Auteur/autrice : Yann Le Boucher

  • Yoga, un souffle de liberté

    L’un de mes élèves m’a fait connaitre le documentaire « Yoga, un souffle de liberté« ,  qui vient d’être diffusé sur la chaine LCP.

    J’ai commencé à le visionner sans grande conviction car avec la mode actuelle, je craignais de me retrouver devant un enième reportage sans originalité ni autre raison d’être que de « faire de l’audience à bon compte ».

    Mais j’ai vite changé d’opinion et je pense que si vous prenez le temps de regarder la vidéo ci-dessous vous allez à votre tour être « bluffé ». L’auteur, un certain Stéphane Haskell a un parcours personnel peu banal et ce qui l’amène à avoir tourné ce film est tout sauf superficiel.

    stephane_Haskell

    Au départ, Stéphane est photo-journaliste et il travaille pour des agences de presses internationales (entre autre à New York). Puis un jour il se bloque le dos par un faux mouvement fait de façon banale. Il souffre atrocement et ne peut plus bouger le bas de son corps. Le diagnostique médical tombe : hernie discale foudroyante qui en comprimant la moelle épinière, l’a rendu paraplégique.  S’en suit alors quatre ans de descente aux enfers médicaux : opérations multiples, puis rééducation, entre autres dans le Centre de réadaptation fonctionnelle de Granville. Mais rien n’y fait, ses jambes (ainsi que ses sphincters) ne répondent plus et il semble devoir se faire une raison : le voilà incurablement handicapé. Il souffre beaucoup et tente tout ce qui est possible en matière de rééducation pour retrouver une mobilité minimale de ses jambes. Mais rien ne fonctionne vraiment et « au bout du rouleau », il envisage de mettre fin à ses jours…

    C’est alors qu’un nouveau médecin qu’il consulte (après bien d’autres) le dirige vers des pratiques plus douces et plus respectueuses de ses vraies possibilités… Peu de temps après, il se retrouve en Allemagne dans un centre yoga et prend ses premiers cours…

    La suite, je vous la laisse découvrir, mais sachez que sa pratique va peu à peu l’amener à retrouver l’usage complet de son corps, puis à faire connaissance avec quelques célébrités du monde du yoga (Iyengar, le petit fils de Pattabhis Joïs…) et surtout à nouer des liens avec des enseignants moins connus mais qui se consacrent spécialement à l’accompagnement des personnes « défavorisées ». Il en résultera un livre (Respire ou comment le yoga m’a sauvé et peut tous nous aider) et le présent film qui, selon moi, au delà même de son sujet, contribue magnifiquement à donner « une haute opinion de l’être humain » !

    Moteur !

    (durée 52 minutes, pensez à vous mettre en mode plein écran…)

  • Les revêtement du soi : 1- Annamaya kosha

    A l’issue du périlleux exercice consistant à vous parler des « revêtements du soi » que j’ai tenté lors du week-end « Esprit es-tu là« , je me suis senti à la fois heureux et frustré. Heureux d’avoir réussi à vous intéresser au moins un peu à cet antique enseignement, et frustré de n’avoir pourtant pas été capable de mieux rendre justice au texte de la Taittiriya Upanishad (II, 1 à 5)  d’où est issu cet enseignement.

    Et c’est pourquoi l’idée m’est venue de reprendre ce thème sous la forme d’une série d’articles consacrés à chacun des cinq « revêtements » dont voici le premier.

    En introduction générale, je rappelle que ces conditionnements qui, d’un côté limitent le Soi (âtman) et de l’autre lui permettent de s’incarner, sont au nombre de cinq et qu’ils sont décrits comme des gaines ou des enveloppes concentriques de diverses densités. Dans le chapitre qu’Arnaud consacre à ce thème (A la recherche du soi, chap 2), il les compare aux différents vêtements que nous pouvons porter les uns sur les autres :

    « Un manteau est plus extérieur qu’une veste, une veste est plus extérieur qu’un chandail, un chandail est plus extérieur qu’une chemise qui elle-même est plus extérieur qu’un maillot de corps« 

    Il précise aussi :

    « Ces revêtements sont les identifications ou les attributs que nous rajoutons au pur « Je Suis »,
    à la pure Conscience d’être
    qui, elle, est par essence indestructible, inaltérable, non affectée…« 

    Ainsi, en allant du niveau le plus matériel vers le plus subtil, le premier de ces revêtements se nomme « anna-maya-kosha », la couche (kosha) constituée (maya) de nourriture (anna) » .

    automne
    L e corps physique de l’Homme est un sous-produit de la nourriture… L’automne, de Giuseppe Arcimboldo (1527-1593, Milan)

    Voici tout d’abord ce qu’en dit le texte lui-même :

    Du Soi (âtman) naquit l’éther ; 
    De l’éther naquit l’air ; 
    De l’air, le feu ;
    Du feu, l’eau ;
    De l’eau, la terre ;
    De la terre, les végétaux ;
    Des végétaux, la nourriture
    Et de la nourriture, l’Homme.

    Physiquement, l’Homme est donc constitué de l’essence de la nourriture.
    C’est de cette essence que sont faits sa tête, son bras droit, son bras gauche, son tronc et sa base (ses jambes).

    A ce propos il est dit :
    « En vérité c’est de la nourriture que sont nées toutes les créatures ;
    C’est par la nourriture qu’elles subsistent durant leur vie
    et c’est en nourriture qu’elles sont recyclées après leur mort.
    La nourriture est donc le premier support de l’existence incarnée 
    et c’est pourquoi elle est considérée comme un bienfait universel« .

    Et à cet égard, il est aussi dit :
    « Ceux qui honorent la nourriture comme étant brahman (le principe même de toute la réalité tangible)
    obtiennent en abondance leur propre nourriture ».

    Voici ensuite, et en toute modestie, le partage de quelques pistes de réflexions à son sujet :

    • En « méditant » ce texte, j’ai été plusieurs fois amené à des prises de conscience fortes concernant cette « chaîne de la nourriture » qui fait que nous devons sans arrêt détruire des vies pour maintenir l’intégrité de la nôtre. Ramené à l’évidence crue de cette réalité, je n’ai pas pu ne pas éprouver un sentiment de sacré face à cette interdépendance universelle qui fait que nous sommes tous tour à tour « le mangeur et le manger » selon l’étrange parole de la Brihad Aranyaka Upanishad (I, 4,6). Parole qu’à la suite d’Arnaud je comprends comme une incitation à réaliser que nous ne pouvons pas être toujours « le mangeur » et jamais « le manger ». Autrement dit, qu’il nous faut apprendre à perdre autant que nous aimons gagner, apprendre à donner autant que nous aimons recevoir. Et ceci parce que comme l’écrit Shankara en commentant cette Upanishad :

    « Chaque fois qu’on met un morceau de nourriture dans sa bouche,
    on frustre simultanément tous les autres êtres vivants de ce bien commun.« 

    • D’où évidemment une re-sacralisation majeure de l’acte, d’apparence si banal, de manger. Et de me sentir soudain personnellement concerné par cette déclaration choc de la Bhagavad Gîta :

    « Celui qui jouit de quelque chose sans prendre la peine de rendre grâce pour sa jouissance est un voleur » (BG, III,12)

