Auteur/autrice : Yann Le Boucher

  • La Lettre d’Hauteville n° 104 : spécial lying

    La Lettre de Hauteville est une publication trimestrielle, réservée aux membres de l’association des Amis de Hauteville à qui il est expressément demandé de ne pas en diffuser le contenu d’une quelconque façon à des personnes non-adhérentes.

    La Bertais étant « un centre affilié », il est admis depuis toujours qu’un exemplaire de chaque numéro soit mis à la disposition des Amis de La Bertais, mais uniquement en consultation sur place (cf. le classeur dédié de notre bibliothèque).

    Ceux et celles d’entre vous qui faites des séjours réguliers à La Bertais sans être par ailleurs adhérents des Amis d’Hauteville ont donc déjà eu, grâce à cela, l’opportunité de lire cette Lettre et de se rendre compte de la très grande qualité de ses articles. Pour les autres et de façon exceptionnelle, j’ai obtenu d’Emmanuel le droit de publier aujourd’hui sur notre blog l’éditorial  du dernier numéro (printemps 2021). Ceci car j’ai trouvé ce texte particulièrement inspirant et susceptible de vous donner envie de lire à votre tour l’ensemble de cette Lettre. Mais, par respect pour Hauteville, je vous demande à mon tour de ne pas rediffuser vous-même à des tiers l’article ci-dessous (consigne qui, de façon plus générale, vaut pour tout ce qui est publié sur notre blog, celui-ci étant, tout comme la Lettre d’Hauteville, uniquement à usage interne).


    Le thème de cette lettre, prévue depuis quelques temps, est le lying, qui est un aspect original et puissant de notre Voie. Un sujet qui n’a rien à voir avec l’actualité, quoique pouvoir exprimer ses émotions et retrouver la vérité de son cœur peut être bien utile quand les conditions de vie deviennent plus difficiles. (…)

    Je devais avoir onze ans quand, au Bost, le premier ashram d’Arnaud, j’ai entendu évoquer pour la première fois le « lying » et c’est autour de mes treize ans qu’Arnaud m’a vraiment expliqué de quoi il s’agissait, me permettant même d’assister à certaines séances. J’étais ébloui, je découvrais la psychologie, l’inconscient, c’était vraiment fascinant. Toutes les personnes qui ont connu le Bost témoigneront du fait que les lyings y tenaient une place considérable. Arnaud, aussi bien que Denise, savaient tout ce qu’ils devaient à cette pratique qui a pour vocation de dénouer les obstacles majeurs à la pratique et de faciliter la progression sur le chemin.  A cette même époque, on voyait mal comment, sans lying, un chercheur livré aux forces de son inconscient, aux blessures profondes qui avaient marqué son parcours et aux décisions prises dans la toute petite enfance, pouvait avancer sur la voie.
    En effet, la vigilance, la pleine conscience, la capacité à voir ce qui est, la sensibilité, l’ouverture du cœur, la liberté par rapport au désir, l’acceptation, l’action juste, tous ces aspects de la pratique sont compromis s’ils butent sur des contenus inconscients et des émotions réprimées. Le lying était, et est toujours, la voie royale pour contempler la résurrection du cœur dans toute sa dimension, tant humaine que spirituelle.
    Après dix ans d’activité intense dans laquelle Arnaud s’est épuisé, le Bost a fermé ses portes, le bâtiment a été vendu à des élèves du maître tibétain Lama Guendoune, l’ashram a déménagé à Font d’Isière, nouveau lieu dans le Gard. Afin d’adopter un rythme de travail moins éprouvant, Arnaud a réduit le nombre d’entretiens qu’il donnait chaque jour ; des centres affiliés, très fréquentés, animés par des élèves d’Arnaud ont pris le relais pour l’accompagnement des lyings.

    Durant cette première période, le lying a joué un rôle central, puis dans une deuxième période, il a perdu petit à petit cette prééminence. Diverses raisons ont contribué à cela : on ne le pratiquait plus à Font d’Isière, ni plus tard à Hauteville, plusieurs des centres affiliés ont fermé leurs portes, la concurrence des différentes formes de psychothérapies permettant d’effectuer un travail sur l’inconscient. Il faut dire aussi qu’après dix à quinze ans d’expérience, force a été de constater que le lying ne faisait pas de miracles et que, s’il avait joué un rôle décisif pour Arnaud et pour d’autres élèves de Swâmi Prajnânpad, ce n’était pas le cas pour tout le monde. Plusieurs personnes qui avaient fait de magnifiques lyings semblaient, au bout de quinze ans, toujours buter sur les mêmes difficultés. L’efficacité plus ou moins grande des lyings est à mettre en relation avec un thème beaucoup plus vaste et absolument central : qu’est-ce qui fait qu’on progresse ? Qu’est-ce qui marche ? Pourquoi certaines personnes semblent progresser et d’autres  moins, voire pas du tout ? C’est d’ailleurs à cette période que, sur ce thème, Arnaud a fait paraître « La Voie et ses pièges ».


    Durant cette deuxième période, le lying a perdu de son importance mais il n’a jamais complètement disparu. Si certains des premiers centres ont fermé, d’autres ont maintenu le flambeau, comme par exemple l’ashram d’Eric Edelmann au Québec, où de nombreux Français et Québécois ont pu faire de longs séjours de lyings, dans des conditions très voisines de ce qu’on pouvait trouver au Bost…

    Aujourd’hui, nous sommes arrivés à une position équilibrée. Le lying n’est pas une panacée, certaines formes de psychothérapies permettent de faire un vrai travail sur la profondeur et parfois de façon plus adaptée. On considère maintenant qu’il n’y a pas urgence à faire des lyings et que c’est préférable de faire connaissance avec l’enseignement, de le pratiquer pendant un certain temps avant d’envisager d’en faire. Cela demeure, sauf exception, un passage nécessaire pour toute personne qui s’engage réellement sur ce chemin. Néanmoins, il faut sentir à quel moment il est judicieux de se lancer dans ce travail. La question du timing est très importante. La règle aujourd’hui, à Hauteville, si vous envisagez de faire des lyings, est d’en parler avec un collaborateur.

