Pour préparer les coeurs et les esprits à la rencontre des 11 et 12 février prochains, voici quelques informations permettant de mieux situer notre invité (concernant Murielle, je n’ai pas trouvé d’infos publiques mais je ne désespère pas de pouvoir vous la présenter tout de même dans un autre article!)
- Tout d’abord, cette notice biographique, trouvée sur le site de l’Union Bouddhiste de France (organisme qui gère l’émission religieuse du dimanche matin concernant la sagesse bouddhiste sur France2, anciennement présentée par Catherine Barry)
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Christophe Massin est né en 1953. Assez tôt, il a senti se manifester le virus du voyage et n’a eu de cesse que de le concrétiser. A l’occasion d’un séjour en Inde en 1974, il découvre, par les livres d’Arnaud Desjardins, le monde de la sagesse orientale et vit une rencontre déterminante avec Kangyur Rimpoché, peu avant sa mort. Dès son retour en France, il prend contact avec Arnaud Desjardins, pressentant cette possibilité, unique à l’époque, d’une démarche qui allie compréhension psychologique et dimension spirituelle. Tout en poursuivant ses études de médecine et de chinois, il effectue plusieurs séjours au Bost où il découvre les lyings. Il retourne plusieurs années de suite en Inde pour rencontrer Mâ Anandamayi et des maîtres tibétains, jusqu’à la disparition de Mâ en 1982.A la fin de ses études de médecine, il entreprend la spécialisation de psychiatrie et passe l’internat des hôpitaux psychiatriques. Il conclut ses études par un mémoire sur Les aspects psychologiques du Vedanta hindou et de l’enseignement de Swâmi Prajnânpad à l’hôpital Sainte Anne. Fin 1983, il s’installe comme psychiatre libéral et commence à faire faire des lyings, en accord avec Arnaud Desjardins. Dans un second temps, il développe, parallèlement à son cabinet médical, une activité de formation en entreprise, dans le domaine du développement personnel et des relations humaines. Cette ouverture sur le monde du travail s’avère pour lui d’une grande richesse de rencontres, dans les milieux socio professionnels les plus variés.Simultanément, dans sa pratique thérapeutique, il mesure progressivement l’importance décisive de la prime enfance et, en particulier, de la période qui touche la naissance, pour la construction et le devenir d’un être humain. Cet intérêt se transforme en recherche et aboutit à la publication du Bébé et l’amour (Aubier) en 1997. Les répercussions de ce livre ont ensuite amené Christophe Massin à pousser plus loin ces recherches dans le domaine de la périnatalité, en s’associant à des praticiens qui s’occupent directement de la naissance. |

- Voici ensuite un extrait d’un entretien avec le journal RÉEL (n°83, juillet-août 2005) où Christophe nous parle de « l’accueil de l’émotion » et de « la fin du refus » , deux thèmes majeurs de l’Enseignement cher à nos coeur !
« Il faut restaurer une perméabilité et un contact plus fluide avec nos émotions. Habituellement nous ressentons nos émotions lorsqu’elles nous dérangent. Le reste du temps, nous les tenons réprimées. La première étape consiste à nous ouvrir à l’émotion.
Puis il devient clair que l’émotion est un phénomène provenant de l’intérieur. Habituellement, nous sommes convaincus que l’extérieur déclenche l’émotion, alors qu’il la révèle seulement. Nous pouvons donc faire l’expérience que toutes les émotions demeurent présentes, en latence, même quand nous ne sommes pas en situation. En apprenant à accueillir l’émotion, je peux plus facilement lui dire « stop ».
Le refus est inhérent à l’émotion… car elle naît justement de ce décalage entre ce que j’attendrais et ce qui est. Dans mon esprit, la situation pourrait être autrement et je ne l’accepte pas directement telle qu’elle est. Je suis d’autant plus excité et joyeux d’être reçu à un examen, que je doutais du succès. Je compare subconsciemment avec la situation inverse où j’aurais pu échouer. Ce n’est pas une unité totale et immédiate avec la réalité.
Dans une émotion joyeuse comme dans une émotion de tristesse ou de peur, on retrouve toujours un élément qui implique que la situation pourrait être différente. On ne vit pas une acceptation inconditionnelle du « c’est ainsi », où l’émotion se transformerait en un sentiment de paix.
Un aspect central de mon travail de thérapeute est de détecter les refus au quotidien. [Cela] consiste à aider une personne qui ressent une tension à contacter la pleine mesure de son émotion, à découvrir le point le plus sensible, jusqu’à cette qualité d’acceptation inconditionnelle qui ramène l’unité et la paix intérieures. Le but […] n’est pas de faire disparaître l’émotion mais le refus qui la sous-tend. L’acceptation permet de retrouver une circulation fluide, une véritable spontanéité, que l’émotion reste présente ou disparaisse.
[Ce n’est pas] une technique particulière mais plutôt un état d’esprit. C’est une intention de ne pas se protéger vis-à-vis de ce que nous portons en nous de plus dérangeant – certaines pulsions, certaines souffrances, ce que nous avons le plus de mal à accepter en nous. [Ce sera] le moment privilégié pour nous ouvrir à ces aspects conflictuels et douloureux, en les exprimant – à la différence de la méditation où l’on reste silencieux et statique. L’expression sans retenue de ce que l’on ressent facilite le fait d’aller au cœur de l’émotion. Au plus aigu de la souffrance, si nous cessons de résister et si nous nous ouvrons, nous découvrons soudain la paix, le silence, l’immobilité. Arnaud Desjardins cite souvent cette parole: « Pour sortir de l’enfer, il faut sauter là où les flammes sont les plus hautes », comme dans l’Enfer de Dante où la sortie se trouve au centre de l’enfer et non à sa périphérie. À partir du moment où nous avons affronté ce qui nous fait le plus mal, la peur de le ressentir disparaît. L’aspect dérangeant ne pose plus problème et s’intègre, qu’il persiste ou non. Tant que l’on sent une menace, c’est qu’il reste une dualité avec l’émotion : « D’un second naît la peur » disent les Upanishad. A partir du moment où l’on se plonge tout entier, corps et âme, dans l’expérience douloureuse avec l’impression que l’on peut mourir, suffoquer et être complètement anéanti, on s’aperçoit que l’on n’est pas détruit et qu’il existe un niveau de conscience absolument intact, inaffecté par la souffrance. Cette attitude commence à imprégner le quotidien et ouvre à la plénitude de la vie, car nous avons contacté ce niveau indestructible. Au lieu de fuir et d’éviter, nous nous laissons traverser par les vagues et les remous, sans être submergés ni noyés… »
Dr Christophe Massin
On trouve aussi plusieurs extraits vidéo sur le web, dont celui ci :
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Enfin, voici la liste des ouvrages dont Christophe est l’auteur (ils sont presque tous épuisés en librairie, mais Christophe et Murielle apporteront les quelques exemplaires qui leur restent dans leur placard personnel et il y aura donc moyen de se procurer et de faire dédicacer ces livres à La Bertais !) :
- La médecine tibétaine (1990)
- Le bébé et l’amour (1997)
- Vous qui donnez la Vie : un autre regard sur la grossesse (2001)
- Svâmi Prajnanpad et les lyings » (en collaboration avec Eric Edelmann et Olivier Humbert -2000)
- Réussir sans se détruire (en collaboration avec sa soeur Isabelle Sauvegrain, elle-même médecin du travail-2005)



























