Auteur/autrice : Georges Morant

  • Chapitre 13 de la Première épitre de saint Paul aux corinthiens

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    01. J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.

    02. J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.

    03. J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.

     

    04. L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil

    05. Il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune

    06. Il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai

    07. Il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.

     

    08. L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée.

    09. En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles.

    10. Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé.

    11. Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant.

    12. Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu.

     

    13. Maintenant donc, demeurent la foi, l’espérance et l’amour, ces trois là : mais le plus grand de ces trois est l’amour.

     

    (article inspiré par la lecture de « La drachme perdue » de Michel Fromaget)

  • La traversée vers l’autre rive

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    « Pour désigner la voie, Le Boudha a employé l’expression « la traversée vers l’autre rive », ce qui suggère qu’il y a, d’un côté, la rive de la souffrance et, de l’autre, la rive de l’au-delà de la souffrance. Entre les deux, la traversée.
    Pour cette traversée, une barque est indispensable, qui n’est plus du tout nécessaire quand nous avons achevé la traversée. Certaines formules de Swâmiji concernent la rive sur laquelle nous sommes et nous aident à la voir avec lucidité. D’autres paroles concernent la traversée et d’autres enfin, évoquent l’autre rive dont nous n’avons pas encore l’expérience et que l’on ne peut appréhender à partir du mental. C’est dans ce contexte que j’ai proposé trois tiroirs dans lesquels nous pourrions classer les différentes paroles de Swâmiji.
    Un tiroir se nomme « cette rive » et se situe où vous êtes maintenant, le second tiroir pourrait s’intituler « la traversée » et le troisième « l’autre rive », où se trouvent rangées soit des paroles vraiment étranges, soit des paroles apparemment incompréhensibles qui ne vous concernent pas aujourd’hui. Plus vous saurez reconnaître à quel tiroir correspond telle ou telle formule, mieux vous serez à même d’utiliser celle ci de façon adéquate pour votre transformation.

    Premier tiroir : La rive sur laquelle nous sommes

    « L’être humain n’est qu’émotions »

    « Personne ne vit dans le monde, chacun vit dans son monde »

    Est-il vrai qu’à chaque instant j’interprète la réalité de manière égocentrique ? Je vois les choses d’une certaine manière et il est bien probable qu’aucun de nous ne voit vraiment, que tous deux nous interprétons. Personne ne voit la situation, chacun pense sa situation en fonction de sa programmation personnelle.

    « Vous êtes des marionnettes dont l’existence tire les fils »

    Swâmiji insistait beaucoup sur le fait que nous sommes totalement conditionnés par notre hérédité, par les impressions fortes de la petite enfance et par les influences de notre éducation et de notre culture. L’existence presse un bouton et déclenche en nous une réaction, presse un autre bouton qui déclenche une autre réaction. Une bonne nouvelle fait lever une émotion heureuse qui n’en reste pas moins une réaction mécanique. Et à partir de cette réaction intérieure, qui déforme notre perception de la réalité, nous réagissons extérieurement
    (…) mes actions soi-disant conscientes ne seraient donc que des réactions qui s’imposent à moi ?
    (…) est-il vrai que je me laisse emporter par des événements heureux et déprimer lorsque les situations me sont défavorables et que je réagis ensuite mécaniquement aux réactions émotionnelles et mentales, aux états d’âme, aux humeurs que les évènements déclenchent en moi à mon insu. Heureux.

    Deuxième tiroir : La traversée

    « Don’t mistake reaction for action », « Ne prenez pas une réaction pour une action »
    – autrement dit : ne prenez pas une réaction impulsive et compulsive pour une action libre et objective. Vous pouvez honnêtement reconnaître pour vous-mêmes si ce que vous venez de faire ou de dire était une pure réaction.

    « To do, there must be a doer » Pour agir, il faut un agissant”.

    Ou : “First the doer, then the deeds”,”D’abord l’agissant, ensuite les actions”,

    Before any action, check the actor”,Avant toute action, vérifiez l’acteur”

    Troisième tiroir : L’Autre Rive

    « Il n’y a rien à faire, tout est déjà là, je suis déjà la grande Réalité Ultime »

    « Le sage n’a plus d’émotions »

    « Swâmiji does not act, an action take place » « Swâmiji n’agit pas, une action a lieu »

    (…) Si l’acteur est conscient et libre, l’action juste s’impose à lui. Oui, mais où est-ce que j’en suis, moi ? Qu’est donc cette action que Swâmiji appelait « la réponse qui s’impose », qui ne comporte ni doute, ni hésitation et qui est en même temps l’action la plus juste, la plus harmonieuse dans le relatif ?