    • Et, puisque qu’à La Bertais j’ai en plus la chance de pouvoir manger de temps en temps des aliments en provenance directe du jardin, cette prise de conscience s’est parfois amplifiée jusqu’à inclure dans ce sentiment du sacré la terre nourricière elle-même. Car après tout, quand je mange un radis, une salade ou du persil en provenance du jardin, je ne fais qu’introduire en moi un « prolongement de l’humus » qui se trouve à quelques pas de moi, ces végétaux n’étant alors qu’une simple interface entre la terre et moi-même ! En fait, je mange de la terre rendue comestible par la magie du travail de tous mes « frères de vie » (micro-organismes, insectes et plantes…).
    • Par ailleurs, cela m’a conduit à mieux sentir la valeur inestimable des repas pris en silence à La Bertais, dans la mesure où ils sont une occasion privilégiée de s’exercer à manger consciemment, façon la plus directe d’honorer réellement ce « bienfait universel » de la nourriture.    Ainsi, remettre en cause notre gout invétéré pour la divagation mentale au cours des repas, c’est là un défi de taille que cette strophe de l’Upanishad peut nous remotiver à tenter de relever!
    • Dans la même veine, mais en quelque sorte, en creux, cette strophe laisse entrevoir tout l’intérêt qu’il y a à se désidentifier de nos goûts et dégoûts alimentaires, à choisir consciemment notre « diète » et même à expérimenter de temps en temps le jeûne. En acceptant de passer par dessus mes préférences gustatives, en acceptant certaines restrictions qualitatives et/ou quantitatives dans  mon alimentation, voire en pratiquant le jeûne pour un temps plus ou moins long, je me frotte en direct aux conditionnements de ce premier kosha. Suis-je ou non un tant soit peu libre par rapport à sa tyrannie? Puis-je rester l’âme en paix et le coeur léger face à un plat qui ne correspond pas à mon attente ou face à une assiette pas assez remplie à mon goût? Voilà, entre autres, quelques défis bien « prosaïques » auxquels l’Upanishad nous convie aussi à nous frotter.
      Comme le dit Arnaud dans le chapitre déjà cité (que je vous invite à relire)  : « Déjà prenez conscience de cette première identification à la forme physique.  Au lieu de « Je Suis », me voilà emprisonné, attaché, soumis à cette identification à anna maya kosha. Mais cette identification peut être dépassée (…) Pouvoir un jour être libre et, même si par suite d’un accident je me trouve défiguré, ma paix, ma sérénité, ma plénitude n’en seraient pas affectées. »
    • Et pour finir ce premier article, permettez-moi de rappeler cet enseignement fondamental de la Chandogya Upanishad (VI,26,2) :

    « La pureté de la nourriture procure la pureté du mental

    La pureté du mental renforce la possibilité de se rappeler soi-même

    Le constant rappel de soi est ce qui permet la libération de tous les liens »

    ————————–

    Le cuisinier, de Giuseppe Arcimboldo (1527-1593, Milan)
    Tel l’arroseur arrosé, voici le cuisinier transformé en plat cuisiné par la magie de l’art de Giuseppe Arcimboldo !
  • Retour sur le week-end « Esprit es-tu là ? »

    En attendant que Noël et Alain publient des articles reflétant les ateliers du dimanche après-midi (haïkus, photos, mandalas…), vous pouvez déjà faire part de vos propres impressions sur le week-end en vous inspirant du petit reportage en images ci-dessous. De mon côté, je vais tenter soit d’écrire un texte reprenant certains points clés de mes exposés, soit même de mettre en ligne l’enregistrement de nos interventions…

    auditoire
    Un auditoire restreint mais attentif qui a été captivé par l’évocation très parlante des « signes » révélant la présence de l’Esprit faite par Yann en entrée de week-end…

    anne-marie
    Suite aux exemples personnels évoqués par Anne-Marie en début d’après-midi, chacun a pu réfléchir sur sa propre expérience de « l’Esprit » et partager ensuite en petits groupes ses impressions et souvenirs les plus marquants en ce domaine…

     

    soleil-branche
    Le dimanche, le « soleil de l’Esprit » s’est plusieurs fois laissé apercevoir entre la ramure touffue du mental des participants, la béatitude du Soi se reflétant alors dans le coeur de tel ou telle, avant de se diffuser alentours par les regards échangés et les sourires complices…

    Le souvenir de Cela

    sans moi

    Où l’invisible est roi…

    Haïku proposé par Georges


    cuisine

    Photos d’Alain Silvert

  • Séminaire du 30 avril-1er Mai, changement de programme !

    Nous sommes au regret de devoir vous annoncer que l’état de santé actuel de notre très cher ami Alain Bayod (qui est en cours de chimiothérapie « lourde ») ne lui permet pas de se déplacer jusqu’à nous et qu’en conséquence, il ne pourra pas animer ce week-end le séminaire prévu à La Bertais.

    Aussi, et comme prévu dans la dernière Lettre qui présentait ce séminaire, c’est donc nous-mêmes qui allons en assurer l’animation. A ce sujet, vous lirez ci-dessous le projet de programme que nous avons conçu et qui devrait pouvoir retenir l’intérêt d’un grand nombre d’entre vous.

    Si vous êtes déjà inscrit(e) à ce séminaire, vous avez le choix soit d’annuler votre participation (auquel cas votre chèque de réservation sera détruit) soit de la confirmer. Dans les deux cas, vous nous aiderez beaucoup en communiquant dès aujourd’hui votre choix à Alain Silvert (06 71 78 22 72), de façon à ce que nous puissions connaître au plus vite le nombre final de participants.

    Si vous n’êtes pas encore inscrit(e), mais que le programme ci-contre vous motive, merci de même de réserver votre place au plus vite auprès d’Alain Silvert (06 71 78 22 72), sachant que les conditions de participation (horaires, coût financier et hébergement éventuel) restent celles indiquées dans la dernière Lettre de La Bertais -que vous pouvez consulter ICI-. (Vu la proximité de l’événement, n’envoyez pas de chèque, vous réglerez sur place…).

     

    PRESENTATION DU WEEK-END

    bouddha-jardin-2

    1) TITRE : ESPRIT ES-TU LA ?
    ou la conception corps-âme-esprit de l’être humain appliquée à l’adhyâtma Yoga.

    2) CONTENU :
    En partant de certains passages des Upanishads ainsi que des livres d’Arnaud qui y font référence, j’exposerai la version védantique de la conception tripartite (corps-âme-esprit) de l’être humain que Michel Fromaget nous a récemment présentée à La Bertais.
    – Le Samedi matin, je montrerai en particulier comment la dimension de l’esprit peut être comprise en référence à la doctrines de trois corps et des cinq « revêtements du Soi » évoquée dans le chapitre 2 du livre d’Arnaud « A la recherche du Soi ».
    – Le dimanche matin, je poursuivrai avec Anne-Marie l’apport théorique en éclairant de façon inédite les deux questions de notre rapport au monde et à la mort, envisagées de ce point de vue.

