Auteur/autrice : Yann Le Boucher

  • Fête du Yoga 13ème édition (2)

    Après vous avoir entretenu d’Anne et Fabian Da Costa (cf article précédent), je souhaite vous présenter aujourd’hui Pascal Tellier, le deuxième invité « remarquable » de notre Fête du Yoga 2015.

    Pascal_Tellier

    Pascal et Elisabeth son épouse sont de vieux amis que nous avons connus au Bost. Nous avons toujours été proches d’eux par le coeur, même si, pour des raisons géographiques (ils habitent Clermont-Ferrand), nous n’avons pas pu développer autant que nous aurions souhaité nos liens d’amitié.

    Elisabeth est psychologue et, après avoir beaucoup travaillé avec Denise, elle a été une des premières personnes que celle-ci ait autorisées à faire faire des lyings…

    Pascal est vétérinaire de formation, profession qu’il a exercée jusqu’à peu, en parallèle avec une activité d’animateur psycho-spirituel qu’il conduit depuis longtemps aux côtés d’Elisabeth. Il est aussi un militant écologiste de la 1ère heure, ce qui l’a amené à créer et à animer sur Clermont-Ferrand l’association Gaïa Terre vivante, pionnière dans ce domaine…

    Outre le sérieux de son engagement sur le chemin, Pascal a été amené à faire une expérience d’éveil momentané particulièrement intense du fait même des conditions extrêmes dans lesquelles celle-ci est survenue et qu’il a racontée dans un livre autobiographique : « L’éveil : exigence et lâcher prise » édition du Souffle d’or.

     

    Je ne résiste pas au plaisir de vous résumer son récit :

    En novembre 1993, la quête intérieure avait amené Pascal à faire un séjour en Corse auprès de Steve Jourdain qui recevait alors chez lui de façon informelle les personnes désireuses de partager ses propres découvertes en matière d’éveil. Pascal vivait ce séjour dans l’esprit d’une véritable retraite spirituelle et se donnait chaque jour un long temps de promenade solitaire dans la nature sauvage et montagneuse qui entourait la maison d’hôtes de Steve. Tout en marchant, il « méditait » les propos de Steve qu’il mettait en lien avec certaines des paroles de Swâmi Prajnanpad qui le touchaient alors le plus…

    Ce jour-là,  Pascal décide de gravir le Monte de Oro qui culmine à plus de 2000 mètres et qui se trouve à proximité du gîte de Steve. Par un concours de circonstances, il n’informe pas ses hôtes de sa destination… En fin d’après-midi et alors qu’il est au terme de son ascension, il se rend compte que la nuit est en train de tomber et qu’il lui faut vite rebrousser chemin. Il croit avoir repéré un raccourci durant son ascension et tente de l’emprunter mais se perd assez vite dans la végétation. Il arrive devant une cascade qui lui barre la route et décide de la sauter. Déjà bien fatigué par son ascension, il rate son coup et fait une chute de plus de 2 mètres en contrebas de la cascade dans le torrent. Il perd brièvement connaissance avant d’être réveillé par l’eau froide et le sang qui lui coulent dans la bouche. Il veut s’extraire du torrent, mais s’aperçoit alors qu’outre sa blessure à la tête, il a une jambe cassée (il ne le sait pas encore mais il a aussi une vertèbre fracturée)… Après bien des efforts, il parvient à s’extraire du torrent et à se hisser tant bien que mal au sec. Il passe ainsi sa première nuit dehors à 2000 mètres d’altitude dans des vêtements détrempés, en novembre…

    Il s’efforce de ne pas s’endormir par crainte de mourir de froid et y parvient, malgré la neige qui se met à tomber… Le jour levé, il décide de ramper pour retrouver le chemin de randonnée qu’il a imprudemment quitté la veille de telle sorte que mort ou vif, il puisse au moins être retrouvé par les secours. Après une heure d’efforts, le voilà sur la piste balisée. Un hélicoptère de la sécurité civile le survole de loin dans la matinée, mais ne s’approche pas assez de la zone où il est… Il se sait désormais recherché, mais le trouveront-ils à temps ? Le froid étant trop intense, Pascal décide de tenter de rejoindre une bergerie située en contrebas du chemin de randonnée. Il glisse et se traîne au sol  durant 5 à 6 heures pour couvrir la petite distance qui le sépare de ce refuge où il arrive à la tombée du jour et où il finit par trouver un abri sommaire contre le froid de la seconde nuit. Au matin suivant, il décide de sortir tant bien que mal de sa cachette et de s’exposer sur un petit promontoire avec son anorak rouge à la vue d’un hélicoptère éventuel. Celui-ci le survole en effet dans la matinée, mais passe au dessus de lui sans le voir… Il fait trop froid pour rester ainsi à découvert, Pascal se redéplace vers l’abri de la bergerie et ivre de fatigue, finit pas s’octroyer un petit somme. Après quoi, il trouve l’énergie de resortir sur le promontoire de façon à rester visible pour le reste de l’après-midi… La nuit approche sans que l’hélicoptère ne se refasse entendre.  Il décide de rejoindre son gîte pour une 3ème nuit. Il a pu s’hydrater plusieurs fois depuis l’accident, mais n’a rien mangé et il sent que ses limites physiques seront bientôt atteintes… Quand tout à coup il entend des voix. Il répond et se retrouve bientôt face à un sauveteur de la Gendarmerie de Haute Montagne qui lui adresse ces premiers mots « Vous alors, vous pourrez dire merci au radiesthésiste »…

