Auteur/autrice : Yann Le Boucher

  • Le bonheur non dépendant, selon Arnaud

    À la suite de mon article précédent, j’ai eu la curiosité de faire une recherche Google sur « Méditation guidée, Arnaud Desjardins« 

    Sans trop de surprise, je n’ai rien trouvé qui réponde directement à cette requête…

    Par contre, j’ai découvert plusieurs extraits audio et/ou vidéo que je ne connaissais pas. En voici un exemple que je trouve particulièrement intéressant (il s’agit d’un passage de l’interview réalisé par Marc de Smedt à la suite de la publication de « Bienvenue sur la voie »).

    À son habitude, Arnaud s’y exprime de façon à la fois pédagogique et percutante… En six minutes, il met en lumière l’essence de notre quête : l’atteinte d’un bonheur qui ne dépende plus des conditions ou des circonstances favorables, mais qui soit l’expression de notre propre être !

    En ce début de semaine, que ses propos nous inspirent dans notre cheminement sur cette Voie de la Sagesse qu’il a su si bien baliser pour nous !

    PS : Si la photo vous touche, une fois la vidéo lancée, n’hésitez pas à cliquer en bas à droite de l’image pour en profiter en mode « plein écran » pendant votre écoute d’Arnaud…

     

  • Internet, caverne d’Ali Baba des méditants ?

    Le samedi 14 novembre dernier, à l’occasion de l’édition 2020 de Médit’àRennes, j’ai animé une table ronde sur « les applications numériques d’aide à la méditation, intérêt et limites ». Pour cette occasion et histoire d’introduire le débat, j’avais préparé une présentation PowerPoint que j’avais intitulée  » Internet, caverne d’Ali Baba des méditants« .

    Comme celle-ci a fait l’objet d’un enregistrement vidéo, je mets ci-dessous le fichier à votre disposition.

    Vous y apprendrez, en vrac, qu’on trouve plus de 100.000 méditations guidées sur Internet (en toutes langues) ; que pour les enregistrements en français, le trio de tête des instructeurs les plus représentés se compose de Christophe André, Fabrice Midal et Matthieu Ricard ; qu’outre les fichiers de type « youtube » on trouve aussi quantité de sites spécialisés qui permettent de participer en direct ou en différé aux méditations qui ont lieu dans les Centres correspondants (par exemple il est possible de méditer chaque jour « en direct » avec la communauté du Village des Pruniers, fondé par Thich Nhat Hanh) ;  et enfin qu’il existe actuellement une cinquantaine d’applications mobiles (pour tablette et smartphones) censées aider à l’apprentissage de la méditation.

    Dans une seconde partie, vous pourrez en apprendre davantage sur trois de ces applications (celles que je connais le mieux pour les avoir expérimentées de façon approfondie).

    Il s’agit tout d’abord d’Insight Timer, que j’utilise au quotidien et que j’ai déjà eu l’occasion de présenter sur ce blog.

    Vous découvrirez ensuite ce que je pense des différentes ressources offertes par l’application de Matthieu Ricard baptisée « Imagine Clarity« 

    Et en final vous m’entendrez introduire « Namatata« , l’application développée par Antoine Gerlier, qui était notre invité d’honneur.
    Ce que je n’ai pas dit alors, mais que j’ajoute ici, c’est qu’il s’agit de l’application la plus simple et pratique qui soit, particulièrement adaptée aux débutants. Si vous avez un cadeau de Noël à faire à une personne de la jeune génération curieuse d’expérimenter ce que méditer veut dire, offrez-lui sans hésiter un abonnement à Namatata !

    Pour des raisons de droit de diffusion, je ne peux vous donner accès au témoignage d’Antoine et au débat qui a suivi avec Rodolphe Milliat (prof de yoga), Hervé Le Goaziou (moine zen) et moi-même. Qu’à cela ne tienne, voici à minima la trombine des trois intervenants dont les vignettes apparaissent déjà durant ma présentation…

    Antoine Gerlier

    Rodolphe Milliat

    Hervé Le Goaziou

    La vidéo introductive de la table ronde est en deux parties accessibles ci-dessous :

    Et si vous avez envie de passer à votre tour à l’expérimentation, cliquez sur le nom des applications sus-nommées pour visiter leur site dédié où vous trouverez leurs conditions d’utilisation. –Insight TimerImagine ClarityNamatata

    Comme vous le verrez, le sujet est vaste et, parfois aussi, délicat. N’hésitez pas à prolonger cet exposé par vos propres questions ou commentaires !

    Une chose est sûre, après avoir visionné cette présentation, vous ne vous sentirez plus jamais une personne « bizarre » et « à part » sous prétexte qu’il vous arrive de méditer, puisque vous allez découvrir que nous sommes désormais des millions à travers le monde à nous  livrer à ce genre de « non-activité » !

    Une raison de ne pas désespérer de l’humanité ?

  • Des nouvelles de La Bertais confinée…

    Comme vous êtes plusieurs à vous interroger quant à l’incidence du confinement sur les activités de La Bertais, voici un petit point d’étape :

    Les séjours résidentiels

    • Le séjour de la Toussaint a été maintenu jusqu’au samedi 31 octobre, de façon à ce que les personnes en retraite puissent bénéficier de leur semaine complète. Par contre celui qui devait avoir lieu cette semaine (du 2 au 7 novembre) a, comme il se doit, été annulé.
    • Pour l’instant, nous prévoyons de faire fonctionner normalement le séjour de Noël (du 28 décembre au 9 janvier) ainsi que les suivants déjà programmés (Février, Pâques, etc), mais il est évident que leur tenue effective dépendra des contraintes sanitaires qui seront alors en vigueur. En prenant en compte cette réserve, n’hésitez pas à retenir votre prochain séjour auprès de Paul comme à l’accoutumée…

    Le séminaire avec Véronique Desjardins

    • Après le premier report de juin dernier, nous avons dû annuler pour la seconde fois la tenue du séminaire prévu avec Véronique le week-end prochain. Bonne nouvelle, nous avons déjà convenu avec elle d’une troisième date et -si Dieu le veut- ce fameux séminaire aura lieu le week-end des 27 et 28 mars prochains. Impossible bien entendu de savoir dès à présent si les conditions sanitaires permettront à cette date l’organisation de cette rencontre, mais si vous êtes concerné(e), c’est une bonne chose que de prendre déjà note de ce rendez-vous sur votre agenda !
    • Autre bonne nouvelle : avec le trésorier adjoint, nous venons de demander à notre prestataire HelloAsso le remboursement des sommes versées par une cinquantaine d’entre vous pour l’inscription au séminaire annulé du week-end prochain. En principe les comptes bancaires des personnes concernées devraient être recrédités d’ici 48h (si tel n’était pas le cas, merci d’en avertir Joël)…

    L’après-midi chantier et enseignement du 5 décembre

    • Pour l’instant nous maintenons le projet de cette rencontre, étant entendu qu’elle ne sera possible que si le confinement s’arrête effectivement le mardi 1er décembre, comme cela a été initialement annoncé. Vous pouvez donc déjà retenir votre samedi après-midi et même vous inscrire en ligne à cette rencontre, ce qui nous permettra de vous prévenir en priorité en cas de modification du programme ou de son annulation.

    La deuxième rencontre du GSMP du 6 décembre

    • Nous avons décidé de maintenir le principe de cette rencontre. Si d’ici là les restrictions sanitaires sont assouplies, elle aura lieu selon un schéma semblable à celui que nous avons suivi pour la première rencontre (travail sur une demi-journée en quatre sous-groupes de 8 participants, sans contact avec les autres sous-groupes). Si à cette date La Bertais n’est toujours pas autorisée à réunir physiquement ses adhérents, nous organiserons ce GSMP « en distanciel », (via Zoom), comme nous l’avions fait au printemps dernier. Les modalités pratiques seront alors précisées aux personnes concernées…

    Le cours de Yoga du mercredi à La Bertais

    • Double bonne nouvelle : j’ai décidé cette fois-ci de continuer à assurer ce cours en l’organisant en ligne et comme de ce fait il n’y aura pas de restriction au niveau des places disponibles dans la salle, je me propose de l’ouvrir gratuitement à tous les Amis de La Bertais qui voudraient en profiter.
    • En clair, si vous avez l’envie et la possibilité de faire un peu de yoga chez vous devant un écran (ordinateur, tablette ou smartphone), il vous suffit de vous faire connaitre avant mercredi midi 4 novembre. Pour cela, laissez un commentaire en bas de cet article. Je vous enverrai alors mercredi en début d’après-midi le lien Zoom qui vous permettra de participer à la séance du jour de 18h40 à 19h40.
    • Si l’expérience est concluante, je la renouvellerai tous les mercredis du confinement…

    Projet d’une rencontre méditative hebdomadaire

    • Avec Anne-Marie nous avons réfléchi à une façon de nourrir le lien entre les membres de notre sangha dans ces temps difficiles. Et nous sommes tombés d’accord sur le fait que nous pourrions vous proposer une rencontre méditative hebdomadaire en ligne. Par exemple, nous pourrions nous retrouver via Zoom tous les dimanches matins vers 11h. Il y aurait un petit temps d’échange informel entre les participants, puis une méditation d’abord guidée par Anne-Marie ou par moi (environ 15 minutes) puis silencieuse (environ 15 minutes). Le tout (avec l’introduction informelle) ne devrait pas nous retenir plus de 35 minutes.
    • Si vous êtes intéressé(e), merci de le dire en commentaire à cet article. En fonction du nombre et de la teneur de vos réponses, nous déciderons ou non d’une première rencontre dimanche prochain 8 novembre de 11h à 11h35 et préviendrons les personnes intéressées de sa tenue…

    Et pour conclure, laissez-moi partager avec vous cette citation de Swâmiji tiré du dernier livre posthume de Daniel Roumanoff :
    « Quand on a compris la vérité, quand on a bien saisi, accepté, que ce qui s’est produit s’est effectivement produit, comment pourrait-on encore être agité et perturbé ? » (in « La grandeur de l’Homme, page 190).

