Auteur/autrice : Georges Morant

  • L’AUBE SE LEVE 4

     A La Bonne heure

     
    fleurs_mont.jpgVeillons, veillons avant qu’il ne soit trop tard 
    Ne perdons jamais l’ espoir

    Mais qu’est ce que nous croyons?

    Ce n’est pas nous qui menons la barque

    Portés par tellement plus grand que nous


    N’ayons pas peur de toutes nos émotions

    Séchons nos larmes
    Allons de l’avant
     
    Oublier, pardonner les querelles, frustrations,  trahisons du passé
    Prenons confiance

    Ouvrons, ouvrons


    C’est toujours la vie qui sonne à la porte

    Tellement plus intelligente que nous le pensons


    Ne rêvons pas trop

    Ne nous faisons pas d’illusions

    Agissons autant que nous le pouvons


    La vie nous emmène là où nous devons aller

    Alors autant que çà se fasse avec notre consentement


    Comme au temps de l’enfance

    Quand tout est possible

    Sans passé ni futur

    Vivons d’un bonheur simple, tranquille et transparent

    "The Lights will stay on" – The walkabouts – album "Devil’s road" – 1996

  • L’émotion – un statut d’esclave.

     

    It is the status of a slave

     

    branches1.jpg" C’est un statut d’esclave", disait Swamiji. Cet esclavage tient à vous et non pas aux événements. Ceux-ci ont pouvoir sur vous, c’est d’accord, mais parce que vous fonctionnez d’une certaine manière. Cela tient à vous, à un fonctionnement émotionnel et même à un fonctionnement physique. Vous ne pouvez même pas éviter les phénomènes physiologiques concomitants de l’émotion et vous ne pouvez pas empêcher vos pensées de se précipiter dans une certaine direction. "Je" n’ai pas de pouvoir sur mes fonctionnements. L’ensemble de ces fonctionnements représente ce que nous appelons le "mental" . Mais ce mental peut être démantelé. C’est ce que nous appelons la Libération.

    Donc, " je" suis l’esclave de mes propres fonctionnements et "je" pourrais en être libéré. Qui plus est, si les fonctionnements en question sont très souvent le fruit d’un stimulus extérieur visible tel un évènement qui vous comble de joie ou vous blesse profondément, il arrive aussi que vous ne puissiez pas trouver la source de ces modifications intérieures. Pourquoi des angoisses naissent-elles en vous, des appréhensions, des anxiétés, sans véritable raison? Pourquoi est-ce que, certains matins, vous vous levez heureux, sûr de vous, le monde est beau, tout va vous réussir, et que huit jours après vous êtes dépressifs ? Et vous découvrez que ce manque de pouvoir, cet esclavage à vos fonctionnements est lié à un manque de connaissance de soi. N’est-il pas étonnant de vivre et de vous connaître si peu? Les choses se passent en vous à votre insu. Vous êtes un mystère pour vous-mêmes.

    Arnaud – Pour une mort sans peur, chap.. " Un chemin concret".

  • L’AUBE SE LEVE 3

    Wake up

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    Plus question de se laisser manipuler par le mental menteur

    Fasciné par les formes du royaume du faux ou tout est en toc

    Plus question de se laisser gouverner par le prince du mensonge

    Plus question de se laisser emporter par le courant 

     

    Réveillons nous mes frères, réveillons nous

    Oeuvrons au seul combat vraiment utile

    Changeons nous mêmes

    Changeons le monde

     

     

    En ces temps bénis, sous des  apparences très trompeuses,

    Le plus beau des paris est toujours possible

    Faire la révolution intérieure, la plus belles des alchimies

    Tout  est favorable à celui ou celle qui le veut vraiment

     

    Ouvrons toujours plus grand les portes de nos cœurs

    Tout est à l’intérieur, si simple, si tranquille

     

    Pourquoi tant de résistance?

    Pourquoi tant de croyances?

    Alors qu’un joyau brille au plus profond de l’être

     

    Ne partons pas sans l’avoir Connu

    Ne vivons plus sans le Voir

    Ce serait vraiment trop dommage

    Lâchons, lâchons toujours plus

     

    Réveillons nous mes frères, réveillons nous

    Oeuvrons au seul combat vraiment utile

    Changeons nous mêmes

    Changeons le monde

     

    L’égo, une farce bien tragique? !