    Durant les deux après-midis, nous vous proposerons des clés supplémentaires pour repérer dans vos vies la présence de cette troisième dimension, la cultiver et l’épanouir, afin d’avancer dans la « spiritualisation » concrète de vos existences.
    Pour ce faire, nous animerons des ateliers permettant à chacun de tenter d’approcher de plus près son propre « esprit ». Plusieurs propositions seront faites chaque jour aux participants, parmi lesquelles :
    – des temps de travail corporel de « déconditionnement », suivis de séquences de méditation approfondie
    – des ateliers de créativité (photo, dessin, poésie…).
    – des temps de mise en commun et de partage des expériences personnelles…

    Une session de question-réponses viendra clore chaque journée.

    3) A PREVOIR :
    – une tenue souple pour pouvoir faire des exercices corporels simples,
    – un châle de méditation,
    – facultativement, un appareil photo (si vous êtes à l’aise avec son maniement et que vous souhaitez participer à l’option « photo » de l’un des ateliers de créativité).

    Au plaisir de vivre ce week-end d’un genre nouveau avec ceux et celles qui choisiront d’y participer.

    Yann et Anne-Marie

    PS : étant donné le caractère particulier du contexte de ce week-end, le programme final pourra être légèrement différent de ce descriptif de façon à s’adapter au mieux au nombre des participants ainsi qu’à leurs attentes.

  • Anthropologie ternaire chez Etty Hillesum (5)

    Apothéose finale, voici le texte de la dernière conférence de Michel Fromaget à La Bertais, (donnée, comme expliqué précédemment le dimanche matin) et consacrée à Etty Hillesum.

    Les lecteurs de ce blog ont déjà entendu un peu parler de cette jeune juive hollandaise morte à Auschwitz à l’âge de 29 ans (entre autres par l’excellent article de Gireg à relire ICI).

    Sorte de génie de la spiritualité laïque avant l’heure, elle semble bien, en l’espace des quatre dernières années de sa trop brève existence, avoir réussi l’exploit de s’être hissée jusqu’au sommet de l’évolution intérieure possible à l’être humain…

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    Le propos de Michel est à la fois passionnant et très original en ce sens qu’il fait une lecture « zundélienne » de la vie d’Etty Hillesum, étant entendu que ces deux personnes, bien que contemporaines, ne se sont jamais connues, pas même indirectement. Il montre ainsi comment Etty actualise sans le savoir le modèle antropologique ternaire et en donne en quelque sorte une magnifique illustration vivante.

    • La deuxième naissance (celle qui « réveille l’esprit » à l’intérieur d’un être humain) : Etty l’a connue très précisément à l’âge de 27 ans soit un peu plus de deux ans avant sa mort. Elle relate l’évènement dans son journal intime et l’année suivante, elle le fête comme un véritable anniversaire…
    • La transformation de son être du stade de chrysalide humaine (uniquement vécue comme « corps-âme) au stade d’être humain accompli, (vécu « corps-âme-esprit »), manifestant de façon éclatante les qualités propre à ce niveau transcendant : Paix, Joie et même incroyable Force intérieure…
    • L’affranchissement complet de la peur de la mort, qui l’amène à choisir de rester parmi les futurs déporté(e)s alors qu’elle a plusieurs fois la possibilité de quitter le camp de transit et d’échapper au tragique destin qui l’attend…

    Tout au long de son texte, Michel met en parallèle les propos théologiques de Maurice Zundel et le témoignage prosaïque de la jeune femme pour en faire ressortir de façon convaincante l’étrange parenté.

    Je vous laisse le plaisir de découvrir la fécondité de ce rapprochement littéraire mais surtout spirituel, qui, à mes yeux redonne vie à la vielle expression de « communion des saints »…

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    «Pour l’instant il nous suffira de retenir que la joie d’exister est la première joie, qu’elle est le lien fondamental du vivant avec soi et que toute joie est, vraisemblablement, l’écho ou l’orchestration de ce premier accord ».
    Maurice Zundel

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    «Comment peut-on brûler d’un tel feu, jeter autant d’étincelles ? Tous les mots, toutes les phrases jamais utilisés par moi dans le passé me semblent en ce moment grisâtres, palis et ternes comparés à cette intense joie de vivre, à cet amour et à cette force qui jaillissent de moi comme des flammes».
    Etty Hillesum

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    Pour télécharger le texte de la 5ème conférence*, cliquez ICI

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    Pour relire le 1er article accompagné de et ses nombreux commentaires (très intéressants!)cliquez ICI

    Pour relire le 2ème article, cliquez ICI

    Pour relire le 3ème article, cliquez ICI

    Pour relire le 4ème article, cliquez ICI

    NB : le texte des conférences correspondantes est téléchargeable au bas de chacun des articles…

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    * RAPPEL : En téléchargeant ce texte, vous vous engagez explicitement à n’en faire qu’un usage privé. Vous pouvez l’imprimer et à l’occasion le faire lire à vos proches, mais il vous est explicitement demandé de ne pas le rediffuser vous-même sous forme numérique via Internet.

  • Départ de Denise

    denise1

    Nous avons le regret de vous annoncer que Denise a rendu son dernier soupir dans la soirée du jeudi 17 mars. Elle s’est éteinte à Hauteville, paisiblement, à l’âge de 93 ans. On peut lui rendre un dernier hommage sur place jusqu’à dimanche 14h30 où une cérémonie aura lieu dans la Grande Salle…

    Hier matin Denise avait demandé qu’on lui enlève la perfusion qui maintenait son hydratation, ce que voyant Emmanuel lui avait demandé si elle se sentait prête à partir. Elle avait alors répondu malicieusement, « moi, je suis prête, mais toi, es-tu prêt à me laisser aller ? »…

    Avant son départ, Denise nous a fait le cadeau d’un dernier livre, sorti en librairie il y a à peine trois semaines, dans lequel on peut lire (p 120) :

    « Tant de bienfaits semblent
    M’avoir été accordés…

    Je les considérais comme tout naturels
    Avant d’en être privée.

    Tant de miracles, celui de naître,
    D’être nourrie par l’air
    Que je respire, de pouvoir m’exprimer;

    Q’il me soit encore donné d’écrire
    Me paraît miraculeux

    Mais pourquoi ne pas continuer à écrire

    Puisque je continue à vivre ? »

    livre_denise


    Dans la perspective de ce décès qui était attendu depuis quelques jours, Nathalie nous a transmis les belles photos ci dessous, prises par Eric Spiridigliozzi, lors de la dernière venue de Denise à La Bertais !

    denise2

     

    denise3

     

    PS : Aujourd’hui mardi 22 mars, j’ai rajouté, en commentaire à cet article, un bref compte rendu de la cérémonie à laquelle, avec Anne-Marie, nous avons pu participer  ce dimanche à Hauteville. Si vous voulez-vous associer par le coeur à cette cérémonie, pensez à jeter un coup d’oeil à ce commentaire, en attendant la prochaine Lettre d’Hauteville qui, très probablement, donnera un écho plus exhaustif de l’événement…

  • Anthropologie ternaire chez Zundel et Berdiaev (4)

    Après le texte des trois premières conférences de Michel Fromaget à La Bertais, voici celui de ce qui aurait du être sa quatrième intervention, celle du dimanche matin, mais qui a en réalité eu lieu le dimanche après-midi. Au dernier moment et pour mieux épouser la dynamique de l’auditoire, Michel a en effet préféré inverser l’ordre de présentation des deux causeries du dimanche. Cependant, les notes qu’il m’a fait parvenir sont faites pour être lues dans l’ordre initialement prévu et c’est pourquoi, j’ai choisi de vous présenter aujourd’hui le texte correspondant à l’intervention du dimanche après midi  portant sur « l’anthropologie ternaire de Maurice Zundel et de Nicolas Berdiaev« .