  • Séminaire avec Véronique Desjardins : petit rappel !

    Je me permets de vous rappeler la procédure à suivre si vous souhaitez participer au séminaire avec Véronique les 21 et 22 novembre prochains à La Bertais 🙄

    • Notre salle ne pouvant accueillir dans des conditions sanitaires satisfaisantes que trente personnes à la fois, nous vous demandons de ne vous inscrire que pour une seule des deux journées (soit le samedi, soit le dimanche). De la sorte, nous pourrons accueillir le double de personnes sur le week-end soit une soixantaine de participants.

     

    • Pour que le décompte se fasse de façon à la fois automatique et transparente, les seules inscriptions retenues sont celles prises en ligne via notre partenaire HelloAsso. Pour réserver votre place, vous devez donc la payer d’avance à l’aide de votre carte bleue. Nous rappelons qu’au cas où nous serions contraints d’annuler la rencontre pour raison sanitaire, HelloAsso remboursera de façon automatique tous les participants. Vous ne prenez donc pas de risque financier en achetant votre billet en avance, d’autant plus que si l’événement a lieu, mais que vous êtes empêché(e) d’y participer, nous vous rembourserons aussi, pour peu que vous nous ayez prévenus à l’avance de votre désistement.

     

    • Si vous rencontrez une difficulté technique pour vous inscrire en ligne, contactez le trésorier-adjoint Joël Caillerie au 06 75 05 96 46 qui fera en sorte de vous aider (de préférence entre 9h et 11h les jours ouvrables).

     

    • Un dernier point : au moment où j’écris ce petit article, il reste environ 15 places le samedi et 10 places le dimanche. Ces places vous sont réservées  jusqu’au 4 novembre. Passée cette date, elles seront aussi proposées aux personnes qui ne sont pas membres de notre association (mais qui connaissent Véronique et/ou Hauteville). Donc, si vous êtes désireux de participer à cette rencontre, n’attendez pas qu’il soit trop tard !PS : Pour connaitre le programme détaillé des deux journées du séminaire, reportez-vous à la dernière Lettre des Amis de La Bertais ou cliquez ICI !

     

  • Des nouvelles de MéditàRennes

    Comme vous le savez peut-être déjà, en marge de mes activités à La Bertais, je suis l’un des membres fondateurs du collectif MéditàRennes, une association qui vise à permettre aux personnes de la région de Rennes pratiquant une forme ou une autre de méditation de se rencontrer de temps en temps pour partager leurs pratiques et échanger sur ce qui, au-delà des formes plus ou moins divergentes, les relie dans une même aspiration à la Sagesse.

    Cette association a ainsi organisé deux grandes manifestations (en 2017 et en 2019) et s’apprêtait à réitérer avec une troisième édition qui devait avoir lieu les 13, 14 et 15 novembre prochains. Au programme : 16 méditations guidées par des instructeurs qualifiés s’inspirant des traditions spirituelles du Yoga, du Bouddhisme, du Judaïsme, de l’Islam et du Taoïsme, sans oublier la pratique de la méditation dite laïque.

    Mais la crise sanitaire nous a contraint fin août à réduire la voilure : nous avons reporté cette grande fête de 3 jours à l’automne 2021 et l’avons remplacée par un plus petit évènement qui se déroulera sur une seule après-midi et n’offrira, en présentiel qu’une trentaine de places (covid oblige).

    Ceci étant, nous avons prévu de retransmettre en vidéo l’intégralité de cet évènement, de façon à ce que tous ceux et celles qui ne pourront pas prendre place dans la salle du CCBR puissent quand même s’y associer.

     

    Voici une brève présentation du programme  de ce samedi après-midi 14 novembre :

    • 16h à 17h15 : Méditation guidée « de la respiration à l’ouverture du coeur » par Marie Clainchard.
      Marie est élève d’un maitre soufi dont l’Ecole est originaire de l’Inde, Zia Inayat Khan et elle se propose à cette occasion de nous faire découvrir certains des principes de son enseignement.

     

    • 17h45 à 20h : Table ronde sur l’intérêt et les limites des applications numériques d’aide à la méditation.
      En cette période de restriction de la vie sociale, un nombre croissant de pratiquants se sont tournés ou se tournent actuellement vers les applications d’aide à la méditation. Celles-ci sont de plus en plus nombreuses à se disputer le « marché » de la méditation grand public.
      Au cours de cette table ronde, j’aurai le plaisir de présenter un petit panorama de l’offre actuelle (Petit Bambou, Insight Timer, Imagine Clarity, Namatata…) et de lancer des pistes de réflexion concernant ce que l’on peut attendre en positif comme en négatif de ce genre d’applications. A mes côtés, il y aura Antoine Gerlier, créateur et animateur de Namatata, l’une de ces applications, qui a le mérite d’être entièrement « made in France » et d’avoir été développée en partenariat étroit avec le docteur François Bourgognon, spécialiste reconnu des études de neurosciences sur « la pleine conscience »…

     

     

    • Et si vous voulez y participer (en présentiel ou en ligne) cliquez sur le boutant ci dessous pour réserver votre place (tarif libre).

    PS : Enfin, si ce n’est pas déjà fait, vous m’aiderez à préparer la Table Ronde en répondant en ligne à un petit questionnaire accessible en cliquant ICI


     

  • Parfum de l’AG 2020

    Sans plus attendre, voici un écho en images (et en poésie) de notre dernière AG. Si vous y étiez, n’hésitez pas à faire part de vos impressions personnelles au reste de la sangha en laissant un commentaire…


    Comme prévu, notre AG s’est tenue pour la toute première fois « masquée ».
    Quand on vous disait qu’il s’agissait d’une secte : ils n’osent même pas montrer leur visage !

    Christophe a initié l’auditoire à la technique du « soutien par les doigts ». Au signal, chacun sort sa main de derrière son dos et affiche le niveau de son soutien : 5 doigts = je soutiens avec enthousiasme le rapport moral. 4 doigts = je suis satisfait, mais comme je me méfie des émotions extrêmes, je tempère un peu mon ardeur. 3 doigts = je me rallie à la décision, mais plus par raison que par conviction. 2 doigts : je ne me sens pas prêt à soutenir la décision, je souhaite plus d’explications… 1 doigt : je ne comprends pas cette décision et j’ai vraiment besoin qu’on la réexamine ensemble car pour l’instant je ne vois pas son bien fondé. Zéro doigt = je suis résolument hostile à cette décision au point que je ne veux même pas en discuter plus avant….

     

    On regarde le résultat du vote et on donne la parole en priorité  à ceux qui ont mis moins de trois doigts. Ils présentent leurs objections et/ou questions et le responsable de la réunion tente d’apporter les éclaircissements nécessaires. On consulte aussi une ou deux des personnes ayant approuvé de leurs cinq doigts pour qu’elles partagent la raison de leur enthousiasme. Et ensuite on « revote » jusqu’à ce que tout le groupe mette au moins 3 doigts ! NB : le processus peut prendre un peu de temps et même, dans certains cas, ne pas aboutir. Mais si la résolution est finalement adoptée, il y a de bonnes chances qu’elle soit suivie d’effets et si elle ne l’est pas, c’est peut-être bien qu’elle n’était pas si bonne que cela à la base !

     

    Puis ce fut au tour de Yann et d’Anne-Marie de prendre la parole. Pas de chance, comme Anne-Marie était la photographe attitrée, personne n’a pensé à la remplacer à ce poste (C’est l’histoire de l’arroseuse non-arrosée! )


    Mais le clou de la journée était pour l’après-midi. De 14h30 à 16h15, Patrice Fabart  a apporté un témoignage extrêmement impliqué sur les nombreux aléas et rebondissements de sa sadhana avec Arnaud, « ciselant » au fil des anecdotes vécues, un portrait assez original et  particulièrement touchant de la grandeur d’âme de notre maitre.

    Le texte de cette intervention sera probablement mis en ligne d’ici peu. En attendant, sachez qu’un des moments particulièrement forts de ce témoignage a été le poème de Victor Hugo qu’à la fin de son intervention Patrice a déclamé avec beaucoup de conviction et qui a « mouillé » les yeux d’un certain nombre d’entre nous (dont moi qui ai du enlever quelques instants mon masque pour ne pas le transformer en serpillière!). Du fond du coeur, un très grand merci à toi, cher Patrice pour nous avoir ainsi laissé entrevoir la capacité d’amour « hors norme » d’Arnaud ainsi que son infinie sollicitude pour le disciple plein de ses révoltes et de ses émotions négatives que nous sommes encore trop souvent face à lui et à son Enseignement « pur comme du diamant »!

    Mon père, ce héros au sourire si doux,
    Suivi d’un seul housard qu’il aimait entre tous
    Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
    Parcourait à cheval, le soir d’une bataille,
    Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
    Il lui sembla dans l’ombre entendre un faible bruit.
    C’était un Espagnol de l’armée en déroute
    Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
    Râlant, brisé, livide, et mort plus qu’à moitié.
    Et qui disait:  » A boire! à boire par pitié !  »
    Mon père, ému, tendit à son housard fidèle
    Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
    Et dit: « Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé.  »
    Tout à coup, au moment où le housard baissé
    Se penchait vers lui, l’homme, une espèce de Maure,
    Saisit un pistolet qu’il étreignait encore,
    Et vise au front mon père en criant: « Caramba!  »
    Le coup passa si près que le chapeau tomba
    Et que le cheval fit un écart en arrière.
    « Donne-lui tout de même à boire », dit mon père.

