Auteur/autrice : Georges Morant

  • Ce que je voulais dire

    ce que je voulais dire

     » Que votre bouche ne soit jamais vide, gardez toujours un morceau de misri (sucre candi) à la bouche- à savoir le sucre du nom de Dieu. Aucune amertume ne pourra alors s’accumuler.« 
    C’est ce que Mâ Anandamayi ne cesse de redire.
    Mataji se rendit une fois dans une ville où elle n’était pas allée depuis deux ou trois ans. Elle remarqua que l’un de ses bhaktas avait une jolie petite boîte en argent qu’il ouvrait de temps en autre pour en tirer quelque chose qu’il portait à sa bouche.

    « Qu’y a il dans cette boîte ? demanda Mataji.

    Lorsque vous êtes venue ici la dernière fois, lui fut-il répondu, vous m’avez dit de garder toujours un morceau de sucre candi dans la bouche. J’ai religieusement suivi votre conseil et c’est pourquoi j’ai cette petite boîte en argent. »

    Mataji rit.

    « C’est donc cela! Mais, voyez vous, la vrai douceur ne peut venir que du nom de Dieu. Ce que je voulais dire, c’est que vous ne devez jamais rester sans penser à Dieu. Toutefois, ajouta elle devenant tout à fait sérieuse, vous avez bien fait de pratiquer avec confiance ce que vous avez compris car ainsi vous avez appris une grande leçon qui est de garder une chose à l’esprit tout le temps. Elle vous sera utile quand vous vous serez mis au sucre candi que je voulais dire. »

    D’après Eric Edelmann,
    dans « Le Sourire de la Sagesse » Edition de la table ronde

  • Cette lumière en nous

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    « Il faut mourir à tout ce que l’on a en soi! Car l’amour est frais et innocent, jeune et limpide. Alors, ayant instauré en soi cet ordre, cette vertu, cette lumière, on peut aller au delà de soi même. Ce qui signifie que l’esprit, ayant acquis un ordre qui n’est pas né de la pensée, devient alors totalement silencieux et tranquille-naturellement, sans contrainte ni discipline.

    Et à la lumière de ce silence, toute action est désormais possible, puisque notre vie s’abreuve à ce silence. Et si l’on a la chance d’être parvenu jusque là, alors au sein de ce silence naît un mouvement tout à fait différent, qui ne procède ni du temps ni des mots, et que la pensée ne peut mesurer, car il est toujours nouveau. C’est cet incommensurable que l’homme cherche depuis la nuit des temps. Mais vous devez aller à sa rencontre, il ne peut être donné. Il n’est ni mot ni symbole. Mot et symbole sont destructeurs. Mais pour que l’incommensurable advienne, il faut que l’ordre, la beauté, l’amour absolu soient en vous. Il vous faut donc mourir, au sens psychologique, à tout ce que vous connaissez, afin que votre esprit ne soit plus torturé mais lucide et capable de voir les choses telles qu’elles sont, tant sur le plan extérieur qu’ intérieur ».

    Jiddu Krishnamurti, Cette lumière en nous- La vraie méditation, p 36

  • Le yoga, nouvelle arme du « soft power » indien

    Baba Ramdev, le "prof de yoga" de la télévision nationale indienne et le 1er ministre Narendra Mohi
    Baba Ramdev, le « prof de yoga » de la télévision nationale indienne et le 1er ministre Narendra Mohi

    Je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous cet article du Monde, qui m’a été signalé par Dominique Rey  et que Yann a pris la peine d’illustrer :

    Le « record de yoga » a été battu dimanche 15 février. L’heureux détenteur du titre est un indien de 29 ans qui a accompli 1500 asanas, ou positions en quarante heures, à HongKong. La preuve que le yoga en entrant dans le Guiness des records s’adapte bien à la mondialisation. Personne n’a révélé la moindre contradiction entre cette discipline, née, il y a des milliers d’années en Inde pouvant désigner « l’arrêt des fluctuations du mental » comme de l’ensemble composé du souffle, du corps et de l’esprit, et le Guiness des records, bible mondiale de la performance. Le porte-parole du ministère indien des affaires étrangères s’est empressé de twitter la bonne nouvelle, tout comme le consulat indien de Hongkong, qui a adressé ses plus sincères félicitations.