    En même temps, le lying est une pratique merveilleuse, d’une richesse insondable. Le plus important est de comprendre qu’il fait partie de la Voie et de l’enseignement de Swâmi Prajnânpad : inséré dans le contexte de la Voie, il représente une opportunité très puissante de se connaître, d’assimiler et de renforcer la pratique ; séparé du contexte de la Voie, réduit à une forme de psychothérapie, il perd beaucoup de sa saveur et de son intérêt. Autrement dit, le lying prend tout son sens, lorsqu’on en fait, non pas pour résoudre un problème psychologique mais pour améliorer, affiner et intensifier sa pratique.
    Comme vous pourrez le lire dans les pages qui suivent, le lying n’est pas juste une psychanalyse. Il mobilise beaucoup des principaux aspects de l’enseignement. Le fait d’exprimer des émotions et de retrouver des souvenirs inconscients de l’enfance en représente un aspect important. Mais le lâcher prise, l’acceptation inconditionnelle de ce qui se présente, le respect de la vérité, l’absence de jugement et de considérations morales, la vulnérabilité, la sensibilité, la soumission à l’instant présent, la réunification intérieure, toutes ces pratiques, indispensables pour la réussite du lying, sont des principes fondamentaux de la Voie. Le lying est une psychothérapie, mais c’est tout autant, voire plus, une méditation ou une expérience spirituelle.
    C’est même une capitulation de l’ego au moins dans deux aspects fondamentaux, la dualité et le contrôle. L’ego vit de la dualité : il y a ce qui me convient et ce qui ne me convient pas et je saisis ce qui me convient et refuse ce qui ne me convient pas. Par ailleurs, l’ego est contrôleur : les choses doivent se passer comme je les prévois. Le lying commence par une abdication complète de ces deux revendications de l’ego. La distinction entre ce qui me convient et ce qui ne me convient pas y est complètement abolie, ainsi que toute forme de contrôle : on se soumet à ce qui se présente, tel que c’est.

    Un poète tibétain du XIXème siècle, que je cite souvent, Nyendrak Loungrik Nyema, dit :

    « Sans poursuivre les pensées passées ni inviter les pensées futures,
    Demeure dans l’instant présent, en regardant simplement la nature de ce qui surgit dans ton esprit.
    Détends toi dans la simplicité, libre d’intentions et d’attachements.
    Demeure dans la pleine conscience, sans te laisser distraire,
    En t’habituant, sans rien altérer, à la manière dont les choses se présentent d’elles-mêmes.
    La sagesse primordiale, d’elle-même lumineuse, s’élèvera de l’intérieur »

    Ce texte définit très bien l’état d’esprit dans lequel on doit faire le lying, cette façon d’accueillir et d’être en relation avec ce qui se passe en soi.

    Bien sûr, il est possible de faire parfois un lying ponctuel ou de courts séjours. Néanmoins, il est nettement préférable de faire des séjours longs. Swâmiji avait demandé à Arnaud qu’il lui donne trois mois de sa vie. Sans aller jusque là, un séjour de trois semaines ou plus est conseillé. La retraite, la solitude, l’inactivité, la coupure avec le monde extérieur et la vie quotidienne, autant de conditions qui favorisent l’introspection. C’est un temps précieux pour être avec soi-même et permettre à la profondeur de s’exprimer.
    Dans cet état d’esprit, depuis quelques temps, nous proposons à Hauteville des retraites de lyings de trois semaines. Yves Rémond en a animé quelques-unes avant son départ et depuis nous avons confié cette responsabilité à May Kazan. Cela concerne une dizaine de personnes par an.

    Dans cette lettre, vous trouverez d’abord quelques extraits du matériel mis à notre disposition par Daniel et Colette Roumanoff, qui permettent de revenir à la source et de mieux comprendre comment Swâmi Prajnânpad envisageait le lying.
    Puis vous trouverez des textes de personnes qui font faire ou ont fait faire des lyings, Eric Edelmann, May Kazan, Marie Matiot, Yann le Boucher et André Martin.
    D’autres personnes auraient pu partager leur expérience mais nous avons privilégié ceux que vous pouvez rencontrer à Hauteville et avec qui vous pouvez encore aujourd’hui faire ce travail à la fois spécifique et merveilleux.

    Emmanuel Desjardins


    Sommaire de la Lettre n° 104:

    • Editorial, par Emmanuel Desjardins (p 2)
    • Les lyings selon Swâmiji (p 4)
    • Le lying : une dimension sacrée, par Eric Edelmann (p8)
    • Un non-contrôle conscient, par May Kazan (p 14)
    • Un outil de transformation intérieure, par Marie Mathiot (p 16)
    • Un témoignage, par Yann Le Boucher (p 22)
    • L’exploration intérieure vocalisée : rapprochement et différence avec le lying, par André Martin (p 26)
  • Deux mois en compagnie du Maitre du Oui

    Me voilà de retour avec mes statistiques et les enseignements qu’elles m’inspirent (cf. le premier article à relire ICI).

    Cette fois, l’analyse des mots clés présents dans les deux premiers mois de citations quotidiennes donne un palmarès légèrement différent car c’est la notion d’émotion qui prend la tête, et qui relègue à la seconde place ex aequo les trois autres thèmes qui étaient jusque là en vedette : Voir, Accepter et Agir.

    Il est bien entendu trop tôt pour tirer des conclusions définitives, mais cela permet déjà d’entrevoir toute l’originalité de Swâmiji, qui est probablement le maitre spirituel contemporain le plus clair et le plus percutant à ce sujet. Jugez plutôt :

    • « L’émotion apparait seulement quand vous voyez une chose non pas comme elle est, mais comme vous aimeriez qu’elle soit » (12 janvier)
    • « Toute perturbation émotionnelle n’est pas due à l’extérieur, mais à la potentialité qui se trouve en vous d’être affecté » (23 janvier)
    • Donc « Vous êtes seul responsable de toute réaction émotionnelle qui se produit en vous » (28 février)
    • « Si vous êtes troublé (émotionnellement), soyez certain que l’ego est intervenu » (11 janvier)
    • En ce sens, « l’émotion vous enseigne, elle est un atout » (20 janvier)
    • Il est donc essentiel de se rendre compte que : « L’esclavage de l’émotion est le seul esclavage » (27 février)
    • Une fois libéré de cet esclavage, « on est l’ami de toutes les créatures et l’ennemi de personne » (2 janvier)

    Ceci étant, la citation du mois de février que je retiens en priorité ne porte pas sur le thème de l’émotion mais sur celui de l’action. Je la ressens comme l’une de ces formules chocs dont Swâmiji avait apparemment le secret :

    « Toute action dont vous ne tirez pas de joie est nocive »  (20 février)

    A n’en pas douter, c’est là  un défi de taille capable  de nous faire remettre en cause bien des choses dans notre quotidien !

