Comme toute les démarches spirituelles authentiques, le zen insiste sur la possibilité de dissiper l’illusion d’un moi séparé et d’accéder à une conscience transcendante qui est pure plénitude ou pure vacuité. Une histoire soufie ancienne pourrait de la sorte tout aussi bien arriver aux mêmes conclusions qu’une histoire zen.
Il y a un grand banquet au palais. Tout le monde est présent. On attend plus que le roi.Le sage entre et s’assoit sur le trône. Le premier ministre, outré, lui demande :
Te prends tu pour le roi?
Non, plus que cela.
Te prends tu pour le prophète?
Non, plus que cela.
Te prends tu pour Dieu?
Non, plus que cela.
Mais, il n’y a rien au delà de Dieu?
Justement, ce rien, je le suis.
Extrait du dernier livre d’Eric Edelmann : " Mangalam : Un parcours auprès d’Arnaud Desjardins"