    Le yoga est devenu le nouveau « soft power » de l’Inde. A la différence du cinéma de Bollywood, il ne connait aucune limite géographique et serait déjà pratiqué par 20 millions d’américains. L’Inde y voit là l’occasion d’étendre son influence alors que le pays ne compte que 900 diplomates, ce qui à l’échelle d’une population de 1,2 milliards d’habitants et mesuré aux ambitions de l’Inde sur la scène internationale est bien modeste.

    Peu de temps après son élection en mai 2014, le premier ministre Narendra Modi a nommé dans son gouvernement un ministre du yoga, puis est allé défendre la création d’une journée mondiale en l’honneur de cette discipline ancestrale à la tribune des nations unies.

     

    Entre une allusion au conflit du Cachemire et une autre à la lutte contre le terrorisme, le nouveau premier ministre s’est lancé dans un long plaidoyer pour le yoga capable d’offrir « l’harmonie entre l’homme et la nature » et pouvant même contribuer à la lutte contre le changement climatique par un changement des modes de vie. L’organisation d’une journée mondiale du yoga, qui se déroulera chaque année le 21 juin, a été votée en décembre à l’Assemblée générale de l’ONU par 177 pays.

    Quelques mois plus tard, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, en visite à Dehli, a pris la pose devant des photographes, dans la suite de son hôtel, en équilibre sur une jambe, en posture de l’arbre, devant des conseillers médusés. Une position en dit parfois plus qu’un long discours. Ce fut la première victoire de la diplomatie du yoga.

    Tant que le yoga se répand dans le monde, et qu’il se décline sous différentes formes, pratiqué en suspension sur un hamac, nu et même enseigné aux chiens, New Delhi veut surtout ne pas se faire voler cet héritage. Les enjeux diplomatiques, mais aussi économiques sont bien trop importants.

    Cette pratique pourrait faire venir en Inde des millions d’étrangers supplémentaires et ouvrit un nouveau marché dans le secteur de la santé. En 2007, le gouvernement indien a donc vu d’un mauvais œil l’initiative d’un Américain indien, Bikram Choudhoury, qui essaya en vain de déposer des brevets sur des postures de yoga.

    Non pas que New Delhi soit contre le brevetage de postures, mais il ne veut surtout pas que les États Unis s’emparent de sa tradition. Les appellations d’origine contrôlées ont été un temps envisagées par New Delhi. Mais la provenance du yoga est plus difficile à certifier que celle du fromage ou du champagne.

    POSTURE POLITIQUE

    Si le yoga fait l’unanimité dans le monde, c’est paradoxalement loin d’être le cas en Inde. Ailleurs, il est cantonné aux salles de gymnastique, voire aux ashrams, alors qu’en Inde il est déjà entré en politique. En 2010, c’est un gourou qui a mobilisé les foules contre les scandales de corruption, en pratiquant le yoga sur une estrade, devant des milliers de fidèles ébahis, à qui il lança :  » Nettoyons notre corps pour nous préparer à nettoyer la politique! » Baba Ramdev, comme d’autres adeptes du yoga en politique, sont souvent issus de la mouvance nationaliste hindoue. L’un des directeurs de la Fondation américaine hindoue avait ainsi appelé les hindous à « récupérer le yoga et réclamer la propriété intellectuelle sur leur héritage spirituel ».

    En instituant la journée mondiale du yoga, M. Modi n’a pas envoyé un message qu’aux pays étrangers, mais aussi aux nationalistes hindous. D’où cette question posée en 2013, par des juges de la cour suprême, après avoir été saisis d’une demande pour généraliser l’enseignement du yoga à toutes les écoles primaires du pays : « Pouvons nous demander aux écoles d’enseigner le yoga tous les matins alors même que certaines minorités pourraient bien se montrer récalcitrantes ? »

    Les représentants de minorités religieuses invoquent la laïcité pour refuser une telle mesure. La partie adverse leur a rétorqué que les mots sanscrits pranayama ou om, prononcés pendant les exercices de méditation, pouvaient bien être remplacés par d’autres. Les musulmans indiens accepteront ils de prier Allah dans la position du lotus ?