    A manipuler cependant avec précaution : toute ressemblance avec un explosif connu pourrait ne pas être fortuite !

     

  • Un mois en compagnie du maître du Oui

    Le 1er janvier dernier, je vous avais parlé d’un petit livre de citations de Swâmiji appelé « Le Maître du Oui » et, puisque ce livre se présente comme un calendrier perpétuel, je vous avais proposé de vous en servir pour faire l’exercice dit de « la phrase du jour ».

    Le 7 janvier, j’avais écrit un autre article reproduisant la première semaine de citations, en indiquant à ceux qui n’avaient pas encore pu se procurer le livre que l’exercice proposé pouvait se prendre « en cours de route » à tout moment de l’année.

    Aujourd’hui, je veux revenir sur cette proposition, car d’une part j’aimerais savoir qui parmi vous l’a faite sienne à ce jour et d’autre part, je voudrais partager avec vous ce que, personnellement, je retire de cet exercice à l’issue de ce premier mois « en compagnie du maître du oui ».

    Donc, merci à ceux et celles qui utilisent déjà ce livre pour leur pratique personnelle de bien vouloir se signaler en commentaire et même, le cas échéant, de faire un petit retour sur leur expérience.

     

    Pour ma part, voici les premiers enseignements que j’en tire :

    • Passé la première semaine, j’ai été un peu surpris par l’hétérogénéité apparente des citations, qui (c’est bien normal pour ce genre d’ouvrage) passent évidemment « du coq à l’âne ». Ici et là, j’ai vu cependant revenir quelques notions phares, telle par exemple celle de « la loi du changement ». Du coup, et sans savoir bien entendu quels ont été les critères de sélection de l’auteur de l’ouvrage, je me suis demandé s’il y avait déjà moyen de retrouver dans cet amas disparate les idées directrices de l’enseignement et si oui lesquelles émergeaient en premier.

    • Pour ce faire, je me suis « amusé » à établir une liste des mots-clés présents dans chaque citation, puis j’ai compté l’occurrence de chaque terme de façon à voir quels étaient ceux qui revenaient le plus souvent. Le résultat m’a surpris, car j’ai vu alors émerger du chaos apparent des 31 premières citations plusieurs des grandes lignes de l’enseignement de Swâmiji. Je vous partage ci-après le résultat de cette première tentative de reconstitution du puzzle.

      • Le mot qui revient statistiquement le plus souvent est tout simplement celui de VOIR (en y ajoutant celui de LUCIDITE). Cela me semble être un premier rappel particulièrement instructif : la voie de Swâmiji est d’abord et avant tout une affaire de PRISE de CONSCIENCE. (cf. le 24 janvier « la lucidité est la seule ascèse qui vous conduira au but« ).
        Précision importante, cette lucidité y est définie comme devant être « bi-directionnelle » (percevoir à la fois ce qui se passe à l’extérieur et ce qui se passe en soi).
      • Et, que faire une fois qu’on voit tel ou tel aspect de la réalité extérieure ou intérieure sinon ACCEPTER ce qui est.  Ce terme revient en effet aussi souvent dans les 31 citations que celui de VOIR !
      • Plus surprenant, ces deux mots font jeu égal avec une troisième notion qui est celle de l’ACTION. On accepte ce qui EST, mais comme rien ne dure dans le monde manifesté, on doit constamment agir pour s’adapter au CHANGEMENT (autre notion-clé qui vient en bonne place dans mon décompte). En outre, l’action est incontournable pour faire fructifier nos talents et ainsi nous donner le sentiment de notre propre valeur (19 janvier).

     

      • Sans surprise cette fois, c’est le terme EMOTION qui arrive juste derrière ces trois premiers termes. Et ce mois de citations permet déjà de faire une belle révision : « là où il y a émotion, il y a ego » (cf. le 11 janvier). « Cette émotion est un atout, car un facteur de réveil et doit donc être pleinement ressentie »  (cf. le 20 janvier). Ce travail de reconnaissance et d’acceptation de nos troubles intérieurs doit se faire tout en se rappelant que « la cause de toutes nos émotions n’est jamais à l’extérieur de nous, mais toujours en nous » (cf. le 23 janvier).

     

      • Un autre étonnement de ce premier mois : la place du mot « AMOUR »  qui arrive dans mon décompte juste après EMOTION. Que celui ou celle qui pense encore que la voie de Swâmiji est « trop intellectuelle » médite entre autres sur la citation du 3 janvier « Le seul but de la vie est d’aimer de manière si totale que l’on arrive à voir tous comme UN (…) Serrer chacun contre son coeur comme s’il était un membre de sa propre famille, cela seul est digne de l’homme ».

    Bien entendu, dans ce mois de citations, il y a beaucoup d’autres notions-clés dont certaines vont très probablement remonter dans mon classement au fil du temps et des pages!

    Cela sera l’occasion -peut-être- d’un nouvel article le mois prochain. Et en attendant, bonne continuation à ceux et celles qui comme Anne-Marie et moi sont bien décidés d’ici là à cultiver la compagnie du « maître du oui » !

  • Sept citations de Swâmiji pour éclairer votre semaine…

    Pour ceux et celles qui ne disposent pas encore du petit livre de citations de Swâmiji « le maitre du Oui » présenté ici même le 1er janvier, voici les sept premiers extraits qui ont été proposés à la réflexion des lecteurs depuis lors.

    Je vous invite à les lire « posément », puis à sentir quelle est la citation qui vous inspire le plus pour accompagner votre journée d’aujourd’hui.

    Recopiez-la alors sur papier et affichez-la chez vous dans un endroit où vous ne pourrez pas la rater (avec Anne-Marie, on a choisi la porte de notre frigo !).

    Demain matin, faites le point et si l’expérience s’avère concluante, n’hésitez pas à recommencer en choisissant une seconde phrase…

    En procédant ainsi, vous serez accompagné par Swâmiji toute la semaine. Certes les derniers jours seront les plus ingrats, car ils correspondront aux citations qui vous parlent le moins.  Mais se sera une bonne occasion de vous mesurer à l’Enseignement et, peut-être, d’en découvrir ou dans approfondir des aspects ignorés ou oubliés.

    A plus de lire en commentaire vos retours d’expérience….