    Après la bataille, Victor Hugo


  • En communion avec vous

    La plupart de ceux et celles d’entre nous qui ont reçu un jour une lettre d’Arnaud ont eu droit à  cette mention par laquelle il terminait le plus souvent ses missives. Et les mots étaient toujours tracés de façon manuscrite en accompagnement de sa signature, même quand, dans les dernières années de sa vie, il dut se résoudre à dicter son courrier et non plus à l’écrire lui-même.

    Voilà donc un très beau titre pour ce recueil posthume dans lequel Véronique (aidée de Geoffroy, le « secrétaire particulier » d’Arnaud) a choisi de présenter une sélection de Lettres d’Arnaud à ses élèves. Ce faisant, elle nous permet d’entrevoir d’une façon inédite l’intimité de la relation maître à disciple et de voir comment l’élève est guidé pas à pas au travers des situations existentielles qu’il rencontre dans son quotidien. Bien sûr, ces Lettres ont aussi été choisies en fonction de l’universalité du message de sagesse qu’elles véhiculent et pas seulement pour leur pertinence circonstancielle.

    C’est donc un très beau cadeau que Véronique nous fait en cette rentrée 2020 avec ce nouveau livre à paraitre fin octobre où nous pourrons sentir une fois encore qu’en répondant à l’un ou l’une de ses élèves, Arnaud s’adresse en fait au coeur de chacun d’entre nous !

    Et comme deux bonnes nouvelles valent mieux qu’une, sachez que Véronique Desjardins vient de nous confirmer sa venue à La Bertais le week-end des 21 et 22 novembre prochains. Nul doute que les propos d’Arnaud contenus dans ce dernier livre inspireront les questions des participants !

    Bien entendu, la concrétisation de ce projet de visite reste dépendante de l’évolution de la situation sanitaire. Nous sommes donc en train de réfléchir à l’organisation de l’événement en tenant compte de ces contraintes spécifiques et nous devrions être à même de vous en dire plus dès l’AG de dimanche prochain.

    Au fait, pour cette AG, il reste encore quelques places « en présentiel » et beaucoup d’autres en visioconférence. Dans les deux cas, souvenez-vous que pour y participer il faut obligatoirement vous inscrire en avance en ligne (y compris pour suivre l’AG en visioconférence).

    Pour cela, si ça n’est pas déjà fait, cliquez sur le bouton ci-dessous :


    Au grand plaisir de vous revoir à l’une ou l’autre de ces occasions…

  • Journée de retraite méditative à La Bertais

    Pour ceux ou celles qui n’auraient pas vu arriver le mail collectif qui a été adressé à tous les membres jeudi soir dernier, voici les informations concernant notre journée annuelle « spécial méditation » de dimanche prochain (13 septembre).

    Il reste encore quelques places, si vous êtes concerné(e), dépêchez-vous d’en profiter (lien d’inscription en bas du texte).

    Du fait de la situation sanitaire, nous avons complètement revu l’organisation de ce « grand classique » de La Bertais.

    Ainsi cette année, il y aura deux groupes de méditants qui fonctionneront en alternance de façon indépendante. Vous devrez vous inscrire à l’un de ces deux groupes et ne pourrez participer qu’aux méditations prévues pour votre groupe. Celles-ci seront au nombre de quatre et dureront à chaque fois trente minutes avec la possibilité facultative de prolonger d’un quart d’heure. Entre les méditations de votre groupe, il y aura un temps libre d’environ 1h15 pendant lequel vous disposerez d’un espace individuel (chambre ou pièce nominativement attribuée) pour vous retirer de façon à pouvoir lire, prendre des notes ou vous reposer en toute tranquillité et sécurité sanitaire. Bien entendu, vous pourrez aussi utiliser ce temps pour vous promener dehors ou vous « poser » dans la nature pour lire, ou simplement contempler, l’ensemble des participants étant tenus d’observer strictement le silence durant toute la journée.

    Du fait de cette organisation particulière, le port du masque ne sera obligatoire que lors de l’accueil, pendant le temps introductif d’explication de la journée et lors de vos déplacements à l’intérieur de la maison (toilettes, etc.). Les promenades dehors, le repos dans la pièce qui vous aura été individuellement attribuée (chambre…) et les méditations dans la grande salle pourront se faire à visage découvert. Dans le même souci sanitaire, il n’y aura pas de repas préparé et pris en commun. Chacun devra venir avec son pique-nique qu’il mangera individuellement soit dehors (si le temps le permet), soit en silence dans la cuisine et le salon (ou la voiture individuelle) en cas de pluie.

     Voici le programme de chacun des deux groupes qui fonctionneront en parallèle avec un décalage d’une heure :

    1ergroupe (12 participants maximum + 1 animateur)

    • 9h45 : accueil sur place, attribution d’un espace individuel, présentation du planning des activités propres à ce groupe.
    • 10h-10h30 : première méditation collective(partiellement guidée), facultativement prolongeable jusqu’à 10h45 (aération de la salle à 10h45 en vue d’accueillir le second groupe de méditants à 11h)
    • 10h30 ou 10h45-12h : temps personnel en silence (en chambre individuelle ou dehors)
    • 12h-12h30 : deuxième méditation collectivefacultativement prolongeable jusqu’à 12h45 (aération de la salle à 12h45 en vue d’accueillir le second groupe de méditants à 13h)
    • 12h30 ou 12h45-14h : temps personnel en silence incluant le pique-nique (à prendre dehors ou en se répartissant entre la cuisine le salon et éventuellement votre voiture).
    • 14h-14h30 : troisième méditation collectivefacultativement prolongeable jusqu’à 14h45 (aération de la salle à 14h45 en vue d’accueillir le second groupe de méditants à 15h).
    • 14h30 ou 14h45-16h : temps personnel en silence (en chambre individuelle ou dehors)
    • 16h-16h30 : quatrième méditation collectivefacultativement prolongeable jusqu’à 16h45 (aération de la salle à 16h45 en vue d’accueillir le second groupe de méditants à 17h).
    • 16h45-17h15 : tour de parole conclusif (bilan) et départ du premier groupe

    2ème groupe (12 participants maximum + 1 animateur).

    Programme identique au premier groupe, mais en décalage d’une heure.

    • 10h45 : accueil sur place, attribution d’un espace individuel, présentation du planning des activités propres à ce groupe.
    • 11h-11h30 : première méditation collective(partiellement guidée), facultativement prolongeable jusqu’à 11h45 (aération de la salle à 11h45 en vue d’accueillir le premier groupe de méditants à 12h)
    • 11h30 ou 11h45-13h : temps personnel en silence (en chambre individuelle ou dehors)
    • 13h- 13h30 : deuxième méditation collectivefacultativement prolongeable jusqu’à 13h45 (aération de la salle à 13h45 en vue d’accueillir le premier groupe de méditants à 14h)
    • 13h30 ou 13h45-15h : temps personnel en silence incluant le pique-nique (à prendre dehors ou en se répartissant entre la cuisine le salon et éventuellement votre voiture).
    • 15h-15h30 : troisième méditation collectivefacultativement prolongeable jusqu’à 15h45 (aération de la salle à 15h45 en vue d’accueillir le premier groupe de méditants à 16h).
    • 15h30 ou 15h45-17h : temps personnel en silence (en chambre individuelle ou dehors)
    • 17h-17h30 : quatrième méditation collectivefacultativement prolongeable jusqu’à 17h45
    • 17h45-18h15 : tour de parole conclusif (bilan) et départ du second groupe

     

    EN PRATIQUE :

    Les inscriptionsse prennent uniquement par Internet en cliquant sur le lien présent sur la page d’accueil de notre site ou directement ICI  (démarche entièrement gratuite, pas de n° de carte bleue à fournir).

    S’il reste de la place dans le groupe que vous choisirez, votre inscription sera automatiquement validée par un mail confirmant votre participation. En cas contraire, si vous vous inscrivez en liste d’attente, nous vous préviendrons des éventuels désistements. Dans tous les cas,ne vous inscrivez pas aux deux groupes à la fois et prévenez si vous deviez annuler votre venue pour qu’on puisse attribuer votre place à une autre personne. Enfin, ne venez pas à la Bertais sans avoir reçu le mail confirmant votre participation, car du fait du quota fixé, nous n’accepterons aucune personne surnuméraire.

    La participation financièreà cette animation n’est pas tarifée. Vous serez néanmoins invité(e) à faire une donation à la fin de la journée d’un montant laissé à votre appréciation. L’argent récolté contribuera intégralement à la bonne santé financière de l’association et ne servira pas à rémunérer Yann et Anne-Marie qui oeuvreront bénévolement à cette occasion.

    Équipe d’organisation : nous avons besoin d’une petite équipe d’organisation pour faire du ménage, préparer la grande salle et faire la signalétique (attribution nominative des chambres et lieux individuels de repos). Si vous êtes disponible le samedi après midi, merci de le signaler en commentaire lors de votre inscription en ligne.

    Hébergement le dimanche soir : Les personnes qui participent au séjour résidentiel qui fera suite à cette journée peuvent prévoir de rester sur place à l’issue de cette animation pour diner et dormir à La Bertais afin d’être à pied d’œuvre le lundi matin. Si tel est votre cas, merci de le signaler lors de l’inscription en ligne.

     

    Au grand plaisir de vous revoir à cette occasion et/ou lors de notre week-end d’AG des 26-27 septembre (les infos à ce sujet vont vous parvenir en milieu de cette semaine).


  • Karkatî, épisode 3

    Quelle drôle de situation ! Par une nuit sans lune au cœur d’une forêt profonde a lieu une joute philosophique du plus haut niveau et dont l’enjeu n’est rien moins que la survie de deux des trois protagonistes. D’un côté, se tient assise la géante cannibale Karkatî, fière de la bordée d’énigmes métaphysiques qu’elle vient de déverser à flot continu sur ses deux interlocuteurs. De l’autre, le roi Vikrama et son fidèle conseiller. Ah, justement, voilà qu’il s’apprête à répondre…

    La parole est au roi !