    Article de Julien Bouissou, publié par le  journal « Le Monde » du 19 février 2015

     

     

     

  • Sometimes, I feel

    i feel
    Partir
    Mourir

    Quand tout ce que je croyais, pensais, s’évanouit
    Quand tout mon monde se disloque
    Quand toutes les formes, tous les désirs perdent de leur poids, de leur fascination, comme des mirages dissous, démasqués

    Partir
    Mourir

    Quel choc, quel mystère
    Tout disparaît
    Plus rien n’a d’attraits
    Sauf Absolu

    Partir
    Mourir

    Transformons nous en acteurs bienveillants prêts à jouer tous les rôles
    Dansons l’existence de la Vie ou se dessine cachée une harmonie heureuse, joyeuse, sacrée

    Tout est Cela

    Partir
    Mourir

    Allégés, débarrassés du poids d’une fausse séparation
    Folie et sagesse dansent à l’infini sur la musique de Cela
    Mystère
    Là ou le  » moi » n’est plus

    Jouons le jeu
    Soyons les hommes du oui, les heureux

     

    Texte : Georges Morant   Photographie : Alain Silvert

  • La citation du lundi (51)

    trungpa-topofpage

    (…) il est important de voir que le point essentiel de toute pratique spirituelle est de sortir de la bureaucratie de l’égo, c’est à dire de ce constant désir d’une forme plus haute, plus spirituelle, plus transcendante du savoir, de la religion, de la vertu, de la discrimination, du confort, bref, de ce qui fait l’objet de sa quête particulière.

    Il faut sortir du matérialisme spirituel.

    Chogyam Trungpa: Pratique de la voie tibétaine Au delà du matérialisme spirituel seuil, 1976 page 24

  • Bonheur de la méditation

    bonheur de la meditation

    Yongey Mingyour Rinpotché

    (…)  » Vous pouvez répondre :  » Ma main n’est pas MON MOI, mais elle est à MOI. » Bien mais elle est faite d’une paume et de doigts, elle a une face supérieure et une face inférieure et chacun de ses éléments peut à son tour, être décomposé en d’autres éléments comme les ongles, la peau, les os, etc. Lequel de ces éléments peut être appelé « ma main » ? Si nous poursuivons ce type d’investigation à l’échelle atomique, puis subatomique, nous retrouverons toujours le même problème, à savoir l’impossibilité de trouver quoi que ce soit dont nous pourrions dire que c’est notre moi ou simplement notre main.

    Que l’on analyse ainsi les objets matériels, le temps, notre corps ou l’esprit, on parvient immanquablement à un point ou il est inutile d’essayer de poursuivre. La quête d’une entité irréductible s’effondre d’elle même. A l’instant où l’on renonce à trouver quelque chose qui existerait dans l’absolu, on ressent un avant goût de ce qu’est la vacuité, l’essence infinie et indéfinissable de la réalité telle qu’elle est. Quand nous prenons conscience de la formidable multiplicité de facteurs qui doivent être réunis pour produire le sentiment d’un « moi » particulier, notre attachement à ce « moi » que nous croyons être commence à se relâcher. Nous sommes moins enclins à essayer de contrôler ou d’arrêter nos pensées, nos émotions, nos sensations et tout le reste. Nous les percevons sans souffrit ni nous sentir coupables, nous acceptons leur passage comme la simple manifestation d’un univers aux possibilités sans limites. Nous retrouvons ainsi l’attitude candide que nous avons connu, pour la plupart dans notre enfance. Nos cœurs s’ouvrent aux autres comme les fleurs s’épanouissent. nous écoutons mieux, nous sommes davantage conscients de ce qui se passe autour de nous. Nous sommes capables de réagir plus spontanément et avec justesse aux situations qui, autrefois, nous irritaient ou nous rendaient confus. Peu à peu, à un niveau peut être trop subtil pour que nous le remarquions, nous nous éveillons à un état d’esprit libre, clair, aimant au-delà de nos rêves les plus optimistes.