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    Citation n°1 :

    En route vers la Sagesse

    Un sage est celui qui, ayant intégré toutes les différences et tous les changements, est devenu un avec tout.

    C’est pourquoi il est l’ami de toutes les créatures et n’est l’ennemi de personne.

    Il aime la créature la plus insignifiante comme lui-même, parce qu’il est un avec la Création.

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    Citation n°2 :

    Aimer

    Le seul but de la vie humaine est d’aimer de manière si totale que l’on arrive à voir tous comme Un. (…)

    Serrer chacun contre son cœur comme s’il était un membre de sa propre famille, cela seul est digne de l’être humain.

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    Citation n°3  :

    La nature du mental

     Ne pas voir les choses comme elles sont, mais les interpréter en fonction des expériences du passé, le mental ne fait rien d’autre.

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    Citation n°4 :

    Attitude face au défavorable

     Si vous sentez que quelque chose qui vous paraît défavorable et inutile arrive, essayez de toutes vos forces et avec toutes vos ressources d’en éliminer la cause, si c’est possible.

    Sinon, acceptez-le comme inévitable. Vous n’avez aucune autre inquiétude à avoir.

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    Citation n°5 :

    Ne pas blesser 

    Il ne faut ni attaquer ni déconsidérer l’ego ou l’individualité.

    Il faut respecter, satisfaire et ne pas blesser l’individualité des autres.

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    Citation n°6 :

    La cause du refus

     Vous refusez de voir, d’accepter et de reconnaître (ce qu’il y a en vous).

    Pourquoi ?

    Parce que vous avez le sens de la censure, comme on l’appelle.

    La censure est due à votre idée du bien et du mal.

    Parce que la censure est présente, vous ne pouvez pas vous voir vous-même.

    Le refus vient de la censure. La censure vient parce qu’il y a un jugement de valeur.

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    Citation n°7 :

    Voir

     Que signifie VOIR ?

    Etre avec une chose telle qu’elle est. C’est vous mettre à son niveau.

    Cela vous permet de la sentir, d’éprouver de la sympathie, de vous sentir UN avec elle et ainsi de l’aimer.

    La différence et la séparation disparaissent et ainsi vous devenez UN.

    *******

    Astuce : La référence de chaque citation est indiquée dans le livre de Renaud Perronnet. En cas de doute ou d’incompréhension, il est donc possible de retrouver le contexte dans lequel Sâmiji a prononcé la parole citée…

  • « Le maitre du Oui » : une citation par jour à mettre en pratique !

    Un frère hautevilien nommé Renaud Perronnet a eu l’idée originale de faire une sélection des paroles de Swâmi Prajnânpad les plus marquantes en les couplant à un calendrier perpétuel. Il a d’abord fait cela sur son blog où, durant toute une année, il a fait paraitre une citation de Swâmiji chaque jour. Puis, il a trouvé un éditeur qui a apprécié le concept et cela a donné ce petit livre qui, outre son intérêt propre, peut aussi être utilisé comme un support de mise en pratique au quotidien !

    En cette période propice aux bonnes résolutions, voici un mode d’emploi possible (de mon cru) :

    • Chaque matin (avant ou après la méditation), ouvrir le livre à la page du jour.
    • Lire la parole proposée et la laisser « infuser » quelques minutes.
    • Puis prendre la résolution de tenter d’expérimenter dans la journée quelque chose en lien avec cette parole.
    • Le soir (avant ou après la méditation), relire lentement la phrase en regard de son vécu…
    • Laisser « travailler » pendant le sommeil nocturne
    • Recommencer avec la citation suivante le lendemain matin…

    Attention, pour garder intacte la surprise quotidienne, je vous déconseille de lire en avance les phrases des jours suivants. Par contre, à la fin de chaque semaine, ne vous privez pas de relire les sept phrases d’un coup, histoire de mieux en faire pénétrer les « principes actifs » dans votre âme !

    Commençons dès aujourd’hui avec cette citation, particulièrement inspirante en ouverture de cette nouvelle année :

    💡 : Magique ! si vous ne disposez pas du livre dès le 1er janvier, pas de problème : il vous suffit de faire l’exercice « en année glissante » (vous démarrez le livre à la date du jour où il sera entre vos mains et vous le finirez 365 jours plus tard…) 😛

  • Un témoignage inédit de Colette Roumanoff

    Après le long entretien audio de Daniel Roumanoff (à re-écouter ICI), voici à présent le témoignage vidéo de son épouse Colette, enregistrée l’été dernier dans sa maison de campagne provençale (durée 45 minutes).

    Avec le franc-parler qui la caractérise, Colette livre ici une expérience de la relation à Swâmiji qui est « unique en son genre », dans la mesure où c’est en quelque sorte par « mimétisme conjugal », qu’elle s’est retrouvée à fréquenter Swâmi Prajnanpad et à s’initier à son enseignement. Sa perception de Swâmiji est donc particulièrement pragmatique et dépouillée de tout mysticisme. De ce fait, si son propos tend à gommer la dimension proprement spirituelle du maitre de notre maitre, il laisse aussi davantage transparaitre l’extrême adaptabilité et humanité de Swâmiji. Quand on ajoute à cela les quelques confidences qu’elle fait à la fin de l’interview sur la magnifique façon dont elle a accompagné Daniel au cours de sa maladie, cela fait vraiment un très beau témoignage de vie, pour lequel on ne peut avoir que de la gratitude : Merci Colette !

    PS : n’hésitez pas à mettre la vidéo en plein écran, la « présence » de Colette n’en sera que meilleure !

  • Témoignage de Daniel Roumanoff

    Dans la suite de mon exploration des ressources d’Internet, je vous présente aujourd’hui une petite « perle » trouvée sur le site de Colette Roumanoff consacré à Swâmi Prajnanpad. Je me suis aperçu à cette occasion que ce site avait été « relooké » (ce qui n’était pas du luxe) et qu’il s’est enrichi de nouveaux contenus intéressants. Je vous présente aujourd’hui l’un de ces nouveaux contenus, à savoir l’enregistrement audio du témoignage de Daniel Roumanoff sur son itinéraire de chercheur et sur sa découverte de Swâmi Prajnanpad.

    Pour ceux et celles qui ne sont pas encore très familiers de notre « Ecole », sachez que Daniel est le premier Français à avoir découvert Swâmi Prajnanpad (en 1959) et c’est donc aussi indirectement grâce à lui qu’Arnaud et Denise, ont pu quelques années plus tard, approcher à leur tour Swâmiji.