    – Toi à l’apparence d’un nuage sombre, écoute-moi élucider tes étranges questions avec autant de facilité qu’un lion déjoue la fureur des plus gros éléphants.

     

    Tes interrogations ont beau être formulées en termes abscons pour mieux nous mettre à l’épreuve, elles se rapportent toutes au Soi suprême (paramâtman).

    C’est lui auquel réfère ta première énigme « qu’est-ce qui est plus petit qu’un atome… »,  car en tant que principe de conscience, le Soi est la réalité la plus intangible qui puisse être. Plus ténu encore qu’une molécule d’air, il est imperceptible pour les sens et inintelligible pour le mental. Et c’est pourquoi les mots eux-mêmes sont impuissants à le saisir.

    Par ailleurs, et c’est là la réponse à la seconde partie de ta question sur « …et qui contient d’innombrables mondes en son sein… », sache que cet âtman malgré son apparente extrême petitesse, contient en son sein l’ensemble de tous les possibles et qu’il est donc à ce titre la matrice des innombrables mondes qui forment l’univers. Quant à décider s’il est « vide ou plein, quelque chose ou rien » selon la suite de ta question, comme il est au-delà des mots, personne ne saurait définitivement trancher ce dilemme !

    Je dirais cependant qu’on peut le considérer comme une réalité dans la mesure où nous voyons qu’il est le principe vital qui anime toutes les créatures et dont elles sont toutes dépendantes. Aussi il suffit de contempler la présence de son intelligence partout à l’œuvre dans l’univers pour arriver à la conclusion que sa réalité ne fait aucun doute. Car tout ce qui existe n’a sa raison d’être que par cette imprégnation, qui est aussi à l’origine de notre capacité de penser, de parler, de voir et d’agir.

    Ceci étant, il est normal que du point de vue de l’ignorant, il soit considéré comme « vide » ou « non-existant » du fait de son invisibilité. Et c’est aussi pour cette raison que certains sages utilisent à son sujet l’expression de vide transcendantal (paramâkasha).

    Pourtant, aucun type de raisonnement fondé sur le fait que l’Etre véritable n’est pas visible ne peut convaincre de sa non-réalité, car bien qu’invisible, il se laisse indirectement deviner, comme du camphre, qui même caché, est détecté à l’odeur qu’il émet.
    Plus encore, bien qu’imperceptible aux sens et au mental, son existence est établie par l’intuition directe que nous pouvons en avoir en notre for intérieur, quand bien même cette intuition est celle du sans-forme.

    Quant à résoudre ton paradoxe selon lequel il est à la fois un et multiple, unité aussi bien que pluralité, sache qu’il est tout à la fois la conscience individuelle en chacun et la Conscience universelle commune à tous, matrice qui contient en son sein l’ensemble des créatures  et en soutient l’existence. Ce qui fait que tous ces mondes ne sont en effet que de simples ondulations à la surface du vaste océan du Soi dont l’intelligence organisatrice se manifeste sous la forme des innombrables vagues.

    Je suis Cela et tu l’es aussi si toi et moi avons l’intuition de l’unicité du Soi. Mais ni toi ni moi ne le sommes, tant que nous nous croyons être des entités finies circonscrites par nos corps.

    Si notre distinction du moi et du non-moi est dissipée par la connaissance de la vérité, nous cessons alors d’être « je » et « tu ». Et il en va de même pour notre appréhension de toutes les autres personnes qui perdent leurs traits distinctifs en regard de leur réalité unitaire sous-jacente.

    Quant à ton autre affirmation paradoxale consistant à dire qu’il est à la fois conscient et non conscient, le constat que nous pouvons faire de l’alternance de nos moments de vigilance et de non-vigilance est une première façon de la résoudre.

    Une autre façon est de remarquer que lorsque notre conscience individuelle est immergée dans le Soi suprême, elle perd alors la notion de ses caractéristiques propres et, de ce point de vue, n’est pas plus capable qu’une pierre d’appréhender sa singularité.

    Le Soi principe de toute lumière

    A présent au sujet de ton interrogation sur l’origine de toute lumière, sache que le Soi suprême est en effet d’essence lumineuse et que c’est là sa nature inaliénable. Cette présence lumineuse réside à l’intérieur de tous les corps, tel un feu qui éclaire continuellement sans jamais rien bruler. C’est pourquoi il est appelé le Grand Illuminateur et considéré comme la source de toutes les autres lumières physiques ou subtiles.

    Cette source qui est à la fois à l’origine de la lumière de la conscience individuelle et de celle rayonnée par le soleil, la lune et les étoiles est inaltérable, contrairement à l’éclat des luminaires qui, lui, est appelé à s’éteindre lors de la dissolution cosmique finale.

    Cette lumière inextinguible que l’œil ne peut pas voir, mais dont la présence est repérable au sein de notre conscience comme ce qui l’illumine de l’intérieur et lui rend capable la perception de toutes choses, c’est elle qu’il faut reconnaitre comme notre ineffablement réalité.

    C’est d’elle que procède la lumière de notre propre intelligence qui, plus vive que la simple lumière physique, peut nous donner accès à la splendeur des réalités spirituelles invisibles aux yeux.

    Mais du fait qu’elle n’est pas compréhensible pour notre mental limité, elle est le « point aveugle » de la plupart des humains. Ce n’est qu’en retournant notre conscience vers cette source qu’on peut vaincre cette cécité et non en essayant de la voir à l’extérieur avec nos yeux.

    Et en réponse à ta question sur les plantes, sache que cette luminosité première du Soi imprègne aussi les végétaux, ce qui fait que ceux-ci, bien que dépourvus d’yeux, sont sensibles à la lumière physique et capables d’en retirer les éléments de croissance leur permettant de porter des fleurs et des fruits.

    Le Soi au delà du temps de l’espace et de la causalité

    A présent, en ce qui concerne tes questions sur le temps, l’espace, l’existence du monde et de toutes les actions qui y prennent place, sache qu’il ne s’agit dans tout cela que de perceptions sensorielles qui n’ont pas d’autre maître ou d’autre créateur, pas d’autre père ou d’autre soutien que le Soi suprême en qui elles subsistent comme de simples modifications de lui-même, sans aucune existence propre.

    Ainsi, concernant l’espace, et bien qu’on dise du Soi qu’il est plus petit qu’un atome, c’est pourtant lui et lui seul qui est l’écrin du trésor que représente le vaste monde. Car ce monde démesuré est entièrement inclus en Lui qui en est le contenant, aucun monde ne pouvant exister au dehors ou au-delà de Lui.

    De ce fait, on en parle aussi comme d’une immense entité qui englobe le monde (brahman). Mais en vérité il n’est ni grand ni petit, car, antérieur à la notion même d’espace, il échappe par là au domaine de la mesure.

    Concernant le temps, un battement de paupière représente à notre échelle un bref instant (nimesha) alors qu’un éon (kalpa) est l’exemple type d’une durée excessivement longue.

    Mais pour le Soi, un éon (kalpa) ne dure pas plus qu’un battement de paupière, alors même que cet éon est plein de l’ensemble des actes et des pensées ayant pris place en son sein. Il en va de même pour nous quand nous nous souvenons en un instant de toute notre vie. Le souvenir entier ne dure que quelques secondes alors qu’il contient une masse énorme d’informations. Le Soi est de ce point de vue pareil à un miroir dans lequel la totalité du monde passé présent et avenir se réfléchit simultanément.

    L’impression «j’ai fait d’abord ceci, puis cela après » est une pensée dérivée du fait que nos initiatives et agissements semblent se dérouler dans le temps ; mais cette impression de temporalité est en vérité aussi inconsistante que celle éprouvée durant les rêves. Dans ceux-ci il arrive qu’on croie voir défiler toutes les périodes de sa vie, de la jeunesse à la vieillesse alors qu’au réveil on s’aperçoit que l’aventure n’a duré que le temps des quelques pensées qui l’ont constituée.

    C’est pourquoi je te le dis,  des notions telles que celles de brièveté et de durée extrême, ou encore celles de proximité et d’éloignement n’ont absolument pas cours au niveau du Soi. Ce n’est que par le jeu du mental que ces notions donnent l’impression d’avoir une consistance.

    Ainsi la représentation que nous nous faisons du monde ne correspond pas à ce qu’il est vraiment. Cette représentation est le reflet du Soi dans notre mental, comme le mirage est le reflet du rayonnement solaire sur le sable du désert. Cette façon ordinaire d’appréhender le monde n’est donc qu’un tissu continu d’erreurs. Et il convient de considérer toutes les choses perceptibles sur la base de cette prise de conscience, car c’est seulement en cultivant cette lucidité radicale qu’on peut accéder à la vérité.

    Tant que c’est à la forme d’un bijou que l’on prête attention, on reste prisonnier de son apparence et on ne voit pas la valeur de l’or qui le compose.

    Aussi c’est par le désengagement de l’attention de l’apparence du monde et son report vers son essence réelle que l’on peut parvenir à la reconnaissance de la pure lumière du seul et unique suprême Soi.

    Rôle et limites des enseignements de Sagesse

    Or, bien qu’il soit inatteignable par les mots ou le discours humain, c’est le propos des enseignements de Sagesse que de nous permettre de Le réaliser.

    Voilà pourquoi ces enseignements nous le présentent tantôt comme étant le Souffle (prana) tantôt comme étant le Son primordial (aum), ou aussi la Parole révélée (Véda). Même si, ultimement elles sont fausses, toutes ces approches sont utiles à titre de supports pédagogiques. Le souffle est en effet ce qui est commun à tous les organismes vivants. Analogiquement l’âtman est, lui, commun à tout ce qui existe -vivant et non vivant.

