Horreur !
Comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, je viens d’apprendre que je procrastine trop souvent encore, sans en avoir pleine conscience !

Et pourtant, si on en croit la formule de Swâmiji, « what you have to do, do it now! », la non-procrastination est un des principes clé de l’Enseignement.
A défaut d’être à ce jour totalement guéri, me voilà désormais averti , grâce à un mail qui m’a été adressé il y a peu par une spécialiste de la gestion du temps.
Le lien avec le thème de « mettre de l’ordre dans sa vie », m’a tout de suite paru évident ; aussi j’ai eu envie de partager le contenu de ce mail avec vous (mais c’est moi qui ait rajouté les illustrations de Geluk !)

PROCRASTINER
La définition la plus simple est « ajourner perpétuellement ». Le verbe se conjugue : je procrastine, tu procrastines… ils procrastinent. Et oui, tout le monde procrastine. C’est aussi naturel que respirer, manger ou dormir… Chercher des raisons est absurde. La procrastination semble avoir sa propre raison d’exister, elle est en nous.
Procrastiner est-il un besoin vital ? C’est possible. Et même si certains experts de la gestion du temps la renient et en font «l’ennemi public numéro 1», la réalité les contredit : on procrastine comme on respire !
On ne se débarrasse pas de la procrastination. On la gère et on la maîtrise par une attitude positive, aussi judicieuse que faire du sport, manger équilibré, optimiser son sommeil ou contrôler sa respiration. Si vous en comprenez l’intérêt, cette maîtrise fera partie de votre quête du bonheur. Quel plaisir lorsqu’on y arrive ! Quels bénéfices, quelles perspectives de longévité…
L’identification et la maîtrise de la procrastination est certes un outil de gestion du temps très efficace, mais c’est également un antistress reconnu. De plus, l’anti-procrastination vous donnera un sentiment de vainqueur : c’est très agréable et valorisant de conserver une longueur d’avance.
Ca vaut le coup !
Alors essayez ! Puisque la procrastination a une dimension psychologique, attaquez-la par la psychologie : commencez par l’accepter, en apprivoisant le terme. Lorsque vous procrastinez, dites-le : « là, je procrastine ! ».
Une fois le fait admis, passez à l’action ! Vous avez compris qu’ajourner perpétuellement cette tâche n’a aucun sens. Vous êtes simplement victime d’une pathologie ordinaire… Les choses deviennent plus claires et l’action plus évidente. Ne cherchez pas le meilleur moment pour exécuter cette tâche, les tâches procrastinables n’ont pas de meilleur moment.
Ou plutôt si… je vais vous livrer un petit secret : il y a un moment idéal pour s’en occuper. Ce moment est l’ennemi de la procrastination, il inhibe son énergie et la ridiculise. Sa puissance est décuplée par sa prononciation qui est plus jolie, plus ronde, plus poétique : MAINTENANT.

Je vous souhaite une très bonne journée.
Anaëlle CYRIL ( WWW.TIME-COACH.FR )