    « Swâmiji is eating Swâmiji with the help of Swâmiji” Who is Swâmiji ?
    « Swâmiji mange Swâmiji avec l’aide de Swâmiji. Qui est Swamiji ? »

    « There is no seer and no seen, there is only seing »
    “Il n’y a pas celui qui voit, il n’y a pas ce qui est vu, il y a seulement vision”

    Pouvez-vous, aujourd’hui, tels que vous êtes, avec vos désirs, vos peurs et vos projections, affirmer que vous avez l’expérience de cette affirmation ? La réponse est non. Voilà pour quoi il est important de reconnaître à quelle étape sur le chemin se situent les paroles que vous êtes amenés à entendre.

    Extraits de : « la Traversée vers l’Autre Rive » d’Arnaud et Véronique Desjardins – Editions Accarias/L’Originel – 2010.

     

  • “ Soyez non-deux ici et maintenant”

    citation Swâmiji

    « Be advaïta here and now » “ Soyez non-deux ici et maintenant” –Swâmiji-

    Cette parole s’applique au monde qui nous entoure et surtout à notre monde intérieur, à ce que nous ressentons d’instant en instant. Il est évident que si je ressens à l’instant même une tristesse et que cette tristesse ne me convient pas, il y a refus et je réfère cette tristesse à un état heureux qui juste maintenant n’a aucune réalité. La vérité, c’est : »je suis triste », c’est tout. Et le mental propose : « ce serait mieux si j’étais joyeux », ce qui pour l’instant est complètement irréel, complètement stérile. Nous faisons cela du matin au soir! Du matin au soir, ce mental intervient. Nous n’arrêtons pas de tourner le dos à une réalisation que nous prétendons chercher. C’est aussi simple et caricatural que cela.
    Si nous revenons à la vérité de l’instant qui est toujours une et non-deux, cette réalité de l’instant nous ouvre les portes de la profondeur. Pourvu que je sois moi même, à l’instant même, non deux, juste ce que je suis, à l’exclusion de quoique ce soit d’autre. Si je suis triste, je vais vers cette tristesse, j’épouse complètement l’émotion qui m’habite. Et à partir de ce que je suis, non deux, non duel, je peux parfaitement téléphoner, appeler le médecin, etc. Ne mélangez jamais le ici et maintenant et ce que vous pouvez faire concernant le futur. La Réalité ultime, divine, est neutre, mais pour nous la réalité est tout sauf neutre. Donc ce fonctionnement du mental nous maintient obligatoirement à la surface de la conscience, même si parfois en méditation nous avons l’impression que nous sommes si proches d’une grande expérience intime. Il s’agit d’être complètement ce que je suis, d’instant en instant, c’est tout. C’est cela être non-deux. Ne pas chercher un autre état que celui qui est le mien maintenant. Je suis triste ? D’accord, j’épouse cette tristesse. Je ressens une peur ? D’accord, je ne juge pas cette peur, je ne la mets pas en perspective avec l’image de l’homme serein que j’aimerais être. Je ne cherche pas non plus à transformer cette peur en sérénité avec des exercices menant au déni et au refoulement. J’épouse cette émotion.
    Si vous osez vivre cette perfection du non-deux, vous sentirez au cœur même d’un vécu qui jusque là était très douloureux, la relation directe avec le Royaume des Cieux qui est au dedans de vous, avec la paix des profondeurs. Mais à condition que ce non-deux soit parfait. Là, il n’y a pas de plus ou moins. Une part de notre expérience habituelle est fondée sur le plus ou moins. Une chambre peut être plus ou moins sombre ou plus ou moins lumineuse, mais nous ne sommes jamais plus ou moins nus, nous sommes plus ou moins habillés. De même, nous ne pouvons pas être plus ou moins non-deux, nous ne pouvons qu’être plus ou moins deux.

    Extrait de « LA TRAVERSÉE VERS L’AUTRE RIVE – Rencontres au Mexique » de Arnaud et Véronique Desjardins – Editions Accarias – L’Originel – 2010.