    Voyons plutôt ce que nous sommes vraiment au plus profond de notre cœur

     

    "Wake up" par Arcade Fire – album "Funeral" – 2004

  • L’AUBE SE LEVE 2

     
    Schizoid song
     
    schzo_1.jpgY’a rien à faire, 
    J’arrive pas à m’y faire
    Tout est si fragile, si poignant
    Rien jamais ne dure
    Chacun va mourir
     
    J’ai beau construire des barrières artificielles
    Masquer la réalité
    Jouer à faire semblant de ne pas voir

    Je navigue entre deux mondes
    A la frontière
    Sur la ligne de démarcation
    L’espace décisif qui sépare le " normal" du réel

     
    Là où le moi décroche

    Perd les pédales

    Saisi par le vertige de l’Insaisissable
     

    J’entends parfois l’écho du silence illimité

    Ressens le point zéro
    L’immobilité absolue
     
    J’aperçois la beauté  lumineuse, transparente, limpide
    Celle qui vous attire de manière irrésistible
    Vous hypnotise,  vous transperce
    Etreint tout sur son passage
    Celle qui brise le cœur

     
    Combien de larmes avant de traverser ?
    Mettre un terme à toute tension
    Atteindre là où le moi ne revient pas
    Être complètement à l’aise, définitivement heureux

    Ouvert à l’infini

    Me rendre enfin compte de ce que je Suis vraiment

     

    "One more red nightmare" par King Crimson – Album "Red" – 1974

     

  • La transmission selon Arnaud (4)

     

    CHAPITRE 1

    PAGE 63 à 72

    5/ Culmination : Pour une mort sans peur

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    (…) La question même de savoir ce qu’il en est de l’après vie, de l’éventualité du néant, ne se pose plus, tant il est évident que la vie ne saurait s’arrêter. Elle animait déjà le spermatozoide et l’ovule, elle anime tout l’univers, cette nature où "rien ne se perd et rien ne se crée". " Ma " vie individualisée, avec ce qui fait mes repères, est bien entendu appelée à disparaître ; mais la Vie ou la Conscience ne saurait, elle, disparaître. C’est tout bonnement impossible.

    (…) ma plus grande expérience spirituelle a été l’œdème pulmonaire aigu…J’ai vraiment senti que la mort était là. Je me suis même dit : Voilà, on en parle, on écrit même un livre, puis un jour, ça arrive.

    (…) le lâcher prise absolu s’est imposé, l’absence totale de peur. L’organisme tremblait, suffoquait, mais ici et maintenant il n’y a plus de passé, plus de futur. Et aujourd’hui, si on m’informait : " Vous mourrez dans cinq minutes", je me demanderais : " Est- ce que je peux faire une dernière chose utile pour les autres? C’est aussi simple que ça.

    Arnaud a frôlé la mort, il l’a vue de très près. Mais il n’est pas mort.

    De fait, admet-il, cela ne s’est finalement pas produit. A ce moment-là, tandis que le corps suffoquait, j’ai vraiment envisagé l’imminence de la fin. Mais peut-être y avait -il, dans la grande profondeur qui a une vue beaucoup plus vaste de l’interdépendance de tous les phénomènes, la certitude que l’heure n’était pas encore venue.

    A partir de là, me dit-il en 2007, il y a eu un ultime changement, un degré supérieur franchi.

    …Il y avait une demande en moi…Je sentais la possibilité, même la nécessité, de franchir un pas de plus dans la maturation intime. En même temps, je ne sentais pas que l’aide pour faire ce pas doive venir de Lee Lozowick ou de Chandra Swami, en fait de quelqu’un d’autre, si sage fût-il. Je m’appuyais donc sur ma relation intérieure permanente à Swamiji, Mâ Ananda Mayî, et tous les maîtres avec lesquels avait eu lieu une véritable rencontre, dans les deux sens. L’épisode de l’œdème est survenu comme une réponse à une demande.

    …Jusqu’à ce qu’on ait pu en tirer l’enseignement, les mêmes épreuves reviennent, commente-t-il en 2000. Mais en ce qui concerne cet épisode, il a joué son rôle et maintenant, c’est fini.

    Je ne dis pas que, le moment venu, je ne mourrai pas finalement d’un problème cardiaque. Ce que je veux souligner, c’est qu’une fois cet épisode si fort vécu en conscience, et ses retombées spirituelles assimilées, je ne me suis plus du tout trouvé physiquement handicapé ou même gêné au quotidien.

