Auteur/autrice : Yann Le Boucher

  • Bienvenue à Christophe Massin

    Pour préparer les coeurs et les esprits à la rencontre des 11 et 12 février prochains, voici quelques informations permettant de mieux situer notre invité (concernant Murielle, je n’ai pas trouvé d’infos publiques mais je ne désespère pas de pouvoir vous la présenter tout de même dans un autre article!)

    • Tout d’abord, cette notice biographique, trouvée sur le site de l’Union Bouddhiste de France (organisme qui gère l’émission religieuse du dimanche matin concernant la sagesse bouddhiste sur France2, anciennement présentée par Catherine Barry)

    Christophe Massin est né en 1953. Assez tôt, il a senti se manifester le virus du voyage et n’a eu de cesse que de le concrétiser. A l’occasion d’un séjour en Inde en 1974, il découvre, par les livres d’Arnaud Desjardins, le monde de la sagesse orientale et vit une rencontre déterminante avec Kangyur Rimpoché, peu avant sa mort. Dès son retour en France, il prend contact avec Arnaud Desjardins, pressentant cette possibilité, unique à l’époque, d’une démarche qui allie compréhension psychologique et dimension spirituelle. Tout en poursuivant ses études de médecine et de chinois, il effectue plusieurs séjours au Bost où il découvre les lyings. Il retourne plusieurs années de suite en Inde pour rencontrer Mâ Anandamayi et des maîtres tibétains, jusqu’à la disparition de Mâ en 1982.A la fin de ses études de médecine, il entreprend la spécialisation de psychiatrie et passe l’internat des hôpitaux psychiatriques. Il conclut ses études par un mémoire sur Les aspects psychologiques du Vedanta hindou et de l’enseignement de Swâmi Prajnânpad à l’hôpital Sainte Anne. Fin 1983, il s’installe comme psychiatre libéral et commence à faire faire des lyings, en accord avec Arnaud Desjardins. Dans un second temps, il développe, parallèlement à son cabinet médical, une activité de formation en entreprise, dans le domaine du développement personnel et des relations humaines. Cette ouverture sur le monde du travail s’avère pour lui d’une grande richesse de rencontres, dans les milieux socio professionnels les plus variés.Simultanément, dans sa pratique thérapeutique, il mesure progressivement l’importance décisive de la prime enfance et, en particulier, de la période qui touche la naissance, pour la construction et le devenir d’un être humain. Cet intérêt se transforme en recherche et aboutit à la publication du Bébé et l’amour (Aubier) en 1997. Les répercussions de ce livre ont ensuite amené Christophe Massin à pousser plus loin ces recherches dans le domaine de la périnatalité, en s’associant à des praticiens qui s’occupent directement de la naissance.

    Kangyur Rinpoché (entre autre, le premier maître de Mathieu Ricard)

    • Voici ensuite un extrait d’un entretien avec le journal RÉEL (n°83, juillet-août 2005) où Christophe nous parle  de « l’accueil de l’émotion  » et de « la fin du refus » , deux thèmes majeurs de l’Enseignement cher à nos coeur !

    « Il faut restaurer une perméabilité et un contact plus fluide avec nos émotions. Habituellement nous ressentons nos émotions lorsqu’elles nous dérangent. Le reste du temps, nous les tenons réprimées. La première étape consiste à nous ouvrir à l’émotion.

    Puis il devient clair que l’émotion est un phénomène provenant de l’intérieur. Habituellement, nous sommes convaincus que l’extérieur déclenche l’émotion, alors qu’il la révèle seulement. Nous pouvons donc faire l’expérience que toutes les émotions demeurent présentes, en latence, même quand nous ne sommes pas en situation. En apprenant à accueillir l’émotion, je peux plus facilement lui dire « stop ».

    Le refus est inhérent à l’émotion… car elle naît justement de ce décalage entre ce que j’attendrais et ce qui est. Dans mon esprit, la situation pourrait être autrement et je ne l’accepte pas directement telle qu’elle est. Je suis d’autant plus excité et joyeux d’être reçu à un examen, que je doutais du succès. Je compare subconsciemment avec la situation inverse où j’aurais pu échouer. Ce n’est pas une unité totale et immédiate avec la réalité.

    Dans une émotion joyeuse comme dans une émotion de tristesse ou de peur, on retrouve toujours un élément qui implique que la situation pourrait être différente. On ne vit pas une acceptation inconditionnelle du « c’est ainsi », où l’émotion se transformerait en un sentiment de paix.

    Un aspect central de mon travail de thérapeute est de détecter les refus au quotidien. [Cela] consiste à aider une personne qui ressent une tension à contacter la pleine mesure de son émotion, à découvrir le point le plus sensible, jusqu’à cette qualité d’acceptation inconditionnelle qui ramène l’unité et la paix intérieures. Le but […] n’est pas de faire disparaître l’émotion mais le refus qui la sous-tend. L’acceptation permet de retrouver une circulation fluide, une véritable spontanéité, que l’émotion reste présente ou disparaisse.

    [Ce n’est pas] une technique particulière mais plutôt un état d’esprit. C’est une intention de ne pas se protéger vis-à-vis de ce que nous portons en nous de plus dérangeant – certaines pulsions, certaines souffrances, ce que nous avons le plus de mal à accepter en nous. [Ce sera] le moment privilégié pour nous ouvrir à ces aspects conflictuels et douloureux, en les exprimant – à la différence de la méditation où l’on reste silencieux et statique. L’expression sans retenue de ce que l’on ressent facilite le fait d’aller au cœur de l’émotion. Au plus aigu de la souffrance, si nous cessons de résister et si nous nous ouvrons, nous découvrons soudain la paix, le silence, l’immobilité. Arnaud Desjardins cite souvent cette parole: « Pour sortir de l’enfer, il faut sauter là où les flammes sont les plus hautes », comme dans l’Enfer de Dante où la sortie se trouve au centre de l’enfer et non à sa périphérie. À partir du moment où nous avons affronté ce qui nous fait le plus mal, la peur de le ressentir disparaît. L’aspect dérangeant ne pose plus problème et s’intègre, qu’il persiste ou non. Tant que l’on sent une menace, c’est qu’il reste une dualité avec l’émotion : « D’un second naît la peur » disent les Upanishad. A partir du moment où l’on se plonge tout entier, corps et âme, dans l’expérience douloureuse avec l’impression que l’on peut mourir, suffoquer et être complètement anéanti, on s’aperçoit que l’on n’est pas détruit et qu’il existe un niveau de conscience absolument intact, inaffecté par la souffrance. Cette attitude commence à imprégner le quotidien et ouvre à la plénitude de la vie, car nous avons contacté ce niveau indestructible. Au lieu de fuir et d’éviter, nous nous laissons traverser par les vagues et les remous, sans être submergés ni noyés… »

