tout dans le trajet me préparait à l’arrivée au Stade. Les gens qui montaient de plus en plus nombreux, les questions que certains voyageurs se posaient sur l’heure, le lieu… Puis ce fut la sortie de la gare RER, et tout de suite c’est l’ambiance : des baraques à frites, du monde et de la musique, celle de U2, bien sûr. Quand je suis arrivée devant le Stade de France, j’ai pris un moment pour me poser. Vivre le moment : ÇA Y EST, J’Y SUIS ! Ce bâtiment est en plus imposant ce qui rajoute un peu à l’émotion. J’ai fait la même chose en rentrant dans le Stade, vivre le moment. C’est un lieu impressionnant par sa taille et sa configuration, on est dans un lieu fermé et pourtant la vision est très large.

En première partie il y eu Interpol, je connaissais une de leur chanson « Evil » (groupe à découvrir, je vous mets le morceau).
02 Evil

Le Stade n’était pas encore plein et ils ont eu le talent de chauffer les personnes déjà présentes.

Puis ce fut l’attente du moment. J’ai essayé d’être le plus présent, de ne pas m’évader vers la futilité, revenir à moi, à ce que je vivais. A un moment, la musique est devenue un peu plus forte,  c’était David Bowie « Space Oddity ». Pour moi la boucle était bouclée. J’avais vu Bowie en concert en 1984 à l’Hippodrome d’Auteuil. Je suis depuis de nombreuses années très attachées à la musique de U2 et de Bowie. Puis le public a commencé à s’agiter, et sur l’écran géant on a vu le groupe arrivé. Ce fut un grand moment de bonheur. Je me sentais comme une enfant. Comme si on m’avait promis quelque chose et que je l’avais enfin. J’en ai encore des frissons en écrivant.  Pour compléter ce beau moment la chanson était « Beautiful day »  C’était vraiment un très beau jour. Je vous mets le lien juste pour le plaisir.

J’ai donc vécu ce concert comme une enfant, sans me poser de question, que dira mon voisin, mon mari, les autres. Il n’y avait que moi et mon plaisir d’être au concert de U2, de partager ce moment avec 96 000 personnes, de le vivre pleinement. Ce fut magique. A un moment, sur une chanson de leur dernier album, j’ai senti ma vision s’élargir, et mon cœur s’ouvrir. Les larmes sont montées, elles ont coulées simplement, des larmes de bonheur. Un moment de vie présente, et bien présente. J’ai vécu ce moment de libération dans le premier tiers du concert. Jusqu’à la fin je suis revenue sur mon ressenti physique à chaque fois, que je voyais que ma vision se refermait. J’ai ainsi vécu ce concert en conscience. Il y eu plusieurs beaux moments pendant le concert, et je vous invite à aller sur You tube. Un en particulier m’a ému. Le groupe a commencé à jouer les premiers notes de la chanson : « I still haven’t found what I’m looking for ». Bono n’avait pas commencé à chanter que les spectateurs ont chanté ce refrain. Un beau moment de partage.

Quand ce fut la fin, je n’ai pas ressenti de frustration. D’avoir vécu ce moment présent, j’étais comblée. C’était fini tout simplement.

Depuis je vis toujours avec l’énergie de ce concert et des beaux moments. Un vrai régal pour mon cœur.

Un dernier pour la route : à Dublin, leur fief : "Bloody sunday"

Publié dans 07-Témoignages personnels, Musique
Nathalie Fricheteau

Denise Desjardins artiste

date_range 25 mai 2010
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"En Juin 2008, j'ai fait un séjour à la Bertais. Lors de celui-ci, j'ai visionné le DVD «  de la Révolte au lâcher prise ». Dans ce film, on peut voir des oeuvres de Denise Desjardins. J'ai été touchée par les peintures que j'y ai vu. Quelques mois plus tard, lors de la venue de Denise à la Bertais, je lui ai demandé s'il y aurait un jour un livre sur son parcours artistique. Elle a répondu que c'était du passé.

Denise_Chesnay_livre.jpgNous en avons discuté avec Marie-Laure, et elle a obtenu de Denise un accord de principe sur l'édition d'un livre de ses oeuvres. Ce fut alors le début d'une belle aventure. Celle de voir de près les oeuvres. A chaque fois, j'étais touchée. C'est quelque chose que j'ai du mal à mettre en mots. Quand je suis touchée par une oeuvre, ma tête disparaît, mes pensées s'effacent, et je suis un avec la peinture que j'ai face à moi. C'est une liaison directe de mon coeur à l'oeuvre. Je ne cherche pas à savoir ce que l'artiste a pu exprimer, je me laisse simplement aller. C'est du domaine du ressenti. Denise en parle très bien dans le livre : « Le défi d'être ».

Cette histoire m'a aussi permise de côtoyer une artiste de son vivant, d'échanger avec elle sur ce qu'elle a vécu, sur son parcours. Au fur et à mesure des noms célèbres qu'elle évoquait (Picasso, Giacometti, Soulages …) je réalisais à travers Denise un désir : approcher le milieu artistique, avoir la vrai version de ces personnages. Au cours de mes études, j'ai découvert Gala Dali. Après avoir été la maitresse de Paul Eluard, de Max Ernst, elle fut la femme et l'égérie de Dali. J'enviais le destin de cette femme : Etre en relation avec des hommes remarquables. En travaillant sur l'oeuvre de Denise, j'ai réalisé ce rêve.