    Autant j’ai pu exprimer quelques réserves sur l’intérêt que vous pouviez avoir à lire le texte de la troisième conférence, autant je vous encourage vivement à lire celui-ci. C’est en effet l’occasion unique de faire connaissance avec deux témoins spirituels contemporains de tout premier plan, qui, pour une fois, n’ont pas l’Inde ou l’Orient comme terreau culturel mais bien l’Occident chrétien.

    La conférence s’ouvre sur la présentation de ces deux témoins : le premier, Maurice Zundel, est un Suisse, prêtre et théologien catholique, né en 1897 et mort en 1975 (soit un an après Swâmi Prajnânpad). Et le second, Nicolas Berdiaev, est un Russe, philosophe et théologien orthodoxe, exilé en France où il est mort (1874-1948).

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    Bien qu’Anne-Marie -qui le « fréquente » de longue date- m’en ait souvent parlé, je ne connaissais presque rien de Maurice Zundel et la partie biographique de l’exposé est tombée fort à propos pour combler cette lacune. En quelques mots, cet homme, à la fois grand intellectuel et grand mystique, a longtemps été la tête de turc de la hiérarchie catholique de son époque, jusqu’à ce qu’enfin, trois ans avant sa mort, il soit reconnu par le pape Paul VI qui lui fit l’honneur de lui confier la direction spirituelle de la retraite de carême du Vatican en 1972…
    Quant à l’originalité et la largesse de vue de cet homme, le plus simple pour les faire pressentir est de reproduire ici deux des nombreuses citations faites par Michel au cours de son exposé :

    « Vous croyez que Dieu est absent, et moi je vous dis que c’est vous qui n’êtes pas présent »

    « le vrai problème n’est pas de savoir si nous serons vivants après la mort, mais bien si nous serons vivants avant la mort »

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    Quant à Nicolas Berdiev, j’avoue qu’avant notre premier contact épistolaire avec Michel,  je n’avais même jamais entendu son nom… Or il semble bien que ce compatriote de Lénine, qui fut tout d’abord un jeune révolutionnaire anarcho-marxiste, avant que de devoir s’exiler pour pouvoir répondre à sa vocation philosophique et mystique, fut lui aussi, un remarquable témoin contemporain de la dimension universelle de l’expérience spirituelle, même si, le concernant, celle-ci s’enracine au départ dans le christianisme orthodoxe.
    Je ne résiste pas au plaisir de reprendre ici la citation qui m’a personnellement le plus nourri (désolé, c’est mon propre penchant pour la philosophie qui s’exprime dans ce choix !)

    « Dieu est immanent à l’esprit, mais il est transcendant à l’homme psycho-corporel, au monde naturel »

    Je trouve cette citation lumineuse car elle permet de résoudre magnifiquement la grande contradiction à la fois théologique et aussi expérientielle : celle de l’extrême proximité du Divin (rien ne peut être plus proche de moi que Dieu, puisqu’il est la substance même de mon être) et celle de son insaisissabilité absolue (il m’est impossible en tant qu’ego de comprendre (= de prendre en moi) le Divin car celui-ci, par nature, me déborde infiniment de toute part).

    J’y vois par ailleurs la déclinaison philosophique de cette autre parole, attribuée à Marie, déjà citée dans le second article et qui est désormais tout aussi lumineuse : en tant qu’âme je suis ridiculement petit par rapport à Dieu, alors qu’en tant qu’esprit, je participe intimement de sa Grandeur !

    « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon sauveur… » 

    Bon, en voilà assez, je l’espère, pour vous donner envie de vous plonger ou de vous replonger à votre tour dans le texte de la conférence de Michel. Outre la partie « introduction biographique », vous y retrouverez, pour chacun de nos deux auteurs du jour, les trois mêmes thèmes précédemment traités, à savoir : la référence au modèle ternaire en tant que structure, en tant que dynamique (problématique de la seconde naissance) et en tant que façon originale de concevoir l’immortalité.

    Bonne lecture, et dans l’attente de vos commentaires inspirés !!!

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    * RAPPEL : En téléchargeant ce texte, vous vous engagez explicitement à n’en faire qu’un usage privé. Vous pouvez l’imprimer et à l’occasion le faire lire à vos proches, mais il vous est explicitement demandé de ne pas le rediffuser vous-même sous forme numérique via Internet.

  • Colette Roumanoff à Rennes

    Avec l’association « Nouvelles convergences » notre ami Gérard Bellebon va bientôt recevoir Colette Roumanoff  pour une conférence autour de son dernier livre. Si vous habitez près de Rennes, ne ratez pas le témoignage de cette femme remarquable qui, sans tambour ni trompette, a su magnifiquement « mettre en pratique » l’enseignement de son maître, cela dans des circonstances particulièrement difficiles et, à priori contraires à la sérénité… A noter qu’en tant que membre des Amis de La Bertais-Vassot, vous pouvez demander à bénéficier du tarif réduit lors de l’achat de votre place !

    Conférence

    Le bonheur plus fort que l’oubli
    un autre regard sur le malade alzheimer

    par
    Colette Roumanoff

    coletteR Colette Roumanoff apprend, en 2005, que son mari est atteint de la maladie d’Alzheimer.

     » Lorsque j’ai compris que Daniel était atteint d’Alzheimer, je me suis sentie déboussolée mais je n’ai pas renoncé au bonheur, même si au début il semblait s’être enfui loin de nous. »  

    Peu à peu, elle arrive à apprivoiser la maladie et vivre, au présent, une relation heureuse avec lui.

    « Dix ans plus tard tout me paraît plus simple : le seul fil d’Ariane qui permet de se tirer de tous les pièges que la pathologie dresse sous nos pas est justement celui qui mène au bonheur partagé. »

    Seul le bonheur assure la collaboration active du patient dans la vie quotidienne, une collaboration précieuse et irremplaçable.

    Retrouver le sourire, rendre le sourire. Est-ce un travail ? Est-ce une fatigue ?
    Non, c’est plutôt un savoir-faire et un savoir-être, qui se cultivent au même titre que toutes les relations humaines.

    Colette Roumanoff nous offre les moyens de repenser la pathologie et de porter un nouveau regard sur la personne alzheimer, en même temps qu’un formidable témoignage d’amour.

    Colette Roumanoff dirige depuis vingt-deux ans une compagnie de théâtre classique et de spectacles pour enfants.
    Elle est l’auteur, avec sa fille Valérie, de La Confusionite, une comédie sur la maladie d’Alzheimer.