    Émettre soi-même le son « Aum », c’est reproduire la vibration originelle d’où est issue la totalité du monde manifesté et cela peut être une aide pour s’aligner avec la marche de l’univers qui, aujourd’hui encore, n’est que le prolongement de cette vibration initiale. Sans compter que quand on arrête d’émettre le son Aum, le temps de silence qui s’installe alors laisse entrevoir la dimension non-manifestée du Soi.

    Quant aux paroles consignées dans le Véda, elles sont imprégnées de la réalisation des sages qui les ont prononcées et à ce titre, elles sont aussi une aide précieuse pour l’auditeur qui veut à son tour réaliser le Soi.

    Pourtant, au-delà de ces enseignements destinés aux débutants, sache qu’il n’y a rien qui soit réellement créé ou dissous dans le monde par aucun agent à aucun moment; tous les changements apparents ne sont le fruit que de notre appréhension erronée du réel.

    Le mot « monde » lui-même, appliqué aux phénomènes, n’est qu’un terme creux qui ne signifie rien. Car c’est la conscience individuelle qui sous l’influence de l’illusion (mâyâ) interprète les scènes situées dans la Conscience universelle, comme étant situées dans un monde phénoménal extérieur à elle.

    Voilà pourquoi ultimement, les termes « externe » et « interne » appliqués au monde sont dénués de sens. La Conscience universelle  n’a ni intérieur ni extérieur.

    C’est elle sur laquelle portent toutes tes questions, c’est elle le principe ultime, unité incréée, calme et tranquille, sans commencement milieu ou fin, et sans corps ni organes. Non-duelle, elle constitue le dénominateur commun du multiple. De la nature de la pure lumière, elle brille pour l’éternité d’un inaltérable éclat.

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    – Magnifique ! s’exclama alors Karkatî. Tes propos, ô roi, sont hautement inspirants et porteurs d’une puissante énergie spirituelle ! Accepte s’il te plait mon amitié reconnaissante et en gage de ma bonne foi, demande-moi de faire quelque chose pour toi.

    – Soit, dit le roi.  J’ai entendu dire que Brahmâ avait prononcé un mantra protecteur quand il t’a octroyé ton pouvoir de nuisance. Or mon peuple souffre de cette maladie que tu as contribué à répandre dans la contrée et il me serait très utile de pouvoir le protéger à l’aide de ce mantra.

    – D’accord répondit Karkatî, rendons-nous près d’une rivière pour les ablutions rituelles et méditons-y ensemble. Au petit jour, je vous transmettrai à tous les deux le mantra protecteur et il vous appartiendra ensuite de l’enseigner à ceux de vos sujets que vous estimerez dignes d’en bénéficier…

    La suite de l’histoire, vous la connaissez déjà !

    Sinon, cliquez ici pour accéder au premier article.
    Et pour relire le second, c’est par là !

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  • Karkatî, épisode 2

    Vous avez apprécié l’étrange histoire de Karkatî (à relire ici) ? Si oui, je vous invite à entrer plus avant dans l’intimité du personnage et en particulier à découvrir la haute teneur spirituelle du dialogue qu’elle mène, vers la fin de l’histoire, avec un roi et son ministre. Faute de place, je n’avais pu alors qu’y faire allusion, mais depuis Karkatî ne me laisse pas en paix tant et si bien que j’ai décidé  de reprendre la plume…

    Présentation plus détaillée de notre « vedette »

    Pour mieux comprendre qui est Karkatî, il faut savoir que selon la cosmologie traditionnelle hindoue, l’univers contient simultanément en son sein plusieurs mondes parallèles. Le décompte le plus simple en dénombre trois : le monde des hommes, le monde des dieux (dévas) et le monde des démons (asuras).  Chacun de ces trois mondes comporte de nombreuses classes d’êtres plus ou moins hiérachisées. Par exemple les hommes peuvent avoir différentes couleurs de peau, différentes caractéristiques ethniques et psychologiques. De même pour les dévas qui peuvent être –entre autres- des Adityas (régents des régions célestes), des Rudras (régents irascibles des terres vierges), ou encore des Vasus (régents des éléments) etc. Et tout pareillement pour les asuras qui selon leur mode d’existence peuvent être, entre autres, soit des Dânavas (géants) des Nagas (dragons) ou des Rakshakas (ogres noctambules)…

    Karkatî est une rakshasî !

    Tout ce beau monde est tantôt mâle –raskshasa– et tantôt femelle telle Karkatî qui est donc une rakshasî. Dans ce bestiaire, bien difficile de dire quels sont les plus dangereuses ou les moins fréquentables de ces créatures, mais la démone Karkatî fait certes partie de ces personnes qu’il ne fait pas bon avoir comme voisine de pallier ! Et ça tombe bien, car en règle générale, ces créatures sont invisibles pour les humains qui ne perçoivent leur éventuelle présence qu’à travers un malaise diffus ou une frayeur irrationnelle, comme on peut en éprouver parfois quand on est perdu de nuit dans un endroit inconnu. Ceci étant les rakshasas  ont malgré tout le pouvoir de se montrer de temps en temps aux humains, en particulier quand ils veulent les effrayer pour les contraindre à se mettre à leur service. Ils prennent alors le plus souvent l’apparence de créatures géantes semblables aux ogres de nos contes. Méfiez-vous cependant, car les plus retorses d’entre les démones réussissent parfois à masquer leur laideur congénitale sous les traits aguichants de belles jeunes femmes, ceci pour mieux séduire leurs proies…

    Donc Karkatî est une digne représentante de cette race infernale. Et quand le roi Vikrama et son conseiller se permettent de pénétrer dans sa forêt, elle commence par leur jouer la carte de la frayeur de façon à les paralyser de peur.

    Voici le récit de cette première rencontre…

    … La rakshasî commença par pousser un énorme rugissement qui semblait venir d’une grande hauteur. Après quoi d’une voix aussi effrayante que le tonnerre elle déclama : « Ho, ho? Qui êtes-vous donc pour oser vous aventurer dans cette jungle inhospitalière plus obscure que l’ignorance elle-même ? Présomptueux que vous êtes, vous voilà des proies bien faciles, votre vie est désormais entre mes mains ! ».

    – Et toi, fantôme, qui es-tu ? Et où es-tu ? Si tu es un être incarné, ose te montrer, car sinon ne compte pas sur nous pour avoir peur d’un simple ectoplasme qui bourdonne autour de nous comme une nuée d’abeilles? Si tu es réellement brave, fais comme le lion qui se jette sur sa proie et non pas comme le chien qui se contente d’aboyer à distance. Laisse tomber ta vantardise et montre-nous immédiatement à quoi tu ressembles, sinon c’est nous qui penserons que tu as peur des humains!

    A ces mots du roi, Karkatî fut piquée au vif et décida de se dévoiler à eux sur-le-champ. Pour cela elle se mit à pousser un nouveau cri accompagné d’un rire effroyable. Nos deux hommes entendirent sa voix retentir telle une clameur dans les bois, puis ils virent sortir d’un sombre nuage son énorme présence hideuse.


    Du fait de son rire, elle avait la bouche ouverte et on lui voyait ses grandes dents couleur d’ivoire. Ses globes oculaires jetaient des éclairs étincelants tel le chatoiement trompeur des bijoux de pacotille. Sa voix était aussi rauque que le grondement des nuages sur les hautes collines. Sa stature ressemblait à celle d’un pilier monumental se dressant entre le ciel et la terre; tandis que le grincement de ses dents annonçait une fin tragique à quiconque était présent dans les parages. Ses cheveux étaient hirsutes, ses membres puissamment musclés, ses yeux crasseux avaient la couleur du charbon. Sa respiration qui s’échappait d’un nez aussi gros qu’un maillet ronflait à la façon des naseaux des chevaux. Ses côtes ressemblaient à des soufflets de forgeron. Ses seins d’ébène pendaient, comme deux gros saphirs sombres. Ses bras étaient accrochés à ses épaules telles deux grosses branches noircies par quelque incendie. Son corps entier, d’un noir de jais, joint à son rire sardonique, suscitait un effroi semblable à celui qu’inspire la perspective de la dissolution cosmique finale.

    Et pourtant, en la voyant s’avancer ainsi vers eux, nos deux hommes téméraires restèrent calmes et centrés. Fermement établis en eux-mêmes ils ne se laissèrent pas impressionner par la sinistre apparence de Karkatî.

    Le ministre royal prit le premier la parole :

    « Je te présente Vikrama, le noble roi des Kiratas, dont je suis l’humble conseiller. Nous sommes venus dans cette forêt pour profiter du calme de la nuit afin de nous livrer à la méditation. Mais toi, chère amie, qu’est-ce donc qui provoque en ta grande âme la fureur bruyante de ton accueil ?  Pourquoi autant d’agitation quand la sagesse nous enseigne que pour atteindre le succès, nos entreprises doivent toujours être menées avec sang-froid. Sache que la force tranquille de notre propre modération a déjà eu raison de bien des difficultés. D’autant plus qu’à y regarder de près, l’échec ou la réussite de toute entreprise dépend beaucoup plus de la destinée que de la volonté propre. Ceci étant, fais-nous connaître ce que tu attends de nous; car nous avons pour habitude de ne jamais décevoir quiconque nous adresse une demande justifiée ».

    En entendant ces propos inattendus, la rakshasî réfléchit et se dit : «  le calme serein de ces hommes et l’affabilité de leur conduite avec moi sont étranges. Il ne doit pas s’agir de personnes ordinaires, d’autant plus que l’expression de leurs visages et de leurs yeux ainsi que le ton et la teneur de leur propos respirent la vérité. Or seul un sage est capable de mettre ainsi en parfaite adéquation son âme, ses paroles et ses actes. De plus le fait qu’ils n’aient manifestement pas peur de la mort plaide en faveur de leur connaissance de l’Indestructible. Je vais donc leur poser des questions sur les points qui ne sont pas encore clairs pour moi, car ceux qui ne demandent pas aux sages ce qu’ils ne savent pas sont condamnés à rester des cancres tout au long de leur vie ».

