Si nous laissons les émotions jouer leurs partitions, nous allons voir qu’en vérité, ce sont nos plus grandes forces, nos alliées les plus proches, celles qui peuvent nous conduire loin sur ce chemin intérieur, spirituel de transformation
Nous pouvons les voir se transformer en quelque chose de beaucoup plus centré, dense, tranquille. C’est ce que ARNAUD appelle Sentiment. C’est ce dont il s’agit quand il en parle dans son enseignement.
Je suis d’un tempérament, un caractère très émotionnel, avec une tendance mystique assez marquée. Cela, depuis longtemps, m’a maintenu prisonnier d’un schéma récurrent qui m’empêchait d’avancer vraiment. Ce n’est que petit à petit, à petit, à force de voir se répéter ce schéma récurrent, que j’ai pu commencer à voir, sentir une façon très différente, de vivre, d’être .
Aujourd’hui, j’ai un peu changé et suis maintenant plus sujet aux Sentiments et davantage prêt à cheminer vers une véritable transformation. Soit je me laisse être emporté, confondu, perdu, identifié avec mes émotions. Soit je les laisse s’exprimer, couler. Alors elles se transforment en quelque chose de beaucoup plus centré, dense, tranquille. Nos émotions sont nos alliées, nos forces les plus puissantes.
Je sais, je sens maintenant de façon claire ces deux pôles en moi (émotions et sentiments). Je pourrai, je peux presque les faire jouer l’un après l’autre. C’est comme un acteur, un comédien quand il joue.
En réalité, je commence à découvrir que l’Essence de l’émotion est Sentiment. La véritable nature de l’émotion est Sentiment.
Synchronicité : Le lendemain : Qu’est-ce que je lis dans le livre « VIVRE » d’Emmanuel : « L’émotion dont la manière dont nous la ressentons est impure. Le sentiment est pur. Si on enlève son impureté à l’émotion, elle devient une émotion pure, c’est-à-dire un sentiment ». p134
La paix intérieure est une expression dont je ne me servais pas jusqu’à maintenant
Ce matin-là, c’est vraiment cette façon de dire, d’écrire, de ressentir les choses qui m’est venue à l’esprit
La paix intérieure est un Sentiment plein et vide en même temps qui se révèle finalement comme une évidence en toute simplicité.
Cela jaillit d’une intuition, une perception sans nom
La paix intérieure est un trésor caché au plus profond de nous-mêmes
Cela, pourtant se révèle en toute simplicité
La paix intérieure est sacrée
La paix intérieure ouvre l’Espace illimité
La paix intérieure est contentement serein, tranquille, ineffable
La paix intérieure réconcilie avec tout ce que nous sommes
La paix intérieure communie à travers L’Indicible
La paix intérieure dévoile une réalité invisible mais perceptible
La paix intérieure est un Sentiment que l’on ne voudrait jamais quitter
Quand « je » se rappelle à Soi-même, la paix intérieure surgit à travers le silence. Ce n’est pas le moi « normal », « mécanique », « séparé » qui vient aux commandes. C’est la Réalité Elle-même. Cela qui permet tout se rappelle à Nous-mêmes, Cela, non-duel
La paix intérieure est un Sentiment de Bonheur plein et vide en même temps, quelque chose comme venu d’un autre monde et que pourtant Nous Sommes.
A nous de nous découvrir pour laisser la porte étroite dont parle les évangiles, s’ouvrir en Grand et même en très Grand
À chaque instant, dans tout ce que nous faisons, il y a des intervalles, des espaces. La Réalité, avec une majuscule, est au cœur de tout intervalle. Cela Est.
Dans chaque intervalle, dans chaque espace, pointe le secret de cette Indicible Réalité. Cela relève de l’évidence. Oui ! Impossible à expliquer, mais possible à ressentir.
Seulement, voilà, là où le bât blesse, c’est qu’il est extrêmement difficile de vivre constamment relié à Elle, en Elle, avec Elle.
C’est pourquoi il est nécessaire de pratiquer une sadhana.
Vivre, Être, Danser au sein de cette Réalité, au sein de ces intervalles est peut-être ce qu’il est appelé ÉVEIL.
L’Éveil brille au creux de chaque intervalle.
Cela ne cesse de nous échapper
À nous, de nous le rappeler.
N’est-ce pas là la preuve absolue de la nécessité de la vigilance, de poster en nous un veilleur acharné ?
Oui, j’écris « acharné », car ce veilleur, selon ma petite expérience, a s’il le veut, s’il le peut, un travail énorme à réaliser.
