Auteur/autrice : Yann Le Boucher

  • La citation du lundi n°55

    swamaji_esclavage

    «L’esclavage complet, c’est la liberté parfaite»
    (Swami Prajnanpad)

     

    Le commentaire d’Arnaud  :
    «Il n’est plus question de savoir ce qui me plaît, ce qui ne me plaît pas, ce dont j’ai envie, ce qui me fait peur, ce qui m’attire, ce qui me repousse, ce qui m’inquiète ou ce qui me rassure. Il est uniquement question de savoir ce qui doit être accompli dans une soumission consciente, heureuse, à l’ordre des choses.
    Cet enseignement est l’unique enseignement. Il peut être exprimé en langage dualiste et théologique : soumission complète à la volonté de Dieu, renoncement complet à sa volonté propre; ou en termes de taoïsme ou de bouddhisme zen : soumission à l’ordre des choses, non-agir. Si le mental a totalement disparu, il n’y a même plus, selon l’expression traditionnelle, « l’épaisseur d’un cheveu » entre moi et le monde, entre ma volonté et la marche de l’univers : les deux ne font plus qu’un. L’accord est si parfait avec le cours des choses, que l’on se trouve autant d’accord que si l’on était soi-même l’auteur de la grande comédie universelle. Je ne me situe plus au coeur d’un ego individualisé mais au centre de la marche même de l’univers, dans le AUM ou le Amen permanent.»
    (in,  A la recherche du Soi)

  • AG d’Hauteville, cuvée 2015

    Autant l’AG de l’an passé (compte rendu à relire ICI) était celle du recentrage sur  « les fondamentaux » (avec la désignation d’Emmanuel comme responsable principal et la redéfinition des rôles des autres membres de l’ancienne équipe dirigeante), autant la cuvée de cette année aura été celle de l’ouverture « tous azimuts » en direction de représentants d’autres voies.

    Il n’a donc guère été formellement question d’adhyâtama yoga ce week-end, même si l’état d’esprit de cette AG manifestait magnifiquement, comme toujours, la pratique de notre voie en acte…

    Au programme officiel : le lama Puntso, un français représentant la voie du bouddhisme tibétain ; Tina Zuccarello une proche disciple de Mr Lee ; Ivan Sesha, un instructeur colombien tenant de l’advaïta védanta et Fabrice Jordan, un  médecin suisse disciple d’un maître taoïste chinois.

    Comme toujours, il vous faudra attendre la prochaine Lettre d’Hauteville pour avoir un compte rendu objectif de ce que chacun de ces intervenants a pu dire, la suite de cet article n’ayant pas d’autre prétention que le partage de mes impressions personnelles subjectives…

    Lama Puntso :

    puntso

     

    Lama Puntso fait partie de la génération des occidentaux qui a fait une ou plusieurs retraites de 3 ans 3 mois et trois jours au Bost (le premier ashram d’Arnaud, cédé aux Tibétains)  sous la direction de Guendune Rinpoché. Comme la plupart de ses condisciples, il a choisi par la suite de rompre ses voeux monastiques, mais reste un enseignant qualifié pour partager son expérience de la voie du Bouddhisme tibétain. A ce titre, il  est actuellement le responsable d’un centre bouddhiste « urbain » situé au plein coeur de Bordeaux, dont il ambitionne entre autres de faire un lieu de rencontre inter-religieux.

    Il nous a essentiellement parlé de sa relation avec son maître Guendune Rinpoché et des trois niveaux de compréhension de ce qu’est le Lama dans la tradition tibétaine : au départ le lama, c’est le maitre humain fait de chair et d’os et avec qui on établit une relation concrète; puis le lama devient les situations difficiles dans lesquelles la vie nous met à certain moments clés. Il y a une expression tibétaine à cet égard qui revient à dire face à une situation existentielle problématique « tiens, voilà le Lama qui me rend visite »!  Enfin il y a le lama suprême qui n’est autre que la perfection absolue à reconnaître dans chaque instant présent.

