| La question bouddhiste majeure
Toute personne intéressée par le bouddhisme est confrontée à la manière dont cette tradition pense la mort. Alors que chez nous, la mort est quasiment devenue un tabou et est vécue comme l’extrême échec, pour le bouddhisme la mort est une aventure que chaque être humain doit se préparer à vivre. Il n’existe pas même de possibilité de vivre véritablement sans se relier au fait que nous soyons mortels. La chose est si ample, que l’on a coutume de dire qu’au Japon on se marie shinto et on meurt bouddhiste. Partout, dans toute l’Asie, le bouddhisme s’est consacré à penser la mort et à aider ceux qui meurent à mourir. En Occident, l’idéal pour la plupart serait de disparaître sans s’en rendre compte, par exemple foudroyé sur le coup ou dans son sommeil. Pour le bouddhisme, l’idéal est de mourir en pleine conscience, en étant à même de faire de cette expérience un moment d’ouverture et d’éveil. Une façon d’apprendre à abandonner toute stratégie et de faire de ce moment une occasion d’un enseignement pour chacun. Le divertissementLe problème majeur est que faute de tout rapport à la mort, notre société n’est plus porteuse de grandeur et ne sait plus nous aider à mieux vivre. Chögyam Trungpa souligne ainsi que la perspective nihiliste qu’il nomme la vision du Soleil Couchant « vise à écarter l’idée de la mort, à échapper à la mort. Le point de vue du soleil couchant naît de la peur » là où ce qu’il nomme la vision du Soleil du Grand Est réside dans la célébration de la vie. Cette perspective déconcerte souvent. Pour nous, célébrer la vie implique de ne surtout pas évoquer la mort. Mais Chögyam Trungpa, comme tout bouddhiste, pense exactement l’inverse. Nous savons tous que nous allons mourir, et que cela peut survenir à n’importe quel moment ; en être effrayé, faire semblant de ne pas le savoir, vivre dans l’ignorance de ce fait — c’est entraver l’ampleur de la vie et se résigner à demeurer dans une forme de peur. Au fond, le problème n’est pas d’avoir ou non peur de la mort — mais de ne pas refuser notre peur. Ne pas avoir peur d’avoir peur. Contrairement à ce que l’on dit souvent, ce qui nous étouffe, ce qui nous fait agir en dépit de tout bon sens, ce n’est pas la peur, la peur des autres ou de soi — mais la peur de la peur. Le refus de se relier à la peur. Penser à la mort, donner droit à la mort, nous ancre immédiatement dans l’essentiel. Ce qui est morbide c’est non pas de parler et de penser à la mort, mais de s’abrutir de divertissement qui nous font croire que la mort ne nous concerne pas. D’une façon qui force l’admiration, Rainer Maria Rilke rejoint cette analyse offrant une méditation de la mort d’une grande ampleur. En un sens, toute l’œuvre de Rilke des Cahiers de Malte Laurids Brigge jusqu’aux Elégies de Duino est un effort pour penser la mort non comme une puissance ennemie de la vie mais comme cet autre côté de la vie, qui n’est pas tourné vers nous. Notre tâche est de le faire devenir nôtre au point où il devient une présence familière — et donne ainsi figure à notre existence. Une vie qui renie la mort manque à l’illimité qui est le sien. La vie et la mort ne sont plus deux entités qui s’opposent, elles sont les deux pôles d’une même ligne. Rilke insiste lui aussi sur l’importance de se préparer à la mort, non au sens des sagesses antiques pour tenter d’y être insensible à l’aide de quelques exercices, mais en advenant à sa hauteur propre. Pour Rilke, une mort manquée est une mort qui vient surprendre l’homme dans une attitude qui ne le signifie pas. La grande mort est celle qui est personnelle, protégée, aimée, attendue parce que l’œuvre suprême, la dernière signification, l’ouverture sur les racines et les faîtes du temps, de l’être vrai : Seigneur, donne à chacun sa propre mort Fabrice Midal(extrait de la newsletter l’école occidentale de la méditation mars 2011 |
Auteur/autrice : Georges Morant
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La question bouddhiste majeure
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Bhoga

Je suis sûr de mourir, tout laisser derrière moi, ma famille, mes amis ..
