(…) « jivatma ( l’individualité) n’implique rien d’autre que le jeu de ce « moi » étriqué, le jeu de la shakti (« énergie cosmique ») à l’intérieur des limites finies.
C’est pourquoi, ce jivatma doit êre annihilé et immergé dans le jeu de l’illimité, la shakti infinie.
C’est pourquoi, en tout premier lieu, vous devez acquérir la connaissance que partout, tout autour de vous, aussi bien qu’en vous, le jeu de la shakti multiple et infinie continue sans arrêt.
Vous devez avoir la connaissance que vous n’êtes pas confiné à l’intérieur des limites étroites de votre vie finie.
C’est pourquoi vous devez faire des efforts pour voir et expérimenter le jeu des formes infinies de la shakti infinie, ainsi que de vous fondre en elle »
Dans la suite du mémorable week-end avec Alain et Corine, je vous partage mon ressenti survenu après la méditation guidée par Corine samedi et qui correspondait à ce que j’étais justement en train de lire dans l’ouvrage de Eric Edelmann : « la splendeur du Vrai » page 211
(…) …il n’en reste pas moins, bien sûr, que la respiration joue un rôle majeur : » La respiration, c’est la vie elle-même », souligne Swâmiji, mais elle implique aussi les niveaux les plus subtils de la réalité. Le terme âtman, le Soi, qui est l’équivalent de Brahman, signifie « souffle ». Il est la racine du mot « atmosphère ». Toutes les traditions accordent à la respiration une dimension spirituelle. Il y a au niveau physique l’absorption de l’air, de l’oxygène dans les poumons et un phénomène de combustion. Ensuite, au niveau subtil, il y a ce que les indiens appellent le prana, l’énergie (le chi des chinois et le ki des japonais). Et puis, encore au-delà, ce que les traditions nomment » le Souffle » ou » L’Esprit ».
La Muktika Upanishad met en correspondance le Souffle de Vie et la Conscience. Et qu’est-ce que le Souffle de vie? C’est la Pure conscience. Et qu’est ce que la Conscience pure? C’est le Souffle de Vie. » Dans l‘Aitareya Upanishad : » Le Souffle universel devint prana et pénétra les narines » (1-2), ou encore dans la Prashna Upanishad : » C’est du Soi qu’est né le prana » (3.3) L’énergie créatrice est elle même issue d’un autre niveau que l’on peut qualifier de « spirituel ».
Notre dame de la Garde – Saint Cast Le Guildo. décembre 2025
Ce post est inspiré par la dernière session philosophie hindoue animée par Yann à la Bertais.
Et qui est venue jusqu’à moi via l’enregistrement audio Je dédie ce texte chaleureusement à Yann et à tous les participants à ces rencontres.
Le corps causal est le plus essentiel des trois corps, parce que c’est le plus proche de notre vraie nature.
« Je » peux ressentir, intuitionner que derrière les corps physique et subtil (le mental) se tient cet espace de corps causal.
Ce corps est la source, l’origine, ce qui est en amont, des deux autres corps. Le corps causal, fait de silence ouvre L’Infini en nous. C’est la dernière enveloppe, la dernière marche, mais celle-ci elle est encore d’ordre personnel.
Une dernière étape reste à franchir pour s’éveiller à notre vraie nature. Quand celle-ci est franchie ; quand la dernière enveloppe se déchire, « je » personnel, ego séparé disparaît !
En méditation, « Je » peux sentir simultanément la présence de ces trois corps.
La prise de conscience du corps physique est évidente. Celle du corps subtil est en fait elle aussi assez simple, car aussitôt que tu t’assoies pour méditer, tu te sens le plus souvent dans un premier temps envahi par des pensées, sensations, émotions.
Qui prend conscience de ces deux corps ? le corps causal, source, origine d’Être au sens métaphysique du terme.