    L’impression qui m’en reste : un homme simple, qui a à la fois manifestement une expérience directe de ce dont il parle et qui pour autant a gardé les pieds sur terre. Mon regret, qu’il se soit arrêté si vite de parler (après 45 minutes environ) car il n’avait pas préparé plus de « matière » alors que nous étions loin d’être lassés de l’écouter…

    Pour vous faire une idée de son style, vous pouvez regarder la vidéo suivante, tirée de sa plus récente apparition dans l’émission de TV du dimanche matin « Sagesses Bouddhistes » dans laquelle il tente d’articuler les deux notions apparemment contradictoires de l’estime de soi et du non-soi (ou dépassement de la notion d’ego)…

     

    ——————————

    Tina Zuccarello

    Cette femme américaine est une des musiciennes du groupe de blues Shri initié par Lee Lozowick dans les dernières années de sa vie (basse et banjo).

    tina

    Mais avant cela, c’est surtout l’une de ses plus fidèles « devotees » et son témoignage a porté à la fois sur son incroyable abandon à cette relation et sur le fait que cela l’a conduite à accompagner les derniers jours de la vie du guitariste français du groupe, Franck Giambelluco, lui-même élève d’Arnaud.

    Didier de Amorin (ancien permanent d’Hauteville) ayant écrit un livre où il raconte la fin de la vie de son ami musicien, le témoignage de Tina est venu donner un relief inattendu à ce livre (préfacé par Gilles Farcet) dont on s’arrachait ensuite les quelques exemplaires mis en vente dans la cour principale….

    d-de-amorin

     

    Ivan Sesha

    Mais le plus inattendu était encore à venir… Le dimanche matin, rencontre de l’instructeur colombien Ivan Sesha.
    Un homme étonnant, encore quasiment inconnu en France, mais qui jouit, semble-t-il, d’une réputation internationale dans les pays hispanophones.
    sesha

    Ivan nous a longuement (un peu trop à mon goût) raconté son itinéraire spirituel, marqué par un fort intérêt pour l’ésotérisme et les expériences psychiques « paranormales », le tout le conduisant in fine à devenir un fervent adepte de l’advaïta védanta (sans que je comprenne très bien quand et comment il a été initié à cette tradition). Le plus étonnant de ce parcours des plus improbables : une chute gravissime en montagne qui l’a laissé tétraplégique pendant de longs mois et qui l’a conduit à tenter de se suicider à plusieurs reprises, tant cela semblait être le signe de la fin de sa « mission » sur terre. Mais cette mort lui ayant été « refusée » par la Vie, il a « miraculeusement » retrouvé l’usage de son corps (avec quelques séquelles néanmoins) et a alors repris de plus belle ses activités d’enseignant itinérant.

    Un personnage assez étrange qui ne m’aurait probablement pas laissé un souvenir impérissable, si ce n’est ce qui s’est passé durant le silence méditatif qui a suivi la fin de sa longue intervention. Tout à coup l’ambiance est devenue d’une qualité et d’une densité très inhabituelle. J’ai été tellement frappé par ce phénomène que j’en ai parlé autour de moi ensuite. Et le fait est que nous sommes un certain nombre à avoir perçu le phénomène, quelques uns même avec des perceptions encore plus fortes que la mienne…

    Dommage qu’Ivan parle et écrive en espagnol car de ce fait il me sera plus difficile d’approfondir le sujet…

    Pour le fun, voici un lien vers une vidéo d’une de ses interventions publiques (malheureusement sans traduction, avis aux amateurs!)

     

    Fabrice Jordan

    Quant au dernier des intervenants, il a introduit son sujet en faisant remarquer avec humour que si à Hauteville il était souvent question, en plus de l’hindouisme, des autres grandes traditions spirituelles de l’humanité, le taoïsme y brillait pas son absence et qu’il avait donc pour mission de réparer cette injustice…

    jordan

     

    Ce qu’il a fait de très belle manière, d’une part en nous racontant son parcours de vie qui du Karaté au Tai Chi puis au Chi Kong l’on conduit à rencontrer un maître taoïste en Chine et à devenir son représentant en Europe. Et d’autre part en articulant sa démarche avec la voie de Swâmiji et d’Arnaud qu’il a étudiée (dans les livres) avec beaucoup d’intensité et d’intérêt.