C’est bon de se lever la matin en bonne santé, méditer, prendre mon petit déjeuner, travailler ou non, me promener, écrire, sentir le chaud ou le froid et le vent dehors, la pluie ou le soleil…
Bhoga est intimement lié à une dimension de pure joie d’être (ananda), celle qui ne dépend de rien de spécial, de rien de particulier. La joie du fait même d’être en vie, ce qui finalement constitue un mystère dont je jouis bien trop souvent sans m’en apercevoir.
L’égo, c’est : « je veux toujours plus. Je ne me contente jamais tout à fait de ce que j’ai, de ce que je suis ». Voilà bien là un des moteurs de l’insatisfaction.
Grâce à l’ego du chercheur spirituel qui crie avec raison : « Je ne serai pleinement satisfait que quand j’aurai supprimé toute séparation », le chemin est alors tout grand ouvert…

Ce qui nous est proposé dans un endroit comme la Bertais c’est de changer de manière radicale, de nous transformer jusqu’à ne plus nous identifier en tant que petit moi étriqué, séparé de Dieu.
Si le terme Dieu vous gêne, cela n’a aucune espèce d’importance, remplacez le par le mot, l’expression qui vous touche le plus…
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Au coeur de la métaphysique, au-delà de la nature (1)

« Tout ce qui est composé sera un jour décomposé »
Le Bouddha
(…) qu’est ce qui subsistera après ma mort ?
(…) il existe une réalité que rien ne peut détruire. Cette réalité, le Bouddha l’a appelée le « non né, non fait, non devenu, non composé ».
(…) Et tout est sujet au changement. C’est le changement qui fait le temps. S’il n’y a aucun changement d’aucune sorte, le temps s’arrête et nous entrons dans le domaine du non né, non fait, non devenu, non composé. Et « s’il n’existait pas un non né, non fait, non devenu, non composé, a précisé le Bouddha, il n’y aurait aucune évasion possible hors du né, du fait, du devenu, du composé ».
(…) c’est cette réalité ultime que le hindous appellent atman. Voici une parole étonnante pour ceux qui sont formés à l’approche chrétienne classique : « S’il y a quelque chose après la mort, c’est qu’il y a quelque chose avant la naissance ». Ce « quelque chose » nous pouvons l’appeler la vie éternelle, la conscience ultime, une réalité qui ne dépend pas du tout de nous, qu’aucun effort aussi intense ou persévérant soit-il ne peut produire, ce qui correspond à l’idée que Dieu est infini et éternel et qu’en même temps nous pouvons en avoir l’expérience intime en nous-mêmes.
La grande affirmation de tous les enseignements spirituels est que la voie consiste non pas à produire mais à découvrir une réalité qui est déjà là, qui n’a pas commencé à un certain moment, donc qui ne finira pas à un certain moment. C’est la vérité essentielle, fondamentale.
Arnaud
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19, 20 mars- En relisant le calendrier
Le père de Jésus Christ, habile charpentier, veille avec un soin précieux à l’ossature des maisons
Nul doute que son divin fils ait reçu quelque leçon
L’ossature, la charpente ,la colonne vertébrale, l’axe, le centre
Permet de tenirCela tient, soutient
Porte, inspire
Permet à l’intérieur de vibrer jour et nuitExister, être, célébrer
Jouir jusqu’à mourir
Rapproche du toit du mondeLe cœur du cœur
Juste avant le ciel
Cela tient ,soutient
Porte, inspireGrâce à l’hiver, le printemps est là
La nature dans toute sa splendeur jaillit à nouveau
Prête pour une nouvelle saison
Qui n’est jamais né ?
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Cette nuit, j’ai rêvé d’une musique
La plus belle musique que j’avais jamais entendue
Cette nuit, j’ai entendu le son de tous les sons
Celui qui brûle les passions
Celui qui détruit l’illusion
Celui qui dépasse toutes les notes
Celui qui s’affranchit en un instant de toute limite
Celui qui révèle tous les possibles
Cette nuit, j’ai entendu le son de Cela
C’était si simple, si radical
Mes oreilles ne pouvaient pas imaginer
Mon corps était parti loin
J’étais avec les anges
Nous dansions la musique du tout
Cela, l’insaisissable
Cette nuit, j’ai entendu la musique de l’Amour
Celle qui réconcilie, réunit, abolit tous les contraires
Celle qui défait les croyances, pourfend les préjugés
Celle qui révèle l’essence de tout humain, le cœur du cœur
Le cœur de tous les cœurs
Cette nuit, j’ai entendu les larmes de l’univers
J’ai su le divin pari, le plus beau des défis
Cette nuit, j’ai senti l’ouverture au delà du moi
Cette nuit, j’ai entendu la musique de la source
Celle, au rythme incandescent sans début ni fin, celle de l’origine
Celle du vide et du plein
Celle de la présence et de l’absence
Celle du dernier voyage
Celle de toutes les naissances
Cette nuit, j’ai entendu la musique de l’essentiel, celle de l’éternel
Cette nuit, je n’ai rien entendu
La musique du Soi est le son du silence
Dormir en Dieu
Qu’est ce que vous voulez de mieux!