    Par ailleurs, après la mort de Swâmi Prajnanpad (1974), Daniel s’est donné pour mission de rassembler puis de traduire et de publier toute la correspondance de Swâmiji avec ses disciples (indiens et français) ainsi que les quelques enregistrements audio d’entretiens privés qui avaient pu être faits dans les dernières années de la vie de Swâmiji. En clair, Daniel a réalisé là un travail de mémoire tout à fait extraordinaire, grâce auquel on peut désormais avoir une vision assez exhaustive à la fois de l’enseignement, mais aussi de la vie de Swâmi Prajnanpad.

    Avec Anne-Marie, nous avons eu la chance d’accueillir trois fois Daniel, mais il n’y a que sa troisième venue (en 2008) qui a fait l’objet d’un article sur ce blog (à relire ICI), les deux autres ayant eu lieu dans les toutes premières années de notre ashram alors que le blog  n’existait pas encore. La dernière fois, Daniel était venu accompagné de son épouse Colette, car il était déjà diminué par la maladie d’alzheimer et ne pouvait plus voyager seul. Colette a témoigné dans un livre touchant ce qu’a pu être sa mise en pratique dans ces années particulières (article du blog à relire ICI).

    C’est en faisant du rangement chez elle que Colette est récemment tombée « par hasard » sur l’enregistrement audio d’une conférence que Daniel avait faite dans les années 2004-2005, sans qu’elle puisse savoir plus précisément quand ni où.

    Daniel commence par y raconter son premier voyage en Inde, sa rencontre avec Ananda Mayee, puis avec Svami Prajnanpad, et ensuite avec certains autres gourous plus ou moins célèbres à l’époque (expérience qui fit ensuite la matière de son livre « Candide aux pays des gurus« ). De façon simple et pleine d’humour, il nous fait partager la manière dont s’est nouée sa relation avec Swamiji, puis donne un résumé aussi concis que clair de ce qui est pour lui l’essentiel de l’enseignement de son maître.

    La conférence est longue (1h20) et la qualité de l’enregistrement laisse un peu à désirer, mais le jeu en vaut la chandelle et vous pouvez sans problème l’écouter en plusieurs fois ! (il vous suffit de noter le minutage où vous êtes rendu et, à votre prochaine connexion, de placer le curseur à ce même endroit).

    Bonne écoute, et au plaisir de lire vos remarques et questions dans les commentaires !

  • Notre réalité profonde est déjà là, selon Arnaud

    Pour faire suite à l’article de lundi dernier, dans ce nouvel extrait audio du même interview avec Marc de Smetz, Arnaud persiste et signe en explicitant le but de notre quête à l’aide de trois images bien connues, mais qu’il est bon de réentendre, tant elles sont riches de sens :

    • La nappe phréatique qu’il nous faut rejoindre en creusant suffisamment profondément « au même endroit »
    • Nous sommes déjà nus… sous nos vêtements (clin d’oeil à Yves-Luc, notre naturiste militant!)
    • Apprendre à se laisser porter par le courant de la Vie, plutôt que de lutter contre lui au risque de se noyer !

    Un remarquable condensé d’enseignements que cet extrait nous remet en mémoire pour éclairer notre pratique quotidienne !

    PS : Si la photo vous touche, une fois la vidéo lancée, n’hésitez pas à cliquer en bas à droite de l’image pour en profiter en mode « plein écran » pendant votre écoute d’Arnaud…

  • Le bonheur non dépendant, selon Arnaud

    À la suite de mon article précédent, j’ai eu la curiosité de faire une recherche Google sur « Méditation guidée, Arnaud Desjardins« 

    Sans trop de surprise, je n’ai rien trouvé qui réponde directement à cette requête…

    Par contre, j’ai découvert plusieurs extraits audio et/ou vidéo que je ne connaissais pas. En voici un exemple que je trouve particulièrement intéressant (il s’agit d’un passage de l’interview réalisé par Marc de Smedt à la suite de la publication de « Bienvenue sur la voie »).

    À son habitude, Arnaud s’y exprime de façon à la fois pédagogique et percutante… En six minutes, il met en lumière l’essence de notre quête : l’atteinte d’un bonheur qui ne dépende plus des conditions ou des circonstances favorables, mais qui soit l’expression de notre propre être !

    En ce début de semaine, que ses propos nous inspirent dans notre cheminement sur cette Voie de la Sagesse qu’il a su si bien baliser pour nous !

    PS : Si la photo vous touche, une fois la vidéo lancée, n’hésitez pas à cliquer en bas à droite de l’image pour en profiter en mode « plein écran » pendant votre écoute d’Arnaud…

     

  • Internet, caverne d’Ali Baba des méditants ?

    Le samedi 14 novembre dernier, à l’occasion de l’édition 2020 de Médit’àRennes, j’ai animé une table ronde sur « les applications numériques d’aide à la méditation, intérêt et limites ». Pour cette occasion et histoire d’introduire le débat, j’avais préparé une présentation PowerPoint que j’avais intitulée  » Internet, caverne d’Ali Baba des méditants« .

    Comme celle-ci a fait l’objet d’un enregistrement vidéo, je mets ci-dessous le fichier à votre disposition.

    Vous y apprendrez, en vrac, qu’on trouve plus de 100.000 méditations guidées sur Internet (en toutes langues) ; que pour les enregistrements en français, le trio de tête des instructeurs les plus représentés se compose de Christophe André, Fabrice Midal et Matthieu Ricard ; qu’outre les fichiers de type « youtube » on trouve aussi quantité de sites spécialisés qui permettent de participer en direct ou en différé aux méditations qui ont lieu dans les Centres correspondants (par exemple il est possible de méditer chaque jour « en direct » avec la communauté du Village des Pruniers, fondé par Thich Nhat Hanh) ;  et enfin qu’il existe actuellement une cinquantaine d’applications mobiles (pour tablette et smartphones) censées aider à l’apprentissage de la méditation.

    Dans une seconde partie, vous pourrez en apprendre davantage sur trois de ces applications (celles que je connais le mieux pour les avoir expérimentées de façon approfondie).

    Il s’agit tout d’abord d’Insight Timer, que j’utilise au quotidien et que j’ai déjà eu l’occasion de présenter sur ce blog.