Mais ceci est encore d’ordre personnel. C’est très difficile de tenter d’expliquer ! Parce qu’une sorte d’évidence, de certitude jaillit de l’esprit ‘ « normal » « séparatiste ». Cela relève de l’intuition impossible à démontrer. N’est-ce pas de l’ordre de la foi, au sens de certitude absolue et aussi de l’inspiration ?
Qui fait référence en méditation au corps causal ?
Je suis en train de relire le livre d’Arnaud : TU es CELA et particulièrement les pages 136 et 137 du chapitre ATMA DARSHAN. Voilà le résultat.
Ce matin fût à coup sûr, mémorable sur mon chemin. Insight est vraiment le terme qui m’est venu en premier. C’est vrai que j’ai déjà vécu et que je vis de temps en temps ce genre d’instant béni, privilégié, mais ce matin, il était comme emprunt de nouveauté et je l’ai ressenti d’une manière beaucoup plus puissante. La compréhension de ce terme Insight est intuition profonde d’une réalité appelée différemment selon les traditions. Le Védânta parle du Soi, la tradition chrétienne parle du Royaume des cieux et le bouddhisme parle de Vide.
J’ai le sentiment qu’en fait, Insight veut dire Voir au sens où l’entend Arnaud. Il s’agit de voir au sens métaphysique du terme, voir une Réalité qui nous dépasse largement que pourtant Nous Sommes.
Je suis parti de l’exemple : Je suis en train d’écrire. Je (sujet), en train d’écrire (action) et la connaissance au milieu. Le connaisseur, le connu et la connaissance. Et c’est au niveau de la connaissance que tout se joue : la vision, la prise de conscience vous propulse, vous relie en fait à la réalité ultime, le Vide Absolu quel que soit le terme employé. Dans cet Espace Vide vous voyez que c’est Cela, Le Réel, votre vraie nature…ONLY VISION comme dit Arnaud.
Cette Réalité est toujours là même si c’est impossible à démontrer de manière objective, scientifique. C’est exactement pareil que le Silence.
« je » immergé en plein vide Est Cela qui permet tout, un silence à nul autre pareil qui défie toute interprétation. Quand vous ressentez Cela, c’est comme si une porte invisible, sans forme, silencieuse s’ouvrait en infini et le plus fou, le plus sage, est que cette réalité est toujours là. Arnaud le redit souvent : « Vous êtes déjà nus sous vos vêtements »
Et ce matin, quand vous le ressentez à nouveau, d’une façon franche, claire et nette, sans aucun contour, aucune frontière, comme quelque chose qui glisse en infini, qui échappe à toute saisi (du moi bien sûr toujours à l’affut pour reprendre le pouvoir), vous être heureux, épanoui, joyeux, élargi…
Cela, ce que Nous sommes vraiment ne nous quitte jamais
(…) » Arrive un stade dans la vie où l’on sent et où l’on réalise que les désirs ne peuvent donner la satisfaction à laquelle on aspire. Ou, en d’autres termes on sent : » Oui, j’ai tout reçu de l’extérieur, mais pas ce qui peut me satisfaire totalement, et cette satisfaction, je ne peux pas l’obtenir de l’extérieur, parce que j’ai vécu, vu et joui de toutes choses ». Alors, et alors seulement surgit un besoin impérieux. Que se passe-t-il donc? Ni à l’extérieur, ni dans la dualité, ni dans le « moi », ni dans « l’objet « , ni dans cet état de séparation je ne peux trouver satisfaction. Alors apparaît un sentiment de vide! Un sentiment de vide qui vient du fonds du cœur, un sentiment exigeant qui ne tolère aucune frustration, qui ne peut que trouver ce qui ne change pas et qui dure, c’est cela le besoin de vérité, de ce qui n’est pas deux, de ce qui n’est ni sujet ni objet, mais un état où on est libre des deux. Voilà ce qu’est le besoin impérieux d’aller de la non vérité à la Vérité ou des vérités à la Vérité, de la dualité à l’Unité, de l’obscurité à la Lumière. » (…)
Swâmi Prajnanpad L’art de voir, p 40-41
Cité par Emmanuel Desjardins dans son livre : Vivre » la guérison spirituelle selon Swâmi Prajnanpad, p 152-153
J’ai retrouvé un article qui m’a surtout saisi par son extrême simplicité. Je vous le partage…
« Une vie sans éveil spirituel n’est pas une vie du tout. C’est une simple existence. C’est une vie où le corps physique sera très dynamique, toujours en progrès, où le mental se développera beaucoup, accomplira tous ses désirs et travaillera sans cesse.