Bon dimanche
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En relisant le calendrier. Ste Félicité.
Félicité
Qui voit
Là où nul voile
A nu
Touché par l’infini
Face à face au réel
Félicité, félicité
Du sujet qui n’en est pas un
Le plus subtil qui soit
Oser mettre des mots
Sur ce qui n’en a pas
Montre bien le pari difficile, audacieux
Témoigner pour une part
Le mystère du monde
La profondeur de l’être
L’incroyable vérité ?
Je ne sais pas
Qui est Cela
L’Insaisissable ?
S’il faut mourir au petit moi
Pour vivre l’éternel
Qui est bien décidé
A ne pas lâcher l’affaire ?
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Ma vieille chatte queennie est mon gourou
Queennie a 17 ans. Assez brusquement, elle est devenue complètement aveugle. Elle se cogne partout.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est la vitesse à laquelle, elle s’habitue à son nouveau statut. Je suis vraiment impressionné. Le plus remarquable est qu’elle ne se plaint pas jamais.
C’est vraiment une grande leçon pour moi.
J’ai une sorte de gastro depuis une semaine. J’ai mal au ventre. Je ne me sens pas bien, pas à l’aise. J’ai un mal fou à accepter. Je me plains à Mireille. J’exprime mes émotions négatives.
Je me rends un peu compte à quel point je suis dépendant de la santé du corps physique.
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Plus on est de sages, plus on rit
Prière

Seigneur,
Ne permets pas que je me soucie trop de cette chose qui s’appelle moi…
Donne moi le sens de l’humour, Seigneur,
Donne moi la grâce de savoir discerner une plaisanterie,
D’extraire quelque bonheur, de la vie,
Et de la faire partager à d’autres gens
Saint Thomas More
(…) L’intention première du maître ou du directeur spirituel n’est certes pas de divertir mais d’enseigner, ou mieux, de faire accéder le disciple à une Conscience d’un autre. Et, à la source de cette nouvelle vision, l’humour apparait alors- ainsi qu’on va le voir – comme le véhicule d’une énergie transformatrice.
Il permet une approche de la réalité qui échappe aux fonctionnements habituels et prédispose à cette ouverture, elle même indispensable pour accueillir ce qui » surpasse tout entendement » A cet égard, Chogyam Trungpas Rimpoché souligne bien que » ce dont on manque, c’est de sens de l’humour. L’humour ne consiste pas à raconter des blagues ou à faire le pitre, ni non plus à critiquer les autres ou à se moquer d’eux. Le véritable sens de l’humour procède par touches légères : on ne roue pas de coups la réalité, on l’apprécie en l’effleurant légèrement … »
L’humour a- t-on dit, est un sourire dans l’oeil de la sagesse. J’espère en ce sens que vous éprouverez le sentiment d’avoir entre les mains un ouvrage de cette sorte plutôt qu’un simple recueil d’histoires drôles, et j’espère aussi que vous me pardonnerez d’avoir piqué les raisins du Kougloff !
Eric Edelmann
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Et si de l’amour on ne savait rien
(…) Les derniers mots de la divine Comédie témoignent d’un autre rapport à l’amour. Dante y écrit en effet : » L’amour est ce qui meut le soleil et les autres étoiles. » Il ne parle pas de pulsions, il ne parle pas de psychologie ou de corps, il ne rêve pas de fusion mystique avec le » Grand Tout »;il dit de l’amour qu’il est qui ce qui met en mouvement et anime l’entièreté de ce qui est.
Or Dante n’est pas un poète mineur parmi d’autres mais celui qui a su dire, à un moment donné de notre histoire, le sens de l’amour. L’amour ne tient ni du charnel, ni d’un sentiment désincarné mais est ce qui fait vie, en moi comme hors de moi.