    En désespoir de cause, sa femme a en effet pris contact avec un radiesthésiste d’Aubenas, spécialisé dans la localisation des disparus. Celui-ci a communiqué à la Gendarmerie de Haute Montagne les coordonnées du lieu où, selon lui, le disparu se trouve. Et le sauveteur, qui connait le radiesthésiste de réputation, a décidé aussitôt d’aller explorer à pied avec une petite équipe l’endroit désigné : bingo c’est justement là que se trouve Pascal ! Un hélicoptère médicalisé est aussitôt appelé. On y hélitreuille notre blessé qui est aussitôt transporté à Bastia pour les premiers soins, avant un retour vers l’hôpital de Clermont …

    Mais le plus intéressant reste à venir.  Je laisse la parole à Pascal (p 109 et suivantes de son livre)

    livre_pascal » De nombreuses personnes m’ont dit que je devais avoir eu très peur ou qu’ils seraient morts à ma place. En fait tout s’est joué en quelques instants. Dès que j’ai repris conscience après ma chute dans le torrent, un non gigantesque, un refus total, viscéral, est monté en moi. Un NON à cent pour cent. Un désaccord complet.
    Suivi d’un OUI (…) L’évidence de la situation a été plus forte que mon mental. La disparition du jugement personnel, du refus, du désaccord, a complètement stoppé les pensées parasites et les émotions. L’entraînement acquis précédemment avec la mise en pratique de l’enseignement d’Arnaud a joué. Je vivais la situation d’instant en instant à la fois complètement impliqué dans mes initiatives pour survivre et complètement détaché (…) Emotionnellement, je vivais un état de calme, de vigilance et de participation active à ce qui se passait.(…) Plus de dualité entre la situation et moi, même pas l’idée de l’acceptation. Du coup c’était acceptation à 100%  (…) un état de vigilance, de présence à la situation et d’émerveillement en continu durant 3 jours! « 

    Par la suite, Pascal a continué sa quête pour tenter de comprendre et d’intégrer cette expérience paradoxale : si proche de la mort et si éveillé en même temps. Il a entre autres fait des séjours auprès de Chandra Swâmi, de Daniel Maurin et de Douglas Harding. Il a en particulier trouvé dans les « exercices de Douglas », une aide puissante pour revivre encore et encore cette expérience de « non-mental » qu’il considère désormais comme la vérité ultime de son être (ainsi que de tous ceux et celles qu’il côtoie). Et c’est pourquoi, il a à coeur, entre autres, d’utiliser ces exercices avec les personnes qui souhaitent à leur tour qu’il leur partage son expérience du chemin…

    A la fête du 7 février, Pascal animera deux ateliers sur « la vision directe selon Douglas Harding » le matin et en fin d’après midi, et il fera une conférence sur l’écologie intégrale à14h45.

    Pour plus de détails sur cette manifestation et pour acheter vos places directement en ligne, cliquez  ICI

    affiche2015

  • Fête du Yoga 13ème édition (1)

    affiche2015

    Le samedi 7 février prochain aura lieu à Rennes la 13ème édition de la Fête du Yoga qui proposera, sur la journée, pas moins de 28 ateliers, 4 conférences et 2 films sur la spiritualité de l’Inde.

    Ayant participé d’assez près à la programmation de cette manifestation, je vais me faire un plaisir de vous donner quelques informations complémentaires à celles que vous pourrez trouver dans la brochure officielle, disponible en téléchargement ICI

    Et pour commencer cette série d’articles, je vais vous en dire un peu plus sur Anne et Fabian da Costa :

    Sachez qu’Anne et Fabian, qui présenteront le film du matin « Pradakshina » sont de vieux amis de Sabine Pigeon qui les a fait connaitre plus récemment à Alain et Corinne Bayod. Ils ont beaucoup séjourné en Inde et sont devenus, il y a quelques années, disciples de Chandra Swâmi. Un couple authentiquement engagé dans la quête spirituelle…

    Fabian est photographe et cinéaste. Il a publié un grand nombre d’ouvrages photographiques sur les différentes régions de France (mais pas la Bretagne!) et sur des thèmes spirituels.

    Un aperçu de son oeuvre  photographique est disponible sur son site

    Anne est une amoureuse des mots et des livres. Ancienne libraire, elle vit actuellement de sa plume et vient de signer le livre « Vers l’autre rive, un voyage au coeur de la spiritualité en Inde » qui est vendu avec le DVD du film de Fabian, dont voici la bande annonce.

    Ils seront tous les deux présents à la Fête du Yoga, le matin pour faire visionner de larges séquences de leur film et échanger avec le public à ce sujet, et l’après-midi pour vendre et  dédicacer leur ouvrage…

    pradakshina

     

    Pour plus de détails sur cette manifestation et pour acheter vos places directement en ligne, cliquez  ICI

  • Révisons nos fondamentaux avec Christophe Massin

    Plusieurs d’entre vous m’ont signalé le récent passage de notre ami Christophe Massin à France Culture dans l’émission de Frédéric Lenoir « les Racines du Ciel ».

    Je viens d’écouter le podcast et j’ai trouvé que les propos de Christophe sur « l’alchimie des émotions » étaient un bon support pour une révision des bases !