    Mais il faut beaucoup de patience pour apprendre à voir que tout cela est possible.

    En fait, il faut beaucoup de patience pour voir tout simplement. »

  • Les voeux de Gilles

     

     

     

    rivages-nouvelle-zelande-336187Avec l’accord de Gilles,  je vous retransmets son message de vœux, qu’il avait posté sur sa page communauté de facebook adressé aux amis et compagnons de route…

     

     

    Chaque nouvelle année nous signale l’inexorable écoulement du temps. Le temps, celui en fait de notre existence, de cette existence-ci, tant il est vrai, comme le dit un mystique, que ce n’est pas le temps qui passe, c’est moi.
    Le temps, donc, passe, ou plutôt nous passons dans le temps et une seule vraie question s’impose : ce temps qui passe et dans lequel nous passons, qu’en faisons-nous ?
    Chaque minute, chaque heure qui nous est encore donnée nous voit-elle mûrir, grandir, évoluer, ou simplement vieillir ? Chaque minute, chaque heure qui m’est encore donnée et qui ne va pas de soi, me voit-elle mûrir, grandir, évoluer ou simplement me rapprocher du moment de ce qu’il est convenu d’appeler ma mort, à savoir l’instant où ce véhicule qu’il est convenu d’appeler mon corps, et avec lui mon psychisme, cesseront d’être à ma disposition et où l’avancée ne sera plus possible, du moins dans les modalités connues ?
    Car ne nous leurrons pas, les amis, ne berçons pas notre lourd sommeil de plaisantes paroles soi-disant d’éveil : s’il n’y a rien à trouver qui ne soit déjà là, rien à devenir que nous ne soyons déjà, il y a loin, bien loin de la coupe aux lèvres. Par un paradoxe insondable, la distance qui me sépare de là où je suis est tout à la fois illusoire et considérable, non existante et jusqu’à nouvel ordre toute puissante.
    Ce que nous autres appelons « le chemin » est en vérité une remise en question continue, une constante reconfiguration du programme interne, les jeux sont faits, rien ne va plus, une inlassable mise en cause.
    Il n’y a pas d’ « équilibre » – cette illusion contemporaine érigée en suprême valeur d’une culture à bout de souffle – sinon celui du funambule.
    Il n’y a pas de « bonheur »- cette faribole ressassée par une mentalité courte – sinon la joie de l’instant goûté.
    Il n’y a pas de tranquillité – cette obsession d’un peuple de retraités de l’âme – hormis celle qui passe l’entendement et n’est pas de ce monde.
    Il n’est pas de planque et surtout pas cette planque ultime fantasmée comme « l’éveil » par une cohorte d’endormis apeurés. Personne n’est pénard et nul ne le sera jamais, demain ne sera pas mieux ou d’ailleurs moins bien, demain sera demain voilà tout c’est-à-dire aujourd’hui maintenant tout de suite immédiatement.
    Il n’y a pas de repos hormis les légitimes moments de débrayage et de récréation, lesquels s’inscrivent dans le flux permanent de l’impermanence.
    Quand renoncerons-nous à poursuivre une fixité, un ordre immuable, un équilibre atteint, un bonheur enfin trouvé, une joie attrapée et prétendument possédée ?
    Quand nous verrons-nous dans le regard du réel, comme des sujets en perpétuel devenir, en constante tentative d’avènement, en continuelle transition ?
    La transition est notre état, le seul état qui soit et qui n’en est d’ailleurs pas un.