    Ayant ainsi délibéré en elle-même, elle ouvrit la bouche pour formuler ses requêtes, en s’efforçant de contrôler au mieux sa voix criarde et son rire grossier.

    – Hé bien, leur dit-elle, il n’y a qu’une façon pour vous d’échapper à mes griffes, c’est de répondre de façon pertinente à la série de questions que voici :

    Les énigmes métaphysiques de Karkatî

     – Quelle est cette entité qui est à la fois une et multiple, plus petite qu’un atome et aussi vaste que l’océan, et qui, à ce titre, contient d’innombrables mondes en son sein, plus qu’il n’y a de bulles dans la mer ?

    – Quelle est cette entité qui est à la fois vide et non-vide, à la fois quelque chose et rien? 

    – Qu’est-ce qui me fait être moi-même et toi, toi-même, et qui est notre vraie nature à toi comme à moi ?

    – Quel est ce moteur qui ne bouge ni n’est bougé et qui pourtant fonctionne sans jamais s’arrêter?

    – Qu’est-ce qui est à la fois responsable de la conscience des êtres humains et de la non-conscience des pierres ?

    – Qu’est-ce qui est lumineux, mais qui pour autant ne brule pas ; quelle est cette essence ignée qui est à l’origine même du feu et de sa flamme ?

    – Qui est celui qui, contrairement à la lumière changeante issue du soleil de la lune et des étoiles, est l’illuminateur immuable de ces astres ?

    – Qui est cet être qui, sans yeux, donne pourtant à l’œil sa capacité de vision ? Et qui donne aux végétaux, eux aussi dépourvus d’yeux, la capacité de capter la lumière ?

    – Qui est la source de ce trésor qu’est le monde et de tous les joyaux qu’il contient?

    – Quel est ce principe qui brille même dans les ténèbres, ce point qui est et n’est pas en même temps ; ce iota imperceptible pour tous et pourtant capable de donner naissance à la plus énorme des montagnes ?

    – Qui est celui pour lequel un éon (kalpa) ne dure pas plus qu’un instant et pour qui l’ensemble du cycle du temps ne représente qu’un battement de paupière? 

    – Qui est celui qui, bien qu’apparemment absent, est néanmoins omniprésent ;  et qui, bien qu’apparemment ignorant, est en réalité omniscient ?

    – Qui est celui qui se fait appeler Souffle, mais qui en vrai n’est pas fait d’air ; qui est désigné comme le Son primordial ou comme la Parole révélée, mais qui n’est en réalité ni Son ni Parole ? Qui est-il celui qu’on nomme aussi le Tout, bien qu’il ne se confonde absolument pas avec la simple somme de ce qui existe ? Qui est celui qu’on nomme aussi « Je suis », alors même qu’aucun ego affirmant « je suis » ne puisse prétendre l’être lui-même ?

    – La réalité des mondes présents, passés ou futurs n’est qu’une vaste illusion. Mais quel est donc cet être immuable qui contient en lui la semence de cette immense jungle des phénomènes ?

    – Dis-moi quelle est cette Intelligence incommensurable qui s’est répandue en ces myriades d’intellects individuels dans tous ces mondes ?

    – Et qui est-il celui qui te fournit la force de gouverner et de protéger ton peuple, tout comme celle de mener ta vie à bien ; celui sous le regard de qui tu passes de l’oubli de toi-même à la conscience de ta propre existence ?

    (…) Réponds à tout cela, ô roi clairvoyant aux cheveux blonds, pour la satisfaction de mon cœur.

    Si tu n’y parviens pas, sache que tu seras réduit sur-le-champ en combustible pour le feu digestif qui brûle en ce moment même dans mes entrailles. Suite à quoi, j’irai remplir mon gros ventre des sujets de ton royaume !

     Ayant ainsi parlé, la sombre démone fit entendre un grand cri pareil à celui d’une nuée rugissante pour manifester l’ardeur de son défi. Puis nonobstant ses traits effrayants, elle s’assit silencieusement dans l’attente des propos du roi…

     

    Bon, si vous me le demandez avec suffisamment d’insistance, il y aura peut-être un troisième épisode…
    Mais en attendant, je vous invite à vous poser vous-même la question :

    « Et moi, qu’aurais-je répondu pour éviter de finir dans la gargantuesque panse de Karkati ? »

    A vous lire en commentaires !

     

  • La Bertais pendant et après le confinement…

    Vous êtes un certain nombre à souhaiter avoir des nouvelles fraîches de La Bertais. Alors, en attendant la prochaine Lettre officielle (prévue pour le début juin), voici, un peu en vrac, une série d’informations significatives…

    Le céanothe en fleurs à droite de la porte de la cuisine

    ÇA S’EST  PASSÉ PENDANT LE CONFINEMENT : 

    • Pendant les trois dernières semaines du confinement, Marc Frélaut a proposé au CA de résider en permanence à La Bertais pour y avancer tranquillement différents « chantiers » qui restaient en souffrance. Voici une petite idée de ce qu’il a fait sur place (liste non exhaustive) :
      • Mise en route du potager, avec plantations de tout ce qui pouvait l’être à cette époque de l’année (pommes de terre, oignons, radis, salades…) et, aidé par Cécile, semis divers (potimarrons, courgettes, tomates…) en vue de la prochaine étape.
      • Tronçonnage et déblayage des restes du noyer, précédemment abattu par une tempête
      • Réfection du chemin d’arrivée devant la grande salle,
      • Début de réfection de la petite ruine située entre la grande salle et le jardin…
      • Réfection de l’escalier de la cuisine,
      • Réfection du coffre en bois cachant le filtre à eau sous la fenêtre de la cuisine
      • Plus tout ce que j’oublie…
    le semi de potimarrons
    • Personnellement, j’e me suis rendu assez régulièrement à La Bertais (avec un ordre de mission officiel de mon « employeur ») pour seconder Marc dans l’entretien des espaces verts et j’ai déjà à mon actif deux tontes complètes de la propriété + une demi-tonte (j’ai prévu de finir ce 3ème tour cette semaine).
    Mais où donc a été prise cette photo ?

     

    • Suite aux différents épisodes de bourrasques des derniers mois, il y avait pas mal d’ardoises au sol dans la cour. Du fait du confinement, notre couvreur, habituellement surbooké, a pu intervenir très rapidement et a effectué une révision générale des toitures…

    •  Les travaux de réfection de la chaudière et du circuit du plancher chauffant ont pris du retard suite à l’arrêt maladie de l’artisan qui en a la charge,  mais j’ai profité de la baisse importante du prix du fuel domestique pour faire remplir la cuve en vue de l’hiver prochain…
    LES ACTUALITÉS POST-CONFINEMENT :
    • Le cours de yoga hebdomadaire de La Bertais reste suspendu -puisqu’en principe les salles d’activité physique n’ont pas encore l’autorisation d’ouvrir. Selon les règles qui seront données début juin, ils reprendront éventuellement à partir du 3 juin…
    Super, on a la cour de La Bertais pour nous tout seuls !
    • Le GSMP du 10 mai a pu se réaliser en ligne (comme celui du 15 de mars) dans des conditions satisfaisantes…
    • Nous avons l’intention de tout faire pour organiser la dernière rencontre de la saison (le 21 juin) en présentiel, quitte, éventuellement, à recevoir les groupes par demi-journée s’il s’avère qu’on ne peut toujours pas être plus de 10 présents sur le site en même temps.
    • Nous souhaitons aussi maintenir, la veille, la tenue de la journée-chantier (le samedi 20 juin), mais nous attendrons de connaitre les nouvelles règles sanitaires pour l’organiser et ouvrir les inscriptions…
    C’est Anne-Marie, qui nous a croqués de-ci de-là, tant elle rêvait d’envol pendant ce confinement…
    • Après échange téléphonique avec Véronique Desjardins et compte tenu de divers éléments comme le fait que nous ne pouvions plus organiser sa conférence le vendredi soir faute de salle (le CCBR étant fermé jusqu’à septembre), nous avons décidé d’un commun accord de reporter sa venue à la rentrée prochaine. Nous conviendrons avec elle d’une nouvelle date (entre septembre et novembre), dès que nous aurons une visibilité suffisante sur la suite des règles du déconfinement.
    « On ne voit bien qu’avec le coeur… »
    • Concernant l’été, notre intention est de faire refonctionner aussi « normalement » que possible La Bertais à partir de la mi-juillet pour :
      • Le stage Yoga et travail sur soi, une introduction à l’enseignement d’Arnaud Desjardins,  du 20 au 25 juillet.
      • Les trois semaines de séjour individuel du 27 juillet au 15 aout.

    Si vous êtes concerné(e), n’hésitez pas à contacter Paul pour vous inscrire à l’une de ces activités  au 06 41 66 67 59, (permanence du lundi au vendredi entre 16h et 18h)

     

  • Eric et Sophie, au Palais des Congrès de Montréal

    Grâce aux bons soins de l’un d’entre vous, j’ai appris que la conférence qu’Eric et Sophie Edelmann ont donnée à Montréal le 22 février dernier à l’occasion de la sortie de leur livre* était en ligne.

    Je viens de la visionner et cela m’a convaincu de la mettre à votre disposition, tant je l’ai trouvée intéressante et « représentative » de notre voie.