    Cerise sur le gateau, je me suis rendu compte qu’on peut désormais inclure très facilement certains podcasts sur notre blog (entre autres ceux de France Culture). De la sorte, plus d’excuse technique pour ne pas vous nourrir à votre tour de ce « cadeau ».

    Merci Christophe….

     

    Et pour Noël, n’hésitez pas à offrir ou à vous faire offrir son livre :

    souffrir_ou_aimer

  • Retour sur le we avec Thierry

    Beau succès pour cette première visite de Thierry parmi nous. De mon point de vue, tout c’est remarquablement bien passé, tant en ce qui concerne l’accueil de notre hôte que de celui des nombreux participants à ce week-end. Les choses n’étaient pourtant pas facile sur place vendredi après-midi pour la petite (trop petite) équipe de volontaires qui ont dû, entre autres, monter la tente-abri dans la cour sous une pluie drue et continue… Difficulté renouvelée le samedi quand il a fallu accueillir puis faire déjeuner les 55 participants qui n’ont guère pu mettre le nez dehors de 10h à 18h tant le « déluge » fut continu… Mais, cela n’eu aucune répercussion quant à la qualité de ce qui se passait dans la Grande Salle où, devant un auditoire attentif et impliqué, Thierry a commencé par évoquer son propre parcours de disciple, avant de répondre aux questions des uns et des autres concernant leur propre cheminement.

    thierry
    auditoire_thierry

    La belle ambiance intérieure qui s’est créée au cours de cette première journée a finalement eu raison du climat extérieur lui-même, puisque nous nous sommes réveillés dimanche sous un ciel dégagé et un air particulièrement pur comme en témoigne cette photo « givrée » d’Anne-Marie, prise au lever du jour depuis la terrasse de notre studio…

    fourapain

    Si vous étiez des nôtres ce week-end, n’hésitez pas à partager en commentaires vos impressions et réflexions, de façon à permettre aux absents de respirer un peu du « parfum » de ce nouveau temps fort vécu dans la lumière du souvenir d’Arnaud et du puissant rappel de quelques unes des clés de  son enseignement !

  • J’arrête de refuser : le défi -5-

    LIMINAIRE :  si vous abordez cet article sans avoir lu les précédents, je vous conseille fortement de faire d’abord un petit retour arrière en cliquant sur les liens ci-dessous : Le défi 1 ; le défi 2 ; le défi 3 ; le défi 4 .

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    Maintenant que nous sommes un certain nombre à être bien engagés dans ce défi, nous en mesurons mieux la difficulté et aussi la valeur profonde. Et nous pouvons aussi mieux comprendre l’intérêt qu’il y a à procéder par étape, en se fixant pour commencer un but certes limité mais suffisamment réaliste pour nous permettre d’obtenir assez vite un changement positif de notre positionnement intérieur et ainsi de prendre confiance en notre propre capacité à nous changer nous-mêmes.

    Ultimement, nous ambitionnons rien de moins que de faire disparaitre de notre psychisme la tendance invétérée à refuser que le réel soit exactement ce qu’il est, d’instant en instant. Nous visons à la réconciliation parfaite et continue avec le cours des choses, car nous avons compris, grâce à Swâmiji et à Arnaud, que le véritable accomplissement  de l’être humain -la Sagesse- est à ce prix et que dans ce domaine, aucun marchandage n’est possible.

    Mais concrètement, les cinq premières semaines de ce défi ont montré que nous avions tout intérêt à nous focaliser d’abord sur la non-expression de nos émotions négatives et à accepter pour le moment la présence résiduelle en nous d’émotions non-exprimées. Et cela parce que le périmètre du travail à faire est alors plus restreint et qu’il est donc plus facile d’obtenir des résultats probants qui vont servir de marchepied à notre progression ultérieure. C’est ainsi que  nous sommes désormais une bonne dizaine  à avoir pu expérimenter le fait de rester plusieures journées sans exprimer aucune « râlerie ». Quelques uns -dont je ne fais pas encore partie -mais ça va venir 😉 – ont déjà « tenu » une semaine entière et le dernier record en date est de 9 jours consécutifs

    Au fil des semaines et de l’entraînement, la vigilance des pratiquants s’affine et la capacité à tenir le mental en échec se renforce. Nul doute que dans les jours qui viennent l’un ou l’autre aura bientôt atteint la moitié du gué (11 jours!) .

    Allez, je laisse Christine vous expliquer avec ses mots comment elle a dû restreindre son propre défi après ses neufs premiers jours d’expérimentation…

    Et puis, tant qu’on y est, je la laisse aussi vous partager un de ses échantillons « d’échec », car, il montre comment ce sont ces échecs eux-mêmes qui, si on prend le temps de bien les analyser, vont nous donner les clés de notre future réussite.

    J’aime particulièrement ce témoignage que je trouve être une belle illustration de la parole d’Arnaud selon laquelle « c’est grâce aux marches de l’escalier qu’on peut monter à l’étage et non pas à cause d’elles qu’on n’est pas encore en haut ».
    Merci Christine    😀

  • J’arrête de refuser : le défi -4-

    LIMINAIRE :  si vous abordez cet article sans avoir lu les précédents, je vous conseille fortement de faire d’abord un petit retour arrière en cliquant sur les liens ci-dessous : Le défi 1 ; le défi 2 ; le défi 3 

     

    Nous allons bientôt fêter le 1er mois d’existence de notre défi collectif.