     

    Jeudi 24 mars 2016 – 20h30
    Maison des associations – 6 cours des Alliés – Rennes
    Entrée : 8 € (adhérents, étudiants, demandeurs d’emploi : 6€)
    sur réservation
     Liste des points de vente à Rennes : Cliquez ICI

    Réservation par courrier : bulletin de réservation à télécharger ICI 
     –
    Réservation et paiement en ligne : en cliquant sur ce lien

     

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  • Anthropologie ternaire dans les autres traditions (3)

    Après le texte des deux premières conférences de Michel Fromaget à La Bertais, voici celui de sa troisième intervention du samedi  portant sur « l’anthropologie ternaire dans les autres cultures et civilisations« .

    michel

    Autant vous le dire tout de suite, il s’agit de son exposé le plus « difficile » et je doute fortement que vous réussissiez à le lire jusqu’au bout (et encore plus à y trouver un intérêt) si vous n’avez pas une solide culture de type « encyclopédique » !

    Pour ceux qui n’auront pas le courage d’aller plus loin, mais qui pour autant ne veulent pas « mourir idiot », voici à minima ce qu’il faut selon moi retenir en priorité de cette conférence* :

    • La conception ternaire de l’être humain (corps-âme-esprit), loin d’appartenir en propre au christianisme des origines, est en fait une donnée universelle de la culture humaine. A ce titre, on en retrouve la trace plus ou moins évidente ou cachée dans quasiment toutes les grandes civilisations.
    • On peut en particulier en discerner facilement la présence dans la pensée de l’Egypte ancienne, de la Grèce et de Rome, dans celle du Judaïsme (qui en a en partie hérité de l’Egypte), puis encore dans l’Islam (tout spécialement au sein du soufisme), et enfin dans le Taoïsme, l’Hindouisme et le Bouddhisme.

    Mon impression d’ensemble est que si la thèse ainsi défendue est louable dans son intention et très probablement vraie dans son principe, les moyens mis en oeuvre pour en traiter sont assez dérisoires en regard de l’étendue du sujet. Je suis donc ressorti plutôt frustré, tant de cette conférence que de la lecture des présentes notes.

    En effet de deux choses l’une : où on ne connait pas soi-même telle ou telle des civilisations évoquées par Michel (ce qui est, par exemple, mon cas en ce qui concerne l’Egypte ancienne) et alors on est vite noyé sous les concepts nouveaux sans pouvoir avoir le recul nécessaire à un avis personnel, soit on connait soi-même assez bien la culture évoquée (telle, pour moi, l’Hindouisme) et alors on est frustré par ce qui apparait comme une présentation trop imprécise, voire lacunaire, d’une pensée autrement plus riche…

    Mais à l’impossible nul n’est tenu et il y a malgré tout quelques perles parmi les nombreuses citations proposées dans ce texte.
    Par exemple, cette étonnante affirmation du philosophe grec Héraclite au sujet de l’esprit (qu’il appelle le Logos) et que je vous laisse méditer en conclusion à cet article !

    « Le Logos est une parole divine profondément enfouie dans l’âme, une parole que les hommes n’entendent jamais car chacun préfère ses propres pensées ».

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    Pour télécharger le texte de la 3ème conférence*, cliquez ICI

    Pour relire le 1er article et ses nombreux commentaires (très intéressants!)cliquez ICI

    Pour relire le 2ème article, cliquez ICI

    ——

    * RAPPEL : En téléchargeant ce texte, vous vous engagez explicitement à n’en faire qu’un usage privé. Vous pouvez l’imprimer et à l’occasion le faire lire à vos proches, mais il vous est explicitement demandé de ne pas le rediffuser vous-même sous forme numérique via Internet.

  • Anthropologie ternaire dans le christianisme originel (2)

    Le texte de la première conférence de Michel Fromaget à La Bertais, mis à disposition dans l’article précédent se terminait ainsi :

    « Je ne saurais assez vous demander de réfléchir à ce que signifie de concevoir la vie, et de vivre, à la lumière de cette lampe de l’anthropologie « Corps-Âme-Esprit ».Je ne saurais assez vous suggérer d’essayer, au moins quelques jours, de mener votre vie quotidienne sous un tel éclairage ».

    Je ne sais si vous avez retenu pour vous-même cette suggestion, mais en ce qui me concerne, je m’y suis très sérieusement employé et cela m’a été tellement profitable que j’ai bien l’intention de continuer…

    Le texte de la deuxième conférence que je vous propose ci-après de télécharger est certes d’un abord un peu plus difficile car exclusivement centré sur le christianisme des origines, tel qu’il se laisse apercevoir  dans le Nouveau Testament,  puis chez les « Pères apostoliques » (c’est-à-dire les disciples des apôtres) et enfin chez les « Pères apologistes » (c’est-à-dire chez les premiers chrétiens n’ayant connu directement ni le Christ ni ses premiers apôtres, mais qui ont été formés par les disciples des apôtres).

    evangelistes

    Par parenthèse, en ce qui me concerne, j’ai apprécié cette distinction que je ne connaissais pas, entre autre parce que je me suis amusé à l’appliquer à notre propre filiation.
    Ce qui donne ceci :

    • Arnaud, Denise, Daniel Roumanoff, Sumongal Prakash  etc = les apôtres ou « disciples directs »
    • Daniel Morin,  André Rochette, Eric Edelmann, Gilles Farcet etc  = les pères apostoliques ou « les disciples des disciples » (je ne nomme volontairement ici que ceux qui ont écrit sur l’Enseignement de Swâmiji car tel est bien le cas des « pères apostoliques »)
    • Nous en sommes actuellement dans notre sangha à ce moment délicat où une nouvelle génération va entendre parler de Swâmi Prajnânpad mais ne pourra ni le rencontrer, ni rencontrer l’un de ses disciples directs et n’aura, en terme de transmission vivante, que la possibilité de contact avec « les pères apostoliques », devenant -au mieux- et s’ils écrivent un jour à leur tour, l’équivalent des « pères apologistes » !
    • Imaginons à présent que la postérité de Swâmiji dépasse le cap délicat de cette 3ème génération (ce qui, évidemment, n’est pas assuré) et demandons-nous ce qu’il restera alors d’authentique et de vivant dans des ouvrages écrits deux siècles après la mort de celui-ci par des personnes n’ayant connu au mieux que la 4ème ou la 5ème génération de disiciples (ce qui correspond,  si on en croit l’exposé de Michel,  à la période de la première déviation du Christianisme). Quant à imaginer ce que des auteurs de l’an 4016 pourront faire dire à Swâmi Prajnanpad, je vous laisse méditer la question !!!

    Ce petit exercice mental, ayant, je l’espère, aiguisé votre curiosité, voici quelques remarques personnelles sur cette seconde livraison :

    • Ce texte contient plus de citations bibliques que celles que nous avons reçues directement de Michel et, sous cet angle, c’est une chance. Mais à contrario, il ne reprend qu’une petite partie des nombreux commentaires oraux de Michel, parfois bien utiles pour rendre toute sa justice aux citations.
    • Prenez donc le temps de vous arrêter sur les citations qui vous parlent le plus et « méditez-les » pour tenter d’en retirer la quintessence !

    Ci-dessous, deux exemples de mes propres réflexions :

    Je suis particulièrement touché par la lumière nouvelle qui est soudain jetée sur le 1er commandement de la loi juive (Deutéronome 6-4) , commandement repris mot à mot par Jésus dans trois des évangiles (Mt 22,37 – Mc 12, 30 – Lc 10, 27) :

    « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force ».