    Vous savez, l’entité Arnaud Desjardins est comparable à un meuble complètement mangé par les termites : extèrieurement, le meuble a encore belle apparence, on ne met pas en doute sa solidité, son existence ; mais l’invisible vérité, c’est que les termites ont pris possession de lui. Il tient encore sa place dans le salon mais peut à tout moment et en un éclair tomber en poussière. L’apparence n’est que la surface. La réalité, c’est la profondeur où le moi n’a plus d’existence.

    Gageons que ces propos sont encore plus vrais aujiourd’hui.

  • L’AUBE SE LEVE 1

    Sympathy for myself

    Quand je me rencontre en vrai,  j’ai encore  souvent peur

    Doté d’un tempérament très émotionnel
    Je me sens un homme de foi, de passion et de vérité

    Je suis le plus souvent emporté par mes émotions même s’il  arrive que je connaisse la paix
    Celle de l’Insaisissable

     

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    Je vis dans la jungle  des désirs du moi tout puissant
    Cela fait un sacré bout de temps que çà dure
    J’y suis extrêmement attaché

    Je me sens parfois de plus en plus presque prêt pour le vrai départ
    Faire tomber tous les masques

    Briser les rêves illusoires
    Réaliser ma véritable nature
    Faire place nette pour voir enfin clair

    Tout perdre, tout lâcher, tout donner

    Vive la liberté


    Exilé du royaume, j’suis bien décidé à rentrer chez Moi

     The Rolling Stones – Sympathy for the Devil – album "Beggar’s banquet" – novembre 1968

  • La transmission selon Arnaud (3)

     CHAPITRE 1: EVEIL INTEGRATION  EVOLUTION CULMINATION

    4/ Eveil et Liberté : PAGES 55, 58, 62, 63,yes_6.jpg

    (…) Quelque chose n’a plus jamais vacillé à compter d’août 1971 : la " désidentification fondamentale" et ce sentiment si profond : si quelque désir que ce soit ne peut être réalisé, je l’accepte ; si quelque crainte que ce soit devait se confirmer, je l’accepte d’avance.

    (…) Il existe effectivement, explique Arnaud, un passage, une frontière au-delà de laquelle c’en est fini à jamais de l’identification. Des séquelles d’illusion subsistent néanmoins, mais vont s’amenuisant. Une fois passée la frontière, un mètre après le poste frontière vous êtes dans un nouveau pays. Cependant, vous sentez encore la proximité de celui que vous venez de quitter. Je suppose qu’un aveugle ayant recouvré la vue suite à une opération conserve encore longtemps certains comportements et habitudes d’aveugle. Peut-être son corps continue-t-il à marcher lentement, ses mains à toucher pour sentir la forme des objets…Et pourtant, il voit et n’en revient pas de cette guérison. Que voulez-vous que lui fassent ces rappels mécaniques de son ancienne infirmité, à lui qui est tout à la joie de la lumière retrouvée?

    (…) Comment transmettre cette impression si forte qui est sans cesse la mienne de m’éprouver simultanément impliqué et totalement non impliqué ? Sur scène, un bon comédien épouse son personnage : il pleure, rit, aime, donne la réplique aux autres, se meut de telle ou telle manière selon la volonté préétablie du metteur en scène, joue son rôle à la perfection… En même temps, au plus fort de la joie ou du désespoir manifesté par le personnage dans lequel il a été distribué, il sait au fond de lui n’être pas cette créature de fiction. Il se sent fondamentalement libre des situations que traverse celui qu’il incarne, n’éprouve ni crainte, ni espérance. Il n’est pas né avec son personnage et ne meurt pas avec lui à la fin de la pièce. Il a conscience que sa vie propre n’est pas contenue dans le laps de temps qui s’écoule entre le lever et la tombée du rideau. Comme toutes les analogies, celle-ci est limitée, mais peut-être fera-t-elle entrevoir cette expérience.

    (…) j’ai longtemps été, comme tout un chacun, victime de cette pathologie. pendant quarante cinq ans, je me suis pris pour Arnaud Desjardins, me suis efforcé d’améliorer ce personnage… Et puis, tout d’un coup, cette identification est tombée. J’éprouve aujourd’hui une désidentification fondamentale par rapport à cet Arnaud Desjardins, je ne sens pas: " Ah, on dit du bien de moi"; Ah, on dit du mal de moi." Quand Arnaud Desjardins réussit quelque chose, je ne sens pas: " J’ai réussi !" Quand Arnaud Desjardins échoue, je ne sens pas : " j’ai échoué. " Là réside vraiment l’essentiel.