A ce jour, Denise a validé l'une des trois propositions que je lui avais faites. Vous avez un aperçu de quelques pages montées (Les textes ne sont là que pour la mise en page. Les textes définitifs sont en cours d'écriture). Gilles Farcet a donné son accord pour la préface. Une info de dernière minute, Denise a accepté d'accompagner les oeuvres de textes ou phrase pour chaque oeuvre.

Denise est arrivée dans les groupes Gurdjeff, par l'intermédiaire d'Etienne Martin. Celui-ci avait entrainé Denise sur le chantier des Vitraux de l'Eglise de Baccarat. Il lui a mis entre les mains le livre « Fragments d'un enseignement Inconnu ».

DENISE_DESJARDINS31.jpgJ'avais pensé que nous aurions accès aux adhérents de Hauteville, comme nous avons eu accès à ceux de la Bertais. Arnaud a répondu qu'il ne souhaitait pas en parler. Gros refus de ma part. Je suis alors rentrée dans un marasme qui a duré un bon mois. Ce fut donc l'occasion de mettre en pratique. Revenir au point de départ Ici et maintenant, à ce qui est : pas d'annonce sur le projet à Hauteville. Je suis maintenant en paix avec la réponse d'Arnaud.

De ce fait, il faut trouver d'autres moyens de diffuser l'information. Tous les gens que nous avons rencontrés pour ce projet, nous ont dit que c'était une bonne idée. Catherine, Noël et moi souhaitons que cette idée voit le jour et dans un futur très proche. Denise n'est pas éternelle...

Nous vous invitons donc à être nos ambassadeurs auprès de vos proches, relations, amis... Et qu'ils soient eux aussi les ambassadeurs auprès de leurs proches, amis, relations. Un effet « boule de neige » sur internet. C'est pourquoi, vous pouvez aussi télécharger le bon de souscription.

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Denise_Desjardins___3.jpgDenise_Desjardins___4.jpg

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Nous sommes aussi présents si vous avez besoin, ou pour toute question :
amis.desjardins.chesnay@gmail.com

Publié dans 10-Coups de coeur culturels, Arts, Sangha news
Nathalie Fricheteau

A propos de l’affaire Courjault

date_range 4 janvier 2010
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Il s’est déroulé en juin 2009 au Tribunal de Tours, le procès de Véronique Courjault. Elle est accusée d’avoir tué trois nouveau-nés.

 Au début de l’affaire, quand j’ai vu cette femme faire une conférence de presse pour dire que les bébés retrouvés dans le congélateur de sa maison, n’étaient pas à elle, je l’ai vite cataloguée dans la catégorie « manipulatrice ». Je pensais qu’elle me prenait pour une idiote en niant l’évidence.

 Puis, le hasard de la vie a fait que j’ai eu un autre écho de l’histoire. Notre conseillère en banque vit dans une des maisons qu’à occupé le couple Courjault. Lors de la phase d’enquête, elle a passé un moment difficile quand les enquêteurs lui ont dit qu’ils allaient fouiller la maison, mais aussi retourner le jardin pour vérifier s’il n’y avait pas de corps. C’est donc sous un aspect nouveau que j’ai été en contact avec cette affaire.
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Lors du 2e jour du procès, j’entends à la radio par la bouche d’un journaliste couvrant l’affaire, les paroles que Véronique Courjault a dites : "J'ai le souvenir d'avoir été dans la salle de bains... Je me souviens que j'étais accroupie dans la baignoire. J'ai senti le bébé qui glisse à travers mon corps. Je crois qu'effectivement le bébé a crié."  Ces mots m’ont touché. J’ai senti qu’il s’était passé un changement en cette femme, entre celle de la conférence de presse et celle du procès. Je l’ai trouvée humaine à travers ces mots. C’est cette humanité qui m’a touchée, et j’ose en plein cœur.

 Je me suis d’abord justifiée de mon engouement pour ce procès d’un point de vue culturel. C’était l’occasion d’assister à un procès d’assises. Je dois dire que je suis très « mordue » d’affaires criminelles. Comprendre ce qui fait basculer un être humain vers le crime.

Je suis donc allée le vendredi midi au Tribunal de Tours. Vu l’engouement autour de ce sujet, le Tribunal avait installé une salle avec un rétroprojecteur. Je n’ai pas vu Véronique Courjault lors de cette 1ère séance. La caméra ne se fixait que sur les personnes qui parlaient (témoin, président de la cour, avocats…). Mais j’ai fait une grande découverte. La justice est celles des hommes. C’est sur la base des témoignages humains que se fonde l’intime conviction des jurés. Les témoins eux-mêmes fondent leurs témoignages avec leurs yeux, qui ne sont pas ceux des jurés. Ils expriment leurs opinions avec leurs mots, qui ne sont pas forcément ceux des jurés. J’ai ainsi découvert que la justice, en tout cas dans ce procès, était basée sur l’humain, son ressenti et tout ce qui peut en découler. La loi a peu à faire dans la justice, si ce n’est pour donner un cadre et graduer la peine encourue.

tribunal2.jpgPuis le lundi suivant, je suis retournée. C’était le jour des experts. Celui que j’ai entendu avait enquêté sur la famille de Véronique Courjault. Il a alors expliqué qu’il existait dans cette famille une absence de communication, que la mère n’avait pas transmis à ses filles le féminin. De là découlait un terrain favorable à ce que les psychiatres appelle le « déni de grossesse ». Quand j’ai entendu cet expert, j’ai pensé à cette famille dont la vie est déballée devant la vindicte populaire, sans retenue. J’ai donc aussi appris que lors d’un procès c’est toute la vie du criminel, y compris sa vie sexuelle qui est mise sur la place publique, et aussi celle de sa famille. En même temps, j’ai trouvé bien que l’on prenne en considération toute la vie du criminel.