C’est bien cette même vigilance que toutes les traditions et Maîtres authentiques ne cessent de rappeler encore et encore.
La Réalité ne cesse de s’échapper et pourtant, Elle Est toujours là. Elle ne nous quitte jamais. C’est comme le Silence.
Cela, s’étire en infini.
Cela, le secret contenu en chaque intervalle, c’est ce que Nous Sommes vraiment, notre vraie nature.
Cela ne cesse de danser au cœur d’intervalles infinis
À nous d’entrer de plus en plus au cœur de cette danse sacrée !
Permettez-moi pour terminer d’évoquer GURDJIEFF qui a été décisif au début de mon chemin quand je lisais le fameux livre d’OUSPENSKY consacré à cet enseignement, un livre qui fut comme une révélation. Et puisque je suis dans les confidences, sachez que lors de mon premier séjour à Font d’Isière, Arnaud au cours d’un de ces fameux pique-niques où il passait un moment en tête à tête avec chaque nouveau, m’avait demandé « quel est le livre qui vous a le plus marqué ? » Et, sans l’ombre d’une hésitation, je lui avais répondu « Fragments d’un enseignement inconnu »…
RAMA : je suis L’espace vide. Ce qui existe est L’espace vide. La Conscience est L’espace vide. Le monde est L’espace vide et L’Espace vide n’est que L’espace vide. Une fois parvenu à l’unicité de l’espace de la Conscience, adore cet espace du « Un » (190.62). Grâce à la connaissance et à l’investigation sur l’espace vide, l’être tout entier devient pareil au ciel… ( 195.63)
Commentaire Yves Rémond
L’Espace vide dont il est question ici est bien sûr la Conscience, Brahman. le terme sanscrit utilisé ici et traduit par « espace vide » est kha. Ce mot neutre signifie en premier lieu un trou, une cavité, une ouverture, puis par extension l’espace vide, l’air, le paradis…
Tout chercheur spirituel devra un jour ou l’autre, plus ou moins progressivement, se retrouver face à ce vide. Vide de quoi? Vide du mental…
Extrait du livre de Yves Rémond : EVEIL DANS LE YOGAVASISTHA Traduction du sanscrit, présentation et commentaires d’Yves Rémond
Bonne et Heureuse Journée, pleine de Vide, bien sûr!
(…) « jivatma ( l’individualité) n’implique rien d’autre que le jeu de ce « moi » étriqué, le jeu de la shakti (« énergie cosmique ») à l’intérieur des limites finies.
C’est pourquoi, ce jivatma doit êre annihilé et immergé dans le jeu de l’illimité, la shakti infinie.
C’est pourquoi, en tout premier lieu, vous devez acquérir la connaissance que partout, tout autour de vous, aussi bien qu’en vous, le jeu de la shakti multiple et infinie continue sans arrêt.
Vous devez avoir la connaissance que vous n’êtes pas confiné à l’intérieur des limites étroites de votre vie finie.
C’est pourquoi vous devez faire des efforts pour voir et expérimenter le jeu des formes infinies de la shakti infinie, ainsi que de vous fondre en elle »
Dans la suite du mémorable week-end avec Alain et Corine, je vous partage mon ressenti survenu après la méditation guidée par Corine samedi et qui correspondait à ce que j’étais justement en train de lire dans l’ouvrage de Eric Edelmann : « la splendeur du Vrai » page 211
(…) …il n’en reste pas moins, bien sûr, que la respiration joue un rôle majeur : » La respiration, c’est la vie elle-même », souligne Swâmiji, mais elle implique aussi les niveaux les plus subtils de la réalité. Le terme âtman, le Soi, qui est l’équivalent de Brahman, signifie « souffle ». Il est la racine du mot « atmosphère ». Toutes les traditions accordent à la respiration une dimension spirituelle. Il y a au niveau physique l’absorption de l’air, de l’oxygène dans les poumons et un phénomène de combustion. Ensuite, au niveau subtil, il y a ce que les indiens appellent le prana, l’énergie (le chi des chinois et le ki des japonais). Et puis, encore au-delà, ce que les traditions nomment » le Souffle » ou » L’Esprit ».
La Muktika Upanishad met en correspondance le Souffle de Vie et la Conscience. Et qu’est-ce que le Souffle de vie? C’est la Pure conscience. Et qu’est ce que la Conscience pure? C’est le Souffle de Vie. » Dans l‘Aitareya Upanishad : » Le Souffle universel devint prana et pénétra les narines » (1-2), ou encore dans la Prashna Upanishad : » C’est du Soi qu’est né le prana » (3.3) L’énergie créatrice est elle même issue d’un autre niveau que l’on peut qualifier de « spirituel ».