    Vous découvrirez ensuite ce que je pense des différentes ressources offertes par l’application de Matthieu Ricard baptisée « Imagine Clarity« 

    Et en final vous m’entendrez introduire « Namatata« , l’application développée par Antoine Gerlier, qui était notre invité d’honneur.
    Ce que je n’ai pas dit alors, mais que j’ajoute ici, c’est qu’il s’agit de l’application la plus simple et pratique qui soit, particulièrement adaptée aux débutants. Si vous avez un cadeau de Noël à faire à une personne de la jeune génération curieuse d’expérimenter ce que méditer veut dire, offrez-lui sans hésiter un abonnement à Namatata !

    Pour des raisons de droit de diffusion, je ne peux vous donner accès au témoignage d’Antoine et au débat qui a suivi avec Rodolphe Milliat (prof de yoga), Hervé Le Goaziou (moine zen) et moi-même. Qu’à cela ne tienne, voici à minima la trombine des trois intervenants dont les vignettes apparaissent déjà durant ma présentation…

    Antoine Gerlier

    Rodolphe Milliat

    Hervé Le Goaziou

    La vidéo introductive de la table ronde est en deux parties accessibles ci-dessous :

    Et si vous avez envie de passer à votre tour à l’expérimentation, cliquez sur le nom des applications sus-nommées pour visiter leur site dédié où vous trouverez leurs conditions d’utilisation. –Insight TimerImagine ClarityNamatata

    Comme vous le verrez, le sujet est vaste et, parfois aussi, délicat. N’hésitez pas à prolonger cet exposé par vos propres questions ou commentaires !

    Une chose est sûre, après avoir visionné cette présentation, vous ne vous sentirez plus jamais une personne « bizarre » et « à part » sous prétexte qu’il vous arrive de méditer, puisque vous allez découvrir que nous sommes désormais des millions à travers le monde à nous  livrer à ce genre de « non-activité » !

    Une raison de ne pas désespérer de l’humanité ?

  • Des nouvelles de La Bertais confinée…

    Comme vous êtes plusieurs à vous interroger quant à l’incidence du confinement sur les activités de La Bertais, voici un petit point d’étape :

    Les séjours résidentiels

    • Le séjour de la Toussaint a été maintenu jusqu’au samedi 31 octobre, de façon à ce que les personnes en retraite puissent bénéficier de leur semaine complète. Par contre celui qui devait avoir lieu cette semaine (du 2 au 7 novembre) a, comme il se doit, été annulé.
    • Pour l’instant, nous prévoyons de faire fonctionner normalement le séjour de Noël (du 28 décembre au 9 janvier) ainsi que les suivants déjà programmés (Février, Pâques, etc), mais il est évident que leur tenue effective dépendra des contraintes sanitaires qui seront alors en vigueur. En prenant en compte cette réserve, n’hésitez pas à retenir votre prochain séjour auprès de Paul comme à l’accoutumée…

    Le séminaire avec Véronique Desjardins

    • Après le premier report de juin dernier, nous avons dû annuler pour la seconde fois la tenue du séminaire prévu avec Véronique le week-end prochain. Bonne nouvelle, nous avons déjà convenu avec elle d’une troisième date et -si Dieu le veut- ce fameux séminaire aura lieu le week-end des 27 et 28 mars prochains. Impossible bien entendu de savoir dès à présent si les conditions sanitaires permettront à cette date l’organisation de cette rencontre, mais si vous êtes concerné(e), c’est une bonne chose que de prendre déjà note de ce rendez-vous sur votre agenda !
    • Autre bonne nouvelle : avec le trésorier adjoint, nous venons de demander à notre prestataire HelloAsso le remboursement des sommes versées par une cinquantaine d’entre vous pour l’inscription au séminaire annulé du week-end prochain. En principe les comptes bancaires des personnes concernées devraient être recrédités d’ici 48h (si tel n’était pas le cas, merci d’en avertir Joël)…

    L’après-midi chantier et enseignement du 5 décembre

    • Pour l’instant nous maintenons le projet de cette rencontre, étant entendu qu’elle ne sera possible que si le confinement s’arrête effectivement le mardi 1er décembre, comme cela a été initialement annoncé. Vous pouvez donc déjà retenir votre samedi après-midi et même vous inscrire en ligne à cette rencontre, ce qui nous permettra de vous prévenir en priorité en cas de modification du programme ou de son annulation.

    La deuxième rencontre du GSMP du 6 décembre

    • Nous avons décidé de maintenir le principe de cette rencontre. Si d’ici là les restrictions sanitaires sont assouplies, elle aura lieu selon un schéma semblable à celui que nous avons suivi pour la première rencontre (travail sur une demi-journée en quatre sous-groupes de 8 participants, sans contact avec les autres sous-groupes). Si à cette date La Bertais n’est toujours pas autorisée à réunir physiquement ses adhérents, nous organiserons ce GSMP « en distanciel », (via Zoom), comme nous l’avions fait au printemps dernier. Les modalités pratiques seront alors précisées aux personnes concernées…

    Le cours de Yoga du mercredi à La Bertais

    • Double bonne nouvelle : j’ai décidé cette fois-ci de continuer à assurer ce cours en l’organisant en ligne et comme de ce fait il n’y aura pas de restriction au niveau des places disponibles dans la salle, je me propose de l’ouvrir gratuitement à tous les Amis de La Bertais qui voudraient en profiter.
    • En clair, si vous avez l’envie et la possibilité de faire un peu de yoga chez vous devant un écran (ordinateur, tablette ou smartphone), il vous suffit de vous faire connaitre avant mercredi midi 4 novembre. Pour cela, laissez un commentaire en bas de cet article. Je vous enverrai alors mercredi en début d’après-midi le lien Zoom qui vous permettra de participer à la séance du jour de 18h40 à 19h40.
    • Si l’expérience est concluante, je la renouvellerai tous les mercredis du confinement…

    Projet d’une rencontre méditative hebdomadaire

    • Avec Anne-Marie nous avons réfléchi à une façon de nourrir le lien entre les membres de notre sangha dans ces temps difficiles. Et nous sommes tombés d’accord sur le fait que nous pourrions vous proposer une rencontre méditative hebdomadaire en ligne. Par exemple, nous pourrions nous retrouver via Zoom tous les dimanches matins vers 11h. Il y aurait un petit temps d’échange informel entre les participants, puis une méditation d’abord guidée par Anne-Marie ou par moi (environ 15 minutes) puis silencieuse (environ 15 minutes). Le tout (avec l’introduction informelle) ne devrait pas nous retenir plus de 35 minutes.
    • Si vous êtes intéressé(e), merci de le dire en commentaire à cet article. En fonction du nombre et de la teneur de vos réponses, nous déciderons ou non d’une première rencontre dimanche prochain 8 novembre de 11h à 11h35 et préviendrons les personnes intéressées de sa tenue…

    Et pour conclure, laissez-moi partager avec vous cette citation de Swâmiji tiré du dernier livre posthume de Daniel Roumanoff :
    « Quand on a compris la vérité, quand on a bien saisi, accepté, que ce qui s’est produit s’est effectivement produit, comment pourrait-on encore être agité et perturbé ? » (in « La grandeur de l’Homme, page 190).