    La façon dont il nous a raconté sa première venue à Hauteville du vivant d’Arnaud a fait rire et aussi beaucoup touché l’auditoire. Quant à sa façon de resituer le travail émotionnel -propre à notre voie- par rapport aux préoccupations du taoïsme chinois, ce qu’il en a dit était fort intéressant, mais mérite un développement qu’il ne m’est pas possible de faire dans le cadre de cet article. Si ce thème vous intéresse, il ne vous reste plus qu’à guetter la sortie de la prochaine Lettre d’Hauteville…

    Quant à moi, j’ai vraiment apprécié la simplicité et la profondeur de ce témoignage, et j’ai eu ensuite à coeur de remercier Gilles Farcet qui, une fois encore, aura joué le rôle de pont entre cet homme remarquable et nous…

  • Retour sur le we avec Pascal et Elisabeth Tellier

    Comme toujours, les participants à ce week-end sont invités à partager ici leurs impressions de façon à prolonger pour eux l’impact de ce séminaire et à faire bénéficier les absents d’un peu de son « parfum ». A vos plumes !!!

    tellier1

    Pour ma part, et en réponse à la demande générale, je vous communique ci dessous le texte que m’a remis Elisabeth à l’issue du stage et qui présente de façon synthétique  les « 6 gestes » que nous avons expérimenté avec elle comme support privilégié de nos prises de conscience.

    6gestes


    tellier2

     

    Quant à l’apport de Pascal, le mieux pour l’évoquer est de regarder cette petite vidéo de Douglas Harding effectuant le fameux exercice du doigt !


    Enfin, pour évoquer l’ambiance générale du week-end, voici une vue champêtre prise lors d’une de nos pauses…

    tellier3

  • Ne laisser aucune trace de sa souffrance…

    Voici une brève vidéo de Christiane Singer que m’a fait connaitre l’une des récentes abonnées de ce blog –merci à toi Michelle 😉  et qui, outre le plaisir d’y revoir Christine (invitée par deux fois à l’AG d’Hauteville) nous transmet à travers l’anecdote véridique d’un rabbin new-yorkais, une clé essentiel du travail sur les émotions.

    Et nous, où en sommes-nous de ce travail de dissolution de nos souffrances ?

  • La citation du lundi (53)

    Pour ouvrir cette semaine, je vous propose de « méditer » cet extrait de « La Voie du Coeur ».
    Ce texte me touche beaucoup  car il traite de ce qui, à mes yeux, est le plus original dans l’enseignement de Swâmiji tout en illustrant magnifiquement le talent particulier d’Arnaud pour nous rendre cet enseignement concret et palpable  ! Gratitude, gratitude…

     

    arnaud_vdc

    .

    «La Vérité ultime est dure à entendre :

    Recevoir tout ce que vous souhaitez, comme vous le souhaitez, de qui vous le souhaitez se révèle impossible.
    L’être humain susceptible de vous donner le plus d’amour ne peut pas répondre exactement à votre attente.
    L’autre est un autre, même dans la relation amoureuse la plus parfaite.
    L’autre ne peut pas être notre alter ego, notre réplique et correspondre à chaque instant à notre demande : aimer tout ce que nous aimons, ne pas aimer tout ce que nous n’aimons pas, vouloir ce que nous voulons au moment où nous le voulons.
    Cette aspiration complètement déraisonnable n’aura jamais de réponse et gâchera votre existence.»

    Arnaud Desjardins, in « La voie du coeur »

  • A propos du séminaire des 6 et 7 juin

    Du fait du pont de l’Ascension ceux et celles d’entres vous qui recevez la version « papier » de  notre Flash-Info ne le trouveront peut-être qu’aujourd’hui dans leur boite à lettres. Pour les autres, vous devriez déjà avoir reçu mercredi soir votre version numérique. Si tel n’est pas le cas, vous pouvez télécharger votre exemplaire en cliquant sur l’image ci-dessous.

    flash_mai2015

    Par ailleurs, et concernant le séminaire avec Pascal et Elisabeth Tellier des 6 et 7 juin prochain, comme il s’agit d’une activité dont le nombre de participants est strictement limité à 40, nous avons mis en place un système d’inscription en ligne qui décompte automatiquement le nombre de places restantes. Pour nous faciliter les choses, nous vous demandons donc de l’utiliser en priorité (plutôt que le coupon-papier). Vous pouvez accéder au module de réservation en cliquant sur l’image ci-dessous :

    boutique

    Enfin, que vous puissiez ou non être des nôtres le 6 et 7 juin prochain, je vous invite à relire la présentation que j’avais faite de Pascal à l’occasion de la Fête du Yoga de février dernier. Cet article passé est accessible en cliquant sur la photo de l’animateur (désolé pour Elisabeth, mais je n’ai pas de cliché d’elle !).