Mais sachez que votre personnalité physique et psychique n’est pas votre personnalité véritable. Ce ne sont que des instruments que vous possédez, qui vous sont donnés à titre temporaire et sont superposés à votre être essentiel.
Une vie caractérisée par une activité intense sur le plan physique et psychique n’est pas une vie véritable parce que là n’est pas votre vie réelle, qui n’est ni ce corps physique ni ce phénomène mental. Tant que vous ne serez pas réellement « éveillé », la vie n’aura pas vraiment commencé pour vous. En tant qu’être humain, vous pouvez exister sur le plan du monde, mais cette existence-là ne peut pas être appelée la vie réelle car sa dimension n’est qu’horizontale, et non pas ascendante et verticale.
C’est seulement lorsque vous êtes éveillé sur le plan intérieur et spirituel que vous commencez à vivre vraiment. Le plan de la vie véritable est celui de l’évolution spirituelle, un processus d’évolution qui s’achève dans l’épanouissement spirituel.
A cet instant où vous croyez être monsieur Untel ou madame Unetelle, où vous êtes assis dans cette salle, en vous il y a le potentiel caché de la perfection totale. Ceci est le fait unique, essentiel et caché de votre vie. Toutes les autres choses changeront et disparaîtront. Le bébé se change en enfant, l’enfant en adolescent, puis il entre dans le domaine de la jeunesse et se transforme jusqu’à l’âge mûr et la vieillesse. Sur toute la surface de la terre il n’y a pas une chose qui ne soit sujette à la naissance, à la croissance, à la décadence et à la mort. Cela est certain, inévitable. Au milieu de toutes ces choses changeantes, une seule ne change pas, c’est le fait de votre perfection essentielle et personnelle.
Vous êtes parfait, divinement. Vous êtes un rayon lumineux de cette éternelle lumière de lumière. C’est pourquoi on dit qu’en vous est le royaume de Dieu. Vous êtes une vague au milieu de l’océan infini de cette existence éternelle. Vous êtes une parcelle de cette réalité infinie et éternelle. C’est à ce fait que vous devez vous éveiller.
Si vous ne pouvez pas vous éveiller à ce fait, comment pouvez-vous commencer à vivre ?
La mécanique de l’existence vous fait remplir seulement des routines, jour après jour, de la tombe à la tombe, des choses qui se répètent depuis des millénaires et des générations et qui se terminent par la mort et la tombe. Quelle signification cela a-t-il ? Quelle réalisation ultime cela vous donne-t-il ? Qu’êtes-vous capable d’emporter avec vous ? Qu’est-ce que vous pouvez appeler vraiment vôtre ? Pouvez-vous appeler vôtre le moindre petit morceau cassé d’une aiguille ? Même cela, vous ne le possédez pas. Tout ce qui est ici se termine ainsi. »
Calme, très calme, tranquille, très tranquille, la véritable nature de l’esprit se révèle peu à peu… le ciel s’éclaircit, les nuages s’évanouissent en silence…
L’Essence de l’esprit, « sa » véritable nature est comme un abri sûr, invisible, fort, immatériel et vide. Il se tient là, derrière nous-mêmes, au milieu des flots, au milieu des vagues. L’esprit « normal, mécanique » est tumultueux et ressemble parfois à une tempête en mer, quand les vagues se montrent fortes, denses, très décidées à empêcher le méditant de méditer. Les pensées, sensations, émotions ne cessent de déferler, mais l’ Essence, n’est pas touchée. Au plus profond de nous-mêmes, c’est Elle, L’Essence, le maître de la situation.