J’y suis ensuite retournée le lundi soir. Un expert en gynécologie obstétrique expliquait qu’une femme ne pouvait pas accoucher seule, sans être la cause de souffrances physiques pour l’enfant. En résumé une femme qui accouche seule, risque, pas ses gestes pour sortir l’enfant, de le tuer.  Puis est venu le témoignage de Claude Almos, spécialiste de l’enfance maltraitée, et intervenante dans « Psychologie magazine ». Son explication fut des plus claires. Elle a expliqué le clivage qui existe, selon elle chez Véronique Courjault. Entre ce clivage il y a un mur. D’un côté, la vie que cette femme veut bien vivre et de l’autre côté du mur, ce qu’elle refuse de tout son être.

cour_d__assises.jpgA un moment j’ai vu que je pouvais aller dans la vraie salle d’audience. C’était mon vœu de départ. J’ai alors osé. Mon cœur s’est un peu emballé quand je suis rentré dans la salle. J’ai pris le temps de regarder Véronique Courjault. J’ai vu une femme abattue par ce qu’elle vivait. Lorsqu’elle a été interrogée, elle s’est exprimée avec peu de conviction, subissant la situation. Je me suis aussi attachée aux jurés. Sur 11, seulement 2 femmes.

 A la suspension de la séance, quand Véronique Courjault est partie, son mari, qui était en face d’elle l’a regardé partir, avec beaucoup d’attention.

 J’ai été touchée par cette histoire. Les explications des spécialités ont fait écho en moi sur certains points. Cela m’a surtout montré le pouvoir du mental, et même l’énorme pouvoir du mental quand on lui laisse le champ libre. Cette histoire et ce que j’ai vécu à travers cette histoire a permis à mon cœur de s’ouvrir un peu plus.

J’avais écrit ce texte sur le vif du procès. Mais je n’avais pas eu le temps de le mettre sur le blog. Le temps, et l’actualité me donne à nouveau l’occasion d’en parler. Récemment à la télévision, il y avait un docu-fiction relatant le procès. (NDLR : sur France 3 le 7 décembre, réalisé par Jean-Xavier de Lestrade et intitulé : "Parcours meurtier d'une femme ordinaire : L'affaire Courjault") Dans un premier temps, j’ai refusé de voir ce documentaire. Je pensais aux enfants de Véronique Courjault, qui allaienit encore une nouvelle fois entendre parler de leur mère, sous son aspect dit de meurtrière. Mais j’ai appris que le mari de Véronique Courjault avait accepté de participer à ce documentaire. Je l’ai donc regardé et j’ai été touchée du témoignage de cet homme, qui se pose beaucoup de questions, ce qu’il a vu ou pas, ce qu’il aurait du faire ou pas.

Le docu-fiction était très proche de ce que j’ai vu lors du procès. A la fin, Jean-Louis Courjault, dit simplement ces mots : « Gouter un bonheur simple ». Et les larmes sont montées. Ce procès m’avait déjà permis de voir un peu mieux au fond de moi, et ces simples mots ont touché mon cœur et résonnent en moi depuis.

Pour ceux qui veulent, les minutes du procès sont sur le site de la nouvelle république du centre.nouvelle_r__publique.jpg Je préviens, pour l’avoir vécu lors du procès, il y a des descriptions qui sont dures à entendre ou à lire.

 

Publié dans 07-Témoignages personnels, 11-Regards sur le monde
Nathalie Fricheteau

U2 – Beautiful day

date_range 24 octobre 2009
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L’article de Yann LB sur le film en 3D du concert de U2 m’avait donné envie d’aller voir le film, alors que j’étais un peu réticente au départ. Voir un concert assis dans une salle de cinéma, bof…

Je l’ai vu cet été. J’en suis revenue enchantée, emballée, avec l’envie de voir U2 en « live » la prochaine fois qu’ils viendraient en France. Mais je me disais que cela serait dans au moins 2 ans.

Et surprise la semaine dernière, j’apprends que des places seront en vente le 16 octobre pour leur prochain concert le 18 septembre 2010

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Mon premier réflexe est de me dire : « Zut c’est tôt ». Et l’envie est plus fort et me pousse : je vais donc concrétiser mon rêve, allez les voir.

boy.jpgEn effet, j’ai connu U2, bien avant leur succès en France. En aout 1981, j’ai passé un mois à Berlin. J’avais apporté des cassettes, dont celle d’un groupe inconnu U2, « Boys », que le père d’une amie m’avait chaudement recommandé. J’ai été tout de suite séduite, et depuis U2 m’accompagne dans ma vie.