    Ce que nous appelons notre vie est une transition ininterrompue, ou une succession de transitions, depuis celle, inaugurale et traumatique, de la « naissance », jusqu’à celle, également inaugurale et traumatique, à l’autre extrémité du spectre, de la « mort ». Et entre ces deux extrémités qui elles-mêmes s’inscrivent dans une continuité – comme si, avant la naissance, il pouvait n’y avoir «rien», comme si, après la mort, il pouvait n’y avoir «rien» !- combien de transitions, de passages, de mutations…
    Chacun, tous, nous voulons, demandons la vie, aspirons à vivre, vivre.
    Et chacun, tous, nous résistons à la nature même de cette vie qui est perpétuel mouvement, changement, évolution, passage, transition, mutation. Vouloir avancer et freiner des quatre fers, aspirer à aller de l’avant tout en refusant de bouger, prétendre se déployer tout en demeurant recroquevillé, tel est la friction en laquelle nous nous débattons.
    Jusqu’à ce que nous consentions entièrement, pleinement, à la simple évidence du mouvement. Non non non et non, jamais je n’ «aurai» la paix, jamais je ne serai tranquille, jamais je n’atteindrai quoi que ce soit et surtout pas l’équilibre – même s’il est par ailleurs et simultanément légitime de viser à une existence aussi cohérente et en ordre que possible.
    En vérité, je ne cesserai d’avancer et d’avancer encore, de mon plein gré ou contre mon gré, avec ou sans mon propre assentiment, en accompagnant le mouvement ou en lui résistant vainement. Le seul repos auquel j’ai droit est tel celui de la nuit : je ne vis pas pour dormir, mais m’accorde de dormir afin de rester réveillé.
    De transition en transition, de passage en passage, de situation assumée en situation assumée – ou bien non assumée mais en ce cas subie – jusqu’à cette situation ultime – du moins à la minuscule échelle de cette existence – qui consistera à assumer l’adieu à ce corps, à ce psychisme, à cette forme, à toutes les formes. Alors il s’agira de tout lâcher, de tout laisser, ce sera bientôt, demain, c’est en vérité maintenant même que cela déjà se produit, se trame, couve et se prépare, même si dans la mesure du temps cela ne devait advenir que dans quelques décennies, lesquelles, de toute manière, fileront comme l’éclair.
    Quand tu aimes il faut partir, dit le poète (Cendrars en l’occurrence), partir c’est mourir un peu dit le proverbe.
    Alors partons, partons, partons sans cesse, mourrons, mourrons, mourrons, sans cesse et les yeux grands ouverts. N’usons plus notre précieuse énergie à traquer le repos, la planque, la tranquillité, le bonheur, l’équilibre. Lâchons cette naïve prétention à avoir la paix, abandonnons nous au tourbillon, au devenir, au passage qui sont notre condition. Soyons passants, joyeusement, lucidement passants, passants pleinement, passants consentants. Envisageons toute notre existence en tant que ce passage même ; non plus comme la poursuite d’un illusoire point fixe mais l’adhésion même au festival de la nouveauté jusqu’à jusqu’à jusqu’à…
    Jusqu’à la fin des jusqu’à, des depuis, des quand, jusqu’à la fin des temps, du temps, jusqu’à l’avènement du non événement qui n’abolit rien mais accomplit et résorbe tout.
    Voilà mes vœux, chers amis, voilà tout ce que je peux me nous vous souhaiter qui ne soit pas vain et convenu, même si bien entendu je souhaite à chacun les contentements les plus simples.