    Dr Christophe Massin


    On trouve aussi plusieurs extraits vidéo sur le web, dont celui ci :



    Enfin, voici la liste des ouvrages dont Christophe est l’auteur (ils sont presque tous épuisés en librairie, mais Christophe et Murielle apporteront les quelques exemplaires qui leur restent dans leur placard personnel et il y aura donc moyen de se procurer et de faire dédicacer ces livres à La Bertais !) :

    • La médecine tibétaine (1990)
    • Le bébé et l’amour (1997)
    • Vous qui donnez la Vie  : un autre regard sur la grossesse (2001)
    • Svâmi Prajnanpad et les lyings » (en collaboration avec Eric Edelmann et Olivier Humbert -2000)
    • Réussir sans se détruire (en collaboration avec sa soeur Isabelle Sauvegrain, elle-même médecin du travail-2005)
    Bref, c’est vraiment une « chouette rencontre » qui s’annonce et je souhaite donc que vous puissiez être nombreux à en profiter  😉
  • La 10ème fête du Yoga

    Le samedi après-midi 4 Février aura lieu la 10ème édition de la Fête du Yoga. Organisée par YogaRennes, une association que j’ai contribué à fonder dans les années 2000 et qui regroupe aujourd’hui plus de vingt professeurs de yoga de Rennes et sa région, c’est le rendez-vous annuel incontournable de tous les « passionnés ». Il y en a en effet pour tous les goûts, avec, en l’espace de  quelques heures, pas moins de 10 ateliers et de 3 conférences dont vous lirez ci dessous une brève présentation…

    Pour les habitués, veuillez noter les deux nouveautés de cette édition :

    • Cette année, il n’y aura pas de billetterie sur place le samedi après-midi : si vous voulez être de la fête, il vous faut donc IMPERATIVEMENT vous pré-inscrire avant le 31 JANVIER à l’aide afin de pouvoir participer aux activités (conférences et ateliers).
    • Cette année, il n’y aura que deux créneaux horaires pour les ateliers, le troisième créneau étant réservé à une conférence plénière qui nous permettra d’honnorer comme il se doit notre invité d’honneur, Swâmi Veetamohananda.


    LES ATELIERS :

    • Au choix sur le premier créneau : Yoga par deux avec Christine Lainé ; Kurma Yoga avec Mathieu ; Respirez du nez au périnée avec Gwenaëlle Jourdain, Yoga postural avec Pradeep Kumar ; le corps d’énergie avec Florence Grenier
    • Au choix sur le second créneau : Méditation avec Emile Lozevis ; Pranayama avec Pradeep Kumar; Autour d’un ballon avec Gwenaëlle Jourdain, Yoga Dynamique avec Anne-Marie Le Boucher ; Yoga et Ayurvéda avec Michèle Lefèvre 

    LES CONFERENCES :

     

    • Yoga et Ayurvéda (la médecine traditionnelle Indienne), par Michèle Lefèvre (=> voir son site web)
    • Les chemins de la Sagesse (hommage à Arnaud Desjardins), par Yann Le Boucher (j’ai l’intention d’en profiter pour faire une sorte d’inventaire de ce qu’Arnaud m’a permis de découvrir ou de comprendre en matière de « sagesse » )
    • Le courage d’exister, conférence plénière par  Swâmi Veetamohananda, moine de l’ordre de Sri Ramakrishna et représentant pour l’Europe de la Ramakrishna-Mission (=> voir  site web)

    Le détail du programme (avec la présentation de chaque atelier) et le coupon de réservation peuvent se télécharger très facilement en cliquant ICI.

    (aussi disponible sur le site de YogaRennes) :

    Et pour clôturer la fête, ne manquez pas le concert final  de « Chants spirituels » avec Naren et Sarada à partir de 21h (billetterie séparée si vous ne venez qu’au concert).

    Voici un aperçu musical de leur talent :



    A très bientôt de vous retrouver nombreux pour célébrer ensemble le Yoga  !

  • Etrennes

    Voici deux petits cadeaux que j’ai reçu à l’occasion des fêtes et que j’ai grand plaisir à partager avec vous.

    Le premier pourrait passer pour un conte de Noël, si ce n’était une histoire vraie. A regarder avec vos proches pour partager ce qu’Arnaud appelait « une grande émotion » (c’est-à-dire un ressenti préfigurant le sentiment).

    Désolé, il vous faudra suivre le lien, car je n’ai pas réussi à trouver une version « intégrable » de cette vidéo  (à voir en cliquant sur la photo et sans oublier de passer en mode « plein écran » ) !

     

    Et puis le second cadeau est musical et « de saison ». Celui-ci est visionnable ci dessous en direct !

    Une minute et cinquante secondes à tout le moins étonnantes… et plus si affinité !

     

    BONNE ANNEE à CHACUN ET CHACUNE !

  • Street Yoga

    Vous aviez aimé le film de Jean-Marc (Chauvet) sur la dernière Kumba Mela dont nous avions parlé ici l’an passé ?  Outre le fait que vous pouvez relire cet article (et visionner le film), sachez que Jean-Marc a rapporté d’autres séquences qu’il n’a pas pu intégrer au montage et qu’il vient d’en mettre une à disposition publique sur le web, qu’il a appelée « Street Yoga ».

    Il s’agit d’un sadhu rencontré à Haridwar et qui se livre à quelques pratiques ascétiques au bord d’une des routes principales des faubourgs de la ville sainte. Dans la grande tradition des « tapas » (pratiques destinées à surmonter les contraires que sont entre autres le froid et le chaud), il a choisi de s’exposer au soleil à l’heure la plus chaude  de la journée et d’allumer autour de lui une série de feux rituels destinés à augmenter encore la température à laquelle il va se soumettre…

    Quant aux postures qu’il exécute dans ce cadre, elles ne sont pas si éloignées que cela de certains enchainements de l’ashtanga yoga  et ce mini-reportage a donc le mérite de nous présenter une perspective décalée  par rapport à notre façon quelque peu aseptisée d ‘envisager le yoga.