  • ZERO NO LIMIT (3) – You are

     

    prisonnier-de-bande-dessinée-derrière-des-barresTu vis de vie en vie

    Complètement endormi

    Tu ne sais pas qui tu es

    Tu te le demandes

    Hypnotisé


    Tu veux t’en sortir

    Prisonnier

    Tu veux te libérer

     

                                                    Tu sens vraiment cela

                                                    Mais tu ne  vois pas

                                                   

     

    Ainsi va ta vie

    Qui t’emmène droit vers la mort

    Tu te doutes bien que tu ne peux pas continuer

    T’as entendu des enseignements authentiques

    T’as même rencontré des maîtres parfaitement qualifiés

    Mais tu te dis non, ce n’est pas pour moi

     

                                                    Toi aussi, tu es Cela

                                                    Mais tu ne le vois pas

                                                   

     

    rameurT’as l’impression de tellement ramer

    Depuis tant d’années déjà

    T’en as marre, tu veux tout arrêter

    Tu vois bien que tu ne t’en sors pas

    Identifié

    Alors tu te demandes

    Découragé

    Vais je continuer

    Ou bien me laisser aller

     

                                                    Toi aussi, tu es Cela

                                                    Mais tu ne le vois pas

                                   

     

     

     

     

    boue1Tu semblais vraiment bien décidé

    T’avais pas mal d’atouts dans ton jeu

    T’as vu pas mal d’amis se transformer

    T’avais à cœur d’y arriver

     

    Et toi, tu patines

    Englué

    A toujours te demander

    Est ce qu’un jour je vais y arriver

    Est ce qu’un jour je vais tout lâcher

    Voir le destin s’accomplir

    Les folles promesses des sages

     

                                                            Toi aussi, tu es Cela

                                                            Mais tu ne le vois pas

     

    Et soudain, au moment ou tu t’y attends le moins

    cielLe ciel s’ouvre

    Les nuages disparus

    Tu vois au plus profond de toi même

    Comme tu n’as jamais vu

    Derrière le miroir

    Ce que tu es vraiment

    L’instant présent

     

     

    Tu rends grâce, dis merci à la Vie

    De t’avoir ainsi conduit

    T’as envie de prier, t’agenouiller

    Tu vois toutes les personnes si chères à ton cœur

    Qui t’ont accompagné

    Oui, ça vaut vraiment le coup

    De se retrouver libre et en paix

     

                                                           

    Toi  aussi, tu es Cela

                                                                      Et Tu le vois

     


  • ZERO NO LIMIT (2) – Yes

     
    How do you feel when you fell in love with something you can’t reach

    arc-en-ciel-dans-le-ciel-avec-des-nuages-11099901You’re sur that It Is but you can’t get it

    Même s’il semble que Cela soit le secret

    Tout et rien à la fois

    La source d’où tout vient et tout s’en va

     

    Et tu te dis à toi même

    And you say to yourself

    No it’s not true, it’s not possible

    It’s not for me

    Pourtant tout porte à le croire

    Même si ce n’est que pour un instant

     

    Tu ne peux pas l’incarner pleinement

    Ton mental  si puissant

    Au-soleil-soleilAnyway, you feel it very strong

    Le mystère de ta vraie nature

    Humaine et au delà à la fois

     

    That It is

    That It is

     

    Yes, you see It

    Yes, you see It

     

  • Sound of the sea (7) Glimpse of touch

     

     Si j’vous disais que je fais souvent les mêmes choses

    Si j’vous disais que jécris toujours la même chose

    Si j’vous disais que c’est jamais pareil

    A commencer par moi virevolte

    Sans cesse of course every thing change

    De toute façon le monde pétille

    Energie fine et infinie

    Et moi je ne suis qu’une petite bulle

    Prêt à tout voir d’un œil nouveau

    Car jamais je ne me contente

    De regarder les apparences

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    Je préfère me taire, entendre le silence

     

    Et y’a un signe qui jamais ne me trompe

    C’est la joie au fond du cœur

    Celle qui n’a pas vraiment de cause

    Vraie source de mille et un bonheurs

     

    Ceux-ci, souvent immatériels, n’ont vraiment pas tout leur pareil

    Pour entrevoir à l’horizon et dessiner un monde nouveau

    Vertical oui, il faut bien le dire

    Pouvoir toucher un peu d’en haut

    *****

  • L’invitation

     