  • Séminaire avec Véronique Desjardins : petit rappel !

    Je me permets de vous rappeler la procédure à suivre si vous souhaitez participer au séminaire avec Véronique les 21 et 22 novembre prochains à La Bertais 🙄

    • Notre salle ne pouvant accueillir dans des conditions sanitaires satisfaisantes que trente personnes à la fois, nous vous demandons de ne vous inscrire que pour une seule des deux journées (soit le samedi, soit le dimanche). De la sorte, nous pourrons accueillir le double de personnes sur le week-end soit une soixantaine de participants.

     

    • Pour que le décompte se fasse de façon à la fois automatique et transparente, les seules inscriptions retenues sont celles prises en ligne via notre partenaire HelloAsso. Pour réserver votre place, vous devez donc la payer d’avance à l’aide de votre carte bleue. Nous rappelons qu’au cas où nous serions contraints d’annuler la rencontre pour raison sanitaire, HelloAsso remboursera de façon automatique tous les participants. Vous ne prenez donc pas de risque financier en achetant votre billet en avance, d’autant plus que si l’événement a lieu, mais que vous êtes empêché(e) d’y participer, nous vous rembourserons aussi, pour peu que vous nous ayez prévenus à l’avance de votre désistement.

     

    • Si vous rencontrez une difficulté technique pour vous inscrire en ligne, contactez le trésorier-adjoint Joël Caillerie au 06 75 05 96 46 qui fera en sorte de vous aider (de préférence entre 9h et 11h les jours ouvrables).

     

    • Un dernier point : au moment où j’écris ce petit article, il reste environ 15 places le samedi et 10 places le dimanche. Ces places vous sont réservées  jusqu’au 4 novembre. Passée cette date, elles seront aussi proposées aux personnes qui ne sont pas membres de notre association (mais qui connaissent Véronique et/ou Hauteville). Donc, si vous êtes désireux de participer à cette rencontre, n’attendez pas qu’il soit trop tard !PS : Pour connaitre le programme détaillé des deux journées du séminaire, reportez-vous à la dernière Lettre des Amis de La Bertais ou cliquez ICI !

     

  • Des nouvelles de MéditàRennes

    Comme vous le savez peut-être déjà, en marge de mes activités à La Bertais, je suis l’un des membres fondateurs du collectif MéditàRennes, une association qui vise à permettre aux personnes de la région de Rennes pratiquant une forme ou une autre de méditation de se rencontrer de temps en temps pour partager leurs pratiques et échanger sur ce qui, au-delà des formes plus ou moins divergentes, les relie dans une même aspiration à la Sagesse.

    Cette association a ainsi organisé deux grandes manifestations (en 2017 et en 2019) et s’apprêtait à réitérer avec une troisième édition qui devait avoir lieu les 13, 14 et 15 novembre prochains. Au programme : 16 méditations guidées par des instructeurs qualifiés s’inspirant des traditions spirituelles du Yoga, du Bouddhisme, du Judaïsme, de l’Islam et du Taoïsme, sans oublier la pratique de la méditation dite laïque.

    Mais la crise sanitaire nous a contraint fin août à réduire la voilure : nous avons reporté cette grande fête de 3 jours à l’automne 2021 et l’avons remplacée par un plus petit évènement qui se déroulera sur une seule après-midi et n’offrira, en présentiel qu’une trentaine de places (covid oblige).

    Ceci étant, nous avons prévu de retransmettre en vidéo l’intégralité de cet évènement, de façon à ce que tous ceux et celles qui ne pourront pas prendre place dans la salle du CCBR puissent quand même s’y associer.

     

    Voici une brève présentation du programme  de ce samedi après-midi 14 novembre :

    • 16h à 17h15 : Méditation guidée « de la respiration à l’ouverture du coeur » par Marie Clainchard.
      Marie est élève d’un maitre soufi dont l’Ecole est originaire de l’Inde, Zia Inayat Khan et elle se propose à cette occasion de nous faire découvrir certains des principes de son enseignement.

     

    • 17h45 à 20h : Table ronde sur l’intérêt et les limites des applications numériques d’aide à la méditation.
      En cette période de restriction de la vie sociale, un nombre croissant de pratiquants se sont tournés ou se tournent actuellement vers les applications d’aide à la méditation. Celles-ci sont de plus en plus nombreuses à se disputer le « marché » de la méditation grand public.
      Au cours de cette table ronde, j’aurai le plaisir de présenter un petit panorama de l’offre actuelle (Petit Bambou, Insight Timer, Imagine Clarity, Namatata…) et de lancer des pistes de réflexion concernant ce que l’on peut attendre en positif comme en négatif de ce genre d’applications. A mes côtés, il y aura Antoine Gerlier, créateur et animateur de Namatata, l’une de ces applications, qui a le mérite d’être entièrement « made in France » et d’avoir été développée en partenariat étroit avec le docteur François Bourgognon, spécialiste reconnu des études de neurosciences sur « la pleine conscience »…

     

     

    • Et si vous voulez y participer (en présentiel ou en ligne) cliquez sur le boutant ci dessous pour réserver votre place (tarif libre).

    PS : Enfin, si ce n’est pas déjà fait, vous m’aiderez à préparer la Table Ronde en répondant en ligne à un petit questionnaire accessible en cliquant ICI


     

  • Parfum de l’AG 2020

    Sans plus attendre, voici un écho en images (et en poésie) de notre dernière AG. Si vous y étiez, n’hésitez pas à faire part de vos impressions personnelles au reste de la sangha en laissant un commentaire…


    Comme prévu, notre AG s’est tenue pour la toute première fois « masquée ».
    Quand on vous disait qu’il s’agissait d’une secte : ils n’osent même pas montrer leur visage !