    Merci Jean-Marc !

    PS : pensez à mettre la vidéo en mode « plein écran », ça en vaut la peine 😉 -durée de la séquence : 9 minutes!

  • Des blogs amis en cascade…

    Je ne sais pas si c’est une question de saison, mais tels les champignons de l’automne, j’ai reçu récemment une « moisson » de nouveaux liens à intégrer dans notre blog.

    Avec la rentrée et malgré mon désir, je n’ai pas eu le temps de m’y mettre avant aujourd’hui. Mais ça valait la peine d’attendre car du coup, ça fait un beau bouquet !

    • Tout d’abord, l’une d’entre vous (Edmonde si je me souviens bien) m’a signalé qu’assez étrangement, le blog de mon frère et ami spirituel Alain Bayod (le fameux « Ipapy ») n’était pas présent dans notre rubrique « Blogs Amis« . J’en ai été tout confus et je me suis vite dépêché de réparer cet affront… Ceci d’autant plus qu’il arrive qu’Alain et Corinne me publient sur leur blog quand ils trouvent qu’un de nos échanges privés peut faire la matière d’un de leurs « posts ». Par exemple, au moment du décès d’Arnaud, Alain m’a demandé si j’avais idée d’un texte sacré qui pouvait être évoqué pour rendre hommage à Arnaud. Je lui ai proposé une citation d’une Upanishad qui m’a toujours particulièrement touché par son réalisme en ce qui concerne la « difficulté » de la relation maître / disciple. Et en effet, quelques temps plus tard, j’ai eu la surprise de retrouver cette citation sur leur blog. Comme je n’ai pas prévu de la reprendre ici, vous pouvez aller lire ce post sur le IpayBog en cliquant sur le lien (en bas de la colonne de gauche) ou, plus rapidement,  par le raccourci présent ICI.


    • Ensuite, et dans un tout autre domaine,  Catherine et Noël m’ont proposé depuis déjà un moment d’intégrer le blog que Noël a mis en ligne autour de la publication du livre de Denise Desjardins « Denise peintre« . Et comme nous sommes proches de la période des cadeaux, c’est une bonne idée d’avoir ce blog à portée de souris pour pouvoir commander quelques exemplaires supplémentaires du livre à offrir autour de vous. Sans compter que, pour les aficionados, la « patte » de Noël est bien présente sur ce blog qui vaut donc la peine d’être regardé pour lui-même… Le lien figure donc désormais lui aussi dans notre rubrique dédiée, mais vous pouvez aussi y avoir un accès direct en cliquant ICI.


    • Et puis, j’ai promis depuis un bon moment à notre amie Dominique Gacem de signaler aussi le lancement de son propre blog qui présente sa nouvelle activité de sophrologue sur Dinard. Il s’agit d’un site au contenu pour l’instant « minimaliste », mais si vous allez y faire un tour, ne manquez pas de cliquer plusieurs fois d’affilée sur la photo du bandeau d’accueil. Cela vous fera apparaître à chaque fois une nouvelle image, et vous profiterez ainsi d’une succession de photos particulièrement belles, inspirant à la contemplation et reflets d’un des nombreux talents cachés de Dominique. Voilà ce blog ajouté à la liste et aussi, pour les plus paresseux,  un accès direct en cliquant  ICI.


    • Last but not least : grâce aux bons soins de Benoit (et à son travail quelque peu acharné), l’Association Rennaise d’Ashtanga Yoga (où Anne-Marie et moi donnons des cours de Yoga) a un nouveau site vraiment « top ». En fait, Benoit a tiré partie de l’expérience qu’il avait acquise en développant le blog de la Bertais et sur cette base il a beaucoup progressé techniquement et enrichi ses compétences. Ce qui fait que ce site dispose de plusieurs fonctionnalités qui manquent à notre propre blog ! (je suis un peu jaloux pour la Bertais, mais au fait, saurez-vous repérer les innovation de Benoit ?)
      Seul problème, il va me falloir à présent rédiger des articles pour les deux blogs (celui de l’ARAY et celui de la La Bertais) et comme parfois les centres d’intérêt de deux groupes de destinataires se recoupent, je devrais faire des choix! Un exemple récent : la revue Infos-Yoga a publié dans son dernier numéro un interview que Mathieu a réalisé avec moi au sujet de « l’après-Arnaud ». Honte à moi, j’ai choisi de publier cet interview sur le blog de l’ARAY (car la revue Infos-Yoga est proposée aux élèves de tous nos cours…) Bon, si vous n’êtes pas abonné(e) à cette excellente petite revue, et que vous voulez lire l’article, c’est ICI
    Allez, si j’ai oublié  quelqu’un, qu’il se manifeste dans les commentaires ! Sinon, bon surf à tous, mais sans oublier la célèbre devise de Francis Blanche qu’Arnaud aimait à citer :
    « Et pour rentrer chez vous, une seule adresse : 
    la Vôtre ! « 
    ——-
    photo aray jean
  • Citation mystère

     

    Il y a quelques jours, j’ai eu l’occasion de faire découvrir le texte ci-dessous à une amie de longue date dont la culture spirituelle est assez vaste (pensez donc, elle est l’auteur, entre autre, d’une Anthologie de la non-dualité!).

    Elle a beaucoup apprécié le texte et m’en a même demandé copie.

    Mais quand j’ai voulu lui faire deviner qui en était l’auteur, elle a lamentablement calé.

    Et vous, saurez-vous  attribuer ces paroles  de sagesse à son auteur ? (indice : il est né au 20ème siècle et est aujourd’hui décédé…)

     

     


     

     


    Quand j’avais 17 ans, j’ai lu une citation du genre  :
    Si vous vivez chaque jour comme si c’était le dernier, un jour viendra qui vous donnera raison.”

    Cela m’a marqué et, depuis lors, je me suis regardé dans le miroir chaque matin et je me suis dit  : “Si c’était le dernier jour de ma vie, aurais-je envie de faire ce que je suis le point de faire aujourd’hui  ?” Et à chaque fois que la réponse était “Non” pendant plusieurs jours d’affilée, je savais que je devais changer quelque chose.