    Pour mémoire, Christine Lewicki annonce dans son livre qu’il faut entre deux mois et deux ans de tentatives et d’entrainement pour réussir à demeurer 21 jours consécutifs sans râler. Les plus doués d’entre nous ont encore un peu plus d’un mois de tentative devant eux, soit en fait seulement une dizaine de jours d’échecs possible, s’ils veulent pouvoir ensuite faire 21 jours à suivre dans l’espace de ces deux premiers mois  🙄

    Bon, pour vous mettre à l’aise, sachez que  je ne suis pas très bien parti moi-même pour tenir cette échéance courte  😳
    Cette semaine j’ai été incapable d’améliorer mon score de 5 jours sans râlerie et je suis même tombé sur des « ilots de résistance » imprévus (le plus notable : je me suis emporté face à des nouvelles de politique internationale que mon mental n’est pas du tout d’accord pour cesser de les qualifier de « scandaleuses »).

    Mais comme plusieurs l’ont dit, je trouve tellement intéressant le surcroit de vigilance que cet exercice m’apporte que j’estime être déjà payé pour mes efforts, et je reste donc fortement engagé dans ce défi, même si je le vis avec bienveillance pour moi-même et humour vis-à-vis de son aspect « compétition »…

    A cet égard (et en y mettant la dose d’humour nécessaire), je veux partager avec ceux et celles que ça intéresse un petit « outil » que j’ai mis au point et qui me permet de tenir plus facilement à jour mon score de jours avec et sans râlerie.

    Il s’agit d’une simple feuille Excel que j’ai paramètrée de telle sorte que je n’ai que très peu de choses à saisir chaque jour : juste le nombre de râleries observées (colonne C)  et, facultativement, les détails sur les circonstances m’ayant ou non conduit à râler (colonne E).

    Les autres rubriques de la feuille sont soit pré-remplies, soit se complètent automatiquement, à savoir :

    • la date du jour (colonne A)
    • le nombre de jours depuis que j’ai démarré mon défi (colonne B)
    • le nombre de jours sans râler (Colonne D) Et là je suis très content de moi, car la cellule passe du gris au vert toute seule quand je réussis un jour sans râler, ce qui fait que je peux voir à la couleur de cette colonne où j’en suis de mon défi  😛 

     

    collector3

    Bon, plusieurs d’entre vous m’ayant fait savoir qu’ils étaient intéressés par ce petit outil, je le mets ici en téléchargement. En espérant qu’il vous motive à tenter d’améliorer votre propre score, car au delà de l’objectif des 21 jours, c’est chacun et chacune qui peut déjà se réjouir à chaque nouvelle avancée de son propre compteur !!!

  • J’arrête de refuser : le défi – 3-

    Voici à présent trois semaines que ce défi est lancé et nous sommes un certain nombre désormais à être « bien dans la course ». J’éprouve en ce qui me concerne le besoin de faire un point sur ce que ces trois semaines d’observation plus attentive de moi-même ont produit et de le partager avec vous, histoire de nourrir la belle dynamique collective déjà à l’oeuvre.

    Et puis, pour les retardataires, sachez que le défi reste ouvert (si vous êtes intéressé(e), avant de vous lancer à votre tour, pensez à prendre connaissance les deux premiers articles, ils sont accessibles en cliquant ICI  pour le 1er et  LA pour le 2ème.

    Dimanche après midi, dans la baie de Sta Malo, avait lieu le départ de la fameuse transatlantique  » La Route du Rhum » . Et en regardant ce spectacle, je n’ai pu m’empêcher de nous comparer à ces marins. Comme eux nous tentons un défi quasi impossible aux yeux du monde. Comme eux, nous sommes « condamnés volontaires » à rencontrer des obstacles nombreux et répétés qui metteront à mal notre détermination. Comme eux aussi nous connaissons ou allons connaître des clin d’oeil du destin, des prises de conscience inédites, et même, parfois, des fulgurances de grâce.

    Désolé pour la pub. Une fois qu’elle est passée, mettez vous en plein écran et montez le son (bruit du vent) !

    Extrait de mon journal de bord  personnel :

    1ère semaine : la mise en route est difficile et les râleries plus nombreuses et plus inattendues que prévu : le sachet de thé ne s’ouvre pas assez vite, l’ordinateur ne garde pas en mémoire le travail que je viens de lui faire faire, je ne supporte pas une remarque anodine d’Anne-Marie, bref, je ne réussi pas à rester sans râler plus de 3 jours d’affilée. Mais j’aime les premiers « embruns du large » qui me viennent à certains moments quand je m’aperçois que j’ai effectivement un petit pouvoir à ma disposition pour éviter les écueils (je neutralise le désagrément né de la réception d’un mail au ton un peu vexant, je stoppe mon envie de « charger l’autre », responsable aux yeux de mon mental de la disparition d’un objet dont j’ai besoin…) Oui, ça fait du bien de cumuler ces premières victoires face à « l’adversaire » qui, de son côté  ne se prive pas non plus de marquer des points !