Vendredi dès 8h45, je suis devant mon ordinateur sur un site marchand d’achat de places. Je sens l’excitation montée. Donc dès 9 heures, j’essaie d’acheter en ligne. Mais j’ai à chaque fois le même message, que l’achat est momentanément indisponible. Je n’avais pas envisagé de ne pas avoir de places. J’avais juste l’envie de satisfaire mon désir. Vers 9h30, voyant que je n’arrivais pas obtenir mes places en ligne, je décide d’aller les acheter à la Fnac.

En prenant ma voiture, je commence à envisager que peut-être je n’aurais pas de place. J’accumule des « Oui d’avance ». C'est-à-dire que je me dis qu’il peut y avoir beaucoup de monde, et que je devrais attendre, que je n’aurai pas de place. Rien qu’en envisageant ce point de vue, je lâche. Je suis d’accord si je n’ai pas de place.

U2.jpgArrivée devant la porte d’entrée du magasin, je constate avec plaisir qu’il a une dizaine de personnes devant moi. Je reste détendue et en même temps, je me laisse envahir par des émotions positives : la sensation de vivre un moment important, d’appartenir au groupe des privilégiés qui font la même chose que moi ce matin. Je vois aussi que c’est LE MOMENT DE VIVRE PLEINEMENT CE QUI SE PASSE EN MOI. Et j’apprécie cette attente, cette envie de voir U2 en concert. Puis vient le moment de l’ouverture des portes. Réapparait alors l’angoisse de ne pas avoir de place. C’est le moment de vérité, le moment où la réalité collera ou non à mon désir. Je vois cette inquiétude, mais je n’arrive pas à la lâcher. C’est à mon tour. J’ai le souffle un peu court, l’émotion est bien là. J’ai la ferme intention de vivre réellement ce moment. Il fait partie de mon cheminement jusqu’au concert. J’obtiens le sésame, mes places pour le concert. Je prends alors quelques instants pour bien savourer ce moment. Une fois dans ma voiture, j’explose de joie et pousse un cri. J’apprécie ces instants à leur juste valeur.

Depuis, à chaque fois que je pense au concert, la joie revient au galop. Je ne la garde pas je la ressens juste. Le concert est le 18 septembre 2010, j’ai le temps de m’imprégnée de cette joie. La suite en 2010 après le concert…

U2 - "it's a beautiful day"

Publié dans 07-Témoignages personnels, 10-Coups de coeur culturels, Musique
Nathalie Fricheteau

Omaba à Buchenwald

date_range 6 juin 2009
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Au début du blog, j'avais fait part de mon témoignage quand à la visite du camp de Buchenwald. Et voilà que l'actualité me rattrape et fait remonter un beau lot d'émotions. Barack Omaba va visiter ce camp. Un matin, j'ai aussi entendu à la radio un survivant de ce camp. Et alors tout est remonté à la surface. L'émotion que j'avais ressentie dès l'entrée dans l'espace entouré de barbelé. Mon histoire familiale est sûrement pour quelque chose dans ce ressenti, mais mes revécus y contribuent aussi.
 
Le temps a passé, j'ai travaillé sur le sujet, mais les émotions sont  toujours bien là. Je les laisse s'exprimer plus facilement. Elles me rendent aussi plus fragile, plus sensible. J'avais eu l'impression à l'époque d'avoir fait un travail de deuil face à mon grand-père maternel, face à ces revécus. Mais je vois aujourd'hui que les émotions sont encore bien présentes.
 
Depuis, cette expérience, j'ai commencé à transcrire sur support informatique les carnets de prisonnier de mon grand-père. C'est une expérience qui m'enrichit car elle me permet de le connaître à travers ses écrits et ce qu'il a pu vivre. C'est un peu une réconciliation avec mon passé.
 
En effet, mon passé familial a eu beaucoup d'impact sur ma vie et surtout celle de ma mère. Mon grand-père d'origine allemande a rencontré ma grand-mère en France alors qu'il y travaillait. C'était en 1932-33. Ce fût un vrai coup de foudre. De ce coup de foudre est née ma mère hors mariage en 1933. Mon grand-père s'est ensuite marié avec ma grand-mère et est devenu français. A la déclaration de la guerre en 1939, il a donc été enrôlé dans l'Armée française afin de combattre les Allemands. Il a été fait prisonnier de 1940 à la libération. Pendant sa captivité il n'a jamais fait mention de sa nationalité d'origine. C'est un homme diminué qui est rentré et il est mort des suites des mauvaises conditions de son emprisonnement en 1949.
 
Buchenwald_quai.jpgQuant au camp de Buchenwald, il se situe dans l'ex-Allemagne de l'Est près de Leipzig.  Il règne un silence respectueux sur ce site. Buchenwald est un camp de prisonniers et non d'extermination, comme à Dachau. Il y était fait des expériences médicales. Il existait aussi 4 ou 5 fours. L'extermination n'était pas régie comme dans les camps d'extermination, ce qui n'a pas empêché la mort de milliers de prisonniers. 
 
Le premier vestige que l'on voit c'est le quai d'arrivée des trains. Ce fut le moment d'une belle émotion. Pensant à ces milliers de prisonniers qui ont débarqué sur ce quai. Puis la rue qui amenait les prisonniers au camp entouré de barbelé. Les trottoirs étaient réservés aux Allemands, et je n'ai pas pu marché sur le trottoir. En y marchant, je m'assimilais automatiquement aux Allemands, que je trouvais barbare.
 