    A SUIVRE…

  • La transmission selon Arnaud (2)

     

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    La véritable métamorphose : confiance et disponibilité pour Swâmiji (Ranchi août 1971)

    (…) Jusqu’en 1971 ma sadhana se déroulait sur un fond de projections sur Smamiji.  Ce qu’il est convenu d’appeler le mental et l’ego interféraient dans notre relation.  A compter du jour où s’est produit ce tournant, ma confiance en lui et l’amour que je lui portais se sont purifiés.  J’ai pu enfin établir une relation totalement pure avec cet homme, et j’ai du même coup vraiment mérité de l’appeler mon gourou.  Cela constitue un immense changement !  Car enfin, pendant des années, je m’étais permis de l’appeler ainsi, de me prétendre son disciple, cependant qu’une autre part de moi luttait, défendait ses positions, se méfiait…Voilà un point essentiel : ma relation à mon maître a alors complètement changé. Une question s’imposait très fortement à moi : que puis-je faire pour Swamiji? J’avais vraiment envie de lui donner, moi qui lui avais tant pris et demandé. Je suis donc devenu très disponible à son égard.

    Une manière simple de s’exprimer pourrait être de dire qu’à compter de cet instant ( août 71) je suis passé du stade de candidat à l’état de disciple à celui de disciple.

    Même si Swamiji ne proposait aucune attitude dévotionnelle et se montrait extrêmement sobre quant à la dévotion au maître, il n’ y a plus eu pour moi depuis trente ans de différence entre la question : " Suis-je en train d’accomplir la volonté de Dieu ou la mienne ?", et " Suis-je en train d’accomplir la volonté de Swamiji ou la mienne?" Il n’y a là aucune aliénation, aucun asservissement… Il s’agit au contraire, et enfin, d’une immense liberté par rapport à l’asservissement ordinaire à nos peurs, désirs et mécanismes inconscients, et tout ce qui a pu si longtemps nous mener.

     "La Transmission selon Arnaud", chapitre 1 :" Eveil, intégration, évolution, culmination" pages 49 et 50.

  • HORIZON VERTICAL 18

     

    Nirvana song

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    L’univers se révèle sous sa véritable nature de bonté fondamentale.
    Cela rayonne d’une manière incomparable, une intelligence inouïe et d’une simplicité déconcertante

    Ainsi, c’ést çà l’éveil

    Cela Est ici et maintenant la conscience infinie, illimitée
    Amour inconditionnel, animé d’un sentiment impersonnel

    " Je"  disparu,
      Fondu comme neige au soleil!

     

    Ainsi, c’est çà l’éveil

      L’évidence même, allant complètement de soi, transcendant et immanent à la fois
    Le mystère des mystères enfin découvert de façon fulgurante, définitive, sans retour possible

    Il voie à travers et derrière toutes les apparences.
    Tous les doutes ont disparu.
    L’évidence de l’absolu dévoilée.
    La vérité de la Présence illumine tout.
    Tout est relié et simple comme la lumière.
    Il est la réalité ultime

    Tout se présente simultanément d’une manière radicalement nouvelle et de la même manière qu’auparavant.
    Le paradoxe est saisissant.

    C’ést à ne plus rien comprendre
      Tout est compris


      Par-dessus tout, il est Amour, déborde d’Amour

    Il n’y a plus ni temps ni espace
    Il est là, immensément présent ici et maintenant



    Animé d’une certitude absolue, il jouit à l’infini d’une paix qui dépasse toute compréhension

    Les mots viennent du mystère et j’aime bien écrire.

    "Shine on you crazy diamonds" par Pink Floyd – album "Wish You Were Here" – 1975

  • HORIZON VERTICAL 17

    Initiatique song

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    Plus que jamais décidé à réussir, rassemble toutes tes forces.
    Prends confiance.
    L’heure n’est plus ni aux réunions ni aux discussions.
    Laisse toi faire. Lâche prise.
    C’est la seule solution.