    2ème semaine : je suis à La Bertais et j’avoue que cela m’aide. Non pas qu’il n’y ait aucune occasion de râler dans un ashram ! Mais la vigilance y est plus facile et je me rends donc mieux compte des velléités de mon mental à vouloir que les choses soient autrement qu’elles ne sont. La semaine avance et me voilà déjà rendu à 4 jours sans râlerie. Fort de cette 1ère victoire, je relâche l’attention et hop, je prends soudain un paquet de mer inattendu en plein visage. je viens de me traiter à haute voix de con, au prétexte d’un geste quotidien maladroit. Et à vrai dire, cela m’ouvre soudain un nouveau domaine d’observation, car je réalise alors que, sans m’en rendre compte, il m’arrive assez souvent en fait  de m’insulte ainsi (mais le plus souvent intérieurement). Pourquoi devrais-je continuer à cautionner cette « mauvaise habitude mentale ». Charité bien ordonnée doit commencer par moi-même : à partir d’aujourd’hui, promis, je travaille à développer une bienveillance nouvelle envers moi-même…

    3ème semaine : toujours à La Bertais, et y bénéficiant de surcroit de la  très belle dynamique collective des résidents. Je « cartonne » et réussi mon premier  « jeune de râlerie » de 5 jours consécutifs. Rebelotte, fort de ce nouveau record perso, je baisse la garde sans m’en rendre compte et me laisse avoir comme un débutant. Par quoi ? par le coup de téléphone d’un adhérant qui veut des infos sur la venue de Thierry Martin. C’est Anne-Marie qui a reçu l’appel et, sans rien voir venir, je m’emporte soudain contre lui, car j’ai passé beaucoup de temps à vérifier le routage de la dernière Lettre de la Bertais et je suis certain qu’il a été destinataire d’un exemplaire ! « Il exagère, tu te rends compte, si maintenant on doit passer du temps à répondre à des gens qui ne se rendent même pas compte qu’on leur à déjà envoyé les infos, où va-t-on etc etc ». Oups, oups oups sur ce coup là, je suis tellement certain d’être dans mon bon droit que je ne vois pas que je râle ! C’est Anne-Marie qui, gentiment me fait remarquer quelques instants plus tard : « Ne penses-tu pas que tu pourrais changer ton bracelet de côté » ? Sa question commence par me vexer, mais pris la main dans le sac, elle me force aussi enfin à me réveiller ! Diantre, sur ce coup là, mon mental  m’a roulé dans la farine. J’en suis d’abord ébahi puis un peu découragé (et dire que j’allais réussir mon 6ème jour et qu’il me faut repartir à zéro…). mais finalement, je décide d’en rire  et je me remets en selle, avec comme nouvel objectif de faire mieux que  ces 5 jours fatidiques !

    Et vous ?

  • J’arrête de refuser : le défi -2-

    Et voici le deuxième article de la série…
    (Si vous n’avez pas lu le premier, s’il vous plait, commencez par le début en cliquant ICI).

    Si vous avez commencé à observer vos propensions les plus fréquentes à râler, vous êtes à présent en possession d’un matériau précieux qui doit vous permettre de prendre quelques décisions pratiques concernant à la fois l’organisation de votre vie matérielle et l’amélioration de votre communication avec autrui.

    Les principales sources de vos refus récurrents étant ainsi quelque peu réduites, il reste à s’attaquer au reliquat qui provient de l’altérité inaliénable du monde et des autres êtres humains. Aussi habile et organisé que nous puissions être, nous n’éviterons pas que, de temps en temps, un objet nous glisse des mains, qu’une machine dysfonctionne ou tombe en panne et, last but not least, que tel ou tel de nos proches s’adresse à nous ou se comporte à rebrousse poil de nos attentes !

    C’est ici qu’il faut être clair sur l’enjeu qui n’est rien de moins que d’échapper à la condition humaine ordinaire et à son cortège indéfini de misère existentielle. Car si nous ne sommes pas profondément convaincus du danger majeur que représente le « poison des émotions négatives », nous n’aurons ni le goût ni le courage de nous lancer durablement dans le défi de les faire réellement diminuer puis disparaître de nos vies. Or, selon Swâmiji et d’Arnaud, sans cette éradication durable des émotions, il ne peut pas y avoir de réelle progression spirituelle. Dit autrement, le meilleur critère pour évaluer notre avancement sur la voie est de regarder ce qui est encore susceptible de nous affecter émotionnellement au point de nous contraindre à « réagir ».

    Certes, râler n’est qu’une façon possible de réagir à nos refus intérieurs, mais c’est aussi probablement la plus fréquente et donc la plus facile à détecter ! En se focalisant sur cette manifestation particulière de notre mental et de  notre ego, nous allons pouvoir accéder très souvent et très facilement à notre « laboratoire intérieur », là où nous sommes sensés travailler chaque jour d’arrache-pied et là où en réalité nous ne faisons le plus souvent que de brèves visites de courtoisie.

    Alors, c’est parti : à partir de cette semaine, lançons-nous pour de bon dans ce défi : « je vais mesurer de façon précise ma capacité à vivre sans râler et tenter de tenir le coup le plus longtemps possible ».
    Combien de temps ?
    Idéalement un minimum de 21 jours.
    Mais avant d’en arriver là, sachons patiemment accumuler les victoires d’étape :

    • d’abord réussir à tenir un jour complet sans râler,
    • puis deux à suivre,
    • puis trois
    • et ainsi de suite…
      Telle la fourmi-upaguru de Swâmiji, sachons ne pas nous décourager et apprendre concrètement quelque chose de chacun de nos échecs. C’est par exemple ce que Christine a su faire tout au long de son propre défi et c’est pour cela que je n’hésite pas à faire à nouveau appel à elle pour illustrer ce deuxième article. Puisque -sans intérêt particulier pour une voie spirituelle- elle a, au terme de plusieurs mois d’entrainement, réussi à vivre 21 jours sans râler, pourquoi pas moi, pourquoi pas vous !