Copie_de_P1010228.JPGPuis c'est le camp de prisonniers avec sa porte en fer forgé et son inscription. "A chacun le sien".Buchenwald_camp.jpg
 
Et l'entrée sur cette vaste étendue où était les baraquements des prisonniers. Je suis alors envahie par une émotion. Les larmes montent. Et je pense à mon Grand-père. Au regert de ne l'avoir jamais connu. Ce moment je l'ai vécu il y a deux ans, mais les sensations sont encore bien présentes.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Buchenwald_four.jpgDans le camp, il y a un bâtiment réservé aux expériences médicales et où se trouvent 4 ou 5 fours. Un silence de mort y règne et impose une attitude respectueuse de la part des visiteurs. Je me suis même sentie honteuse de cette visite. Je me sentais comme une "voyeuse". Puis au sous-sol, il y a une pièce où en une nuit ont été tué une centaine de personnes. Et je suis encore très touchée de l'ambiance qui régnait dans cette pièce. Une impression que ces morts "hantaient" encore les lieux.
 
Il y aussi ce qui était appelé le petit camp, reservé aux juifs et aux tziganes. Les conditions de vie étaient tellement atroces que les prisonniers mourraient sans que les Allemands n'interviennent.
 
Je vois maintenant que je suis ressortie de cette expérience un peu grandie. Ayant touché du bout du doigt ce qu'avait pu vivre mon grand-père et les millions de prisonniers.
 
Ce vendredi, Barak Obama visite ce camp de Buchenwald. En écrivant ces mots, les émotions remontent. Je ne sais pas pourquoi cette visite me toucha autant. C'est une bonne occasion de laisser monter ce qui vient et voir ce qui se passe...

En visitant le musée dédié à la mémoire des victimes, j'ai appris que les russes qui ont libéré le camp, l'ont ensuite utilisé comme camp de prisonniers. Les morts sous le régime de l'URSS ont été plus nombreux que ceux sous le régime nazi. J'ai été étonnée que l'histoire oublit ce fait.

Publié dans 07-Témoignages personnels
Nathalie Fricheteau

La Vague

date_range 7 avril 2009
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Le cinéma est pour moi une vraie source de travail sur le chemin. A chaque fois qu'un film me marque, reste en moi pendant plusieurs jours, je m'interroge sur ce qui a pu se passer en moi, ce que le film, l'histoire, les personnages, les faits, les acteurs ont pu réveillé de mon passé enfoui.

Il est difficile de parler d'un film que je vous invite à aller voir sans évoquer le sujet. Allez je me lance, et que ceux qui veulent juste aller le voir sans connaître le sujet, arrête de lire mon message à ce stade.

la_vague.jpgJe suis allée voir un film allemand " La vague". La bande-annonce m'avait emballée. C'est donc avec un esprit aiguisé que j'ai regardé ce film. De part mon histoire familiale (un grand-père allemand, marié avant le 2e guerre mondiale à une française, qui se bat pendant la guerre contre les allemands, et qui passe 4 ans en captivité dans un camp de prisonnier en Allemagne, je l'ai fait en raccourci), tout ce qui touche à l'Allemagne nazie, mais aussi à une dictature m'interpelle.

J'ai du mal à comprendre qu'un peuple puisse suivre aveuglément un homme, en laissant de côté son libre arbitre, et soutienne au nom d'une idéologie des actes de barbarie, et même les justifient. Et bien ce film simple, contemporain, le montre très bien. Il décrit comment l'autocratie s'appuie sur le groupe. Il se dégage alors de ce sentiment d'appartenance à un groupe, une montée de l'envie de ranger tout le monde dans ce groupe, et de faire adhérer tout le monde à l'idélogie du groupe. Ce film est une belle démonstartion de ce que peut faire l'être humain avec une idée de base qui est plutôt belle : être uni dans un même groupe. C'est donc un film à méditer...

 

 

Publié dans 10-Coups de coeur culturels, Films
Nathalie Fricheteau

Création et bien-être

date_range 19 février 2009
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Lors de son dernier week-end à la Bertais, Denise Desjardins a évoqué à plusieurs reprises la créativité artistique. Terme qui est cher à mon cœur.
 
Depuis que je suis enfant, j’ai ce besoin vital de créer, que cela soit peindre, dessiner, faire de la couture, de la tapisserie, de la photo… J’ai la chance, que ce besoin soit plus fort que moi, et s’impose régulièrement.
 
Manet.jpgDepuis septembre 2008, je suis gâtée, car grâce à mon travail, je crée tous les jours, ou presque. Quand je crée, je suis présente à ce que je fais. Je suis avec ce que je crée. Dans ces moments là, les pensées ne viennent pas interférer.  C’est un état très confortable. Depuis novembre, mes journées de travail sont très chargées, et malgré cela, quand je rentre le soir à la maison, je suis bien. Je ne ressens pas la fatigue de la journée. J’attribue cet état à deux choses. La 1re est que je fais ce qui me plait, et c’est important, la 2e à la création et à l’état dans lequel je suis dans ces moments là.
 
