Carte du ciel
Cet article fait suite aux trois autres que vous pourrez relire en cliquant sur les liens suivants : article n°1, n°2, n°3.
Il est consacré à vous familiariser avec la notion de « carte du ciel« , outil obligé de tous les astrologues.

Comme les fois précédentes, nous allons partir de l’observation directe du ciel étoilé.
Mais avant cela, une dernière question d’astronomie reste à éclaircir : celle du nombre et du nom des planètes à priori visibles dans le ciel.
Facile ! notre civilisation ayant, comme les précédentes, fondée son calendrier sur des considérations astronomiques, elle s’est servi des sept planètes visibles pour dénommer les jours de la semaine, comme en témoigne l’étymologie latine. Vous connaissez donc tous et toutes le nom des sept planètes principales (celles qui sont visibles à l’oeil nu) qui, en plus de la Terre, composent le système solaire :
- Lundi => le jour (dies) de la Lune (luna) (ou « moonday » en anglais)
- Mardi => le jour de Mars
- Mercredi => le jour de Mercure
- Jeudi => le jour de Jupiter
- Vendredi => le jour de Vénus
- Samedi => le jour de Saturne
- Dimanche => le jour du Soleil (cf l’anglais « sunday »)
Une carte du ciel a donc pour objet premier d’indiquer la position de ces sept planètes traditionnelles sur l’écliptique à un moment et un lieu donné.
Une double difficulté se présente cependant quand on tente une observation directe.
- De jour, la luminosité du Soleil occulte la présence des autres planètes qui ne peuvent donc s’observer que la nuit (à l’exception de la Lune qui reste visible certains jours).
- D’autre part, Mercure gravitant dans la proximité immédiate du Soleil, elle ne se laisse voir que très rarement à l’oeil nu (les quelques périodes où elle s’éloigne assez du soleil pour être visible peu de temps avant le lever ou peu de temps après le coucher du Soleil).
Au final, vous ne pourrez donc voir facilement que 5 planètes dans le ciel nocturne : Lune, Mars, Jupiter, Vénus et Saturne.
Et encore, il arrive très peu souvent que ces 5 planètes soient simultanément présentes dans la partie visible du ciel. Et sauf à rester toute la nuit en observation, vous ne pourrez en voir le plus souvent qu’une ou deux à la fois (selon la saison et l’heure de votre observation).
Ceci dit, actuellement la période est favorable, puisqu’en début de nuit on peut voir simultanément Vénus, Mars et Saturne, (plus la Lune, à certaines périodes du mois).
Par exemple, voici le spectacle céleste qui était visible à partir de la Bertais le 22 mai 2010 à 23h40.
En faisant face au Sud, de gauche à droite (donc de l’Est vers l’Ouest), on pouvait voir (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :
- La constellation du Scorpion se lever à l’Est ( avec Antarès, son étoile la plus brillante, facilement repérable).
- La Lune et Saturne en culmination dans le ciel, (situés au début de la constellation de la Vierge dont on voyait nettement Spica , son étoile la plus brillante)
- Mars, un peu plus à droite (à l’Est) entre la constellation du Lion et celle du Cancer
- Vénus tout à fait à droite (au couchant) au début de la Constellation des Gémeaux

Sur la base de cette observation, on peut donc très simplement dresser la carte du ciel pour ce lieu et cet instant donné, en reportant sur un cercle la position des planètes telles qu’on les voit dans le ciel nocturne.
Le soleil, Mercure et Jupiter étaient les seules planètes non directement visibles à cette heure de la nuit. On peut néanmoins déduire assez facilement leur position respective si on a pris soin de les repérer à une période antérieure du cycle des 24h et qu’on connaît leur vitesse respective de déplacement.
Au final, on aura donc la carte du ciel présentée ci-dessous où chaque planète est repérée par rapport aux douze signes du zodiaque qui tapissent leur couloir de circulation ou écliptique.

Une personne née à La Bertais le le 22 mai 2010 à 23h40, aurait cette carte du ciel, avec :
- L’ ascendant à 29° du Scorpion
- La Lune et Saturne respectivement à 3° et à 4° de la Vierge (ces deux planètes seront donc considérées comme « conjointes » par l’astrologue)
- Mars à 28° du Cancer
- Vénus à 9° des Gémeaux
En complétant ce demi-cercle par sa partie non visible (cf schéma suivant), on peut voir en outre :
- Le soleil à 8° du Taureau
- Mercure à 13° du Bélier
- Jupiter à 4° des Poissons

Pour comprendre l’importance astrologique de cette carte, il suffit de prendre conscience de son caractère éminemment particularisé et unique.
A l’image des empruntes digitales qui sont propre à chacun, le ciel ne forme en effet jamais deux fois de suite exactement la même configuration, et pour un instant donné, sa configuration est toujours différente selon l’endroit d’où on le regarde.
On peut, bien entendu, dresser des cartes du ciel pour tout un tas d’événements personnels (mariage, accident, maladie) ou d’événements collectifs (première pierre d’une construction, ouverture d’une compétition sportive, déclaration de guerre ou de paix etc). Mais, du point de vue personnel, c’est évidemment la carte du ciel du moment de naissance qui est la plus significative. Pour chacun d’entre nous, elle est unique et forme ainsi une sorte de signature astrale personnelle analogue aux empruntes digitales!
« Montre-moi ta carte du ciel et je te dirai qui tu es » pourrait ainsi être la devise de l’astrologie !
Mais décrypter cette « signature astrale » est tout un art, et il n’entre pas dans le projet de cette série d’articles que de vous y introduire plus avant.
Pour cela, rendez-vous par exemple au stage de cet été qui aura lieu à La Bertais du 16 au 21 août prochain! (brochure de présentation téléchargeable en cliquant ICI)