    Et puis, très important : ce conseil de bon sens, pour les quelques (!) journées où, malgré notre détermination nous trébucherons :

    A vos commentaires !

  • J’arrête de refuser : le défi -1-

    Comme annoncé lors de notre dernière Assemblée Générale, nous allons, à quelques-uns, tenter de relever le défi proposé par Christine Lewicki dans son livre best-seller « J’arrête de râler » en en modifiant légèrement la formulation pour le mettre encore plus en harmonie avec le travail propre à notre voie.

    livre_stop_raler

    Le coup d’envoi a été donné ce dimanche dans le cadre du GSMP (dans les sous-groupe des « anciens », uniquement, car à mes yeux ce défi n’a de sens que pour ceux et celles qui sont déjà bien au fait du travail sur les refus quotidiens).

    Pour permettre à ceux et celles d’entre vous qui ne faites pas partie du GSMP mais qui aimeraient se mesurer eux aussi à ce challenge, je vais donc en exposer les principales règles -version La Bertais- tout en vous proposant en conclusion deux petites vidéo de notre « muse », histoire de bénéficier de sa bonne énergie…

    1er principe : une semaine d’observation

    Nous commençons ce challenge par un round d’observation : il s’agit pour chacun de repérer dans sa vie les principales occasions de râlerie de façon ensuite à se demander dans quelle mesure nos sources de contrariétés les plus récurrentes ne sont pas liées à une mauvaise organisation de notre emploi du temps ou à un mauvais positionnement relationnel avec nos proches.

    Avec beaucoup de bon sens, Christine fait remarquer dans son livre qu’il est vain de chercher à s’empêcher de râler sans chercher d’abord à diminuer les raisons « objectives » de nos accès d’humeur, chaque fois que cela est possible.

    Dans les termes de notre voie, cela est donc en lien direct avec le thème de « mettre de l’ordre dans sa vie ». Encore faut-il entendre par là plus que la simple mise en ordre matérielle (non-négligeable cependant car, par exemple,  j’aurai beaucoup moins d’occasion de râler si je prends la peine de ranger mes clés de voiture au lieu de les laisser négligemment trainer ici ou là…). Dans cette optique, il faut aussi tenter de mettre de l’ordre dans notre vie relationnelle. Ce qui se fait en se demandant si nous sommes suffisamment clairs et réalistes dans nos interactions avec chacun de nos proches. Est-ce que nous prenons le soin de leur formuler nos demandes de façon assez explicite et bienveillante ou est-ce que nous considérons -à tort- que c’est à l’autre de « deviner » nos attentes implicites?

    Si nous faisons ce double effort -améliorer l’organisation matérielle de nos existences et la qualité de notre communication verbale avec autrui- nous allons faire sensiblement décroitre le nombre et la fréquence de nos occasions de râler. Et c’est ainsi que le défi d’arrêter de râler qui au départ pouvait sembler impossible, va nous apparaître peu à peu comme plus envisageable à relever…

    En résumé et pour cette semaine, la consigne est de dresser la liste de vos principales occasions de râler puis de chercher, pour chacune d’entre elles, ce que vous pouvez changer dans votre vie pour diminuer le plus possible les circonstances favorisant pour vous la râlerie.

    Promis, pendant ce temps je prépare un second article sur la façon de s’y prendre avec le reliquat incompressible des situations où, même une fois que notre vie est davantage « en ordre » nous restons malgré tout sujets à la râlerie.

    Aller, je vous laisse en compagnie de Christine qui, dans la 1ère vidéo, vous explique avec son enthousiasme communicatif comment l’aventure a commencé pour elle (au printemps 2010) .

     

    Pour mémoire, Christine a participé cet été à La Bertais à notre stage « Yoga et travail sur soi » où elle a découvert et apprécié les principes de l’Adhyâtma Yoga, alors que nous découvrions en retour sa belle aventure personnelle et les affinités implicites qu’il y a avec notre propre voie!

    Pour mieux vous en rendre compte, je vous invite à regarder aussi sa 2ème vidéo, celle où, entre autres, elle vous parle à sa façon de ce que je vous ai présenté moi comme  notre « leçon de la 1ère semaine »

     

    Bien entendu, vos commentaires sont les bienvenus et orienteront la suite que je donnerai ou non à cette rubrique…

  • Echos de l’AG 2014

    Une belle « cuvée » que celle de cette année, avec la présence d’un nombre inhabituel de « revenants » membres de la première heure (Alain et Laure Mariault, Nicole Hudhomme, Didier Lucas, Thérèse Halais…), beaucoup d’habitués et quelques personnes « toutes nouvelles ».

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    Le très beau témoignage de Geoffroy sur sa relation au long cours avec Arnaud a fait vibrer l’assemblée le dimanche matin et sa présence simple et chaleureuse a contribué à la qualité de l’ambiance. Un grand merci à lui !

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    La présentation des rapports moral et financier par Marie-Laure et Noël a laissé entrevoir une association qui après une passe difficile de deux ans, a bel et bien retrouvé la santé, avec un accroissement du nombre de ses membres, une augmentation de la fréquentation de ses activités et un résultat financier enfin bénéficiaire permettant d’envisager l’avenir avec confiance…

    L’après-midi, Anne-Marie a, entre autres, levé le voile sur nos invités de la saison : ce sera d’abord Thierry Martin, les 13 et 14 décembre prochain ; puis Marie-Pierre Chevrier les 21 et 22 mars 2015. Pour ceux et celles qui ne les connaissent pas encore, nous vous les présenterons avec plus de détails quelque temps avant leur venue…

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    J’ai, quant à moi, conclu la rencontre en partageant deux des « chocs additionnels » reçus dans le courant de l’été et qui me portent encore aujourd’hui.