Cet état ne s’est pas mis en place tout de suite, c’est petit à petit. J’ai d’abord eu la chance de faire des études artistiques. Et c’est pendant mes études, sans que je m’en aperçoive vraiment, que cet état a pris sa place. Je garde le souvenir de ce que j’ai ressenti en voyant le tableau « le Fifre» de Manet, lors d’une exposition au Grand palais. Ce que je garde de cette période étudiante, c’est une sérénité grâce à la création, malgré des années un peu difficiles.
 Kandinsky.jpg
Cette sensation, je la retrouve quand je visite une exposition de peinture. Devant certains tableaux je sens un lien se mettre en place. Je regarde alors ce tableau en étant présente à moi-même. L’entourage, la foule qui est autour, les commentaires des visiteurs, les pensées, rien ne vient interférer, je suis en lien avec le tableau. J’ai la sensation que ma tête se libère, avec une vision plus large, approchant de celle décrite par Douglas Harding. Et peut importe le style de peinture, figuartif, impressionniste abstrait... C’est d’ailleurs ce que j’ai ressenti en voyant les tableaux de Denise dans le film « De la révolte au lâcher prise ».
 
Je me rends compte maintenant que grâce à la création artistique, je me ressource.

Le tableau de gauche est donc le jouer de " le Fifre" d'Edouard Manet. Le tableau à droite est "Succession" de Wassily Kandinsky.

Publié dans 07-Témoignages personnels
Nathalie Fricheteau

Ode à un homme remarquable

date_range 26 janvier 2009
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papa.jpgC’est mon père qui m’a ouvert la porte du chemin. C’est grâce à ce chemin qu’il a pris, qu’il a suivi et sur lequel il est toujours aujourd'hui qu’il est devenu ce père remarquable. Je prends le terme remarquable dans le sens «qui peut être distingué parmi d’autres».

Sa femme est en train lentement de mourir d’un cancer. Et il est là pour elle. Il l’accompagne. C’est une attention de tous les moments. C’est aussi une mise en pratique tout le temps. Etre vraiment là pour elle. Il fait ce beau cadeau à sa femme. Un beau cadeau que je reçois aussi. C’est en étant ce qu’il est actuellement que j’ai regardé mon père avec des yeux neufs : j’ai remarqué ce qu’il est devenu grâce au chemin, grâce à un travail de mise en pratique de tous les jours. J’éprouve du respect pour ce père qui a su devenir un vrai père avec lequel j’ai de vraies relations.

J'adresse aussi un chaleureux merci à Yann et Anne-Marie qui lui ont ouvert la porte du chemin.

 

 

Publié dans 07-Témoignages personnels, Sangha news
Nathalie Fricheteau

Un exploit partagé

date_range 18 décembre 2008
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Mon mari, Philippe, a besoin de se surpasser, et pour cela, il a trouvé les exploits sportifs. Et l’année 2009 fut riche. Après avoir gravi le kilimanjaro en juillet, couru les 20 kms de Tours en septembre, il s’est attaqué à un marathon. Et c’est vers celui de La Rochelle, le dimanche 30 novembre, que son choix s’est porté.

Dans un premier temps, je n’ai pas été enchantée de son nouvel exploit sportif. Puis 4 ou 5 jours avant le jour J. J’ai regardé ce qui se passait en moi. J’ai ainsi vu que j’étais prête à accompagner mon mari dans ce périple. Je n’avais jamais vraiment été là pour le soutenir. Je dirais même que je fuyais. Et puis c’était aussi l’occasion pour moi de mettre en pratique les paroles de Denise vis-à-vis de mon mari : Etre en arrière, faire de cette journée la journée de Philippe et non la mienne, le soutenir. Et je me suis prise au jeu, un peu comme un coach sportif.

P1050361.jpgJ’avais déjà un peu amorcé le virage puisque depuis une dizaine de jours je lui massais tous les jours les jambes. J’ai ainsi pu tester mes talents de masseuse et confirmer mon savoir faire avec les huiles essentielles. Masser c’est un acte simple, c’est donner à l’autre tout en restant ouvert à son attente, à ses réactions.

Le samedi, avec deux autres de ses copains et leurs femmes, nous sommes allés tous ensemble, covoiturage oblige, à La Rochelle. Cela avait un air de colonie de vacances. Je retrouvais un peu d’insouciance de la jeunesse.

Puis ce fut le grand jour : lever à 5 heures, petit-déjeuner fait de pâtes entre autre. Ensuite préparatifs pour aller sur le point de rendez-vous pour l’échauffement. Mise en jambe, étirement, enlèvement des différentes couches de vêtements pour arriver à la tenue de course. Plus l’heure H approchait, plus l’ambiance, malgré le froid se réchauffait avec l’excitation. Une ambiance difficile à décrire mais bien particulière. Et à 9 heures : le départ. Ce futP1050434.jpg aussi bien le départ pour Philippe que pour moi. Le sac de sports d’un côté, l’appareil photo de l’autre et le téléphone portable dans la poche (au cas où), j’ai marché aux différents points afin de les encourager. Quand j’écris les encourager, ce sont tous les participants. J’avais de l’admiration pour ces coureurs qui osaient. Les encourager s’était une façon de partager leur exploit.

