Que ce soit à Hauteville ou à la Bertais, le dessin de Marol (ci-dessous) résume assez bien mon ressenti personnel quand je participe à une assemblée générale. Est-ce utile de préciser que parfois la couleur de mon sourire tire sur le jaune ?
C’est pour éviter à Hauteville ce genre de déconvenue que de grandes décisions nous ont été annoncées ce week-end. Rapide retour en arrière pour mieux en apprécier la portée :
Quand dans un souci de continuité d’Hauteville, Arnaud a cherché à qui il pourrait confier sa charge, c’est tout d’abord Daniel Morin qu’il a pressenti comme la personne qualifiée pour être son successeur… Mais à partir du moment où Daniel a décliné cet héritage (cela, avant même son départ d’Hauteville), Arnaud a dû réfléchir à une autre solution. Celle-ci lui est apparu lors d’un séjour à Mangalam, et il a ainsi été conduit à désigner Eric dans le rôle de « n°2 », en le présentant à l’assemblée générale suivante comme « le gardien de la lignée ». En même temps, comme il n’était pas question qu’Eric et Sophie abandonnent leur oeuvre québéquoise, il a fallut trouver une solution pour que l’ashram d’Hauteville puisse être dirigé sur place dans la perspective de « l’après-Arnaud ». Faute de mieux, Arnaud a donc mis sur pied une « direction collégiale » composée de 4 personnes : Emmanuel, Thierry, Véronique et Jean-Pierre (Bouyou). Ce sont effectivement ces quatre personnes qui géraient déjà Hauteville dans les derniers mois de l’existence terrestre d’Arnaud et qui ont donc assuré sans difficulté majeure la délicate période de transition qui a suivi son « départ »…
Cependant, cette solution ne pouvait pas perdurer très longtemps, et le départ d’Hauteville de Jean-Pierre Bouyou l’an passé a été le premier signe de la fin de cette période de transition. En cours de cette année, Eric, Emmanuel, Véronique et Thierry ont donc envisagé ensemble une nouvelle solution et, du fait même de l’accélération de son évolution intérieure depuis le décès d’Arnaud, il leur est devenu évident qu’Emmanuel était désormais à même d’assumer seul la direction générale d’Hauteville. En nous annonçant cette nouvelle, Véronique n’a pas hésité à prendre une comparaison à consonance historique en rappelant le système de régence qui prévalait sous l’Ancien Régime tant que que l’héritier de la couronne n’était pas apte à assumer à part entière la fonction de roi. Poussant jusqu’au bout cette comparaison (dont je lui laisse la responsabilité) elle a présenté cette AG comme l’équivalent, dans l’ordre spirituel, du sacre d’un roi qui vient mettre un terme à la période de régence…
Et voilà le premier scoop de cette Assemblée Générale : l’intronisation officielle d’Emmanuel à la tête d’Hauteville, qui a, à présent, un référent principal clairement connu et reconnu de tous !
Second scoop : dans la foulée, Véronique a annoncé qu’elle se retirait « pour de bon » d’Hauteville et que, jusqu’à nouvel ordre, elle n’y assumerait donc plus aucune fonction de direction (ce qui ne lui interdira pas, à l’occasion, d’y proposer peut-être quelques animations ponctuelles…).
Quant à Eric, il nous a invité à bien faire la distinction entre son rôle de « gardien de la lignée » (qu’il continuera à assumer pour les questions relevant de la continuation globale de l’oeuvre d’Arnaud) et celui d’Emmanuel, qui, en ce qui concerne Hauteville, en sera désormais le seul et unique responsable à part entière.
Avec l’humour qu’on lui connait, les premières paroles d’Emmanuel lors de son intervention de dimanche après-midi ont été :
« Bon, si je peux résumer la situation :
– Pour Véronique c’est « Enfin la récré ! »
– Et pour moi « Fini la récré ! »
En attendant que vous puissiez lire le compte rendu intégral des interventions d’Eric, de Véronique, de Thierry et d’Emmanuel (à paraître dans le prochain numéro de la Lettre d’Hauteville), je ne résiste pas au plaisir de faire à nouveau appel à l’humour de feu Jean-Claude Marol pour synthétiser le contenu de cette AG « historique » :
Un dernier pour la route ?
(Je sais, celui-là est hors contexte, mais ça fait tellement du bien de rire de soi-même !)
