    Je reviendrai ultérieurement sur le 1er (le défi de ne pas exprimer d’émotions négatives durant 21 jours d’affilée) car il mérite quelques explications que je ne peux donner dans le cadre de ce bref article.

    Le second choc est plus facile à présenter ici puisqu’il provient directement de la Mundaka Upanishad sur laquelle nous avons réfléchi collectivement cet été. Pour ma part, je vois dans les versets suivants l’origine scripturaire de l’enseignement du « Un avec » cher à Swâmiji et cela me porte à apprécier encore plus la valeur de cette Grande Arme que nous avons à notre tour reçu d’Arnaud :

    2-2-2 : Ce qui est resplendissant, plus petit que le petit et plus grand que le grand , ce sur quoi reposent tous les mondes ainsi que tous leurs habitants respectifs, c’est cet Immuable Brahman.
    Il est l’essence de l’énergie vitale, de la parole et de l’esprit. C’est lui la vérité (satyam), c’est lui l’immortalité (amritam), c’est donc lui que tu dois atteindre, ô mon cher.

    2-2- 3: Pour cela utilise la grande arme offerte par les Upanishads et tel un arc, fixes-y une flèche aiguisée par la méditation. Puis bandant cet arc par la concentration de ton esprit sur cet objectif, vise bien ô mon cher, cette cible qu’est l’Immuable.

    2-2-4: le vocable AUM est l’arc. La conscience que tu as de toi-même (âtman) est la flèche. Et Brahman est dit être ta cible. Pour l’atteindre, tu dois être libre de toute velléité à vouloir autre chose que ce qui est. Alors, comme la flèche qui s’enfonce profondément dans la cible, sois un avec le Réel.

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    ————————

    NB : présents ou non à cette 22ème Assemblée Générale, n’hésitez pas à vous manifester en laissant un petit commentaire à la suite de cet article….

     

     

  • En hommage à notre prochain invité…

    Pour la seconde fois, Geoffroy d’Astier va nous honorer de sa présence à La Bertais dimanche prochain à l’occasion de notre Assemblée Générale…

    Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, sachez qu’avec Annick son épouse (décédée en 2006), Geoffroy était venu nous rendre une première visite en mars 2005 comme en témoigne cette photo (prise par Anne-Marie dans le « studio »)…

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    J’ai parcouru les anciens numéros de la Lettre d’Hauteville pour tenter d’y retrouver des écrits de Geoffroy, mais je me suis aperçu que ceux-ci étaient peu nombreux…

    J’en ai tout de même retrouvé deux que je livre à votre curiosité sous la forme d’image scannée (vous pouvez cliquer dessus pour un affichage pleine page permettant une lecture plus facile).

    – Le premier texte date du tout début d’Hauteville (Mars 1996). Geoffroy y parle à la fois de sa fonction auprès d’Arnaud mais aussi et surtout de l’état d’esprit dans lequel il s’est toujours situé pour la remplir…

    Geoffroy

     

    – Et à présent un texte datant de juin 2002 qui relate quelques aspects du séjour que Geoffroy a fait en Inde aux côtés d’Arnaud chez Chandra Swâmi en mars de la même année. Il fait suite à un long compte rendu plus détaillé de Murielle Massin (la fille d’Arnaud), à lire ou à relire dans le numéro 29 de la Lettre d’Hauteville (disponible à La Bertais)…

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  • WE méditation des 13 et 14 septembre

    Un petit rappel pour les oublieux : notre week-end annuel de méditation aura lieu cette année un peu plus tôt que d’habitude puisqu’il prendra place les samedi 13 et dimanche 14 septembre prochain, soit dans une dizaine de jours !

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    C’est pourquoi nous vous avions adressé le programme et les explications détaillées vous permettant de vous inscrire dès le 10 juillet dernier. Or il semble qu’un certain nombre d’entre vous n’avez pas reçu ce Flash-Info de juillet. Si tel est votre cas, vous pouvez le télécharger en cliquant sur le lien suivant et y lire les deux pages consacrées à la présentation du week-end.

    De même, pour y participer, le plus simple est de vous inscrire en ligne en cliquant sur le second lien ci dessous : attention, il ne reste actuellement qu’une douzaine de places et le système de réservation se verrouillera de lui-même une fois ce quota atteint!