Le silence rétabli petit à petit est le cœur de Nous-mêmes. En réalité, il est toujours là. C’est simplement nous qui passons la plupart de notre temps à le recouvrir de mille et un mirages qui s’évanouissent aussitôt vus et découverts pour ce qu’ils sont vraiment, une illusion, les jouets d’un mental toujours à l’affut, pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Le silence est le cœur de la méditation, l’allié le plus puissant de l’art si difficile et si simple de méditer. Parce qu’en réalité, il n’y a rien à faire et surtout pas se débattre contre des leurres aussitôt vus, aussitôt démasqués.
Le silence, comme un nouvel espace ouvert au grand large. Cela, L’Essence, vraie nature de l’esprit, se tient là, en nous et nous révèle le divin secret de nos vies.
« je » se tient alors en position témoin à l’écoute des vagues qui souvent déferlent en continu. Mais L’essence de l’esprit, en secret, en profondeur, est calme, très calme, tranquille, très tranquille, à l’abri des identifications multiples et variées, pensées, sensations, émotions, le mental toujours prêt à lutter, s’accrocher à ses mensonges.
La véritable nature de l’esprit laisse s’écouler de façon naturelle les flots perturbateurs toujours très gourmands d’une mécanicité tenace. Quand « je » se tient en position témoin, établi en silence, il semble bel et bien que rien ne peut l’atteindre, il est hors d’atteinte. L’Essence de l’esprit est libre de toute appropriation. C’est comme le vol d’un oiseau dans le ciel.
Lorsque nous méditons, le mental s’incruste surtout à coup de pensées, sensations, émotions à une vitesse parfois affolante…pas de panique! Il fait son boulot et si nous lui laissons le temps et la place, il va finir par disparaître. Le mental est un dictateur-menteur, prédateur. Il nous cache une réalité beaucoup, beaucoup plus vaste, tranquille, apaisée, que nous allons sentir peu à peu poindre au cours de la méditation
Le cours de la méditation ne cesse d’osciller entre deux pôles : Le pôle mental et le pôle CELA, ce que nous sommes vraiment.
Les nuages peuvent un temps voiler le soleil de la Connaissance mais finissent toujours par disparaître…
Assis, tranquillement, très tranquillement, sentons-nous être, pleinement, entièrement, donnons tout…l’illimité éclaire l’horizon…la vibration d’une Conscience vaste, pure, résonne au plus profond de Nous-mêmes…maintenant, maintenant, ne précipitons rien…restons tranquille, très tranquille…laissons peu à peu l’espace s’élargir à sa mesure qui en fait n’en à pas, CELA sans mesure…laissons nous faire, déshabiller, mis à nu…laissons nous respirer à cette hauteur si douce, si pleine, si vide, si mystérieuse et pénétrante…
Méditer, c’est aller à la rencontre de ce que nous sommes vraiment, goûter, apprécier simplement, pleinement, le fait d’être…Laissons nous Nous ouvrir à une dimension illimitée, inconnue…Nous sommes au cœur de la méditation…
Méditer, est un jeu divin entre le mental et notre vraie nature…Laissons passer, laissons tout passer, l’ego-mental-menteur va se dissoudre lui-même et laisser la place à une grande paix, un silence, source de Tout, qui est Tout, et se passe de commentaire…
Nous sommes rentrés chez Nous et c’est bon, heureux, tranquille…ne croyons surtout pas mais je sais que ce n’est pas votre cas, que nous sommes débarrassés du mental. Non! Presque à chaque fois que nous allons pratiquer la méditation, il va se repointer avec ses imaginations diverses et variées…Patience, patience et encore patience, courage, force et détermination, le chemin est souvent ardu, long, mais n’est-ce pas le seul qui au final, en vaille vraiment la peine: Découvrir ce que nous sommes vraiment…