    L’outil le plus important que j’aie trouvé pour m’aider à prendre de grandes décisions, c’est de me souvenir que je serai bientôt mort. Parce que presque tout – ce qu’on espère des autres, l’orgueil, la peur d’être ridicule ou d’échouer –, tout cela disparaît face à la mort et ne reste que ce qui est vraiment important. Pour éviter le piège de penser que vous avez quelque chose à perdre, le meilleur moyen est de vous rappeler que vous allez mourir. Vous êtes déjà nu. Alors autant suivre votre cœur. […]


    Personne ne veut mourir. Même ceux qui veulent aller au Paradis ne veulent pas mourir pour y arriver. Et, pourtant, la mort est notre destination finale à tous. Personne n’y a jamais échappé.

    Et c’est comme cela que les choses doivent être, car la mort est probablement la meilleure invention de la vie.

    C’est l’agent du changement de la vie.

    Elle efface l’ancien pour faire place au nouveau.

    Aujourd’hui, le nouveau c’est vous, mais un jour qui n’est pas très éloigné, vous deviendrez l’ancien et serez éliminé.

    Désolé d’être aussi tragique, mais c’est la vérité.
 Votre temps est limité, alors ne le gaspillez pas en vivant la vie de quelqu’un d’autre. Évitez d’être piégé par le dogme – c’est-à-dire vivre selon le résultat de la pensée d’autrui. Ne laissez pas votre voix intérieure être noyée par le bruit des opinions des autres. Et plus important que tout, ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. Ils savent déjà ce que vous voulez réellement devenir. Tout le reste est secondaire.

     


     

     

  • Encore un peu de miel ?

    Lors d’un échange avec l’une d’entre vous, j’ai été amené à me remémorer pour elle une allégorie célèbre qui se trouve dans l’épopée du Mahabharata.
    Bien que je n’ai pas sous la main la citation exacte, voici de mémoire la façon dont ce texte illustre la précarité de notre condition et la folie qui consiste à tenter d’y échapper par la seule quête des satisfactions immédiates :


    Vyasa, le sage légendaire auteur du Mahabharata

    « Un homme s’est perdu dans une forêt. Il est poursuivi par un tigre et, dans son effort désespéré pour lui échapper, tombe dans un précipice.

    Par chance, dans sa chute un pan de son vêtement vient à s’accrocher à la branche principale d’un petit arbre qui a réussi à pousser à flanc de coteau et lui évite la chute mortelle.

    Ainsi suspendu dans le vide, et alors que la branche ploie dangereusement sous son poids, il s’aperçoit qu’en contre bas il y a un marais infesté de crocodiles qui déjà se rassemblent sous son éventuel futur point de chute!

    En levant la tête vers le haut du précipice, il voit la gueule du tigre qui se penche vers sa proie en rugissant, lui interdisant toute velléité d’escalade.

    Au comble du désespoir, l’homme s’aperçoit que quelque chose tombe en goutte à goutte sur sa tête : il se déplace un peu et tend la langue : ô miracle, c’est du miel qui coule d’une ruche sauvage nichée dans un des creux de l’arbuste providentiel qui a arrêté sa chute.

    Les abeilles sauvages, dérangées par le choc de l’intrus qui a fait verser leur ruche, commencent à bruisser dangereusement au dessus de sa tête!

    Or dans cette situation pitoyable, notre homme ne trouve rien de mieux à faire qu’à se focaliser sur un seul objectif : se positionner dans le vide du mieux possible pour réussir à déguster le plus de miel qu’il pourra ! »

     


    Le texte explique ensuite que la forêt et le tigre du début de l’histoire représentent le monde et ses frayeurs dans lequel nous nous retrouvons plongé de par notre naissance.


    L’accrochage accidentel à la branche d’arbre représente ce que nous prenons, des années durant, pour notre réussite dans la vie et notre sécurité.

    « Tout va bien » pensons-nous, alors que nous sommes en fait pris en sandwich entre les terreurs de notre enfance (le tigre) et la peur viscérale  de la mort (les crocodiles) -sans compter que nous sommes aussi victimes des agitations incessantes de notre propre mental (les abeilles sauvages). Et au lieu de nous concentrer sur la seule chose qui vaille, l’éveil de ce cauchemar absolu qu’est en vérité la condition humaine, nous consacrons l’essentiel de nos forces vives à la seule recherche des jouissances immédiates. 

    BON APPETIT, frères et soeurs humains !

     




  • Interlude humoristique

    J’ai plusieurs articles « sérieux » en cours d’écriture mais en attendant leur finalisation, je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous ce petit film de 6 minutes 45 secondes intitulé  : un Bodhisattva dans le métro (tout un programme!)

    Si vous n’avez rien de mieux à faire, enjoy  😛


    Un Bodhisattva dans le Métro par Hugues2

  • Echos de l’AG de La Bertais

    Voici le texte que j’ai rédigé avec Anne-Marie comme résumé de notre intervention à l’AG du dimanche 2 octobre dernier (texte à paraitre dans le prochain n° du Flash-Infos des Amis de La Bertais).

              « Contrairement aux apparences, la disparition d’Arnaud ne signifie pas pour nous une plus grande liberté de manœuvre à la Bertais, mais au contraire l’exigence d’une fidélité approfondie à l’esprit de notre maître. Tant qu’il était vivant, nous pouvions toujours nous dire que si nous nous trompions dans certaines décisions ou orientations données à La Bertais, Arnaud s’en rendrait compte et nous rectifierait (ce qui s’est effectivement produit quelquefois). A présent et même si nous avons l’intention de garder un lien étroit avec l’équipe d’Hauteville, c’est surtout sur notre propre conscience que va reposer la tâche de rester « aligné » avec l’esprit du maître et de la Lignée. Loin de nous rendre les choses « plus faciles », nous vivons donc la disparition d’Arnaud comme une exigence supplémentaire d’approfondissement tant de notre propre pratique que de la qualité du témoignage que nous voulons que la Bertais donne de l’héritage reçu d’Arnaud.

    Très concrètement, nous avons donc commencé à passer en revue le fonctionnement actuel de la Bertais pour y repérer les « glissements » et « facilités » qui en ont fait jusqu’à présent un lieu certes « sympathique », mais moins exigeant (donc moins intense) qu’Hauteville ou Mangalam.