    Si on admet avec Michel que le coeur est, dans la Bible, un synonyme de l’esprit (ce qui, au passage, est en parfaite conformité avec les Upanishads qui parlent du coeur comme  du « lieu de résidence de l’âtman »), et que la force fait évidemment référence au corps, le commandement s’éclaire d’une lumière nouvelle : il s’agit ni plus ni moins que de s’ouvrir à Dieu dans les trois dimensions de soi-même : esprit, âme et corps. Je brûle de l’envie de commenter cette exhortation, mais faute de temps j’y renonce dans l’immédiat et vous invite plutôt à tenter vous-même de comprendre ce que cela peut vouloir dire pour vous du point de vue de votre sadhana…

    La seconde citation qui, pour moi a été la plus magnifiquement éclairée par Michel est celle dite du Magnificat, c’est-à-dire la parole de la Vierge rapportée par Saint Luc (1, 48) alors qu’en visite chez sa cousine Elisabeth, celle-ci lui dit qu’elle est « bénie entre toutes les femmes » :

    « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon sauveur… »

    Quand on sait que Marie représente l’archétype du disciple, ce texte archi connu prend soudain un relief nouveau. En effet il explicite magnifiquement le double ressenti qui a lieu à l’intérieur de l’être humain dès lors que celui-ci fait une expérience spirituelle de quelque envergure : d’un côté, l’âme qui découvre le Divin réalise sa propre petitesse et a donc le besoin incoercible  de « louer » ce qui est infiniment plus grand qu’elle, de lui « rendre grâce »  (mon âme exalte le Seigneur). Mais de l’autre côté, il y a un aspect jubilatoire pour l’esprit lui-même à réaliser soudain son étroite proximité avec le Divin, et sous cet angle l’être humain se met donc à « exulter en Dieu » (une autre traduction dit à  « tressaillir de joie »).  Il y a donc, dans l’expérience spirituelle, à la fois un mouvement ascendant de gratitude et un mouvement descendant d’enthousiasme communicatif.
    Voilà en tout cas ce que j’ai mieux compris grâce à la lecture « tripartite » de ce texte qui éclaire le caractère souvent paradoxal de ce que nous éprouvons les uns et les autres dans nos moments de grâce où nous réalisons à la fois notre extrême insignifiance (en tant qu’âme) et notre incomparable magnificence (en tant d’esprit).

    Mais en voilà assez pour aujourd’hui : à vous de lire la seconde partie du texte de Michel et, si le coeur vous en dit, de le commenter…

    Pour télécharger la suite de ce texte*, cliquez ICI

    ——

    * RAPPEL : En téléchargeant ce texte, vous vous engagez explicitement à n’en faire qu’un usage privé. Vous pouvez l’imprimer et à l’occasion le faire lire à vos proches, mais il vous est explicitement demandé de ne pas le rediffuser vous-même sous forme numérique via Internet.

  • Anthropologie ternaire (1) : les principes

    J’ai reçu en fin de semaine dernière les notes des cinq interventions de Michel Fromaget à La Bertais, notes qu’il avait promis de mettre à notre disposition*.

    En fait de notes, il s’agit plutôt du texte complet de ce qu’il avait prévu de nous dire durant le week-end. Autant dire une véritable mine, puisque outre ce que nous avons entendu en direct, ces notes contiennent aussi les développements qu’il a dû passer sous silence, faute de temps.

    Une grande opportunité donc, à la fois pour ceux d’entre nous qui étaient présents et qui vont pouvoir y retrouver à la fois l’argumentation générale mais aussi le texte même des citations dont Michel nous a abreuvé, que pour les absents qui pourront ainsi s’offrir une « session de rattrapage à distance ».

    Plutôt que de vous livrer la totalité de ce texte de 74 pages, je vous propose aujourd’hui en téléchargement les notes relatives à sa première intervention intitulée « Introduction à l’anthropologie ternaire« . Lisez ce texte, puis faites part de vos remarques et questions en commentaire. Si cela s’avère nécessaire, je les transmettrai à Michel qui pourra alors nous répondre…

    michelfromaget4

    Et histoire de vous mettre en appétit, voici déjà le paragraphe introductif…

    Ecoutez, ou plutôt fermez les yeux et regardez, car il s’agit d’une image.
    D’une image au reste bien connue.
    Celle du poisson qui nage dans son aquarium, mais qui ne sait pas qu’il y est, pour la bonne raison qu’il n’en est jamais sorti.
    Or, je ne le crois pas, mais j’en suis sûr, absolument, tel n’est certainement pas votre cas : une fois au moins dans votre vie, vous avez eu la tête hors de l’eau !
    Autrement dit : une fois au moins vous avez fait l’expérience de l’esprit.
    Et cela je peux dès à présent l’affirmer, sans même vous connaître, ni ne vous avoir jamais rencontré.
    De cela, la preuve évidente et suffisante est votre présence ici.
    Vous connaissez tous en effet la sublime parole héritée de saint Augustin et reprise par Pascal :
    « Tu ne me chercherais pas, si tu ne m’avais déjà trouvé ».
    De cette parole, vous êtes à mes yeux la magnifique illustration. (…)

    Pour télécharger la suite de ce texte*, cliquez ICI

    ——

    * En téléchargent ce texte, vous vous engagez explicitement à n’en faire qu’un usage privé. Vous pouvez l’imprimer et à l’occasion le faire lire à vos proches, mais il vous est explicitement demandé de ne pas le rediffuser vous-même sous forme numérique via Internet.

  • Esprit, es-tu là ?

    Mon sentiment d’ensemble sur ce week-end est extrêmement positif et j’aurai probablement l’occasion de vous en dire plus à ce sujet dans de prochains articles. Pour l’instant je m’en tiendrai simplement à ceci : évoquer la dimension spirituelle de l’être humain est une tâche particulièrement délicate, voire « casse gueule » tant notre discours et notre mentalité ordinaires sont inadaptés pour lui rendre vraiment justice. Or il me semble que dans cet exercice périlleux, Michel Fromaget a non seulement su trouver les mots justes mais qu’il a aussi réussi, à certains moments particulièrement inspirés, à nous laisser entrevoir de façon expérientielle ce vers quoi ces mots pointaient…

    Je considère donc que son intervention à La Bertais ce week-end est une forme de bénédiction, qui va bien au delà des idées pourtant brillament exposées et je me sens plein de gratitude à la fois pour lui et aussi pour la Vie (ou la Providence) qui, à travers entre autres Anne-Marie, a permis que cette rencontre puisse avoir lieu…

    Ceci étant, voici une petite évocation en images de notre week-end,  histoire à la fois de vous inciter à partager à votre tour vos propres impressions (pour les présents) et de permettre aux absents de goûter en différé au « vin du Banquet »…

    assemblee

     

    michel_yann

     

    Michel

     

    fleur

  • Chronique des 24h de méditation pour la terre (4)

    RAPPEL : Dans cette série d’articles, je vous propose de voir ou de revoir les principaux temps forts du programme qui a eu lieu au Grand Rex de Paris le dimanche 1er novembre, à l’occasion des 24h de méditation pour la Terre.