L’amour est ce qui porte chaque être à entrer en rapport à quoi que ce soit-le temps qu’il fait ce matin, la fleur posée sur mon bureau, l’ami cher qui se tient à mes côtés, l’ami au loin que mon coeur tient en sa garde, le malheureux qui crie dans un appartement à côté. La vérité même de notre être est toujours d’avance en mouvement, ouvert, soucieux voire inquiet. Sans amour, je n’aurais pas même l’idée de parler et de venir au devant d’autres personnes. Comment aurais je le désir et le souci de faire apparaître quelque chose qui nous devienne commun ?
Il n’y a que deux possibilités de se mettre en mouvement. Soit par intérêt soit par amour. L’amour est la clef véritable. Il n’y a pas d’autre alternative. La seule chose qui nous fait lever le matin puis nous habiller est, même si c’est de façon embryonnaire, incomplète, in apparente, l’amour. Qu’est ce qui nous meut ? C’est l’amour.
Fabrice Midal
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Jour J : L’Insaisissable
Voilà enfin disponible le futur best seller de l’année 2011
Ce livre est de moi, Georges Morant
Vive MoiVoilà un bon moment maintenant que vous lisez certains extraits dans le meilleur blog de la planète Internet terre
Trêve de plaisanterie, je suis particulièrement heureux de publier ce livre à compte d’auteur.
C’est à coup sûr, un moment important pour moi.
Au risque de paraître exagéré, je ne souhaitais pas mourir sans avoir pu faire éditer un livre- poèmes
Fidèle à ce que je suis, l’ombre et la lumière se dessinent au long des pages.Je tiens à vous exprimer, toutes et tous Ami(e)s de la Bertais toute ma sympathie sur ce Chemin spirituel proposé par Arnaud, relayé par Yann et Anne Marie de manière remarquable
Enjoy, enjoy, enjoy
Qui n’a pas de limites ?
A Nous de nous découvrir
Par tous les temps
Même s’il neige
Ne Sommes nous pas
Là où le temps n’est pas ?J’attends vos feed back avec impatience
NB : La photo de couverture (Dinard ST Enogat) est de ma nièce Catherine
NB : Si vous êtes intéressés, il vous en coûtera la somme de 10 euros plus frais de port
gmorant29@orange.fr
13, hameau des Ormes – 35800 – DINARD -
Jour J moins huit
Jour J moins huit avant la parution de mon livre : « L’insaisissable » que j’ai fait éditer à compte d’auteur.

En ces instants précis, privilégiés, bénis où j’ai écrit ce livre, flottait dans l’air un parfum particulier, reconnaissable entre tous
Le parfum d’une présence invisible, presque palpable, très douce, sereine
L’effet est immédiat
Cela permet les mots
Derniers voiles avant la fin
Partager avec vous est source de joie
Tenons nous là, maintenant
Tranquilles, sereins
Laissons l’espace défaire les liens
Dans ces moments là, il n’y a rien à dire, rien à écrire
Comme si tout était là
Joie d’être, ouverture
Ananda, ananda
Et si, simplement, aimer était la chose la plus simple du monde!
Amitié fraternelle
Georges
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Eclats de silence (vu par Georges)
Vraie et fausse dualité
Zéro= (+1-1)=Zéro
La totalité n’ayant pas d’extérieur, l’énergie ne peut ni entrer ni sortir, elle est constante. Cette constante est donc égale à zéro, à rien.
Zéro ne peut pas être défini, c’est l’Absolu, le Rien, le non manifesté, le Silence, l’Immobilité, l’Être, ou Dieu pour les religieux.
Cette non dualité s’exprime pourtant dans la dualité. On peut dire que le Rien se manifeste à partir de la différence. En langage religieux, on dira que Dieu se manifeste par sa création.
Que Rien puisse se manifester est renversant !
Zéro peut être multiplié à l’infini, ça fait toujours zéro.
(+1-1) représente la naissance de la manifestation, la dualité, la différence, toutes les formes, toutes les paires d’opposés. On pourrait aussi l’écrire de cette façon :
Zéro = ( +1+1-1-1+1+1-1-1 etc) =Zéro
Les signes plus et moins sont la preuve de l’inséparabilité et du jeu vivant de l’unicité, le plus étant lui même défini par le moins et inversement. Le chaud ne se définit que par rapport au froid, l’agréable par rapport au désagréable, le masculin par rapport au féminin, le bien par rapport au mal, l’attraction par rapport à la répulsion etc.
Le jeu de l’impermanence n’est apparent qu’à partir de la dualité.