    De toutes façons, sache bien que t’es poussé, guidé par une volonté bien plus forte que la tienne,
    Une sagesse aiguisée dont tu n’as même pas idée

    Même si tu connaitras bien des arrêts en chemin et que probablement, tu traverseras le désert,
    En proie aux doutes, aux vertiges et même au bord de l’abîme

    Même si pour un temps, tu ne te reconnaîtras plus.
    Parce que t’auras vu fondre toutes tes fausses croyances et certitudes aveugles.
    Faudra bien que tu remettes dans le placard du mental tous tes jugements de valeur.

    Alors, accroche-toi, continue de t’accrocher et même au vide s’il le faut.
    Attends-toi à tout et cultive au fil des ans une force intérieure,
    Une puissance d’esprit capable d’encaisser les coups les plus rudes,
    De nager dans les eaux les plus troubles.

    Sois l’ami de ton ombre, dépasse toutes tes peurs
    Et ainsi, détaché de tout ce à quoi tu croyais tenir le plus,
    Tout se passera bien

    Prends confiance.
    Laisse toi faire.
    Lâche prise.
    C’est la seule solution.

    You can do my friend, you can do

    Pourquoi veux tu que ce voyage intérieur soit réservé à une espèce d’élite?
    Même si le prix à payer est très cher, y’a moyen de traverser
    Et un jour, tu verras et sauras tous les doutes évanouis.
    Tu seras arrivé à la fin de ta quête que tu croyais impossible

    Même si ça ressemble quand même beaucoup à un cataclysme intérieur,
    Tout ça est finalement très empreint de douceur, d’une joie ineffable
    Et surtout d’une certitude absolue

    T’as enfin vu que tu dormais et tu t’es réveillé.
    T’es simplement devenu toi-même,

    Vraiment toi-même

    Te voilà enfin arrivé à bon port.
    Mais ce n’est pas une raison pour t’installer.
    Il reste beaucoup à faire.
    Enfin, moi ce que j’en dis, je n’en sais rien.
    Ce n’est qu’une chanson.

    So sing my friend, sing my friend
    Les mots viennent du mystère
    Et j’aime bien les écrire

     

    "Roscoe" par Midlake – album "The Trials of  Van Occupanther"  – 2006

  • HORIZON VERTICAL 16

     

    Secret song

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    Et si le bon plan était intérieur

    Pour retrouver la joie, la bienveillance et la compréhension

    La magie et la grâce d’une vie toute nouvelle 

    S’il s’agissait seulement de découvrir le Mystère

    Creuser au plus profond de soi pour voir ce qui s’y cache

    S’apercevoir que finalement, derrière toutes les apparences, tous les masques

    Est un véritable trésor

    Où tous les manques sont comblés

    Je ne suis aucun de vous.

    Je me tiens en éveil

    Je ne suis aucun de vous.

    Je ne sais même pas qui je suis

    Est-ce qu’il n’y a personne ?

     

    "Organeum" par Girls in Hawaii – album "from here to there" – 2004

  • La transmission selon Arnaud

     

     

    transmission_arnaud_desjardins.jpgC’est le titre du dernier livre de Gilles farcet. Je viens de le finir. Je l’ai trouvé excellent. Je me propose en quelque sorte de le relire avec vous et d’écrire des passages d’Arnaud…

    Pour commencer, j’ai choisi de retranscrire un passage situé pages 47 et 48  du chapitre 1 "Eveil, intégration, évolution, culmination".

     (…) Swamiji était installé dans une chaise longue. Il m’a regardé et m’a dit : " Oh! vous avez changé, Arnaud, sans aucun doute, vous avez changé!" Telles furent ses propres paroles, et c’était ce que je pouvais entendre de plus heureux.

    " Vous avez changé parce que vous avez eu, reçu ; vous désiriez le succès, vous avez eu le succès ; vous vouliez une aventure amoureuse intense, vous l’avez eue."

    J’écoutais Swamiji me tenir ces propos dans un climat très détendu, très heureux, et je me disais : " Mais qu’est ce qu’il raconte? Il plaisante, il se moque gentiment de moi…" En effet, je ressentais intensément que tous ces accomplissements dont il était en train de me parler, et qui pourtant avaient compté, n’étaient rien en comparaison de la grande affaire de mon existence, à savoir ma relation à lui, Swami Prajnanpad. Il m’était évident que l’événement le plus important de ma vie, c’était de l’avoir rencontré, d’avoir été guidé par lui. J’ai réalisé à quel point il m’avait aimé, combien il s’était occupé de moi. Non qu’il n’ait aimé qu’Arnaud, loin de là ; mais il m’avait tant donné! Plus il énumérait ce que le destin m’avait accordé, plus je ressentais : " Non, tout cela n’est rien, là n’est pas le plus important. La seule chose vraiment importante dans ma vie, c’est d’être devenu l’élève de Swami Prajnanpad, de n’avoir pas gaspillé son influence, d’être retourné auprès de lui dans les moments difficiles lorsque je n’avais pas envie de me retrouver face à lui."