    Pascal_Tellier

  • Arnaud, ses dernières interventions à La Bertais

    Grande nouvelle !

    Depuis le temps que l’on en parlait, la brochure regroupant les trois dernières causeries qu’Arnaud a prononcées à La Bertais lors de sa dernière venue des 26 et 27 mars 2011 est enfin disponible.

    arnaud

    Grâce aux bons soins de plusieurs dactylographes et à la ténacité d’Edmonde qui a pris à coeur de mener ce projet jusqu’à son terme, un livret de très belle facture a pu être édité qui regroupe ses trois interventions en réponse aux questions suivantes :

    1. Comment travailler sur ses émotions quand celles-ci se situent non plus dans la sphère privée des relations humaine, mais à l’échelle planétaire ou du moins collective (guerre, catastrophe nucléaire, ou cataclysme…)
    2. De quoi et comment nous nourrissons nous?  A quoi servons-nous de nourriture ?
    3. Quand sait-on que l’on est sur une voie ?

    Etant donné qu’il s’agit d’un document dont la diffusion doit rester interne à l’association, nous n’avons pas prévu de le vendre par correspondance. La seule façon de vous le procurer, c’est donc d’en demander un exemplaire (10€) lors de votre prochaine venue à La Bertais !

     

    En attendant, je ne résiste pas au plaisir de vous livrer quelques une des paroles clés qu’il contient :

    •  (Commentant la parole du Christ « Aimez vos ennemis ») : Si je suis correctement engagé sur le chemin, l’autre ne peut plus être un ennemi, il est une opportunité pour ma pratique (p32).
    • Quand l’émotion est là : ou elle se nourrit de vous, ou vous vous nourrissez de votre émotion. (…) C’est la clé du chemin de la croissance intérieure : les émotions deviennent nourriture (p48).
    • Vous n’avez rien à croire, tout est soumis à votre vérification ! (p83)

     

    arnaud3

  • La méditation m’a sauvé…

    Un ami vient de me faire parvenir la photocopie de quelques pages remarquables du livre : « La Méditation m’a sauvé » de Phakyab Rinpoché, sorti en octobre 2014 aux éditions du Cherche Midi.

    9782749140483

    J’ai été plus que touché par le message véhiculé par ces quelques pages qui témoignent de la façon la plus magistrale qui soit de ce que peut être une pratique du « oui à ce qui est » totalement aboutie.

    Pour vous mettre en appétit, voici d’abord la 4ème de couverture du livre :

    Après avoir subi la torture dans son pays occupé, l’abbé tibétain Phakyab Rinpoché se réfugie à New York en avril 2003. Il est hospitalisé d’urgence pour une gangrène sévère au pied droit. Alors que les médecins préconisent une amputation immédiate, il reçoit du dalaï-lama ce message : « Pourquoi cherches-tu la guérison à l’extérieur de toi ? Tu as en toi la sagesse qui guérit et une fois guéri tu enseigneras au monde comment guérir. »
    Dans un petit studio de Brooklyn, Rinpoché médite pendant trois ans sur l’amour inconditionnel et les yogas secrets de l’énergie interne dont il reçut l’initiation à 16 ans. Il repousse l’infection et reconstruit les os de sa cheville, ce que seule une greffe osseuse permet normalement. Le docteur Lionel Coudron, après étude du dossier médical, qualifie cette double guérison de «phénomène d’une puissance exceptionnelle». Ce livre est une contribution remarquable au débat sur les neurosciences contemplatives. Dans un récit passionnant, Sofia Stril-Rever qui interviewe Rinpoché nous fait vivre cette expérience singulière et universelle d’éveil à la nature aimante et lumineuse de l’esprit.