Notre dame de la Garde – Saint Cast Le Guildo. décembre 2025
Ce post est inspiré par la dernière session philosophie hindoue animée par Yann à la Bertais.
Et qui est venue jusqu’à moi via l’enregistrement audio Je dédie ce texte chaleureusement à Yann et à tous les participants à ces rencontres.
Le corps causal est le plus essentiel des trois corps, parce que c’est le plus proche de notre vraie nature.
« Je » peux ressentir, intuitionner que derrière les corps physique et subtil (le mental) se tient cet espace de corps causal.
Ce corps est la source, l’origine, ce qui est en amont, des deux autres corps. Le corps causal, fait de silence ouvre L’Infini en nous. C’est la dernière enveloppe, la dernière marche, mais celle-ci elle est encore d’ordre personnel.
Une dernière étape reste à franchir pour s’éveiller à notre vraie nature. Quand celle-ci est franchie ; quand la dernière enveloppe se déchire, « je » personnel, ego séparé disparaît !
En méditation, « Je » peux sentir simultanément la présence de ces trois corps.
La prise de conscience du corps physique est évidente. Celle du corps subtil est en fait elle aussi assez simple, car aussitôt que tu t’assoies pour méditer, tu te sens le plus souvent dans un premier temps envahi par des pensées, sensations, émotions.
Qui prend conscience de ces deux corps ? le corps causal, source, origine d’Être au sens métaphysique du terme.
Mais ceci est encore d’ordre personnel. C’est très difficile de tenter d’expliquer ! Parce qu’une sorte d’évidence, de certitude jaillit de l’esprit ‘ « normal » « séparatiste ». Cela relève de l’intuition impossible à démontrer. N’est-ce pas de l’ordre de la foi, au sens de certitude absolue et aussi de l’inspiration ?
Qui fait référence en méditation au corps causal ?
Je suis en train de relire le livre d’Arnaud : TU es CELA et particulièrement les pages 136 et 137 du chapitre ATMA DARSHAN. Voilà le résultat.
Ce matin fût à coup sûr, mémorable sur mon chemin. Insight est vraiment le terme qui m’est venu en premier. C’est vrai que j’ai déjà vécu et que je vis de temps en temps ce genre d’instant béni, privilégié, mais ce matin, il était comme emprunt de nouveauté et je l’ai ressenti d’une manière beaucoup plus puissante. La compréhension de ce terme Insight est intuition profonde d’une réalité appelée différemment selon les traditions. Le Védânta parle du Soi, la tradition chrétienne parle du Royaume des cieux et le bouddhisme parle de Vide.
J’ai le sentiment qu’en fait, Insight veut dire Voir au sens où l’entend Arnaud. Il s’agit de voir au sens métaphysique du terme, voir une Réalité qui nous dépasse largement que pourtant Nous Sommes.
Je suis parti de l’exemple : Je suis en train d’écrire. Je (sujet), en train d’écrire (action) et la connaissance au milieu. Le connaisseur, le connu et la connaissance. Et c’est au niveau de la connaissance que tout se joue : la vision, la prise de conscience vous propulse, vous relie en fait à la réalité ultime, le Vide Absolu quel que soit le terme employé. Dans cet Espace Vide vous voyez que c’est Cela, Le Réel, votre vraie nature…ONLY VISION comme dit Arnaud.
Cette Réalité est toujours là même si c’est impossible à démontrer de manière objective, scientifique. C’est exactement pareil que le Silence.