    Surtout, dominait une immense gratitude pour tous les moments où il m’avait fait mal, où je m’étais révolté… bref, toutes les occasions où il avait vraiment joué son rôle de Gourou ; autrement dit un rôle chirurgical qui consiste à donner de grands coups de boutoir dans le mental du disciple. Oui, vraiment, aujourd’hui encore, tandis que je vous parle, quelle n’est pas ma reconnaissance pour tous ces moments où je lui en ai voulu! Et si j’avais craqué, si je m’étais cabré, si je n’étais plus revenu, où en serais je aujourd’hui? Face à lui, ce jour là, en France, j’ai été envahi d’une indicible gratitude pour tout ce qu’il avait eu l’amour de faire apparemment contre moi et qui avait animé chez moi des émotions négatives à son égard. Pour toutes ces circonstances où il avait fait en sorte que pendant un, deux ou trois jours, je ne l’aime plus, je lui en veuille… A tel point que j’avais "inconsciemment" souhaité sa mort, qui m’aurait bien arrangé… Oui, je tiens à insister sur ce point : si je lui voue aujourd’hui une reconnaissance infinie, ce n’est pas seulement pour m’avoir manifesté son amour et sa tendresse, mais pour m’être souvent apparu dur, voire très dur. Ce que j’admire le plus chez lui, c’est qu’il ait su me heurter pour mon bien, avec tant d’amour.

    Lors de ce moment passé avec swamiji chez Daniel et Colette Roumanoff, j’ai ressenti envers lui une gratitude telle que je n’en avais jamais éprouvée pour personne. Car ce sentiment intense était en même temps très sobre, alors que mon amour pour Mâ Ananda Mâyi avait toujours été mêlé d’émotions et de projections en tout genre…

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  • HORIZON VERTICAL 15

    Forgive song

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    Quelle mouche m’a donc piqué pour écrire une telle chanson?
    Pour qui est-ce que je me prends pour apparaître ainsi comme un donneur de leçons?
    Surtout à nous qui avons subi les pires humiliations
    Les mots viennent du mystère


    Pardonnons, pardonnons toujours plus à celles et ceux qui ne savent pas ce qu’elles font

    Malgré les pires sévices que nous avons endurés, nos corps meurtris, presque tués
    Nous, tous les rescapés de toutes les horreurs et barbaries,
    J’entends nos cris, nos pleurs de douleur et de désespérance


    Ne nous laissons pas faire, ne nous laissons pas contaminer.

    N’écoutons pas les voix trompeuses et illusoires de la violence qui crient vengeance
    Nous ne ferions qu’entraîner plus de malheur et de déchéance
    Dans un monde déjà rempli à ras-bord de confusion


    Pardonnons, pardonnons toujours plus à toutes celles et ceux qui ne savent pas ce qu’elles font

    Seul l’amour est la réponse et la voie du pardon l’unique vraie solution
    Pour sortir de l’impasse et repartir à nouveau

    Afin que plus jamais, rien de pareil ne recommence

    Que les cœurs apaisés dans la joie retrouvent enfin la véritable dignité
    Et que l’ultime vienne à bout des apparences


    Pardonnons, pardonnons toujours plus à toutes celles et ceux qui ne savent pas ce qu’elles font

    Entendre les voix du pardon et atteindre l’autre rive,
    Celle d’où l’on ne revient pas

    Où l’homme enfin éveillé à sa véritable nature fait très clairement entendre les voix de la compassion

    Et que sonnent très bientôt les trompettes de l’espérance,
    La promesse d’un monde nouveau
    !

    Quelle mouche m’a donc piqué pour écrire une telle chanson ?
    Pour qui est ce que je me prends pour apparaître ainsi comme un donneur de leçons ?

