Chapitre trois : Au cœur de l’ego
(…) La réalisation spirituelle, c’est voir clairement que ce dont je fais l’expérience, ce que je pense, perçois ou sens n’est pas finalement qui je suis. C’est voir clairement que je ne peux me trouver dans toutes ces choses qui passent et disparaissent. Bouddha fut certainement le premier être humain à le voir clairement. C’est ainsi qu’anata ( l’absence de moi) devint un des points centraux de son enseignement. Et lorsque Jésus a dit » Renie toi toi-même » il voulait dire « détruis » (donc défais) l’illusion du moi. Si le moi, l’ego était vraiment ce que je suis, il serait absurde de le renier.
Tout ce qui reste, c’est la lumière de la conscience sous laquelle les perceptions, les expériences, les pensées et les émotions vont et viennent. C’est l’Être, c’est le moi vrai et profond. Quand je me connais comme tel, tout ce qui arrive dans ma vie n’a plus une importance absolue, seulement une importance relative. J’honore ce qui se produit, mais il n’y a plus de sérieux, de lourdeur. La seule chose qui compte finalement est la suivante : est-ce que je peux sentir mon essence en tant qu’Être, le Je suis en arrière plan de ma vie en tout temps ? Ou pour être plus précis, est ce que je peux sentir le Je suis que Je suis en ce moment ? Est-ce que je peux sentir mon identité essentielle comme étant la conscience elle même ? Ou bien est ce que je me perds dans les évènements, le mental, le monde ?