    Elle dure 45 minutes et se décompose de deux parties de longueur égale (bravo la parité !):

    • Eric parle d’abord pendant environ 22′. Son propos est émaillé d’anecdotes personnelles et d’histoires drôles, ce qui le rend plaisant à suivre, même si, sur le fond, ça reste un peu trop décousu pour ma forme d’intelligence (ça me fait penser à un tableau « impressionniste »). J’en conserve pourtant quelques pépites comme ce remarquable trait d’humour (dont je n’hésiterai pas à me resservir à l’occasion !) :
      « Un égoïste, c’est quelqu’un qui ne s’intéresse pas à moi ! »…

    • Sophie prend alors la suite et, à titre personnel, c’est sa prestation qui m’a le plus « nourri ». Donc, si vous n’avez pas le temps de tout regarder, n’hésitez pas à zapper et à glisser le curseur de la vidéo à 22’20 »…
      Sophie commence par présenter la métaphore chère à Michel Fromaget de la chenille et du papillon, mais elle la développe à partir de détails inédits concernant la biologie animale, détails qui donnent un sens encore plus profond à cette image et en fait à mes yeux un véritable viatique.
      Puis elle renouvelle ensuite de façon assez convaincante la présentation du thème de l’acceptation qu’elle réussit à rendre assez « sexy » à travers l’image du couple de danseurs de tango argentin. Et pour finir, elle évoque à travers un souvenir de jeunesse ce qu’elle appelle « nos moments d’unité », un thème qui conclut de façon très inspirante cette belle conférence abondamment applaudie par le nombreux public !

    Merci à tous les deux !

    PS : Pour une raison technique que je ne maitrise pas, il ne m’a pas été  possible d’intégrer cette vidéo directement dans notre blog. Il vous faudra donc cliquer sur le lien suivant pour y accéder via Youtube :

    https://youtu.be/-FMmSvREthA


    ** Rappel : leur dernier ouvrage s’appelle « Dites-leur de viser haut » et a déjà fait l’objet d’un article, à lire ou relire ICI

  • L’étrange histoire de la démone Karkatî

    Tout a sa place au sein de l’immensité de l’univers, comme l’illustre cette histoire issue du Yoga-Vasishtha*, un ouvrage qui était particulièrement prisé de Swâmi Prajnanpad…


    Parmi la multitude des êtres de toute nature qui peuplent l’immensité de l’univers, vint un jour au monde une démone du nom de Karkatî.

    Noire comme la nuit et de très grande taille, elle habitait dans une sombre forêt située au pied de l’Himalaya. Elle avait entre autres hérité de ses parents démoniaques un appétit insatiable. Mais du fait de son apparence effrayante, elle faisait fuir ses proies par avance, ce qui lui rendait particulièrement difficile la tâche de s’approvisionner. Au fil du temps, elle devint de plus en plus agressive, car perpétuellement tenaillée par la faim. N’en pouvant plus, Karkatî décida qu’elle ne pourrait être rassasiée que si elle réussissait à dévorer l’ensemble du genre humain. Mais comment s’y prendre pour parvenir à cette fin ? Elle conçut alors le plan suivant : « Je vais me soumettre à des austérités intenses de façon à développer les pouvoirs yoguiques qui me permettront de réduire ma taille et de me démultiplier à volonté ». Elle gravit donc l’un des sommets de l’Himalaya et commença une ascèse rigoureuse. Mais les siddhis sont difficiles à conquérir et les années de mortification succédaient aux années de mortification sans qu’elle réussisse à obtenir ce qu’elle voulait. Elle résolut alors de s’engager dans une sâdhana3de la dernière chance : se tenir sur un pied à la cime d’un pic sans boire ni manger jusqu’à ce que mort s’ensuive ou qu’elle obtienne les pouvoirs recherchés ! Du fait de sa nature particulièrement vigoureuse, elle parvint à demeurer très longtemps dans cette position sans en mourir, tant et si bien que cet exploit fut rapporté à Brahmâ qui se déplaça en personne pour le constater. Très impressionné par la puissance de sa détermination, il se sentit contraint de lui accorder un vœu…

    Et c’est ainsi qu’elle obtint le pouvoir de se transformer en une minuscule aiguille vivante (Visûchikâ) porteuse d’un agent pathogène hautement contagieux qui affectait principalement les poumons, le cœur et le foie de ceux qui le contractaient. Sous cette forme, elle se fit déposer par un vautour dans la ville la plus proche et commença à infecter à tout va les humains qu’elle croisait. Chaque fois que l’un d’eux était contaminé, il devenait à son tour vecteur de la maladie et permettait ainsi à la démone malfaisante d’étendre son royaume à grande vitesse et à moindre effort. Pour la première fois de sa vie, elle put enfin commencer à manger à sa faim grâce aux millions et millions de bouches microscopiques à travers lesquelles elle se nourrissait désormais. La maladie se fit épidémie et l’épidémie devint bientôt une véritable pandémie. Les seuls humains qui réussissaient à y échapper étaient les rares personnes au cœur suffisamment pur pour s’adresser directement à Brahmâ et obtenir de lui le mantra de guérison qu’il avait formulé comme antidote le jour même où il avait dû, à son corps défendant, réaliser le vœu de Karkatî…

    Parvenant ainsi peu à peu à assouvir son impérieux besoin de nourriture, elle commença à se calmer et eut alors un éclair de lucidité. Elle prit conscience d’une part du caractère indigne de sa propre condition. Elle qui autrefois possédait un corps magnifique de démone était désormais réduite à vivre attachée à la forme ridicule d’une minuscule aiguille. Elle qui habitait jadis dans l’environnement grandiose des contreforts de l’Himalaya, ne pouvait à présent subsister que dans les endroits les plus sales et les plus nauséabonds si elle voulait pouvoir continuer à se reproduire. Et d’autre part, elle réalisa l’immensité de la détresse et de la désolation dont elle était la cause pour des millions de gens, au simple prétexte de ne pas souffrir de la faim ! Une telle dépendance à la nourriture lui parut soudain une insupportable prison. Elle décida donc de s’en libérer et pour cela de retourner faire pénitence au sommet de l’Himalaya…


    Là, elle s’adonna dès lors à des pratiques encore plus intenses et rigoureuses que la première fois. Mais cette fois-ci son objectif n’était plus les pouvoirs, mais la Sagesse. Il se passa de très nombreuses années pendant lesquelles elle pratiqua sans discontinuer toutes sortes d’ascèses et en particulier celle liée à la quête du Soi. Tant et si bien qu’elle finit un jour par obtenir l’Éveil ! Ce qui obligea Brahmâ à intervenir à nouveau, car la force du pouvoir que Karkatî venait d’accumuler par ses austérités était telle, qu’en plus de cet Éveil, elle avait aussi acquis la capacité à réduire en cendre la totalité du cosmos lui-même !

    Après que Brahmâ lui eut révélé ce qu’était son rôle propre au sein de la création et pourquoi il était important qu’elle le remplisse sans l’outrepasser, Karkatî finit par accepter de reprendre son rang précédent de « simple démone ». Mais du fait de sa réalisation spirituelle, elle était désormais à même de contrôler sa faim, et donc capable de mettre son pouvoir de nuisance au service de l’harmonie d’ensemble…

    C’est ainsi qu’elle croisa un jour la route d’un roi et de son ministre qui s’étaient retirés dans sa forêt pour y méditer. Puisqu’elle avait résolu dorénavant d’épargner les humains qui étaient engagés dans une quête spirituelle et de ne se nourrir que des mécréants ou des pécheurs, elle voulut tester leur sagesse avant de décider si elle allait ou non les dévorer. Pour cela, elle les soumit à un long interrogatoire métaphysique sous forme d’une série de questions toutes plus difficiles les unes que les autres à résoudre : Par exemple : « qu’est-ce qui bouge tout le temps, tout en restant parfaitement immobile ? » Ou « qu’est-ce qui est minuscule, tout en étant infini ? » Ou encore « qu’est-ce qui est conscient et non-conscient à la fois ? »  Et comme le roi et son ministre étaient eux-mêmes des adeptes accomplis du jnâna-yoga, elle reçut de leur part, et pour chaque question, une réponse lumineuse contribuant à établir la nature réelle du Soi et l’illusion de toutes les autres choses qui lui sont surimposées par ignorance.

    Pour les remercier d’avoir exposé de façon si pertinente les principes de la non-dualité, la démone transmit au roi et à son ministre le mantra** de protection contre les maladies qu’elle véhiculait. En retour de quoi le roi l’invita à visiter son palais en lui donnant l’assurance qu’il pourvoirait lui-même à son ravitaillement. Une fois sur place, il lui désigna les criminels et autres scélérats de son royaume dont elle put se repaître tout à loisir. Elle regagna ensuite sa montagne pour y poursuivre sa vie contemplative d’autant plus paisiblement qu’elle savait qu’elle pouvait désormais compter sur son nouvel ami pour lui procurer sa pitance chaque fois que la faim viendrait à la tenailler. Ainsi fut fait. Ce qui contribua à assainir peu à peu le royaume qui devint bientôt un pays prospère, où régnaient l’ordre et l’harmonie. Quant à Karkatî , cet arrangement lui permit de s’adonner sans distraction à des périodes de plus en plus longues de retraite méditative, jusqu’à atteindre enfin un jour le Mahâ-samâdhi !

    C’est ainsi que notre démone, après avoir assumé de façon appropriée son rôle spécifique au sein de la création, trouva finalement la paix ultime. Et Brahmâ put se féliciter d’avoir une fois de plus su préserver l’harmonie d’ensemble, le dharma éternel qui permet à l’univers de subsister aussi longtemps qu’il n’a pas atteint sa « date de péremption » telle que fixée dès l’origine par le Créateur…


    NOTES :
    * Ce récit est un résumé de mon cru d’un passage du Yoga-Vasishtha (III, 68-82). Le texte originaire s’étend sur plusieurs dizaines de pages, car il est l’occasion d’enseigner au lecteur les principes de la non-dualité.
    En supplément des textes du Véda réservés à une élite, il existe en Inde deux grandes épopées qui ont pour but de rendre accessible au plus grand nombre la sagesse védique.
    La première de ces deux épopées s’appelle le Mahâbhârata et contient entre autres le texte fameux de la Bhagavad Gîtâ.