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    L’invitation

    Chacun, chacune est invité(e) au bal du grand Silence. Tout simplement parce que Lui, Elle, Cela, L’insaisissable est omniprésent.
    Malgré les apparences trompeuses de tous les bruits possibles, intérieurs et extérieurs, Lui, Elle, Cela, L’insaisissable se tient là, ici, maintenant.
    Chacun, chacune repose dans l’océan de ce Silence.
    Rien ni personne ne peut douter de cette Présence. Elle est la source. Elle nourrit tout un chacun dans sa dimension la plus profonde, la plus intime, la plus secrète, la plus féconde.
    Chacun, chacune est invité(e) à l’écouter, à en prendre conscience.
    L’écouter, l’entendre, c’est lui faire de la place, La laisser se dévoiler, se découvrir.
    Cela est bon de se tenir dans ce non espace, sans nom ni forme qui permet de se reposer au sein du Mystère.
    Chacun, chacune devient alors témoins d’une dimension essentielle de son existence.
    Cela, cet intense sentiment de Vide pleinement ouvert est tout le contraire de quelque chose de négatif. C’est la découverte d’une dimension apaisée, reposée, sereine.
    Chacun, chacune est invité(e) à La découvrir, devenir son Ami(e) au delà de toute contingences.
    Chacun, chacune est appelé(e) à se souvenir.
    C’est un grand bonheur de se tenir en sa haute compagnie. Tout le monde est invité à se rendre sur son île intérieure la plus douce, la plus vrai, la plus réelle.
    Chacun, chacune est invité(e) à danser dans ce non espace, non lieu, si simple, si tranquille .
    Cela est bon de se tenir ainsi, relié à l’invisible et presque palpable Présence.
    Chacun, chacune est invité(e) à Être pleinement présent au son du Silence.
    Vivre en présence de la Présence ne dépend pas du moi

    Photo de Alain Silvert

  • Mediter

    Mediter,

    bouddha-jardin-2C’est se sentir tout à coup plus nu, plus léger, plus vulnérable.
    C’est partir à la recherche du Mystère, de qui je suis vraiment. Alors, les murs corporels-psychologiques se fissurent.
    Méditer c’est être face à face au Silence. C’est se laisser porter par et vers l’inconnu, l’insaisissable.
    C’est vouloir pénétrer au delà des frontières connues.
    Cela, Ce Lieu qui n’en est pas un est très bien gardé!
    Méditer n’est rien d’autre qu’une tentative de Le rejoindre, communier avec le Grand Silence.
    Vouloir s’ accaparer ces instants bénis d’une aura si secrète est hors de question. Cela n’est pas l’affaire du moi.
    L’approche de la méditation a beaucoup à voir avec le Vide. Nettoyer le miroir de toutes identifications, sensations, pensées, émotions.
    Cela donne le vertige .
    Méditer est un rendez vous avec le SOI !
    C’est frôler, pressentir une autre dimension, beaucoup plus nue. Et là, c’est un peu magique et aussi dangereux.
    En cet endroit qui n’en est pas un, « je » veux mourir, partir, tout laisser, tout arrêter.
    Là, en ce non Lieu, ce pari impossible mais réel, tous les problèmes se sont évanouis. Ils n’existent tout simplement plus.
    deux-ecoles-du-zenN’en est il pas de même dans le sommeil profond ?
    Et là, qu’est ce qu’il reste ? Qui suis-je vraiment ?
    Méditer, c’est la tentative de se vider de tous ses contenus pour être en présence de la source, Cela dont tout vient.
    C’est creuser au plus profond pour se défaire de tout lien.
    Aller en ce Lieu qui n’en est pas un est sacrément bien gardé!!! C’est à nos risques et périls. Nul doute que le prix à payer sera le prix complet !
    Mourir pour se retrouver

  • Fidèle

    fidele

    Jusqu’au bout dont je ne sais pas la fin
    Me maintient en bonne forme sur mon chemin
    Ne pas craquer, ne pas abandonner
    C’est au moins ça de gagner

    De toute façon, au plus profond
    Je ne me fais guère d’illusion
    Cela mène la danse en toute circonstance
    Ce qui ne m’empêche nullement
    D’apporter ma modeste contribution
    Même si parfois, c’est décourageant
    J’en reviens toujours à mes premiers amours

    Vivre en harmonie jusqu’au bout de la vie
    Remettre le couvert encore et encore
    Soigner plaies et blessures
    Prendre soin de son âme
    Demeurer bienveillant à travers le temps
    Permet d’affiner la vision de ce qui reste à faire