  • Something in the air

     

    something in the air

     

    En ces instants précis, privilégiés, bénis, flottait dans l’air un parfum particulier, reconnaissable entre tous

    Celui d’une présence invisible, presque palpable, très douce, sereine

    L’effet est immédiat

    Cela donne des mots

     

    Partager est source de joie

    Tenons nous là, maintenant

    Tranquilles, sereins

    Laissons l’espace s’élargir

    Et si, aimer était la chose la plus simple du monde!

     

    Soulevons les derniers voiles

    Là où il n’y a rien à dire, rien à écrire

    Ici, maintenant

    Joie d’être, ouverture

     

    Texte : Georges Morant   Photographie : Alain Silvert

  • Hommage

    ciel

    Le son du silence

    En toute sérénité

    Dalai Lama


    L’or des dieux

    L’infini fait Homme

    Arnaud Desjardins


    Une lumière sans limite

    Au son de guitares électriques

    Lee Lozowick

     

    Sagesse et compassion

    D’un rire illimité

    Lama Yéshé

     

    Un regard, des yeux

    Comme je n’avais jamais vu

    Lama Zopa Rinpoché

     

    La folle sagesse

    Au delà, au delà

    Chogyam Trungpa

     

    Texte : Georges Morant   Photographie : Alain Silvert

  • Le voleur

    anniversaire-police-voleurIl y avait en Inde un voleur très fameux qui excellait dans son art. Mais un jour il finit par se lasser et échoua dans ses entreprises. Il pensa alors qu’il serait temps de changer de vie. Ayant entendu parler d’un grand yogi, un grand maître qui habitait non loin de là, il décida de lui rendre visite :

    – Maître, j’ai commis de nombreux péchés en volant les gens… Je dois changer ma vie, voudriez vous m’aider s’il vous plait ?

    Alors le maître demande : Quelle est votre compétence ?

    Il répondit :  je ne suis bon à rien!

    Mais le maître insista :

    – Vous devez certainement être bon à quelque chose, dans un domaine ou un autre ?

    Il lui dit : Eh bien, à vrai dire, je suis bon pour le vol…

    Le maître dit : C’est excellent. Asseyez vous ici et je veux que maintenant vous voliez toutes les étoiles… Vous les volez, les déposez dans votre ventre et finalement les dissolvez.

    Le voleur pratiqua l’exercice pendant vingt et un jours et il réalisa que toute perception extérieure est une manifestation, une projection du mental.
    Il en fut illuminé.

    Sogyal Rimpoché

    Extrait du livre d’Eric Edelmann : « Le Sourire de la Sagesse »

    9782710308959_1_m

  • Le développement de l’attention

    Nous nous laissons emporter par la première brise vagabonde,
    nos vies, une constante distraction de ce qui est là,
    juste en face de nous, notre vision

    900_____Bougie_3_248toujours sur demain, et
    nous manquons la gloire d’aujourd’hui.
    Mais il y a ceux, peu nombreux, qui comprennent

    que la porte qui mène au Divin
    se trouve dans la culture de l’Attention au présent,
    une aptitude à voir ce qui est

    juste en face de soi.
    Louis Agassiz, le naturaliste de Harvard,
    fut un jour questionné sur ce qu’il avait fait

    durant ses vacances d’été.
    J’ai voyagé vers de lointains horizons,
    dit il. Jusqu’où lui demanda-t-on ?

    Je suis arrivé
    Jusqu’à la moitié
    de mon jardin, répondit -il.

     

    Red Hawk : L’observation de soi

    – L’éveil de la Conscience

  • Echos du week-end meditation des 13 et 14 septembre 2014

    tournesol2

    Ce samedi/dimanche  a donc eu lieu le week-end de méditation annuel. Un peu plus tôt que d’habitude, par deux belles journées d’une fin d’un été qui s’amuse à jouer les prolongations.
    Et quoi de plus symbolique de l’été et du soleil que cette fleur de tournesol, qui était placée au centre du cercle des méditants !
    Et elle a une histoire cette fleur ! issue de graines offertes par un Bertaisien aux convives de son mariage, lequel Bertaisien se trouvait là, en silence devant sa fleur déployée !
    Nous étions vingt six à avoir tenté l’aventure des 24 heures. Dans un silence de plus en plus intense et une harmonie palpable entre les membres de la Sangha.

    Mais je préfère laisser les participants s’exprimer sur leur ressenti.

  • L’Amour du prochain 2

    pluie

    Il allait pleuvoir, c’était sûr. Pas une pluie ordinaire, mais une eau maligne, envoyée par les mauvais esprits. Et le sage dit à tous les habitants :  » Ne buvez pas de cette eau! Elle vous rendrait fous!  » Et il plut. Et les hommes burent. Et ils devinrent fous. Tous, sauf le sage. Alors, les hommes se détournèrent de lui et dirent qu’il était devenu anormal, que c’était lui qui était devenu fou. Quelques uns vinrent le supplier de boire :  » ne reste pas à l’écart, bois de cette bonne eau et deviens comme nous.  » Le sage refusa un jour, deux jours, trois jours. Le quatrième jour il céda et but de l’eau. Et les hommes firent une grande fête et lui dirent :  » enfin te voici parmi nous!  » Le sage se tut et pensa :  » Pourquoi donc aurais-je préservé ma sagesse si le prix en est de rester séparé des autres ? « 