    Au fil des prochains séjours, nous avons donc l’intention de repréciser la « règle » en vigueur à La Bertais pour se rapprocher encore plus de ce qu’Arnaud considérait comme étant constitutif d’un véritable ashram. A titre d’exemple, nous allons être désormais beaucoup plus stricts concernant la coupure sociale souhaitée durant les séjours. Ainsi il ne sera plus possible d’utiliser un téléphone portable ni un autre terminal (ordinateur portable, Ipad…) pour communiquer avec l’extérieur durant tout le séjour (y compris par SMS ou par emails). Il vous appartiendra, avant de vous inscrire à un séjour, de vous organiser avec vos proches pour rendre cette coupure possible, étant entendu qu’en cas d’urgence ils pourront toujours téléphoner au numéro de La Bertais pour vous y laisser un message.

    Autre exemple : nous serons désormais plus rigoureux avec les inscriptions tardives aux diverses activités et n’hésiterons pas, même s’il reste de la place, à refuser des participants qui se seront fait connaître après la date de clôture des inscriptions.

    Dans le même état d’esprit et comme cela se fait depuis toujours à Hauteville, nous allons désormais restreindre la diffusion de cette Lettre aux seuls membres effectivement à jour de leur cotisation. Donc ne soyez pas surpris de ne plus recevoir les prochains numéros de notre bulletin si vous ne donnez pas suite à l’appel de cotisation contenu dans cette Lettre…

     

    Par delà ces trois illustrations, ce que nous visons c’est à faire de La Bertais un lieu digne d’être « visité par l’Esprit » (un ashram, au sens fort du mot) et non pas seulement une sorte de centre culturel à orientation spirituelle, ce qui serait la façon la plus certaine et la plus rapide de trahir l’esprit d’Arnaud et de Swâmi Prajnânpad !

    Notre projet personnel pour La Bertais est clair. Mais nous ne pourrons pas le réaliser sans votre approbation de cœur et votre soutien actif. Nous considérons donc l’année qui s’ouvre comme une année de transition et nous vous donnons rendez-vous l’an prochain à l’occasion du vingtième anniversaire de la Bertais pour faire un premier bilan et, si besoin, préciser davantage encore ce que pourra être l’avenir de notre aventure commune… »

    Le nouveau Conseil d'Administration (sans Christophe Bégot, absent excusé)
  • Témoignages sur Arnaud

    Les témoignages s’accumulent ces jours-ci sur Arnaud, sa fin de vie, son oeuvre…

    Tout d’abord, le numéro spécial de la Lettre d’Hauteville vient de parvenir au adhérents : 35 pages de textes et de photos qui retracent par le menu :

    • la journée du 19 juillet avant, pendant et après l’accident cardiaque initial
    • la présentation du corps d’Arnaud dans sa chambre d’entretien le jeudi 11 août à son retour de la morgue
    • les intenses préparatifs de la cérémonie d’adieu menés entre le jeudi 11 aout et le lundi 15 août
    • la fermeture du cercueil et la veillée du dimanche 14 août
    • la cérémonie d’adieu et l’inhumation du 15 août avec la dactylographie des paroles prononcées par chacun des intervenants
    • le témoignage des compagnes de Mr Lee sur « le travail de deuil » par rapport au maitre
    • Le fac similé de la dernière lettre manuscrite qu’Arnaud a écrit (le matin du 19 juillet)

    Le tout est magnifiquement mis en page et illustré par les soin d’Yves Rémond.

    Un second numéro, à paraitre en décembre, viendra compléter ce témoignage par l’évocation détaillée des trois dernières semaines qu’a vécu Arnaud à l’hôpital de Grenoble…

    Comme vous le savez peut-etre, depuis déjà plusieurs numéros cette publiation porte la mention suivante :

    La Lettre d’Hauteville est strictement interne et ne concerne que les adhérents de l’Association des Amis d’Hauteville.
    Elle ne doit pas etre publiée sur Internet ou distribuée à des personnes non-adhérentes.

    De ce fait,  et contre mon impulsion première, je ne vais publier ici ni extraits ni photos. Mais, si vous n’êtes pas vous-même destinataire de cette Lettre (si vous n’êtes pas adhérents des Amis de Hauteville) je ne peux que vous inciter à venir la consulter à La Bertais où elle sera en accès libre pour tous les membres des Amis de La Bertais !

     

     

    Et en attendant, sachez aussi qu’une toute nouvelle revue appelée « REFLETS » vient de publier un long entretien donné par Arnaud quelques mois avant sa mort qui est illustré de très nombreuses photos des différents lieux force d’Hauteville (le dojo, les chapelles, les différentes salles et même la cuisine…).

    L’article est, de mon point de vue, assez moyen car sa perspective est très « grand public », mais il a le mérite d’être très copieusement illustré, ce qui permettra peut-être à certains ou certaines de « présenter visuellement Hauteville » à leurs proches…

     

     

     


    Et puis pour finir, voici un dernier cadeau de valeur : une vidéo disponible depuis quelque temps sur Internet où Arnaud raconte sa rencontre avec Ma Ananda Mayi et évoque la place que celle-ci a joué dans sa vie.

    Jaï Guru!

     

     

  • SHRI en concert à Rennes !

     

    Comme vous le savez probablement déjà, le maitre américain Lee Lozowick (décédé au printemps dernier) a été à l’origine de plusieurs groupes de rock pour lesquels il a écrit moult chansons inspirées.

    Shri est l’un de ces groupes, qui a pour particularités d’être plus Blues que Rock, d’avoir une femme comme chanteuse principale et de compter dans ses membres un élève d’Arnaud, le guitariste virtuose Franck.

     

    Deborah, la chanteuse "soul"

    Franck encouragé par Mr Lee

     

    L’association « Le Lis » (animée par nos amies Thérèse, Anne et Armelle) nous a fait parvenir  l’invitation suivante :

    Venez nous rejoindre à la Maison Internationale de Rennes le lundi 12 septembre à 20 heures pour une soirée Rock ‘nd Blues pleine d’énergie et de bonne humeur avec de talentueux musiciens qui nous viennent tout droit d’Arizona.
    En écoutant Déborah, la chanteuse du groupe « Shri » , vous plongerez dans un univers frissonnant d’intensité. En tournée en Europe, Shri fait un détour jusqu’en Bretagne pour cette unique soirée de concert. Venez nombreux, ils aiment le public breton!