Si nous n’acceptons pas les différences présentes, nous nions la Totalité puisque nous déclarons qu’il manque quelque chose ou qu’il y a quelque chose de trop dans ce qui est déjà là. Nous voudrions faire disparaître un – 1 ou un + 1, mais ce n’est pas possible puisqu’il est déjà là, en tant qu’expression du Tout.
La fausse dualité, c’est refuser que ce qui est soit ; c’est vouloir autre chose à la place de ce qui est, c’est ce qui nous sépare apparemment de Est, c’est ce qui nous empêche de ressentir la qualité de l’Être.
La vrai dualité c’est l’évidence qu’il n’existe rien en dehors de Est, de Zéro, et que toute la manifestation est l’expression de la Totalité se singularisant dans la multiplicité des formes changeantes.
Rien n’existe en dehors de la Totalité, car il n’y a pas un élément qui y échappe.
Il n’existe pas deux élément qui seraient le relatif et l’absolu, car le relatif est une vision partielle de l’absolu. C’est comme vouloir éclairer une pièce obscure avec une lampe torche, nous n’en voyons qu’une partie à la fois. Mais tout ce qui n’est pas vu existe quand même.
La Totalité ne peut se trouver par l’addition de tous les éléments, mais par la reconnaissance que notre vision est limitée et que nous n’arriverons jamais à tout voir. Il s’agit donc d’accepter tout ce que nous connaissons et tout ce que nous ne connaissons pas.
Accepter le relatif, la limitation à cents pour cents, c’est l’absolu, le non manque.
L’inconnaissable est en deçà des concepts de dualité et de non dualité, tout en les englobant tous les deux. La Vie n’a pas de problème.
Daniel Morin ( extrait de son livre)
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Sound of the sea (4) Bhoga angel song
Bhoga angel songL’air froid et sec me donne des ailesL’infini ciel rayonne mon cœurComme une vraie belle ritournelleLa joie brille de mille soleilsPar quelle magie ceci opère?Quel doux génie que ce mystère!Comment toute cette magie opère?Pour entrevoir les portes du ciel!
Enfin chez moi le cœur en paixJ’me retrouve dans la posture de l’angePour un instant déjà parti
J’ai décidément rien comprisMême si souvent, Cela m’aimanteC’est si facile de l’oublierAlors, je signe et je persisteInstants volés, éternité -
Coup de colère
De plus en plus managmentée de manière violenteA des fins politico, financières, commercialesPour toujours plus de profit dans les poches de toujours les mêmes
Toujours plus de productivité-rentabiltéAu détriment de moins en moins d’humanitéNotre société obsédée par le faux ordre-sécurité-sécuritaireRemplié d’actionnaires de tout horizonNous entraîne droit en enferCet endroit maléfique ou l’humain perd son âmeDécoupée, saucissonnée, scalpélisée, anatomiséeAvec pour seuls et uniques objectifs toujours plus de productivité, rentabilitéJusqu’ ou faudra il aller pour réaliser ce terrible constat
S’apercevoir que nous allons tout perdreA commencer par notre dignitéFaute de pouvoir nous transformerA force de délivrer des messages d’une terrible violenceRéduire les personnes à de la chair à consommerLes conduire dans toujours plus de précaritéCette société s’enfonce dans le chaosLa crise a bon dosCertains, pendant ce temps là s’empiffrentA coups de bonus, de coups de bourse mégalosBoursicotent comme des malades accrosUltra statistiquée, un de c 4 on ne pourra même plus pisser dans son jardin sans avoir fait au préalable des statistiques pour prouver si c’est rentable ou non, efficace
Pourra on encore promener son chien sans avoir avant fait une étude de marché
Repérer les endroit les plus propices pour chier dans le bon ordre sécuritaire à souhait
Faut être sourd et aveugle pour ne pas voir ni entendre les cris déchirants d’un monde en décomposition si près de s’enfoncer dans le gouffre des illusions
Les terribles angoisses d’une société en perditionNous mènent droit dans le murJe ne suis qu’un poète égaré, privilégiéJe le reconnais très volontiersÇa ne m’empêche pas de me dresser avec mes mots contre tout ce que je ressens comme finalement délirant
Avec cette manie monomaniaque très tendance de tout décortiquer au scalpel jusqu’à enlever la moindre trace de légèreté, de vrai joie, de liberté sans cause