    La seconde épopée s’appelle le Ramayana. Le Yoga-Vasishta en est le prolongement philosophique, ce qui fait qu’on l’appelle parfois le « super-Ramayana ». Ce texte nous fait assister à l’initiation védantique du jeune prince Rama par le sage Vasishta. C’est en réponse à l’une des questions du prince sur la place de la souffrance dans le monde que Vasishta lui narre l’histoire de Karkatî !

    ** Cet épisode de l’histoire est ainsi prétexte à transmettre au lecteur ce fameux mantra de guérison :

    En voici la transcription dans notre alphabet :

    Om hrâm hrîm srîm râm
    Vishnu saktaye namo bhagavatî
    Vishnu sakti ehi
    enâm hara hara daha daha hana hana paca paca matha matha utsâdaya utsâdaya dare kuru kuru
    svâhâ
    visûchike tvam himavantam gaccha gaccha
    jîvasâra candramandalam gato’sî
    svâhâ

    Une traduction possible (proche du mot à mot) :

    Om, hrâm hrîm, srîm râm : Phonèmes magiques introductifs non traduisibles !
    Vishnou, je m’incline devant ta puissance
    Et j’invoque ta glorieuse shakti
    Prends cette maladie, prends-la.
    Contrôle-la, contrôle-la ; brûle-la, brûle-la ; détruis-la, détruis-la.
    Supprime cette terrible affliction
    Qu’il en soit ainsi !
    Et toi mangeuse de vie, va-t’en à ton tour rejoindre le séjour des trépassés
    au-delà même de l’Himalaya !
    Qu’il en soit ainsi !

     

    Et voici comment il se prononce :


     

  • Insight Timer, une application d’aide à la méditation

    Disons-le tout de go : la voie de Swâmi Prajnânpad ne repose pas sur la méditation en tant qu’activité formelle. En clair, vous pouvez vous sentir sérieusement engagé(e) sur cette voie sans pour autant vous livrer à une pratique régulière de la méditation. Incidemment, c’est la même chose en ce qui concerne les postures de Yoga. Swâmiji ne les enseignant pas, vous pouvez vous sentir fidèle à la démarche de cheminement vers le Soi qu’il transmettait, même si vous n’avez jamais fait la moindre salutation au soleil ni la moindre asana de votre vie…

    Ceci étant rappelé, si, inspiré par la pratique méditative qu’Arnaud a choisi de mettre en place à Font d’Isère puis à Hauteville, vous avez décidé d’intégrer la méditation dans votre sadhana personnelle et que votre pratique vous apporte tout ce que vous en attendez, vous pouvez, vous aussi, vous dispenser de lire la suite de cet article !

    Par contre, si, bien que sincèrement intéressé(e) par la méditation, vous peinez à maintenir vivante votre motivation ou encore si, malgré la régularité de votre pratique, vos progrès vous semblent maigres et vos séances plus ou moins stériles, alors ce qui suit pourrait vous concerner.

    Depuis 4 ou 5 ans, la méditation est devenue à la mode et cela a eu pour effet de faire apparaitre une catégorie nouvelle de logiciels pour ordinateurs, tablettes et smartphones : les applications d’aide à la méditation. La plus connue d’entre elles s’appelle « Petit Bambou », car elle est, entre autres « promotionnée » sur les ondes de FranceInter par notre chantre national de la « Pleine Conscience » : le psychiatre Christophe André.

    Mais l’engouement pour la méditation étant un phénomène « mondialisé », de nombreuses applications analogues ont vu le jour, entre autres outre-Atlantique, qui rivalisent de créativité et d’ingéniosité pour « aider »,  chacune à sa manière, les candidats-méditants.

    Avec quelques amis de l’association MéditàRennes, nous somme en train de faire un inventaire des principales applis actuellement disponibles, avec l’intention de les tester pour déterminer celles qui sont potentiellement les plus intéressantes pour les pratiquants, qu’ils soient débutants ou même confirmés. Je vous tiendrai prochainement informés de ce travail en cours, et je solliciterai même la participation de certains et certaines d’entre vous le moment venu, car nous sommes à la recherche de « testeurs »…

    Ceci étant et après cette longue introduction, j’en viens à présent à l’objet principal de mon article qui est de vous présenter l’une de ces applications qui s’appelle « Insight Timer »  (terme que l’on pourrait traduire par  « minuteur astucieux » ou « minuteur malin » ou encore « minuteur intelligent »).

    Pourquoi ce choix ? Tout simplement parce que, au jour d’aujourd’hui, c’est l’application que je connais le mieux, puisque je l’utilise quasiment quotidiennement depuis environ 2 ans. Et figurez-vous que j’en suis très content…

    Tour d’horizon  de mon « minuteur malin » :

    L’appli cache bien son jeu, car ce n’est que peu à peu que j’ai découvert toutes ses fonctionnalités. Bon, il faut vous dire que certaines fonctions sont franchement anecdotiques et on ne perd pas grand-chose à en ignorer l’existence. Tour horizon de ce qu’Insight Timer offre à ses utilisateurs, sachant que ceux-ci ont le choix entre trois niveaux d’utilisation.

    1) Fonctions offertes gratuitement à tous les utilisateurs même non-enregistrés.

    – Un minuteur de grande qualité sonore pour marquer d’un gong le début et la fin des méditations

    – Une possibilité d’alerte sonore et visuelle pour ne plus oublier ses rendez-vous avec la méditation

    – Un journal de bord, permettant de consigner ses expériences méditatives au fil du temps

    – Un historique, permettant de suivre dans le temps la fréquence et la durée de sa pratique

    – Une bibliothèque de 3000 méditations pré-enregistrées, permettant de faire des pratiques guidées de différentes durées et sur différents thèmes ou approches…

    – Une playlist de musiques méditatives pouvant être écoutées à tout moment de la journée

    – Une banque de ressources donnant accès à de multiples conférences, interviews, documents audio et vidéo traitants de la méditation

    2) Fonctions supplémentaires offertes gratuitement aux utilisateurs enregistrés :

    – Une personnalisation de son profil (photo, adresse, « devise personnelle »…)

    – Un système de « bons points » récompensant la régularité de la pratique et venant enrichir le profil personnel.

    – Une fonction « réseau social » permettant de demander à d’autres utilisateurs enregistrés de devenir « ami » et/ou permettant de rejoindre des groupes privés ou publics d’utilisateurs enregistrés.

    – Une fonction « chat » permettant d’adresser de brefs messages aux autres utilisateurs enregistrés soit individuellement soit collectivement au sein d’un groupe pré-défini.

    – Une fonction « évaluation » permettant d’attribuer une appréciation aux méditations pré-enregistrées après écoute.

    3) Fonctions supplémentaires PAYANTES réservées aux utilisateurs « premium » (63€ par an)

    • L’accès à quelque 200 cours didactiques d’apprentissage ou de perfectionnement de la méditation
    • La possibilité d’échanger des messages avec l’enseignant dont on suit le cours
    • La possibilité de télécharger l’ensemble des méditations guidées pour les écouter « hors ligne » (c’est-à-dire même en l’absence de connexion)
    • Un lecteur audio plus maniable offrant une qualité sonore « hi-fi »

    Comme vous le constatez, mis à part l’accès aux cours de méditation, toutes les fonctionnalités importantes sont gratuites.

     

    Mon conseil :

    • Téléchargez et installez l’appli sur votre smartphone ou votre tablette puis expérimentez ses fonctions de base sans vous enregistrer pendant quelques jours ou semaines…
    • Si vous ne trouvez pas d’intérêt à poursuivre votre expérience au-delà de cet essai, ou si les nombreuses fonctionnalités offertes « de base » suffisent à votre usage, restez-en là.
    • Mais si vous souhaitez à présent pouvoir vous relier à d’autres méditants et -entre autres- rejoindre le groupe des utilisateurs qui fréquentent aussi La Bertais, passez à l’étape suivante et devenez utilisateur enregistré (gratuit). Il vous faudra alors « soigner » le paramétrage de votre appli pour lui permettre de vous connecter à notre groupe. Pour vous y aider, j’ai rédigé un petit guide à télécharger ici. Quand vous aurez réalisé cette étape, faites-moi signe pour que je vous invite à rejoindre notre petit groupe de bertaisiens « méditants insight-timer »…
    • Par contre, inutile de passer à la version payante. Selon moi, les cours auxquels elle donne accès sont plutôt destinés aux débutants ou encore aux personnes isolées qui ne connaissent pas d’instructeurs qualifiés en chair et en os capables de les aider à cheminer…

    PS : cet article fait suite à ce qui avait été annoncé lundi dernier par Joël dans son compte rendu de CA, compte rendu que que vous pouvez relire ici

  • Coronavirus, tu n’auras pas mes émotions !

    Peu après l’attentat djihadiste du Bataclan, Antoine Leiris, un jeune père de famille qui venait d’y perdre sa femme, a publié une lettre ouverte sur Facebook qui commençait ainsi :

    « Vendredi soir vous avez volé la vie d’un être d’exception, l’amour de ma vie, la mère de mon fils, mais vous n’aurez pas ma haine. (…)

    Par la suite, ce texte initial a été augmenté et est paru sous la forme d’un essai  de 144 pages où l’auteur raconte la façon dont il a su éviter le piège des émotions négatives et surmonter l’épreuve, pour lui et pour son petit garçon, âgé de 17 mois lors du drame.

    Et si cette semaine, nous nous inspirions de cet exemple pour prendre pour devise de notre pratique :

    « Coronavirus, tu n’auras pas mes émotions » !

    Tel est le défi individuel et collectif que je vous propose.

    S’il vous inspire, n’hésitez pas à partager en commentaire votre propre pratique à cet égard.

    Et quoi qu’il en soit, à très bientôt pour en reparler…