P1050467.jpgPuis c’est l’arrivée au bout de 2 heures 14 minutes pour les premiers et plus de 6 heures pour les derniers. Les marathoniens professionnels arrivent frais, sans signe de souffrance, comme s’ils venaient de courir 1 000 mètres, alors qu’ils viennent de parcourir 42 kms 195. Et puis il y a ensuite tous ces anonymes, et ils étaient nombreux : 8 000 au départ, 7 000 à l’arrivée. Ce fut le tour de Philippe après 4 heures 28 minutes de course. J’étais là pour lui donner des vêtements chauds, mais aussi pour partager avec lui son bonheur, lui dire de savourer ce moment, de l’ancrer profondément en lui. Leur but était d’arriver tous les trois et ils ont réussis. Cette expérience les a soudés un peu plus. Un beau moment que j’ai eu le plaisir de vivre avec mon mari.

Nathalie

Pour la beauté du geste, de l’exploit et de la photo…P1050410.jpg
 

Publié dans 07-Témoignages personnels
Nathalie Fricheteau

la belle évidence

date_range 12 juillet 2008
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galerie_membre_france_grenoble_pluie_de_nuit2.jpgLundi midi en prenant ma voiture pour rentrer à la maison, le temps se met à la pluie. Et là arrive un NON pas un non bien grave rien qui ne mette en péril ma vie. J'ai juste mis du linge à sécher dehors ce matin. C'est un peu important, mais sans plus . Il y a des vêtements de notre fils Alexandre qui part le lendemain chez son Grand-Père dans le sud. Je vois bien mon NON, j'essaie de le transformer en acceptation, mais j'ai bien du mal, je reste collée à ce refus de ce qui est, à savoir qu'il pleut et que j'ai du linge qui sèche dehors. Afin de mieux transformer mon acceptation, je me dis aussi que le temps à Tours, n'est peut être pas le même que là où j'habite. Et pendant les 25 kms qui séparent mon lieu de travail de mon habitation, ma mise en pratique varie en fonction du temps. A un moment, c'est le gros déluge, et le flot de refus est au premier plan. Puis quelques kilomètres plus loin, il ne pleut plus, la route est presque sèche, et je me dis que je me suis inquiétée pour pas grand chose, je me rassure en me disant qu'il reste encore l'après-midi pour que le linge sèche. C'est comme cela pendant tout le trajet, mes refus ou mes semblants d'acceptation varient au gré du temps que je rencontre.images.jpg

Puis j'arrive dans ma commune, et je constate que la route est sèche, qu'il n'a donc pas plu, et que par conséquence mon refus d'accepter ce qui est, était bien inutile. C'est là que j'ai vu l'évidence. En refusant pendant quand même une bonne demi-heure, c'est à moi seule que j'ai fait du tort. D'autant plus que l'enjeu était bien faible, voir minime face à la situation : s'il avait plu ce n'était que du linge mouillé que j'aurais eu ! C'est ce décalage entre mon refus, l'émotion qu'il a généré et le résultat qui m'a sauté aux yeux. D'autant plus que le résultat, à savoir qu'il ne pleuve pas, était celui que je voulais.

Cette expérience est l'évidence de ce que j'entends d'Arnaud, Denise, Yann, Anne-Marie et bien d'autres : "accepter ce qui est".

Publié dans 07-Témoignages personnels
Nathalie Fricheteau

Du bonheur d’avoir un parent sur le chemin

date_range 23 avril 2008
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Bonjour à Tous, 

 

Hier après-midi, Philippe m’a annoncé une décision professionnelle qui va à l’encontre de ce que nous avions convenu tous les 2, il y a quelques semaines. J’en ressens une forte émotion, qui me mets dans un état de sensibilité accrue

En rentrant à la maison, je décide d’appeler mon père et lui faire partager mon émotion. Mon père a découvert le chemin il y a presque 30 ans et continue tous les jours à mettre en pratique. C’est grâce à lui que j’ai moi aussi découvert le chemin. Je lui fais donc part de mes difficultés. J’apprécie d’abord son écoute, sans jugement. Je suis malheureuse, il est d’accord avec cela. J’ai une grosse émotion qui me submerge, il est d’accord avec cela. C’est doux d’être accueillie sans jugement

 

Lors de notre conversation, il me lance des pistes de recherche face à mon désarroi. Il me rappelle que si cette émotion est si forte c’est que je la refuse, chose que je n’avais pas vue. Cette discussion avec mon père a permis que je ne me décharge pas sur mes enfants ou mon mari. Que je me recentre sur moi. Le fait qu’il m’est écouté sans jugement, m’a encouragé à aller voir un peu plus près mon émotion, mes refus, ce qui se passait en moi.

 

Je voulais partager cela avec vous juste pour témoigner de ce que vous apportez à votre mari, votre femme, vos enfants, vos proches en étant simplement sur le chemin. Même si tout n’est pas comme vous le souhaitez, par le seul fait d’être sur le chemin vous leur apportez de multiples façons une aide, une écoute, un bienfait dont ils n’ont pas forcément conscience, mais qui fait son effet petit à petit.

 

Nathalie

 

 

 

Publié dans 07-Témoignages personnels
Nathalie Fricheteau

Concert en famille

date_range 4 avril 2008
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Aller au concert avec mes enfants c’est un vieux rêve d’adolescente. Mardi soir, toute la famille (mon mari, et nos trois enfants 14, 11 et 8 ans) est allée au concert de Renan Luce. C’est un jeune artiste breton (originaire de Morlaix) que Philippe nous a fait découvrir il y a maintenant 1 an. Ces textes sont succulents. C’est à chaque fois une tranche de vie, un film en quelques minutes.