    Je télécharge le Flash-Infos de Juillet 2014

     

    Je m’inscris au week-end « Méditation » des 13-14 septembre
  • Identification / désidentification


    En introduction à cet article « de reprise », permettez-moi d’abord de remercier Mireille et Georges pour avoir assuré l’intérim du blog tout cet été ainsi que les auteurs d’articles qui ont su si magnifiquement l’alimenter, soit par ordre d’apparition à l’écran : Gireg, Alain, Noël, Joël, Edmonde, Christophe, Frédéric, et last but not least notre nouvelle adhérante Marie! Cela me fait chaud au coeur de vous voir si nombreux désormais à contribuer à faire vivre cet espace d’échange et de partage…

    En ce qui me concerne, le temps le plus fort de l’été aura été, sans surprise, notre nouveau stage « Upanishads-approfondissement ». Au programme, nous avons étudié entre autres de larges extraits de la Mundaka Upanishad dont voici une citation bien connue, suivie du commentaire de Shankara, particulièrement saisissant :

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    Deux oiseaux, compagnons inséparables et portant des noms semblables, sont perchés sur le même arbre.
    Des deux, l’un (la conscience individuelle) mange les fruits savoureux de l’arbre, l’autre (la conscience Témoin) sans manger, regarde.
    Sur cet arbre (le corps), la conscience individuelle (purusha), plongée dans son impuissance, s’afflige de ses tourments.
    Mais quand elle prend conscience de l’autre niveau d’elle-même, le Seigneur, l’Adoré, dans sa magnificence, alors elle est délivrée de toute peine.

    (Mundaka III,1,1-2).

    Extrait du commentaire de Shankara sur le verset 3.1.2 :

    « la conscience individuelle est plongée » signifie qu’elle est en état d’identification complète avec le corps et dès lors qu’elle est tourmentée par des idées telles que « je suis le fils et le petit-fils de tel et tel ; je suis maigre, je suis robuste ; je possède telle et telle qualités, j’ai tel et tel défaut ; je suis heureux, je suis malheureux ». Et elle pense qu’à part elle (l’individualité) rien d’autre n’existe. Aussi (pour exorciser son sentiment de solitude) elle s’attache à sa famille et à ses amis puis quand la mort de l’un d’entre eux survient ou qu’elle même s’apprête à quitter ce monde, elle souffre d’en être séparée.
    Son impuissance se traduit en mouvements d’humeur et d’abattement tels que « je ne suis bon à rien » ; « mon fils est perdu » ; « ma femme est morte » ; « à quoi sert ma vie » ?.
    Impuissante à résoudre de telles préoccupations, elle est vouée à être malheureuse et à s’affliger indéfiniment, à cause de son ignorance de l’autre niveau de conscience !
    Mais quand, après d’innombrables vies, grâce à l’enseignement d’un maître compatissant et à la pratique de la Voie, la conscience qui se croyait individuelle réalise qu’elle est le Soi de tous les êtres, identique en chacun, et qu’elle n’est donc pas cette personne illusoire qui n’est qu’un sous-produit de l’ignorance, quand elle réalise sa propre magnificence, alors elle se retrouve délivrée de toute peine, car sauvée de l’océan de la souffrance…

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  • Dernière minute : Bernard Besret à Rennes ce soir

    Pour ceux qui ne savent pas quoi faire ce vendredi soir (malheureusement, j’ai déjà un autre engagement  😥  ) je vous signale le passage à Rennes de Bernard Besret, ancien moine cistercien Breton (prieur de l’abbaye de Boquen), qui aura entre autre été le premier « maître spirituel » de plusieurs d’entre nous (cf. vidéothèque de  La Bertais).

    Il vient à Rennes pour animer un échange qui aura lieu autour de la projection du film « A hauteur des nuages » qui vient d’être fait sur sa vie, pour le moins « hors norme » (voir le résumé ci-dessous, où on apprend entre autres que c’est à cet homme que Rennes doit « l’Espace des Sciences » des Champs Libres…)

    bernard

  • Tous à La Bertais dimanche prochain 29 juin !

    Ne ratez pas cette opportunité : dans toute l’histoire de l’humanité, que dis-je, de l’univers entier, le chantier  organisé le dimanche 29 juin de 10h15 à 18h à La Bertais n’aura lieu qu’une seule fois !!!

    Oui, vous avez bien lu, cet événement unique ne se reproduira PLUS JAMAIS.

    Alors, si vous n’y êtes pas présent(e), tant pis pour vous !

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      Trêve de plaisanterie, voici les infos pratiques pour participer à cette journée « spécial préparatifs venue d’Eric et Sophie Edelmann »

    • Rendez-vous sur place à partir de 10h
    • Méditation collective d’ouverture avec les membres du GSMP à 10h15 (précise)
    • Chantier collectif (bricolage, peinture, jardinage…) avec la 1er moitié des membres du GSMP de 10h45 à 13h
    • Repas convivial à 13h (participation 5€)
    • Relaxation (yoga-nidra) à 14h
    • Chantier collectif (suite), avec la 2ème moitié des membres du GSMP à 14h30
    • Thé convivial à 17h
    • Méditation collective de conclusion avec les membres du GSMP à 17h45
    • Fin des activités à 18h

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    Pour vous inscrire, c’est FACILE, il suffit de le dire en ajoutant un commentaire à cet article (et même si, comme Gaston, vous ne pouvez venir qu’une demie-journée, vous êtes bienvenu(e) ).

    Evidemment, si vous participez au GSMP cette année, inutile de vous inscrire : vous êtes déjà compté(e)!

    1) Viviane Giroud-Ledeuil
    2) Elisabeth Barrais
    3) Yann Kermarrec
    4) Olivier Glaziou
    5)  Yvon Lostec
    6)  Thérèse Halais
    7)  Christine Menez
    8-  Murielle Suriray
    9)  Colette Langlois

    Et si vous êtes demandeur d’un co-voiturage, vous pouvez aussi laisser un commentaire ou joindre directement une personne de votre connaissance figurant dans la liste ci-dessus (actualisée tous les soirs en fonction des commentaires ajoutés).

    A très bientôt !!!