     

    Et a présent, voici la photocopie des pages 116 à 119.
    Attention, ça décoiffe…

     

    djal-170a

    djal-170b

    djal-170c

  • « Souvenir cuisant » de Gilles Farcet

    A l’occasion de la fête de Pâques, notre ami Gilles Farcet a publié sur sa page Facebook le poème suivant qu’il nous a autorisé à reproduire ici.

    Je m’exécute d’autant plus volontiers que je trouve très juste et très touchant le propos de Gilles qui, avec le talent qu’on lui connait, a su mettre des mots sur certaines de mes propres impressions… Et il se pourrait bien que je ne sois pas le seul à me retrouver dans ce texte !!!

    Grand merci à toi Gilles ! (et à Georges qui a eu la bonne idée de me signaler ce texte!)

     

    gillesfarcet

    Je me souviens de toutes les fois
    Où j’ai sans le vouloir mais tout en le voulant
    Manqué de respect à mon père spirituel
    Par arrogance, pas crispation
    Par réflexe de protection
    De ce qui en moi ne valait pas la peine d’être protégé
    Mais tenait cependant à survivre à tout prix,
    Fut ce au prix
    De ma santé fondamentale
    De mon intégrité
    De la dignité de ma personne

    Je me souviens de toutes les fois
    Où j’ai foulé aux pieds ce qui m’était donné
    Donné en toute innocence, en parfaite bonté,
    Sans malice ni mesquins calculs
    Je me souviens l’avoir résolument piétiné
    Sans le vouloir mais tout en le voulant
    Par bêtise, par aveuglement,
    par médiocre évitement

    Je me souviens m’être défendu
    Comme un vilain diable qui se serait cru beau
    Un diable fat, confis en lui même,
    Boursoufflé de ses prétentions
    Cuit et recuit dans son jus
    Odorant mais nauséabond
    Tout affairé à confectionner ses petites sauces
    Et autres assaisonnements dérisoires du réel
    Le réel qui sur le moment n’en pouvait
    mais finissait toujours par prendre sa revanche

    Je me souviens avoir craché
    A la face du Seigneur crucifié
    Sur la croix de mes résistances
    Sans le vouloir mais tout en le voulant
    Par inconscience par jeunesse,
    voire, et ce fut plus grave
    Par maturité mal mûrie
    Par expérience demi cuite
    Par sagacité égarée
    Par demi sagesse
    autrement dit complète folie

    Je me croyais si exigeant
    Je me croyais si intelligent
    Je me croyais je me croyais
    Et je me croyais encore
    Alors que je n’étais rien
    Qu’un misérable fou
    Accroché au radeau
    Octroyé par celui
    qui dispensait les dons
    A la dérive sur cet océan trouble
    Au fond noir et visqueux
    Peuplé de créatures prédatrices

    Je me croyais je me croyais
    Moi pauvre fou qui ne savait
    Rien de rien de rien de chez rien
    Mais qui croyais savoir, insensé que j’étais
    Je me croyais je me croyais

    Je me souviens je me souviens
    De toutes ces trahisons, de cette masse de manquements
    De ces détournements de son humanité
    A des fins de propagande
    Au service de toute mon inhumanité
    En la seule vue de justifier
    Mes petits arrangements
    avec le Plus Grand

    Je n’étais ni pire ni meilleur
    Que le gros de mes frères parfois plus confits
    En simulacre d ‘obéissance
    En posture d’abandon
    Nous demeurions tous autant que nous étions
    Sous l’emprise de la peur
    Qui règne sur ce monde
    Et fait son nid au cœur des lieux les plus sacrés

    Je me souviens je me souviens
    Oh je m’en souviens bien
    comme si c’était hier
    Parce que c’est aujourd’hui
    Et que cette blessure
    Maintenant encore me cuit
    Et m’aide, vive qu’elle est
    A prendre patience envers vous tous
    Qui ne savez ce que vous faites

    Angles , avril 2015

  • Non, ce n’est pas un poisson d’Avril

    Un de mes fils vient de me faire découvrir une série de publicités pour le tabac, toutes plus « incroyables » les unes que les autres.

    Elles sont le plus souvent en anglais, mais assez facile à comprendre.