    Eric Edelmann :  » Métaphysique pour un passant »

  • La méditation

     

    (…) »  Notre esprit est totalement indiscipliné, incontrôlé, toujours en train de créer des souvenirs, d’échauder des préjugés, d’élaborer des commentaires mentaux. La plupart des gens vivent dans un état d’émeute permanente. L’anarchie règne à l’intérieur. On a aucun moyen de choisir nos méthodes de penser et les émotions nous submergent. La méditation est le moment où l’on commence à calmer la tempête, à faire cesser le bavardage sans fin de l’esprit. Ce n’est qu’après y être parvenu que l’on a accès aux niveaux de conscience plus profonds qui existent sous le tumulte. Au cours de ce processus, on cesse graduellement de s’identifier à nos pensées et à nos émotions. On découvre ainsi leur transparence et elles perdent leur crédibilité. Cela crée une harmonie intérieure que l’on peut intégrer à notre vie quotidienne. »

    Tendzin Palmo

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  • En été

    C’est aussi le temps des congés sur le blog Bertaisien. Avec peut-être des articles plus espacés.
    Avec aussi un côté un peu plus récréatif.
    Et pourquoi pas de votre part, l’expédition d’une carte postale, moment photographique ou littéraire, ou historique, même très court, de votre passage dans telle ou telle contrée. A faire partager.
    En attendant pourquoi pas démarrer cette saison par un article déjà paru – mais c’était en 2011 – et qui semble tout à fait adapté, ludique et poétique en même temps…et musical..D’ailleurs, on pourrait imaginer de temps en temps ce type de « rediffusion »..
    Les commentaires d’origine ont été volontairement conservés, notamment  pour l’aspect « tube de l’été »… Les commentateurs d’alors ne nous en voudront pas.. Ils peuvent toujours modifier, compléter.. Quant aux autres, A vous d’en rajouter..signé Mireille.

    En été

     

    La nature épanouie rayonne dans toutes les directions

    Beaucoup de personnes vont au bord la mer en été

    C’est vrai que souvent, en ce qui concerne nos mères, mieux vaut parfois rester au bord

    C’est si vite fait de déborder ou de se faire déborder

    Sur de très nombreuses plages, surtout en Bretagne où c’est toujours ensoleillé, beaucoup se font bronzer, voire cramer au détriment de leur santé

    Enduits d’huiles et de crèmes de toutes sortes, beaucoup  lézardent avant de se baigner

    A vrai dire, la plupart barbotent, pas vraiment à l’aise avec la mer

    C’est vrai que souvent avec  nos mères, c’est loin d’être toujours évident

    Je dirai même plus, c’est la base essentielle de nos trajectoires  diverses et variées

    C’est le moins que je puisse écrire

    Après avoir beaucoup entendu

     

    Nos mères nous mettent au monde

    Mais avons nous été aimés est la question fondatrice de toute destinée

    C’est pourquoi passer ses vacances à la mer n’est pas forcément de tout repos

    A moins de se faire bronzer l’intérieur toujours plus disponible, plus léger en été

    Après tout, brûler le dedans pour retrouver la vrai santé, est une super opportunité pour pardonner ce qu’il y a éventuellement à pardonner

    Sur ce, allons nous baigner, allons nous rafraîchir, allons nous ressourcer dans le ventre de la mer

    En Bretagne, Il n’y a pas de problème, l’eau est toujours à 26 degrés

     

    Et puis, pour terminer, une petite vidéo sur ces moments intemporels et ultra célébrés que sont l’été et les vacances.  Les tubes ne manquent pas. D’ailleurs, cela pourrait être un appel à contribution : « quelle chanson représente le mieux ce moment de l’année pour vous ? ».
    Voici les Undertones :