    M-I-R Maison Internationale de Rennes
    7 quai Chateaubriand, Rennes (près de l’institut franco américain, l’accès est sous un porche)
    Entrée: 12 euros, 10 euros pour les étudiants et chômeurs.
    Réservation des places conseillée (la salle ne compte que 100 places assises plus une cinquantaine de places debout !) :
    chez Harmonia Mundi, 3 rue Jean-Jaurès à Rennes (à partir du 2 septembre) tél : 02 99 78 33 64

    Pour avoir un bon aperçu de la musique de Shri : cliquez ICI

  • En différé d’Hauteville

    Voici un compte rendu de la cérémonie d’adieu à Arnaud telle que nous l’avons vécu Anne-Marie et moi. Ce texte n’a donc rien d’officiel et n’engage pas Hauteville qui publiera très probablement un ou plusieurs articles de fond dans les prochains numéros de la Lettre. Il a été rédigé dans le même esprit de partage que le long commentaire de Viviane au précédent article dont je vous recommande la lecture en parallèle avec la présente contribution…


    Comme annoncé, le corps d’Arnaud à été ramené à Hauteville le jeudi 11 août et installé dans la petite pièce où il donnait ses entretiens. Une chaine ininterrompue de méditants s’est alors relayée auprès de lui 24 heures sur 24 durant 4 jours, (cf le témoignage de Robert à ce sujet ICI).

    • Le dimanche 14 août, après la mise en bière, le cercueil a été placé dans le dojo d’Hauteville et toutes les personnes présentes (cent à deux cents personnes?) ont pu participer à une veillée méditative extrêmement intense de 20h30 à plus de minuit. Il n’y avait pas assez de places pour tout le monde dans le dojo mais comme chacun pouvait sortir quand il voulait, cela a permis aux nombreuses personnes attendant dans l’entrée de pouvoir pénétrer à leur tour dans le dojo pour le temps restant. Durant cette veillée en partie laissée à la libre inspiration des participants, les temps de méditation silencieuse alternaient avec des plages de chant, de musique et de prières inspirées de différentes traditions (chrétienne, hindoue, musulmane…). Impossible de vous parler in extenso de la bonne douzaine d’interventions de ce type qui ont ponctué cette veillée de 4 heures, mais à titre d’exemple, en voici quelques unes qui m’ont spécialement touché :

    – les chants karnatiques d’André Martin, de sa fille et de ses élèves

    – le bajan à la gloire de Swâmiji et d’Arnaud, composé par un disciple de Mr Lee et déjà chanté à Hauteville lors de l’AG de 2010. Il a été lancé par Shan et repris en choeur par l’assemblée dans une grande ferveur…

    – une interprétation « extraordinaire » au sens littéral du mot de la chanson de Léonard Cohen « Hallelujah » par Pascal Pourré, la salle reprenant puissamment en choeur le magnifique refrain (vous pouvez écouter l’interprétation de Jeff Buckley de cette chanson à laquelle Nadia avait consacré un article l’an passé, avec les paroles anglaises et leur traduction ICI ).

    – et enfin un long dhikr soufi improvisé par Nour (cheik Turque intervenue à la dernière AG) et deux de ses élèves. L’assemblée, guidée par elle, s’est mise à scander les principales invocations soufies tel « la ilaha ill’Allah », alors qu’une des disciples derviches tournoyait sans fin sur elle-même à la tête du cercueil d’Arnaud…)

    L’ambiance de cette veillée dans le dojo était tellement inattendue et « magique » qu’à un moment, avec l’accord de Véronique et d’Emmanuel, Yves a pris quelques photos et Sabine est allée chercher sa caméra pour tenter de filmer ce qu’elle a pu (mais nous étions dans la pénombre et je ne sais ce que cela aura donné…). Nul doute que vous en entendrez parler beaucoup mieux que je ne peux le faire ici dans un des prochains numéros de la Lettre d’Hauteville…

    Cette partie « organisée » de la veillée s’est terminée vers 0h30 et elle s’est prolongée par une chaine de méditation qui s’est spontanément mise en place, les personnes qui le voulaient pouvant rester dormir entre deux temps de méditation dans la salle de réunion située au dessus du dojo. Cette méditation collective ininterrompue a continué de façon informelle toute la nuit jusqu’au lundi matin 10h30, début du rassemblement pour la cérémonie principale d’adieu à Arnaud.

     

    • Cette cérémonie principale s’est déroulée en extérieur sur le vaste terre-plein qui sert habituellement aux AG, car aucune salle de l’ashram n’était assez grande pour contenir l’assistance. Celle-ci était composée des membres de la famille d’Arnaud, de ses « amis spirituels », et de tous ceux d’entre ses élèves qui avaient pu se déplacer (soit à mon avis, environ 600 à 700 personnes au total).

    Il n’y a pas eu de rituel religieux, mais une série de témoignages de ses proches (Véronique, Christophe, Denise, Eric, Thierry, Yves, Emmanuel…) de certains de ses amis spirituels (le père Christian Delorme, Jacques Casterman, Nour (la femme Maître soufi), Purna (un élève de feu Lee Lozowick…), le tout entrecoupé de quelques chants et morceaux de musique.

    Etaient en outre présents à cette cérémonie Daniel Morin, Daniel et Colette Roumanoff, le cheik Bentounès, deux nones boudhistes tibétaines, un chaman amérindien (intervenu il y a quelques années à l’AG), une none bénédictine, Dipamrita représentante d’Amma, un représentant de Chandra Swâmi, et le Maire de St Laurent du Pape… (liste officieuse et non exhaustive).