    Quelque chose me dit que dans 60 ou 70 ans, les pubs actuelles pour tel ou tel de nos produits de grande consommation (que l’impartialité m’empêche de nommer ici) feront tout aussi froid dans le dos !

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    20.679 médecins vous le disent : « les Luckies sont les moins irritantes ». C’est du tout cuit : protégez votre gorge des irritations et de la toux !

    Non, ce n’est pas un poisson d’avril, et ce petit film vidéo est encore plus explicite quand il annonce fièrement en 1949 que  « Camel est la marque de cigarettes la plus fumée par les médecins »

    Et pour finir ce post d’humour (noir?), je ne résiste pas au plaisir de vous retranmettre à mon tour cet excellent conseil de « drageur pro » :

    pub_vintage2_051
    Souffle lui la fumée de ton cigarillo au visage et elle te suivra n’importe où !

     

    Si vous insistez, une petite dernière en français, avec en prime Fernandel en jeune premier :

     

  • Retour sur le we avec Marie-Pierre

    Comme de coutume, voici quelques photos du week-end pour inciter les participants à partager leurs impressions (dans les commentaires ci-dessous). Ceci afin de prolonger l’effet stimulant de cette belle rencontre pour les présents et aussi de permettre aux absents d’en humer le « parfum ».

    A vos plumes !

    PS : merci à Noël pour les clichés    😛

     

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  • Bienvenue à Marie-Pierre Chevrier

    Comme je l’avais fait en décembre dernier lors de la venue de Thierry Martin parmi nous, j’ai eu l’idée de rechercher dans les anciens numéros de la Lettre de Hauteville l’article de présentation de Marie-Pierre. Bien m’en a pris, car, comme vous allez pouvoir vous en rendre compte, c’est là une excellente façon de commencer à faire connaissance avec elle… même si, depuis la publication de cet article (juin 2000), l’eau a, bien entendu, continué à couler sous les ponts de son existence!

    Merci à toi Marie-Pierre pour m’avoir autorisé à partager ce texte avec tous (ainsi que pour la sympathique photo jointe à ton mail)   🙂
    DSC00349

    mpchevrier1

    mpchevrier2

    mpchevrier3

  • Blog : un peu de technique…

    Voilà un moment que je souhaite vous entretenir de l’évolution technique de notre blog et de ses principales nouveautés.

    Pour ne pas donner de boutons à ceux et celles que ce type de sujet révulse, je vais m’en tenir au plus simple :

    • Depuis quelque temps, un nouveau menu a fait son apparition dans la barre latérale de gauche, nommé : Top 5 des articles. Celui-ci vous permet de voir en un clin d’oeil quels sont les articles qui ont été le plus souvent consultés (depuis la mise en place de cette fonctionnalité) et ainsi de « rattraper votre retard », si d’aventure vous avez raté l’une de ces « perles ». Pour cela il vous suffit de cliquer sur le titre de l’un de ces cinq articles les plus appréciés de nos lecteurs. 😛

    top5

    • Liée à cette nouvelle fonctionnalité, en haut de chaque article apparait désormais, à la suite du nom de l’auteur et de la date de publication, la mention du nombre de fois où l’article en question a été consulté. Ne soyez pas surpris de voir ce nombre évoluer si vous revenez plusieurs fois de suite sur un même article au cours de votre visite car chacun de vos affichages est comptabilisé par ce totalisateur automatique ! Evidemment, je compte sur le civisme des utilisateurs et des auteurs  pour ne pas  tricher en cliquant à tour de bras sur leur article préféré pour en faire remonter artificiellement le score !  👿 

    compteur2

    •  A la demande de certains et certaines d’entre vous, nous allons remettre en fonction l’envoi d’un mail automatique hebdomadaire vous informant des derniers articles parus sur notre blog. Nous avons dû précédemment suspendre cette fonctionnalité car, d’une part, elle déplaisait à certains et certaines d’entre vous (qui trouvaient ces rappels automatiques inutiles et encombrants) et d’autre part, elle a conduit certains opérateurs à considérer nos envois répétés comme des spams et donc à invalider notre précédente adresse d’expédition.  Pour éviter cela, désormais ce mail hebdomadaire ne sera plus adressé qu’à ceux et celles qui auront explicitement demandé à le recevoir. Si tel est votre cas, signalez-le en commentaire à cet article en indiquant quelque chose comme « oui, je souhaite bénéficier du service de mail hebdomadaire me prévenant des derniers articles parus« . Il est entendu que vous pourrez, par le même moyen, vous désabonner ultérieurement de ce service si finalement il ne vous convient pas ou plus  🙄