Je vous souhaite une très bonne journée…(vous pouvez encore vous y inscrire en cliquantICI) Mireille et moi ne serons pas là…Nous sommes au quarante ans d’une de nos nièces…A coup sûr, une autre sorte de méditations, à condition que les effluves parfumées du champagne ne nous entraînent vers des destinations un peu floues…
Bienvenue à tous les lecteurs/contributeurs du blog. Nous espérons que votre été aura été source de détentes, joies, découvertes, et paix. ( 😉 En passant, sachez que vous pouvez toujours à tout moment partager vos souvenirs estivaux sous forme de compte rendu de lieux, de photos, de livres ou concerts…. 😉 .) Pour cette journée de reprise du blog après la pause, voici un article de Georges qui paraissait tout à fait en harmonie avec notre Centre, notre Sangha, notre Chemin. En espérant vous relire bientôt ou vous voir à la « journée méditation et retraite silencieuse » (14 septembre) ou/et aux « chantier et Assemblée générale » (27/28 septembre).
Dans ces attentes, recevez les meilleurs voeux de rentrée et de pratiques.(l’équipe de rédaction)
Les Five Rathas (en hommage aux « cinq pandavas ») à Mahabalipuram – février 2018
FOI – CONFIANCE
Sentir de temps en temps au plus profond de soi-même une grande paix, un élargissement fait d’un silence salvateur me rassure, me réconcilie, m’encourage, me guérit petit à petit…
« En sanscrit, on utilise le mot sraddha, traduit souvent par « foi », mais qui signifie, aussi « confiance ».
« La confiance est essentielle ».
Il n’y a que Dieu, Brahman, la Conscience ou quelle que soit l’appellation donnée pour quelque chose qui n’en a pas.
Je crois. J’ai confiance.
Ma rencontre avec Arnaud qui m’a envoyé vers Yann est la rencontre la plus importante de cette vie. Je crois, j’ai confiance en Arnaud, Yann et Anne marie, La Sangha et plein d’autres qui transmettent. Je fais de plus en plus confiance en ma propre capacité à voir et reconnaître.
Je crois, je veux croire que la Conscience pure est ma véritable nature.
Je nourris cette conviction, entre autre, grâce à la lecture des textes sacrés comme le Yoga sutra de Patanjali, le Mahabharata et plus spécialement en ce moment, le Yogavasistha et à la pratique de la méditation.
Il m’arrive d’avoir des aperçus de Cela, dont il s’agit dans ces textes et cela m’aide, m’encourage à poursuivre…
J’ai confiance, j’ai la Foi, la pure Conscience se révèlera comme elle voudra, quand elle voudra.
(Georges)
Chacun tissé dans des fils bien particuliers tente d’échapper à sa souffrance. Quand on regarde de près, cette réalité fait froid dans le dos. L’impermanence et la mort, les douleurs physiques et psychiques, les tourments de voir un jour ou l’autre s’en aller les personnes les plus chères à nos cœurs.
Chacun (e) croit dessiner son chemin à sa guise. En fait, il n’en est rien. Nous pouvons apercevoir à quel point nous sommes toutes et tous conditionnés. À nous de faire en sorte pour sortir de ce cruel dilemme : nous prendre pour des entités séparées, personnelles, des égos tout puissants maîtres de leurs mondes. Même si la perspective est radicale, ce n’est pas une raison pour se croiser les bras, continuer à nous engluer dans cette toile existentielle, matérialiste et néantielle. Celle-ci n’est jamais à court d’arguments pour nous maintenir en prison, nous faire prendre des vessies pour des lanternes, nous entraînant toujours plus loin dans une perspective sans réel espoir de libération.