    Si vous avez raté un épisode de cette Chronique, cliquez sur l’horaire correspondant :

    Quant à l’article d’aujourd’hui, il est consacré à la séquence ayant eu lieu de 14h à 15h dont voici « l’affiche »:

    affiche14h

    Avant de vous livrer ma chronique détaillée de cette heure, deux remarques.

    • J’ai renoncé à chroniquer l’heure précédente (13h-14h), celle consacrée à l’intervention des Kogis (des Indiens de Colombie, sensés représenter  les « peuples premiers » et qui, en tout cas, se sont posés en défenseurs de toujours de notre mère la Terre). J’ai trouvé assez convenus leurs propos et il n’y a pas eu à proprement parler de temps de méditation durant cette heure qui s’est terminée par une séquence vocale consistant à faire fredonner à la salle l’hymne à la joie de Beethoven. Moment plutôt sympathique, mais sans plus et qui ne remplace pas à mes yeux une vraie méditation. Ceci dit, libre à vous d’avoir un autre avis. Je vous mets donc ici le lien vers la vidéo de cette heure non chroniquée…
    • Quant à la séquence d’aujourd’hui, son intérêt est double à mes yeux : d’abord, elle nous permet de faire connaissance avec l’un des « fils spirituels » de Pierre Rabbhi, le jeune et talentueux Cyril Dion. Ensuite, elle nous offre un approfondissement bienvenu du point de vue chrétien sur l’écologie, déjà évoqué dans ma chronique n°2 (11h-12h), mais qui est développé ici grâce à l’intervention de Mickaël Lonsdale et de Cécile Renouard

    De 0′ à 11′ : Vidéo de Pierre Rabhi
    La séquence s’ouvre par une brève introduction, suivie de la projection d’une vidéo de 10 minutes de Pierre Rabhi, que j’ai trouvée tout à fait inspirante. Décidément, cet homme a l’art de parler de « ce qui ne va pas » sans catastrophisme inutile et en esquissant au contraire des perspectives capables de nous toucher le coeur et de nourrir l’Espérance. Merci Pierre !

    De  11′ à 29′ :  Cyril Dion interview, puis méditation guidée
    Bien qu’il soit co-fondateur (avec Pierre Rabhi) du mouvement des Colibris, je n’avais, en ce qui me concerne, pas entendu parler de Cyril Dion avant ces 24h. Je profite donc de l’occasion pour remercier à nouveau les organisateurs de cette manifestation de m’avoir ainsi permis de découvrir cet homme qui gagne manifestement à être connu. Et ce, d’autant plus que depuis, j’ai pu voir son talent dans d’autres contextes (entre autre lors de son récent passage sur la 2 dans « On n’est pas couché » l’émission culte de Laurent Ruquier).  Cyril parle d’abord de son film « Demain » (11′ à 21′) co-réalisé avec la talentueuse actrice Mélanie Laurent, film qui est sorti en salle depuis lors mais que je n’ai pas encore vu, malgré son évident intérêt. Ensuite, et en conclusion de son intervention,  Cyril guide une méditation de belle facture  (7 minutes de 21′ à 29′).

    A propos de son film, plutôt qu’un long discours, en voici la bande annonce :

     

    De  30′ à 37′ : Mickaël Lonsdale, échange puis lecture du Cantique des Créatures
    Puis nous passons d’une forme de spiritualité « laïque » à une spiritualité plus nettement estampillée « chrétienne » avec l’intervention de l’acteur et « militant catholique » Mickaël Lonsdale. Ce vieux monsieur (le « frère Luc » du film « Des hommes et des Dieux« ) répond à quelques questions puis lit ensuite le « Cantique des Créatures » de St François d’Assise.
    Dommage que le texte lu comporte apparemment une coquille !!! .  Le « loué sois-tu pour la lune, les étoiles, le vent, l’eau, le feu, la terre… » que je connaissais du fait de mon passé de scout, est devenu « loué sois-tu par  la lune, les étoiles etc », ce qui, à mes yeux, fait perdre beaucoup de son intérêt à ce texte! Même Mickaël Lonsdale en a été gêné dans sa lecture !
    Je viens de faire une recherche sur Internet et j’ai vu qu’on y trouve les deux traductions. Il faudrait donc un spécialiste de l’italien médiéval (ou du latin ?) pour trancher le débat ! En attendant, voici la version qui me parle le plus (trouvée sur le site de l’hebdomadaire La Vie) :

    Loué sois-tu, mon Seigneur, 
    avec toutes tes créatures, 
    spécialement messire frère Soleil, 
    par qui tu nous donnes le jour, la lumière : 
    il est beau, rayonnant 
    d’une grande splendeur, 
    et de toi, le Très-Haut, 
    il nous offre le symbole.

    Loué sois-tu, mon Seigneur, 
    pour sœur Lune et les étoiles : 
    dans le ciel tu les as formées, 
    claires, précieuses et belles.

    Loué sois-tu, mon Seigneur, 
    pour frère Vent, 
    et pour l’air et pour les nuages, 
    pour l’azur calme et tous les temps : 
    grâce à eux tu maintiens en vie 
    toutes les créatures.

    Loué sois-tu, mon Seigneur, 
    pour sœur Eau 
    qui est très utile et très humble 
    précieuse et chaste.

    Loué sois-tu, mon Seigneur, 
    pour frère Feu 
    par qui tu éclaires la nuit : 
    il est beau et joyeux, 
    indomptable et fort.

    Loué sois-tu, mon Seigneur, 
    pour sœur notre mère la Terre, 
    qui nous porte et nous nourrit, 
    qui produit la diversité des fruits, 
    avec les fleurs diaprées et les herbes.

    Loué sois-tu, mon Seigneur, 
    pour ceux qui pardonnent 
    par amour pour toi ; 
    qui supportent épreuves et maladies :
    Heureux s’ils conservent la paix, 
    car par toi, le Très-Haut, 
    ils seront couronnés.

    Loué sois-tu, mon Seigneur, 
    pour notre sœur la Mort corporelle, 
    à qui nul homme vivant ne peut échapper.
    Malheur à ceux qui mourront dans les péchés mortels.
    Heureux ceux qu’elle trouvera dans tes très saintes volontés,
    car la seconde mort ne leur fera pas mal.

    Louez et bénissez mon Seigneur,
    et rendez-lui grâce et servez-le avec grande humilité.

    ……….