    Surtout à nous qui avons subi les pires humiliations
    Les mots viennent du mystère

     

    "Don’t look back in anger" par Oasis- album "'(What’s the story) Morning Glory" – 1995

  • HORIZON VERTICAL 14

     

    Réalistic song

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    Finies les envolées lyriques, terminés les délices spirituels

    Perdu le côté flamboyant, spectaculaire et démonstratif du personnage mystique

    En route pour la vraie vie

    Va bien falloir que tu t’y colles si tu veux vraiment avancer

    Les deux pieds sur terre, bien ancré dans la réalité.

    Va vraiment falloir changer de cap et salir tes chemises

     

    Alors, évidemment, çà te fait tout drôle de te retrouver ainsi paumé, déstabilisé.

    Tu essaies de t’accrocher.

    Toi qui és si gourmand de friandises spirituelles.

    Toi qui nage si bien dans l’eau bien propre d’un matérialisme spirituel plus ou moins déguisé.

    Finies les croyances et les idées toutes faites, terminées les complaisances de toute sorte

    Adieu supports et béquilles pleines de charme

    En route pour la vraie vie.

     

    Va bien falloir que tu t’y colles, si tu veux vraiment changer.

    Les deux pieds sur terre, bien ancré dans la réalité.

    Voir et non plus penser à n’en plus finir

     

    Allez, brother, il n’est jamais trop tard pour bien faire.

    Même si c’est mourir un peu, le Jeu en vaut largement la chandelle.

     

    "Marquee Moon" par Television – album "Marquee Moon" – 1977

  • En hommage à Alain Bashung

    (NDLR : Article écrit le 15 mars, le lendemain de l’annonce de la mort de Bashung. ) 

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    Il est parti maintenant…Je l’aimais beaucoup, je l’aime beaucoup. J’appréciais énormément son univers poétique décalé à l’humour inclassable qui me ravissait. En deux mots, je suis un fan, un admirateur….(si vous voulez en savoir plus sur cette actualité, cliquez sur sa photo)

    Il y a quelque temps, j’ai écrit les paroles de ce que j’appelle assez pompeusement mon troisième album. C’est néanmoins ainsi que je le ressens, un peu et même beaucoup à la façon d’Horizon Vertical…

    Bon, le premier track comme dit Yann, s’appelle : " On m’a vu à Saint Eno"

    Ce morceau est en fait directement lié à Alain Bashung. J’ai pris une des chansons de Bashung qui s’appelle : " La nuit je mens" extrait de son fabuleux album : " fantaisie militaire" et j’y ai mis mes propres paroles…(vous pouvez retrouver des informations sur sa discographie en cliquant ici vers son site officiel)

    Voici la chanson en question puis mon texte…

    Sound of the sea (1) : On m’a vu à Saint Eno

    NB : Saint enogat est le quartier de Dinard que Mireille et moi habitons depuis un sacré bail maintenant et dont je suis toujours amoureux, dont la beauté jamais ne me lasse, m’étonne, me resource, m’envoûte…………

    Dinard_c__est_o___ma_place.JPGOn m’ a vu à saint éno
    Plonger dans l’océan
    Trouveur de vide
    Au fond de la mer

    J’ai rencontré des sirènes
    J’ai médité
    J’ai vu le Rien
    Infini plein

    Sur le sable mouillé
    Je me suis allongé
    Les yeux plantés au ciel
    J’avais presque disparu
    Illimité

    La vie, je vis
    Rêve éveillé
    Au long des jours et des nuits
    Douce communion
    Je me repasse toujours le même film
    HR012652.JPGOu ton image n’en finit pas
    Ou ton image n’en finit pas

    J’ai tant cogité
    Dans ce fou de mental
    Mes projections
    Identifié
    Sortir de là maintenant
    Sortir de là

    De pensée en pensée
    Danse, danse la ronde des émotions

    Maintenant, maintenant
    Eternel présent
    Chercheur acharné
    Poète obsédé

    Sur le sable mouillé
    Je me suis allongé
    Les yeux plantés au ciel
    Dinard_temp__te_mars_08_sur_digue.JPGJ’avais presque disparu
    Illimité

    La vie, je vis
    Rêve éveillé
    Au long des jours et des nuits
    Douce communion
    Je me repasse toujours
    le même film
    Ou ton image n’en finit pas
    Ou ton image n’en finit pas

    On m’ a vu à saint éno
    Plonger dans l’océan
    Trouveur de vide
    Au fond de la mer

    J’ai rencontré des sirènes
    J’ai médité
    J’ai vu le Rien
    Infini plein