    • Après cette cérémonie très intense où les rires ont parfois pris le pas sur la tristesse et où la beauté et une forme inhabituelle de joie secrète se disputaient la place à la gravité d’ensemble, nous avons effectué à pieds une lente procession silencieuse derrière le cercueil d’Arnaud, porté par Emmanuel, Thierry, Alain, Eric, Yves, Gilles, Geoffroy et l’un des petits fils d’Arnaud jusqu’au lieu de sépulture qui a été aménagé à droite du Jardin de méditation, sur un promontoire qui domine la vallée de l’Eyrieux. Là, au son du tambour du chaman ponctué de ses mélopées amériendiennes, le cercueil a été enchâssé sur la dalle de marbre aménagée à cet effet et chacun a pu à tour de rôle rendre un dernier hommage à Arnaud en déposant sur la châsse un rameau de buis. Encadré d’un muret et bordé de grands pins, ce lieu plein d’une sérénité grave sera désormais l’un des espaces méditatifs privilégié offerts aux retraitants d’Hauteville…

     

    • Enfin, à partir de 15 heures environ, un buffet disposé dans la cour du bas (comme lors des AG) a été mis à disposition des participants qui ont ainsi pu se restaurer à l’issue de cette intense cérémonie de près de 5 heures…

    Suite à quoi, vers 17h, les activités habituelles de l’ashram ont repris leur cours, même si, bien évidemment, les personnes en séjour cette semaine seront certainement fortement marquées par cet événement à la fois si « naturel » et si extraordinaire quant à la qualité d’énergie qu’il a généré…

     

    Comme beaucoup d’entre vous probablement, Anne-Marie et moi nous nous sentons depuis, à certains moments, envahis de tristesse et, à d’autres moments, portés par cette énergie d’amour qui saturait l’ashram et que nous vivons comme le dernier cadeau d’Arnaud à ses élèves, à ses amis spirituels et peut-être aussi un peu à… l’humanité.

     

    Avec vous dans cette nouvelle ère qui vient de s’ouvrir pour notre cheminement intérieur à tous…

    Yann et Anne-Marie

  • Au revoir Arnaud !

     

    Promenade en forêt de Gahard, mars 2011

    Message adressé à tous par Véronique Desjardins, le jeudi 11 août

    Arnaud est mort très paisiblement le mercredi 10 août à 22h30 entouré de sa famille proche.

    La cérémonie d’adieu aura lieu à Hauteville le lundi 15 août à partir de 11h et l’enterrement, sur la propriété, à 15h.


    Cette journée est réservée aux adhérents d’Hauteville ; nous serons très nombreux et nous vous remercions de ne pas venir avec un conjoint ou des amis mais qui ne seraient pas membres de l’Association. Nous ne pourrons pas non plus accueillir les enfants.

    Un repas sera prévu à midi mais nous vous suggérons, dans toute la mesure du possible, de venir avec de la nourriture, comme pour les Assemblées générales, car nous ignorons le nombre de personnes qui se déplaceront à cette occasion.

    En communion de coeur,

    Véronique

  • Bulletin de santé d’Arnaud

    Arnaud en promenade dans la baie du Mont St Michel le 26 mars 2011

    Le 19 juillet dernier, alors qu’il animait la réunion de 11h à Hauteville, Arnaud a fait un malaise cardiaque « en public ».

    Par chance (!), il y avait dans la salle (parmi les personnes en séjour) un médecin urgentiste (donc très habitué aux manœuvres médicales d’urgence) qui a opéré sur le champ un massage cardiaque en attendant les pompiers. Cela a probablement sauvé une première fois la vie d’Arnaud avant sa prise en charge par le SAMU puis l’hôpital de Valence, puis celui de Grenoble où il a été transféré en hélicoptère dans la journée pour subir d’urgence une opération sur l’aorte, « de la dernière chance ».

    Cette opération très lourde (elle a duré 8 heures) n’avait -selon les dires du chirurgien à Véronique- qu’environ 30% de chances  de réussir, mais là encore la chance a souri et elle s’est soldée par un succès, sauvant une seconde fois la vie d’Arnaud dans la même journée…

    Par la suite Arnaud est resté une bonne semaine en service de réanimation, un passage délicat durant lequel, outre les nombreuses souffrances physiques post-opératoires, il a dû surmonter mardi dernier un épisode de complication respiratoire qui a beaucoup soucié l’équipe médicale.

    Ce matin lundi, Emmanuel nous a adressé un premier bulletin officiel de santé- assez encourageant-, nous invitant par là-même à partager avec vous ces nouvelles que nous ne nous sentions pas autorisés jusque là à faire connaitre de façon libre. Vous trouverez ci-dessous la copie du message d’Emmanuel.

    Nous souhaitons très fort qu’Arnaud soit désormais sorti de la phase la plus critique de cet épisode. Quoi qu’il en soit,  nous compléterons ce premier bulletin de santé dès que nous aurons d’autres d’informations à partager avec vous (reportez-vous à mes commentaires à cet article pour accéder aux dernières informations à ma disposition).

     


     

    le lundi 1 août.

    Arnaud a eu un malaise le 19 juillet pendant la réunion. Il fait un arrêt cardiaque. Il a été réanimé par un massage cardiaque mais il a eu le sternum cassé, ce qui se produit souvent. Il a été transféré à l’hôpital de Valence, puis de Grenoble où il a été opéré pour une dissection de l’aorte. C’est une intervention très lourde durant laquelle il y a beaucoup de décès. L’opération s’est bien passée.

    C’est un quasi miracle qu’il ait survécu à cette première journée. Il faut dire qu’Arnaud a une très bonne constitution, il est particulièrement robuste.

    Les jours suivant l’opération, Arnaud a récupéré progressivement.
    Mardi dernier, il a fait une complication : une détresse respiratoire, dont il s’est également remis progressivement.
    Pendant toutes des journées Arnaud a vécu des choses très pénibles sur le plan physique : douleur, malaise, soif, difficulté à respirer, etc.

    Je l’ai quitté hier dimanche et il se sent beaucoup mieux.

    L’opération qu’il a subie est un tel choc pour l’organisme qu’il faut rester vigilant pendant quelques semaines. Il est évident que, même si ça se passe au mieux, il va mettre plusieurs mois à s’en remettre doucement. Par rapport à sa récupération, on ne peut rien dire de précis parce que tout dépend de sa constitution et des éventuelles complications : en gros, il est encore dans le même hôpital pour trois semaines, puis il sera transféré dans un autre pour la rééducation pendant deux mois. Ce sont des chiffres très aléatoires, évidemment.

    Voilà ce que je peux vous dire aujourd’hui.