    De  38′ à 54′ :  Cécile Renouard, à propos de l’encyclique « Laudato sii »
    A la suite de l’intervention de M Lonsdale, on a droit à un deuxième petit extrait du film sur le pape François (de 38′ à 42′), film sur lequel je ne reviens pas puisque je l’ai déjà longuement chroniqué précédemment.
    Puis nous faisons connaissance avec Cécile Renouard, une religieuse théologienne qui vient parler et commenter l’encyclique du Pape François concernant l’écologie « Laudato sii« . C’est entre autre son intervention qui m’a décidé à lire moi-même cette encyclique, puis à vous inciter à en faire autant dans la chronique n°2 (cf. lien de téléchargement de la version pdf).
    En finale,  Cécile fait la lecture méditative de l’une des deux prières composées par du Pape pour notre Terre et qui figure en conclusion de son ouvrage. Un passage à ne pas manquer ! (à 51′)

    Et à présent, j’attends vos commentaires suite au visionnage de ce qui suit ! (n’oubliez pas de mettre la vidéo en mode « plein écran »)

     

  • Corps-Âme-Esprit, le séminaire

    Corps-Âme-Esprit

    A la découverte de l’homme total

    michel_fromaget

    Avec Michel Fromaget,
    anthropologue

    Week-end des 6 et 7 février, au Centre de Yoga de La Bertais (35)

    Changer la compréhension de soi-même
    pour renouveler son rapport à la Vie
    et entrer dans l’émerveillement
    de la Présence
     

     

    Le thème du séminaire ________________________

    • En Occident, l’homme est défini selon un modèle limité à deux dimensions : il est corps et âme. Durant ce séminaire, Michel Fromaget se propose de montrer aux participants que l’esprit est une composante oubliée, et pourtant essentielle, de l’être humain.
    • Au fil des 5 conférences prévues sur le week-end, il établira que cette conception ternaire est un des dénominateurs communs aux enseignements du christianisme des origines, de l’hindouisme, du bouddhisme, du taoïsme. Fin connaisseur de la spiritualité chrétienne, il illustrera son propos de références inspirantes à l’expérience des mystiques médiévaux tels Maître Eckhart et Jean Tauler, ou encore à celle de grands témoins contemporains tels Nicolas Berdiaev, Maurice Zundel, ou Etty Hillesum.
    • Chemin faisant, il tentera de faire directement pressentir à l’auditoire ce que peut être l’esprit, cette dimension ultime de nous-mêmes, source entre autres de l’Amour, de la Joie et de la Paix véritables, qui se découvre dans le silence intérieur et l’émerveillement de la Présence.
    • Une pratique méditative d’inspiration chrétienne sera proposée à l’issue de chaque journée.

    Le conférencier _______________________________

    • Anthropologue, Docteur d’état es Lettres et sciences humaines, Maître de conférence honoraire de l’Université de Caen, Michel Fromaget a consacré l’essentiel de sa carrière à la mise en perspective critique de la conception moderne que l’Homme se fait de lui-même en regard des conceptions plus complexes et plus riches propres aux grandes traditions philosophiques et spirituelles, tant occidentales qu’orientales.
    • Parmi les nombreux ouvrages qui ont jalonné sa carrière, citons plus particulièrement :
      • La drachme perdue, ou l’anthropologie Corps-Âme-Esprit expliquée. Editions grégoriennes.
      • Naître et mourir : anthropologie spirituelle et accompagnement des mourants. Edition F.X de Guibert
      • Mort et émerveillement dans la pensée de Maurice Zundel. Edition Lethielleux
      • Un joyau dans la nuit. Introduction à la spiritualité d’Etty Hillesum. Ed. DDB

    En pratique ________________________________

    • Lieu : Centre de Yoga de La Bertais, en Vieux-Vy-sur-Couesnon, à 35 km au nord de Rennes (Voir plan d’accès en cliquant ICI ).
    • Horaires du séminaire : Samedi de 10h à 19h15. Dimanche de10h-17h30
    • Participation financière incluant les déjeuners et les thés servis sur place (nourriture de type végétarienne biologique)
      • Tarif public : 120€ pour les deux jours ou 75€ pour le samedi seul.
      • Tarif membres adhérents : 105€ les deux jours ou 65€ samedi seul.
      • En cas de réelle difficulté financière, parlez-en lors de votre inscription pour que nous puissions vous proposer un arrangement…
    •  Réservation obligatoire à faire AVANT le 3 février par coupon-réponse (inclus dans le Flash-info de Janvier qui vient de vous êtes adressé)

    Pour télécharger le flyer de présentation du séminaire et éventuellement le faire suivre aux personnes susceptibles d’être intéressées  cliquez ICI

     

  • Michel Fromaget : avant-programme

    michel_fromaget2

    Etant en séjour à La Bertais jusqu’au 9 janvier, je n’ai pas pu m’occuper plus tôt  de la prochaine Lettre que vous devriez recevoir d’ici la fin de cette semaine avec les indications pratiques pour, entre autres, vous inscrire au prochain séminaire des 6 et 7 février avec Michel Fromaget.

    Mais je n’ai pas été inactif concernant la préparation de ce séminaire.

    D’une part, à la suite d’Anne-Marie, j’ai lu son livre « l’homme tridimensionnel » qui m’a énormément apporté au niveau des idées et aussi beaucoup touché au niveau du coeur. Je vous en reparlerai très probablement dans un autre article… D’autre part, nous avons échangé plusieurs fois avec Michel, par mail et téléphone, pour préparer le contenu de son séminaire et voici, en avant première, ce dont nous avons convenu :

    Titre du séminaire : A la découverte de la réalité tridimentionnelle de l’être humain (corps, âme, esprit)

    Contenu du séminaire : Michel assurera 5 conférences d’une heure et quart chacune, suivies à chaque fois d’une session « question-réponse » de 3/4 d’heure incluant éventuellement l’étude d’un texte classique et/ou d’un temps de méditation. L’ensemble formera un tout et il ne sera donc pas possible de prendre le train en marche en ne venant que le dimanche (par contre, si vous ne pouvez venir que le samedi, ça sera possible, mais probablement un peu frustrant !)

    Voici la liste des thèmes qui seront traités :

    Samedi

    1. Introduction à la conception ternaire de l’être humain à partir du constat des limites de la conception binaire habituelle.
    2. Etude de cette conception telle qu’elle se révèle dans le Christianisme des origines (Evangiles et Epitres) ainsi que chez les Pères de l’Eglise et les grands mystiques médiévaux (Maître Eckhart et Jean Tauler).
    3. Etude de cette conception dans les grandes traditions non-chrétiennes (Hindouisme, Bouddhisme, Taoïsme…)

    Dimanche

    1. Etude de cette conception dans l’expérience de deux grands mystiques chrétiens du 20ème siècle : Maurice Zundel (catholicisme) et Nicolas Berdiaev (orthodoxie).
    2. Du silence intérieur à la joie et à l’émerveillement à travers l’exemple emblématique d’Etty Hillesum (jeune femme juive, morte en camp de concentration et témoin hors norme de la liberté absolue de l’Esprit sur les contingences du corps et de l’âme).

    La journée de samedi se terminera par une introduction théorique et pratique à une forme de méditation chrétienne et celle de dimanche par un temps de contemplation silencieuse inspirée de cette même approche…

    J’ai hâte d’y être, et vous ?

    PS : Je pense que nous ferons en sorte d’avoir les principaux ouvrages de Michel Fromaget en vente sur place. Mais si vous êtes impatient, vous pouvez déjà vous procurer et lire : la drachme perdue . Il s’agit en fait de la version revue et augmentée du livre que je viens de lire (l’Homme tridimensionnel). Or cette version plus récente est aussi moins chère à l’achat (14,50€ chez Amazon) car l’Homme tridimensionnel est un livre épuisé et les exemplaires d’occasion sont souvent vendus autour de 40€ !

    drachme