En des temps hypnotiques qui courent toujours plus loin, plus forts dans des horizons bouchés, ne baissons pas les bras. Les fils de l’illusion sont à vrai dire des plus fragiles. Ils ne tiennent qu’à un seul fil (rire).
Une fois ces fils déliés, un à un ou tous d’un coup, notre représentation du monde s’effondre comme un château de sable. À vrai dire, vrai écrire, avoir des aperçus même brefs de cette autre réalité indicible, Cela qui permet tout, réchauffe le cœur et ouvre des horizons insoupçonnés. Celui d’un bonheur plein, infini, sans contraire, certes assez vertigineux, mais pas la peine de se voiler la face. Comme pour toutes les meilleures choses, il y aura un prix à payer. Et si nous mettons la barre très haut, nul doute comme le dit ARNAUD que c’est un prix complet.
Retourner à la source, découvrir la réalité de ce qui se cache derrière les apparences du corps physique et du mental.
Opérer un véritable retournement, voir ce que je suis vraiment. « je » ne se contentera jamais de demies vérités. « je » aspire à Absolu.
Devenir témoin de ce que je suis en vérité. Soulever tous les voiles et être conscient du Mystère d’Être.
L’image qui me parle ce matin, est celle d’un vide sidéral.
Pendant la méditation, le mental s’incruste surtout à coups de pensées à une vitesse affolante. Pas de panique ! Il fait son boulot et si vous lui laissez la place et son temps, il va finir par s’en aller.
Le mental est un voleur. Il vous empêche de voir, sentir ce qu’il y a derrière les apparences, sensations, pensées, émotions. Il voile une réalité beaucoup plus vaste et apaisée que vous sentez poindre au cours de la méditation. Il vient se mettre entre vous et beaucoup plus grand que vous.
Le cours de la méditation, ne cesse d’osciller entre deux pôles : le pôle mental et le pôle qui invite à l’infini mystère d’être.
Les nuages peuvent un temps voiler le soleil de la Conscience mais finiront toujours par disparaître.
Parfois tout s’éclaircit et ce matin, il m’a été donné de faire un vrai retour à ce qui au plus profond de moi-même, résonne en silence.
C’est un sentiment très heureux, comme si vous aviez été libéré, pour un moment, de ce que vous n’êtes pas. Comme un retour à la source pure que nous sommes au plus profond de nous-même. Le mental vous chuchote que cela ne va pas durer. D’accord. Vous pouvez replonger encore et encore. L’espace s’est élargi en Cela-Conscience. Il n’y a aucune espèce d’entrave. Vous vous êtes échappé pour un temps de votre condition existentielle ordinaire, « normale ». Elle a fondu. Elle est partie, volatilisée. La tradition indienne parle de SAT CHIT ANANDA Être-Conscience-Béatitude.
La tradition chrétienne parle du royaume des cieux au-dedans de nous
Trêve de mots…un dernier quand même… Vous savez alors au plus profond de vous-même que vous êtes cette Conscience et en plus qu’Elle est toujours là et que c’est le mental qui passe son temps à vous voiler la Réalité. J’ai oublié d’écrire un mot essentiel, parce ce qu’il exprime bien ce dont il s’agit : Ce mot est PAIX, une qualité de paix incomparable venue de Rien.
Quand souffle le vent libérateur de l’esprit apaisé, un Sentiment dont il est très difficile de rendre compte, laisse la place à l’infini, au silence. Quand Cela vous tient dans ses bras, vous ne voulez plus du tout aller ailleurs. Vous avez trouvé un secret, un trésor, un repère divin où vous pouvez vous rendre si vous le souhaitez. Lui, se tient indéfiniment prêt à vous entendre, à vous recevoir, à vous inspirer.
Quand le Réel se dévoile, vous êtes Conscience-Paix. Vous êtes vastitude comme dit Yann. Vous êtes comblé. Il ne vous manque absolument rien. Puissé-je me diriger peu à peu vers ce contentement et diffuser la Bonté fondamentale.