    Amicalement

    Emmanuel

     


  • La Pomme dans le nuage

    Désolé pour ceux et celles qui sont allergiques à l’informatique high tech, le plus simple étant pour eux de zapper cet article…

    Pour les autres, puisque vous êtes nombreux à connaitre au moins un peu mon affection immodérée pour Apple et son patron emblématique Steve Jobs, vous ne serez pas trop surpris de cet article au titre volontairement intrigant.

    « La pomme« , un simple coup d’oeil au logo de la marque devrait suffire pour vous éclairer :

    Mais saurez-vous décrypter le sens de ce nuage stylisé qui désigne désormais le tout dernier « trait de génie » de celui qui a pris pour devise  « think different » (pensons différemment) ?

    Chaque année en juin, la communauté des informaticiens qui travaillent pour Apple a rendez-vous à San Francisco pour la Conférence Mondiale des Développeurs. Là et pendant une bonne semaine, le gratin des geeks se retrouve pour s’informer des dernières avancées de leur Pomme préférée et partager l’enthousiasme communicatif de son leader historique.

    Lors de l’allocution d’ouverture, Steve, le fondateur et patron d’Apple, a pour habitude de s’adresser en personne à l’auditoire. Et depuis quelques années, son allocution est diffusée en direct à toute la planète, via le web. Quand on est, comme moi, un vrai aficionados, on ne rate jamais cette diffusion, car c’est au cours de cette allocution haute en couleurs et en prouesses technologiques que le Boss dévoile en avant première aux congressistes ses dernières trouvailles et la génération de nouveaux produits qui va en découler.

    Cette année, et une fois de plus, Steve a tenu la salle en haleine (5.200 personnes), comme il sait si bien le faire, avec -entre autres- sa toute dernière « trouvaille » : Icloud (I pour Internet, cloud pour nuage) par laquelle il se propose de nous affranchir des limites « physiques » de nos disques durs en nous offrant une informatique encore plus simple et plus puissante.

    Mais laissons d’abord à « Pomme »  le soin  de vous présenter  « Inuage » :

    Vous n’êtes pas certain de bien comprendre ? Voici une explication de texte :

    Steve est parti du constat que désormais chacun possède plusieurs terminaux numériques potentiellement connectés à Internet : ordinateur fixe  (Imac) ou portable (MacBook), téléphone portable (Iphone), baladeur (Ipod), tablette numérique (Ipad), appareil photo, camera, ou encore PC… et que la synchronisation des données présentes sur ces différents appareils est en passe de devenir un vrai casse-tête.

    Exemple : vous travaillez hors de chez vous sur un ordinateur et vous y recevez des mails avec des documents multimédia. Pour y répondre, vous tenez à jour un carnet d’adresse et vous gérez un agenda. Dans votre poche, vous avez un téléphone portable qui envoie et reçoit des messages vocaux ou écrits, éventuellement accompagnés de photos ou de vidéos, et qui pour ce faire dispose, lui aussi, d’un répertoire d’adresses et d’un agenda. Chez vous, votre conjoint ou vos enfants disposent d’un ou de plusieurs autres terminaux analogues (ordinateur ou smartphone) sur lesquels sont aussi stockés des rendez-vous, des adresses, des mails, des photos, de la musique et des vidéos.

    Et quand vous voulez savoir à quelle date placer une réunion (de travail ou familiale) qui ne pénalise pas l’emploi du temps des autres membres de  la famille ou quand vous voulez remettre la main sur le document administratif adressé par mail à l’un des vôtres ; ou encore quand vous voulez retrouver la photo géniale prise par tel ou tel appareil de la maison, ou écouter telle musique que l’un d’entre vous à télécharger (légalement bien entendu), ne vous sentez-vous pas, parfois, pris du vertige numérique ?

    Pour éviter cette « prise de tête », voici ce qu’est la solution « Icloud » : désormais tous vos appareils numériques estampillés Apple (et même les autres…) pourront être automatiquement reliés les uns aux autres et partager en temps réel le même carnet d’adresse, le même agenda, la même base de documents, de fichiers musicaux, de photos et de vidéos.

    Comment ?  Chaque terminal Apple aura désormais la capacité de sauvegarder en permanence et de façon entièrement automatique son contenu sur un serveur extérieur, baptisé « l’Inuage » puisque cette synchronisation se fait sans fil et que les données semblent se conserver « dans les airs » (en réalité elles se retrouvent stockées sur des serveurs dédiés).

    Comme Steve est du genre « St Bernard » (ou aussi comme il a un sens aigu de la mise en application du précepte de Swâmiji « si vous voulez recevoir, il faut commencer par donner « ), ce service sera offert gratuitement à tous les possesseurs d’un terminal Apple (ordinateur, téléphone portable, baladeur, tablette…)

    En pratique :

    – Chaque fois que vous prendrez une photo avec votre Iphone, la photo pourra se retrouver aussi quelque minutes plus tard sur votre ordinateur (même si vous en êtes très éloigné géographiquement).

    – Chaque fois que vous noterez un rendez-vous sur votre agenda électronique, votre conjoint ou votre associé pourra le voir noté sur son propre agenda électronique (si les deux appareils partagent un même compte Icloud). De même, s’il entre un nouveau n° de téléphone sur son carnet d’adresse électronique, celui-ci pourra être automatiquement inscrit sur le vôtre, etc.

    – Chaque fois qu’un membre de votre famille téléchargera de la musique sur son baladeur, les morceaux pourront se recopier automatiquement sur votre propre terminal (ordinateur ou balladeur…). Idem si l’un d’entre vous achète un nouveau logiciel (compatible avec les différents appareils).

    Bon, faut voir la démo pour le croire : c’est à la fois si simple d’utilisation et si « méphystophélique » dans la mise en oeuvre (aïe, j’ai mal à ma décroissance !)

    Pour  la petite histoire, Steve Jobs est probablement en fin de vie (cancer du pancréas qui a nécessité une greffe du foie!). Alors, même s’il est encore plus maigre que d’habitude et si sa voix est moins assurée que les années passées, ne manquez pas ce dernier « darshan », il n’est malheureusement pas certain qu’il puisse en donner beaucoup d’autres.

    —–

    A présent un extrait de sa conférence (désolé, c’est en anglais, mais les « images » aident bien à comprendre).

    Et puis, pour les vrais fan, voici le lien pour regarder la totalité de la conférence (durée 2h!) 😉