    Enfin, c’est une façon de parler
    Puisque de toute manière
    Je ne suis en aucune façon directeur des opérations

    Fidèle jusqu’au bout dont je ne sais pas la fin
    Parce que pour vivre dans le monde
    Va bien falloir quitter son monde
    Vous savez, là ou le bat blesse
    Là ou le petit moi se prend pour ce qu’il n’est pas

     

    Texte : Georges Morant   Photographie : Alain Silvert

  • OUI

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    OUI . Mot versatile, dont on se sert pour affirmer, soutenir, ou pour se cacher derrière, et sujet de cette petite épitre. Dans son sens objectif, il définit la réalité telle qu’elle est : une soumission à la vérité, fiable dans sa constance, sa loyauté, sa vision et sa sagesse.

    OUI. J’accepte la vie dans toutes ses variations et dans son » êtreté » totale, en tant qu’abandon à la Volonté de Dieu, en tant que la nature même de la  » dignité intrinsèque et de la noblesse intrinsèque » pour citer Swami Prajnânpad, le guru d’Arnaud Desjardins, un représentant authentique du  » oui » comme l’était son guru et le sien avant lui

    Pour la plupart d’entre nous, notre « oui » est juste une façon de détourner l’attention de celui qui vous a deviné, de garder à distance l’œil perçant du Travail, ou/et(car cela pourrait s’appliquer et s’applique probablement dans chaque cas) un mur visible ostensible derrière lequel nous cacher, même quand nous hochons la tête ou approuvons. Mais quand notre « oui » est à ce point immédiat, à ce point désinvolte, et ne s’accompagne d’aucune réflexion, comment peut on le prendre au sérieux ?

    Nous disons « oui » en croyant être totalement  » sur la même longueur d’onde », mais ce n’est pas le cas. Nous évitons le vrai problème , qui est que nous REFUSONS de nous regarder sans réserve avec le microscope du Travail, de percevoir l’aide indiquée qui nous est offerte et de pratiquer avec intelligence par rapport aux lois du Travail et aux offrandes pleines de grâce de l’Univers.

    Donc notre « oui » n’est pas le « oui » d’une prise de conscience, le « oui » de la sagesse, le « oui » d’un corps à corps complexe avec l’enseignement, mais il est le « oui » de l’évitement-une volonté faiblarde, bien qu’inconsciente(et qui ne devrait pas l’être si nous étions honnêtes, impitoyablement honnêtes avec nous mêmes et si nous pratiquions une observation profonde de nos états intérieurs et extérieurs et de ce qui est, tel que c’est, au sens large de notre environnement, de nos circonstances et de notre champ d’activité) et chroniquement mécanique( et qui ne devrait pas l’être si nous acceptions d’étudier les idées du Travail, de les manger, de les digérer)de rester tels que nous sommes, nullement dérangés, imperturbables, aveugles, enlisés-confortablement bien sûr- dans notre script psychologique et notre histoire de vie, convaincus de notre autorité personnelle, de notre bien fondé, de notre supériorité et ce en dépit d’une somme énorme d’informations qui toutes prouvent le contraire.

    Lee Lozowick – extrait de « Paroles de feu et de foi » – Editions A.L.T.E.S.S

     

     

  • With you forever

    Arnaud-1

    C’était le 11 août , je revenais d’une balade au bord de la mer.

    Je m’étais assis sur un banc tout près de la thalasso.
    Je méditais en pensée avec Arnaud.
    Je me souvenais que par deux fois nous nous étions rencontrés en cet endroit ou j’étais à ce moment là serveur au restaurant.
    Arrivé à la maison, je commence à écrire ce texte et arrive au même moment le message de Yann qui annonce qu’Arnaud a quitté son corps physique.

    Par un doux soleil d’été
    Assis sur ce banc
    Face à l’océan
    Le murmure des vagues
    Un oiseau pépie
    Au loin, les cloches sonnent
    Rappel de soi au SOI
    Au revoir, à toujours

     

    J’ai souhaité poster ce texte à l’approche de l’anniversaire du départ d’Arnaud. (11 aout)
    La Bertais organise comme tous les ans une journée de commémoration.
    Et je vous invite à  marquer vous aussi en cette journée  un temps de rappel.

    Et à la veille de poster cet article, j’ai écrit un autre texte dans la même inspiration.
    Je vous le livre ci-dessous.