« je » immergé en plein vide Est Cela qui permet tout, un silence à nul autre pareil qui défie toute interprétation. Quand vous ressentez Cela, c’est comme si une porte invisible, sans forme, silencieuse s’ouvrait en infini et le plus fou, le plus sage, est que cette réalité est toujours là. Arnaud le redit souvent : « Vous êtes déjà nus sous vos vêtements »
Et ce matin, quand vous le ressentez à nouveau, d’une façon franche, claire et nette, sans aucun contour, aucune frontière, comme quelque chose qui glisse en infini, qui échappe à toute saisi (du moi bien sûr toujours à l’affut pour reprendre le pouvoir), vous être heureux, épanoui, joyeux, élargi…
Cela, ce que Nous sommes vraiment ne nous quitte jamais
(…) » Arrive un stade dans la vie où l’on sent et où l’on réalise que les désirs ne peuvent donner la satisfaction à laquelle on aspire. Ou, en d’autres termes on sent : » Oui, j’ai tout reçu de l’extérieur, mais pas ce qui peut me satisfaire totalement, et cette satisfaction, je ne peux pas l’obtenir de l’extérieur, parce que j’ai vécu, vu et joui de toutes choses ». Alors, et alors seulement surgit un besoin impérieux. Que se passe-t-il donc? Ni à l’extérieur, ni dans la dualité, ni dans le « moi », ni dans « l’objet « , ni dans cet état de séparation je ne peux trouver satisfaction. Alors apparaît un sentiment de vide! Un sentiment de vide qui vient du fonds du cœur, un sentiment exigeant qui ne tolère aucune frustration, qui ne peut que trouver ce qui ne change pas et qui dure, c’est cela le besoin de vérité, de ce qui n’est pas deux, de ce qui n’est ni sujet ni objet, mais un état où on est libre des deux. Voilà ce qu’est le besoin impérieux d’aller de la non vérité à la Vérité ou des vérités à la Vérité, de la dualité à l’Unité, de l’obscurité à la Lumière. » (…)
Swâmi Prajnanpad L’art de voir, p 40-41
Cité par Emmanuel Desjardins dans son livre : Vivre » la guérison spirituelle selon Swâmi Prajnanpad, p 152-153
J’ai retrouvé un article qui m’a surtout saisi par son extrême simplicité. Je vous le partage…
« Une vie sans éveil spirituel n’est pas une vie du tout. C’est une simple existence. C’est une vie où le corps physique sera très dynamique, toujours en progrès, où le mental se développera beaucoup, accomplira tous ses désirs et travaillera sans cesse.
Mais sachez que votre personnalité physique et psychique n’est pas votre personnalité véritable. Ce ne sont que des instruments que vous possédez, qui vous sont donnés à titre temporaire et sont superposés à votre être essentiel.
Une vie caractérisée par une activité intense sur le plan physique et psychique n’est pas une vie véritable parce que là n’est pas votre vie réelle, qui n’est ni ce corps physique ni ce phénomène mental. Tant que vous ne serez pas réellement « éveillé », la vie n’aura pas vraiment commencé pour vous. En tant qu’être humain, vous pouvez exister sur le plan du monde, mais cette existence-là ne peut pas être appelée la vie réelle car sa dimension n’est qu’horizontale, et non pas ascendante et verticale.
C’est seulement lorsque vous êtes éveillé sur le plan intérieur et spirituel que vous commencez à vivre vraiment. Le plan de la vie véritable est celui de l’évolution spirituelle, un processus d’évolution qui s’achève dans l’épanouissement spirituel.
A cet instant où vous croyez être monsieur Untel ou madame Unetelle, où vous êtes assis dans cette salle, en vous il y a le potentiel caché de la perfection totale. Ceci est le fait unique, essentiel et caché de votre vie. Toutes les autres choses changeront et disparaîtront. Le bébé se change en enfant, l’enfant en adolescent, puis il entre dans le domaine de la jeunesse et se transforme jusqu’à l’âge mûr et la vieillesse. Sur toute la surface de la terre il n’y a pas une chose qui ne soit sujette à la naissance, à la croissance, à la décadence et à la mort. Cela est certain, inévitable. Au milieu de toutes ces choses changeantes, une seule ne change pas, c’est le fait de votre perfection essentielle et personnelle.
Vous êtes parfait, divinement. Vous êtes un rayon lumineux de cette éternelle lumière de lumière. C’est pourquoi on dit qu’en vous est le royaume de Dieu. Vous êtes une vague au milieu de l’océan infini de cette existence éternelle. Vous êtes une parcelle de cette réalité infinie et éternelle. C’est à ce fait que vous devez vous éveiller.
Si vous ne pouvez pas vous éveiller à ce fait, comment pouvez-vous commencer à vivre ?
La mécanique de l’existence vous fait remplir seulement des routines, jour après jour, de la tombe à la tombe, des choses qui se répètent depuis des millénaires et des générations et qui se terminent par la mort et la tombe. Quelle signification cela a-t-il ? Quelle réalisation ultime cela vous donne-t-il ? Qu’êtes-vous capable d’emporter avec vous ? Qu’est-ce que vous pouvez appeler vraiment vôtre ? Pouvez-vous appeler vôtre le moindre petit morceau cassé d’une aiguille ? Même cela, vous ne le possédez pas. Tout ce qui est ici se termine ainsi. »
Calme, très calme, tranquille, très tranquille, la véritable nature de l’esprit se révèle peu à peu… le ciel s’éclaircit, les nuages s’évanouissent en silence…
L’Essence de l’esprit, « sa » véritable nature est comme un abri sûr, invisible, fort, immatériel et vide. Il se tient là, derrière nous-mêmes, au milieu des flots, au milieu des vagues. L’esprit « normal, mécanique » est tumultueux et ressemble parfois à une tempête en mer, quand les vagues se montrent fortes, denses, très décidées à empêcher le méditant de méditer. Les pensées, sensations, émotions ne cessent de déferler, mais l’ Essence, n’est pas touchée. Au plus profond de nous-mêmes, c’est Elle, L’Essence, le maître de la situation.