Juste le fait d’être un humain, aimerAvec ce culte mal placé d’un perfectionnisme nauséabondDans des domaines ou il n’a rien à faireLes rires d’un enfant sont ils voués à entrer dans le panthéon des comptes statistiques, élucubrations bidons pour voir leur efficacité
Voir ce qui se cache derrièreCette société va elle réduire l’être en poussièreFaire de ce monde le plus vil temple consommateur-consomméDans un matérialisme de plus en plus effrénéAllons nous nous laisser dériver, emporter, manipuler vers des rives abjectesAu détriment de notre humanitéStreet Fighting Man – The Rolling Stones – album Beggar’s Banquet – 1968 -
Humour et Enseignement
Une italienne qui séjournait à Kopan Gompa ( Monastère de Lama Thubten Yeshe et Lama Zopa rinpoché au Népal) décida de se rendre à Katmandou. Comme elle s’y ennuyait un peu, elle invita un groupe de touristes italiens fraîchement débarqués « à rencontrer un authentique lama tibétain ».Cela se passait au début de Kopan, quand Lama Yeshe était encore disponible sans difficulté. De retour avec ses touristes en remorque, l’italienne vit lama Yeshé et lui expliqua qu’elle les avait invité pour le thé. « D’accord, allez y , faites le thé », lui répondit le lama sans faire le moindre geste en direction du groupe. Il savait que la vie spirituelle n’intéressait pas ces gens et il ne se sentait pas préparé à servir de » lama témoin ». A présent embarrassée, l’italienne lui demanda s’il ne pourrait pas les rejoindre pour un moment. Il dit qu’il pouvait leur consacrer une heure (un très court moment pour lama Yeshe).
Il les rejoignit en effet, s’assit au milieu des touristes et demanda poliment à son voisin d’où il venait. » Milan », répondit le touriste. » Ah », dit le lama, tandis que son visage s’épanouissait: « Le risotto à la milanaise ! j’adore ça ». L’homme, plutôt ahuri qu’un lama puisse connaître le joyau culinaire de la couronne milanaise, se redressa. Lama Yeshe poursuivit en détaillant la meilleure façon de réaliser le risotto à la milanaise.
Les italiens étaient en extase. Le lama prenait peu à peu son rythme. » Et vous savez, ce petit restaurant derrière le Dôme, ça, c’est le meilleur risotto de tout Milan ». L’homme était muet d’admiration. « Et vous ? continua lama en souriant à une femme du groupe, d’où venez vous ? – De Rome, lui répondit elle ». Lama s’exclama : « C’est à Rome qu’on mange les meilleurs spaghetti à la carbonara ». Et il expliqua comment il fallait les préparer, quel piment et quel fromage utiliser.
L’italienne qui avait invité le groupe n’en croyait pas ses oreilles. Lama n’était allé qu’une seule fois en Italie, pour un voyage éclair de dix jours. Elle ne comprenait pas du tout comment il avait pu apprendre autant de choses sur la cuisine italienne. Lama s’adressa à chaque membre du groupe en exploitant le même sujet et ne cessa de montrer une profonde connaissance de tous les plats régionaux. Les touristes étaient complètement captivés, car, pour les italiens, un homme peut bien être un as de la chirurgie du cerveau, s’il n’apprécie pas la cuisine, il reste un âne. Ce lama était clairement digne de respect. Cinquante cinq minutes s’écoulèrent ainsi. Lama Yeshe s’absorba alors dans un de ses profonds silences. Pendant deux minutes, personne ne dit un mot, puis, dans le silence, la voix du premier homme à qui il avait parlé s’éleva : « Est ce que c’est vrai, ce qu’on raconte sur l’illumination ? » Le barrage avait été rompu. Un torrent de questions déferla, sur le potentiel spirituel de l’homme, le Tibet, le bouddhisme. Le lama consulta sa montre : » Je suis désolé, mais je n’ai plus le temps maintenant. Mais si vous voulez en savoir plus sur ces questions, je serai en Italie l’année prochaine. Vous pourrez avoir toutes les informations utiles auprès de votre compatriote. »
Extrait du livre d’Eric Edelmann : « Plus on est de sages, plus on rit »
NB : Ce qui m’a particulièrement motivé et rendu heureux de mettre ce post sur le blog est le fait que Mireille et moi avons eu le privilège de connaître et de suivre d’un peu près l’enseignement de Lama Yshé et de Lama Zopa rinpoché