    Just a perfect day

    Le ciel ouvre l’infini
    Le soleil rayonne l’illimité
    Le vent souffle toutes les pensées

    Chaque grain de sable est unique
    Chaque vague est l’océan
    Chaque existence porteuse d’éternité

    Danse, la Vie danse
    En plein Mystère, en plein Vrai sens

    Si tu entends cette voix
    Tous les rêves s’évanouissent
    C’en est fini du moi.

     

  • La citation du lundi n° 56

    coeur briséCœur brisé

     

     

    « S’il est une chose que je sais aujourd’hui de toute cette affaire que l’on nomme la vie, c’est bien celle ci : on n’ouvre pas son cœur sans ressentir de la douleur. Le choix d’ouvrir ou de fermer son cœur est un choix important que l’on fait chaque jour, à chaque instant. Si nous avançons sur le chemin spirituel auprès d’un maître qualifié, cela nous conduira facilement à avoir un cœur brisé. »

    Lee Lozowick
    Eloge de la folle sagesse
    Ed le Relié p 217

     

     

    Et je profite de cette citation de Lee pour vous informer de la parution de son dernier livre « Paroles de Feu et de Foi – Du haut de la falaise » (Editions ALTESS). Voici la présentation de l’éditeur :
    « …Les essais rassemblés dans ce livre ont été écrits de sa main durant les deux dernières années de sa vie et constituent une collection d’enseignements polyvalents précieux imprégnés de la tendresse, de l’affection, de la sagesse et de la foi de leur auteur. Lee,  visionnaire, nous transmet dans cet ouvrage un inestimable trésor, qui aidera tous ceux qui, confrontés à l’inéluctable mortalité, cherchent à vivre avec conscience, dignité et grâce. »
    Et un petit mot de Gilles :
    « Pour avoir connu Lee Lozowick, que j’ai fréquenté de près pendant vingt ans et vu dans toutes sortes de circonstances, je peux témoigner qu’il était un rare joyau spirituel, dissimulé parfois sous de surprenants déguisements. Ses dernières années, durant lesquelles, atteint d’un cancer, il n’était pas mourant mais pleinement vivant, utilisant la maladie pour enseigner, furent un extraordinaire témoignage de liberté et de lâcher-prise. La saveur de son rayonnement et de son extraordinaire dignité imprègne ces pages. Je suis heureux de la parution de ce livre qui véhicule un peu de sa relation sans concessions à la vie et au chemin spirituel. » – Gilles Farcet

  • Qui suis-je?

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     Grâce à moi séparé, autonome qui n’existe pas

    Il est possible de décoller du rêve

    Grâce à l’ego, je peux suivre un chemin de libération

    Sans lui, je suis éveillé

    L’unité rayonne dans la multiplicité

    La Lumière brille dans le noir

     

    Là ou l’esprit  est dégagé de ses voiles commence la vraie méditation

    Cela se révèle

    Vide, impersonnel

     

    Qui se libère si ce n’est l’esprit lui même?nostalgie_3.jpg

    Qui médite ?

     

    Cela se révèle

    Pure joie d’être

     

    Voir la nature ultime de l’esprit

    Est la révolution intérieure

     

    Cela Aime d’une manière impersonnelle

    Qui est un avec  la source, le vide, si ce n’est la source même, le vide même

    Devant et derrière le miroir

    Cela Est

  • Bliss of the Self

     

    porspoder

    (…) il s’agit de revenir à cette idée fondamentale aussi bien védantique que tantrique : à l’arrière plan, dès maintenant, de ces agitations qui peuvent même être parfois des tempêtes de peur, de désespoir, de fureur, il y a the bliss of the Self, la béatitude du Soi.

    (…) à l’arrière plan, dès maintenant, la matière première de toutes ces pensées, la Conscience comparée à l’océan sans vagues, est déjà présente en nous et cela, nous l’oublions.

    (…) en ce moment, toujours, même à l’arrière plan d’une angoisse atroce avec ces pensées de terreur, la paix des profondeurs est là, the bliss of the Self, la béatitude du Soi, disent les maîtres hindous.

    Arnaud dans son dernier livre :  » La Paix toujours présente »

  • « La plénitude de l’être »

    J’ai trouvé ce post de Gilles Farcet sur FaceBook. Gilles m’a donné son accord pour le publier sur notre blog. J’ai demandé à Yann ce qu’il en pensait. Il n’était pas aussi enthousiaste que moi et m’a dit que si je le publiais, je devais expliquer pourquoi.