    blogletter

    • Un dernier point : vous êtes un certain nombre à avoir actuellement un accès à ce blog alors que vous n’êtes plus membre de l’association des Amis de La Bertais. Si c’est par négligence que vous avez « oublié » de régler votre cotisation annuelle (octobre 2014 – septembre 2015), merci de faire le nécessaire au plus vite en téléchargeant le bulletin d’adhésion à renvoyer avec votre cotisation. Si c’est par choix, comprenez que, par souci de cohérence avec le règlement intérieur de notre association, nous allons devoir suspendre prochainement votre accès à ce blog (à cet égard, vous devriez recevoir bientôt un mail de notre trésorier, Noël Frot).  ➡

    J’attends avec intérêt  vos commentaires et appréciations concernant  ces diverses initiatives  😉

  • Fête du Yoga 13ème édition (3)

    Après la présentation d’Anne et Fabian da Costa, puis celle de Pascal Tellier, quelques mots aujourd’hui au sujet du Dr Jacques Vigne, le 3ème invité « remarquable » de la prochaine édition de la Fête du Yoga.

    jvigne

    Bien que médecin psychiatre de formation, Jacques n’exerce pas réellement cette profession car sa vie se passe essentiellement en Inde depuis une bonne trentaine d’années. Après une pratique du Hatha Yoga en France (avec Matthieu qui a été son 1er professeur), jeune médecin il est parti à la découverte de la spiritualité vivante de l’Inde et est devenu le disciple attitré de Swâmi Vijayananda (le médecin français qui a lui-même passé toute sa vie auprès de Ma Anandamayi), auprès de qui il a séjourné durant 25 ans quasiment en continu. Depuis la mort de son maitre, Jacques vit dans un petit ermitage situé dans les contreforts himalayens et spirituellement relié à l’ashram de Ma. Il y passe de longues périodes en retraite solitaire et, pour subvenir à ses besoins, il écrit des livres et reçoit de temps en temps des groupes de français à qui il fait découvrir l’Inde spirituelle…

    En tant qu’homme du terrain, c’est donc un très grand connaisseur de la spiritualité vivante de l’Inde dont il a rencontré de visu la plupart des représentants contemporains.

    En tant que formé à la médecine et à « l’esprit scientifique » occidental, c’est un intellectuel prolixe qui cherche depuis toujours à jeter des ponts entre la spiritualité traditionnelle et la science moderne, tout spécialement bien entendu la psychologie et la psychiatrie. C’est dans cet esprit qu’il défend l’idée d’une spiritualité laïque assez semblable à l’approche dite de la « méditation de pleine conscience », qui est elle-même directement inspirée par certaines des initiatives du Dalaï Lama…

    Jacques Vigne a par ailleurs un aspect « libre penseur » ce qui, sur des problèmes de société, l’amène parfois à prendre des positions inattendues, à contre-courant du « spirituellement correct ». C’est ainsi par exemple qu’il a pris l’initiative de faire connaitre en France la polémique récemment apparue autour d’Amma suite à la parution de l’autobiographie critique de l’une de ses anciennes assistantes et disciples…

    Bref, malgré sa grande implication dans la spiritualité de l’Inde traditionnelle, Jacques a su garder un esprit ouvert, capable de questionner les croyances anciennes ou modernes et d’oeuvrer ainsi pour la reconnaissance et la diffusion des valeurs universelles de la spiritualité, au delà même de ses formes traditionnelles d’origine. C’est dans cette perspective, par exemple, qu’il s’exprime dans l’extrait audio d’une interview récente accessible ci dessous :

     

     

    Pour plus de détails sur la conférence « La relation maître et disciple dans la transmission du yoga et de l’expérience méditative » que Jacques fera à la fête du Yoga et pour acheter vos places directement en ligne, cliquez  ICI

     

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