 

Philippe nous a fait découvrir ce chanteur il y a environ un an. Certaines de ses chansons relient les membres de la famille, créent des souvenirs et forment un lien qui nous appartient.Un peu de nos racines...

 

J’ai toujours beaucoup de plaisir à voir, écouter un(e) artiste sur scène. Passer en mode « live » provoque des émotions. Emotions que je refusais et qui me laissaient un arrière goût de honte dans mon adolescence. Cette fois-ci, j’ai bien laissé les émotions s’exprimer, et j’ai pu goûter avec un vrai plaisir ces instants musicaux. J’ai été touchée par la simplicité du chanteur, que je sentais heureux et reconnaissant de son succès dès son premier album. Je suis touchée d’assister au début d’un artiste, et de l’accompagner au cours de sa carrière professionnelle. Il existe au début de la carrière d’un artiste un aspect magique, sincère, un côté pas encore formaté par le star système et tout ce qui va avec.

 

Je n’ai pas pu être avec vous le week-end dernier, mais ce moment de bonheur simple mardi soir a permis que j’accepte le contretemps.

 

Nathalie

 

Publié dans Vos compositions musicales
Nathalie Fricheteau

Le Poids du passé familial

date_range 6 mars 2008
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J’ai découvert une nouvelle façon de lire les livres, en les écoutant. Il est sorti récemment des livres enregistrés soit par les auteurs, soit par des acteurs que l’on peut écouter sur MP3, cd… A quand les livres d’Arnaud sur cd afin de pouvoir les écouter où et quand on veut ? Il est plus facile d’écouter un livre dans sa voiture que de le lire.

J’ai donc lu-écouté le livre de Philippe Grimberg « Le Secret ». Je ne dévoilerai pas l’intrigue pour ceux qui n’ont pas lu le livre ou vu le film. L’essentielle de l’histoire se déroule pendant la 2de guerre mondiale. L’auteur est psychanalyste et décrit bien les relations entre les Hommes et le poids d’un secret familial et ses conséquences. Grâce à ce livre j’ai senti encore un peu plus que le poids d’une histoire chargée en émotion pouvait se transmettre de génération et génération et influencer nos vies. J’ai ainsi vu que l’histoire de mes grand-parents paternels maternels résonnait en moi et avait des répercussions dans ma vie actuelle.

Ma grand-mère est tombée amoureuse d’un jeune allemand travaillant en France, près de Chablis, en 1932. De cet amour est née ma mère. Naissance qui est arrivée bien avant le mariage de ses parents. De ce fait, ma mère a été élevée dans les premières années par sa grand-mère. Mon grand-père de par son mariage est donc devenu français. En 1939, à la déclaration de la guerre, il a été enrôlé dans l’Armée française, et a été fait prisonnier. Il a passé le reste de la guerre dans un camp de prisonnier en Allemagne. De sa captivité il a ramené des carnets décrivant ses conditions de vie. Carnets que ma mère a, et qui seront transmis à mon frère. Pendant ce temps, ma grand-mère recevait la visite d’un des ses beau-frères allemand en Garnison à Paris du fait de l’Occupation. A la libération, ma grand-mère a échappée de peu à l’humiliation d’être tondue.

Cet été, mon mari et moi avons visité le camp de Buchenwald (camp de prisonniers et non de concentration). Quand je suis entrée dans la partie du camp réservée aux prisonniers j’ai été submergée par une émotion. Les larmes ont coulé, je ne comprenais pas pourquoi, puis c’est le passée de mon grand-père qui est remonté. J’ai dédié cette visite à mon grand-père. J’ai alors compris pourquoi à chaque fois que j’entendais ou lisait des histoires sur la 2de guerre mondiale, j’étais très touchée. Mon histoire familiale intervenait dans mon présent.

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Nathalie
 

Publié dans 07-Témoignages personnels, 10-Coups de coeur culturels, Littérature
Nathalie Fricheteau

Into the wild

date_range 18 janvier 2008
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J'ai vu le film de Sean Penn,"Into the wild". Il raconte l'histoire vraie d'un jeune homme, promu à un brillant avenir, et qui quitte tout pour vivre son rêve, son bonheur : vivre dans et avec la nature, avec ce que la nature offre pour y vivre sans apport de l'homme.

C'est une jolie odyssée à travers l'Amérique des années 1990. C'est riche des rencontres qu'il fait à travers son périple. Et une belle leçon de vie face à la nature. A la fin de son épopée, il tire de son expérience cette idée : "le bonheur de vaut d'être vécu que s'il est partagé".  Cette phrase m'a touchée, et depuis mardi, elle m'habite. Je suis partagée entre être d'accord avec ou non. Certes le bonheur est une notion personnelle et égoiste. Je pense à mon bonheur avant celui de l'autre. Je sais aussi que mon bonheur dépend de moi. Mais si je suis seule, toute seule, que devient-il ?

Nathalie

 

En espérant que cela marche cette fois ci- l'insertion de photos. La 1ère photo est celle de la rencontre avc un vieil homme qi n'a pas eu d'enfant et qi accueille ce jeune homme en toute confiance. La seconde est celle de John Macandless, le vrai. C'est l'image du film qui m'a le plus touchée. eut-être parce qu'il avait été jusqu'au bout de son désir de bonheur.

 

Publié dans 10-Coups de coeur culturels, Films