    C’est avec grand plaisir que je m’exécute. Parce que quand j’ai lu ce passage (deux fois pour l’instant) j’ai été conquis immédiatement. J’ai eu un ressenti très fort. J’avais l’impression de lire quelque chose sur la quintessence de l’advaita vedanta. Ce court passage m’a littéralement sauté aux yeux comme une merveilleuse synthèse de la voie, du chemin que nous menons ici…

    Et puis, cerise sur le gâteau, synchronicité forte, la Présence me rend visite depuis deux jours par intermittence. Ça fait du bien après une longue diète. Et j’écrivais sur mes notes pour le gsmp que ces visites n’étaient pas dues de mon fait, d’un moi qui pratique, mais de la Présence qui se révèle, se dévoile. Et c’est BON, c’est Paix, c’est Plein, très relié au silence. Présence et Silence sont des jumeaux. Affaire à suivre…

    Voici maintenant le post de Gilles

    Un livre parait à l’Originel -Accarias à propos de cet homme qu’Arnaud Desjardins avait rencontré et par lequel il avait été très inspiré. Son portrait figure d’ailleurs à Hauteville…

    gnanananda

    « La plénitude de l’être« , voici un livre rare qui a l’immense mérite d’être consacré à la fois à l’un des grands maîtres védantins de l’Inde contemporaine, Srī Gnānānanda, et à son disciple venu de France, le bénédictin Dom Henri Le Saux.

    Srī Gnānānanda était un jnānī, celui qui a réalisé l’Ātman (le Soi). Son enseignement fondamental était celui du pur advaïta (non-dualité) et est proprement universel dans sa portée. La Vérité se situe au-delà de toutes les religions et de toutes conceptualisations. Il appelle, non à copier son propre cheminement, mais bien à trouver en nous-même notre propre vérité et chemin, notre propre nudité et transparence. Voici un court extrait, paroles de Srī Gnānānanda :

    « Aller vers ce dedans par le “chemin du dedans” est sans contredit la méthode la plus efficace. Encore est-il que le chemin s’évanouit dans l’atteinte même du but. Quand on chemine par la route du dedans, ce dedans est encore une idée, et toute idée implique dualité et différenciation. D’elle-même elle me distance de mon but, puisqu’elle distingue encore le moi qui cherche et le soi dont il est en quête. Tant que je distingue au-dedans le moi qui est au-dedans, je ne suis pas encore vraiment au-dedans… Quand cela a été enfin réalisé, ce qui cherche et ce qui est cherché, tous deux ont disparu, ou plus exactement, ce qui a disparu c’est leur perception différenciée et séparée. Il n’est plus que soi, l’être, pure jyoti, la lumière indivise et infinie, la lumière en soi, la gloire de l’Être, le resplendissement immanent de soi, la vision en soi de l’Être en soi, la plénitude de toute joie, la béatitude de l’Étant.
    L’œuvre dernière de la recherche spirituelle, c’est de transcender cette ultime différence. La distinction entre le « but » et le « chemin », entre le but et celui qui y tend, de surmonter l’effort [hatha] qui saisit l’homme en quête de soi quand il parvient à ce qui lui semble de son point de vue, le dernier tournant du chemin. Il se rend compte alors qu’il lui faut renoncer sans nul recours ni retour possible, désormais, à tout ce en quoi il lui avait semblé jusqu’alors qu’il existait, qu’il était, à son idée de soi, à sa propre conscience liée à cette idée de soi. Aux abîmes du cœur, où il se sent inexorablement entraîné, il n’est plus rien nulle part à quoi il puisse se raccrocher, se retenir, nulle base sur quoi il puisse encore poser le pied, nul air extérieur pour reprendre haleine. C’est l’ākhāsa pur, l’espace infini où nul point ne peut plus se distinguer, que nul horizon ne borne, qui est le même partout, qui n’est même plus le milieu où l’on se tiendrait, mais qui a emporté dans son infinité, son illimitation et sa solitude celui qui cherchait encore à se tenir en lui…Comme le répètent souvent les Upanishads, il faut trancher sans rémission ce « nœud ultime du cœur », hridaya-granthi, l’attache qui lie et retient aux conditionnements du temps et de la matière le Soi, de sa nature libre et souverain. »