    Christophe a initié l’auditoire à la technique du « soutien par les doigts ». Au signal, chacun sort sa main de derrière son dos et affiche le niveau de son soutien : 5 doigts = je soutiens avec enthousiasme le rapport moral. 4 doigts = je suis satisfait, mais comme je me méfie des émotions extrêmes, je tempère un peu mon ardeur. 3 doigts = je me rallie à la décision, mais plus par raison que par conviction. 2 doigts : je ne me sens pas prêt à soutenir la décision, je souhaite plus d’explications… 1 doigt : je ne comprends pas cette décision et j’ai vraiment besoin qu’on la réexamine ensemble car pour l’instant je ne vois pas son bien fondé. Zéro doigt = je suis résolument hostile à cette décision au point que je ne veux même pas en discuter plus avant….

     

    On regarde le résultat du vote et on donne la parole en priorité  à ceux qui ont mis moins de trois doigts. Ils présentent leurs objections et/ou questions et le responsable de la réunion tente d’apporter les éclaircissements nécessaires. On consulte aussi une ou deux des personnes ayant approuvé de leurs cinq doigts pour qu’elles partagent la raison de leur enthousiasme. Et ensuite on « revote » jusqu’à ce que tout le groupe mette au moins 3 doigts ! NB : le processus peut prendre un peu de temps et même, dans certains cas, ne pas aboutir. Mais si la résolution est finalement adoptée, il y a de bonnes chances qu’elle soit suivie d’effets et si elle ne l’est pas, c’est peut-être bien qu’elle n’était pas si bonne que cela à la base !

     

    Puis ce fut au tour de Yann et d’Anne-Marie de prendre la parole. Pas de chance, comme Anne-Marie était la photographe attitrée, personne n’a pensé à la remplacer à ce poste (C’est l’histoire de l’arroseuse non-arrosée! )


    Mais le clou de la journée était pour l’après-midi. De 14h30 à 16h15, Patrice Fabart  a apporté un témoignage extrêmement impliqué sur les nombreux aléas et rebondissements de sa sadhana avec Arnaud, « ciselant » au fil des anecdotes vécues, un portrait assez original et  particulièrement touchant de la grandeur d’âme de notre maitre.

    Le texte de cette intervention sera probablement mis en ligne d’ici peu. En attendant, sachez qu’un des moments particulièrement forts de ce témoignage a été le poème de Victor Hugo qu’à la fin de son intervention Patrice a déclamé avec beaucoup de conviction et qui a « mouillé » les yeux d’un certain nombre d’entre nous (dont moi qui ai du enlever quelques instants mon masque pour ne pas le transformer en serpillière!). Du fond du coeur, un très grand merci à toi, cher Patrice pour nous avoir ainsi laissé entrevoir la capacité d’amour « hors norme » d’Arnaud ainsi que son infinie sollicitude pour le disciple plein de ses révoltes et de ses émotions négatives que nous sommes encore trop souvent face à lui et à son Enseignement « pur comme du diamant »!

    Mon père, ce héros au sourire si doux,
    Suivi d’un seul housard qu’il aimait entre tous
    Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
    Parcourait à cheval, le soir d’une bataille,
    Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
    Il lui sembla dans l’ombre entendre un faible bruit.
    C’était un Espagnol de l’armée en déroute
    Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
    Râlant, brisé, livide, et mort plus qu’à moitié.
    Et qui disait:  » A boire! à boire par pitié !  »
    Mon père, ému, tendit à son housard fidèle
    Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
    Et dit: « Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé.  »
    Tout à coup, au moment où le housard baissé
    Se penchait vers lui, l’homme, une espèce de Maure,
    Saisit un pistolet qu’il étreignait encore,
    Et vise au front mon père en criant: « Caramba!  »
    Le coup passa si près que le chapeau tomba
    Et que le cheval fit un écart en arrière.
    « Donne-lui tout de même à boire », dit mon père.

    Après la bataille, Victor Hugo


  • En communion avec vous

    La plupart de ceux et celles d’entre nous qui ont reçu un jour une lettre d’Arnaud ont eu droit à  cette mention par laquelle il terminait le plus souvent ses missives. Et les mots étaient toujours tracés de façon manuscrite en accompagnement de sa signature, même quand, dans les dernières années de sa vie, il dut se résoudre à dicter son courrier et non plus à l’écrire lui-même.

    Voilà donc un très beau titre pour ce recueil posthume dans lequel Véronique (aidée de Geoffroy, le « secrétaire particulier » d’Arnaud) a choisi de présenter une sélection de Lettres d’Arnaud à ses élèves. Ce faisant, elle nous permet d’entrevoir d’une façon inédite l’intimité de la relation maître à disciple et de voir comment l’élève est guidé pas à pas au travers des situations existentielles qu’il rencontre dans son quotidien. Bien sûr, ces Lettres ont aussi été choisies en fonction de l’universalité du message de sagesse qu’elles véhiculent et pas seulement pour leur pertinence circonstancielle.

    C’est donc un très beau cadeau que Véronique nous fait en cette rentrée 2020 avec ce nouveau livre à paraitre fin octobre où nous pourrons sentir une fois encore qu’en répondant à l’un ou l’une de ses élèves, Arnaud s’adresse en fait au coeur de chacun d’entre nous !

    Et comme deux bonnes nouvelles valent mieux qu’une, sachez que Véronique Desjardins vient de nous confirmer sa venue à La Bertais le week-end des 21 et 22 novembre prochains. Nul doute que les propos d’Arnaud contenus dans ce dernier livre inspireront les questions des participants !

    Bien entendu, la concrétisation de ce projet de visite reste dépendante de l’évolution de la situation sanitaire. Nous sommes donc en train de réfléchir à l’organisation de l’événement en tenant compte de ces contraintes spécifiques et nous devrions être à même de vous en dire plus dès l’AG de dimanche prochain.

    Au fait, pour cette AG, il reste encore quelques places « en présentiel » et beaucoup d’autres en visioconférence. Dans les deux cas, souvenez-vous que pour y participer il faut obligatoirement vous inscrire en avance en ligne (y compris pour suivre l’AG en visioconférence).

    Pour cela, si ça n’est pas déjà fait, cliquez sur le bouton ci-dessous :


    Au grand plaisir de vous revoir à l’une ou l’autre de ces occasions…