Le silence rétabli petit à petit est le cœur de Nous-mêmes. En réalité, il est toujours là. C’est simplement nous qui passons la plupart de notre temps à le recouvrir de mille et un mirages qui s’évanouissent aussitôt vus et découverts pour ce qu’ils sont vraiment, une illusion, les jouets d’un mental toujours à l’affut, pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Le silence est le cœur de la méditation, l’allié le plus puissant de l’art si difficile et si simple de méditer. Parce qu’en réalité, il n’y a rien à faire et surtout pas se débattre contre des leurres aussitôt vus, aussitôt démasqués.
Le silence, comme un nouvel espace ouvert au grand large. Cela, L’Essence, vraie nature de l’esprit, se tient là, en nous et nous révèle le divin secret de nos vies.
« je » se tient alors en position témoin à l’écoute des vagues qui souvent déferlent en continu. Mais L’essence de l’esprit, en secret, en profondeur, est calme, très calme, tranquille, très tranquille, à l’abri des identifications multiples et variées, pensées, sensations, émotions, le mental toujours prêt à lutter, s’accrocher à ses mensonges.
La véritable nature de l’esprit laisse s’écouler de façon naturelle les flots perturbateurs toujours très gourmands d’une mécanicité tenace. Quand « je » se tient en position témoin, établi en silence, il semble bel et bien que rien ne peut l’atteindre, il est hors d’atteinte. L’Essence de l’esprit est libre de toute appropriation. C’est comme le vol d’un oiseau dans le ciel.
Lorsque nous méditons, le mental s’incruste surtout à coup de pensées, sensations, émotions à une vitesse parfois affolante…pas de panique! Il fait son boulot et si nous lui laissons le temps et la place, il va finir par disparaître. Le mental est un dictateur-menteur, prédateur. Il nous cache une réalité beaucoup, beaucoup plus vaste, tranquille, apaisée, que nous allons sentir peu à peu poindre au cours de la méditation
Le cours de la méditation ne cesse d’osciller entre deux pôles : Le pôle mental et le pôle CELA, ce que nous sommes vraiment.
Les nuages peuvent un temps voiler le soleil de la Connaissance mais finissent toujours par disparaître…
Assis, tranquillement, très tranquillement, sentons-nous être, pleinement, entièrement, donnons tout…l’illimité éclaire l’horizon…la vibration d’une Conscience vaste, pure, résonne au plus profond de Nous-mêmes…maintenant, maintenant, ne précipitons rien…restons tranquille, très tranquille…laissons peu à peu l’espace s’élargir à sa mesure qui en fait n’en à pas, CELA sans mesure…laissons nous faire, déshabiller, mis à nu…laissons nous respirer à cette hauteur si douce, si pleine, si vide, si mystérieuse et pénétrante…
Méditer, c’est aller à la rencontre de ce que nous sommes vraiment, goûter, apprécier simplement, pleinement, le fait d’être…Laissons nous Nous ouvrir à une dimension illimitée, inconnue…Nous sommes au cœur de la méditation…
Méditer, est un jeu divin entre le mental et notre vraie nature…Laissons passer, laissons tout passer, l’ego-mental-menteur va se dissoudre lui-même et laisser la place à une grande paix, un silence, source de Tout, qui est Tout, et se passe de commentaire…
Nous sommes rentrés chez Nous et c’est bon, heureux, tranquille…ne croyons surtout pas mais je sais que ce n’est pas votre cas, que nous sommes débarrassés du mental. Non! Presque à chaque fois que nous allons pratiquer la méditation, il va se repointer avec ses imaginations diverses et variées…Patience, patience et encore patience, courage, force et détermination, le chemin est souvent ardu, long, mais n’est-ce pas le seul qui au final, en vaille vraiment la peine: Découvrir ce que nous sommes vraiment…
Je vous souhaite une très bonne journée…(vous pouvez encore vous y inscrire en cliquantICI) Mireille et moi ne serons pas là…Nous sommes au quarante ans d’une de nos nièces…A coup sûr, une autre sorte de méditations, à condition que les effluves parfumées du champagne ne nous entraînent vers des destinations un peu floues…