Auteur/autrice : Yann Le Boucher

  • La méditation m’a sauvé…

    Un ami vient de me faire parvenir la photocopie de quelques pages remarquables du livre : « La Méditation m’a sauvé » de Phakyab Rinpoché, sorti en octobre 2014 aux éditions du Cherche Midi.

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    J’ai été plus que touché par le message véhiculé par ces quelques pages qui témoignent de la façon la plus magistrale qui soit de ce que peut être une pratique du « oui à ce qui est » totalement aboutie.

    Pour vous mettre en appétit, voici d’abord la 4ème de couverture du livre :

    Après avoir subi la torture dans son pays occupé, l’abbé tibétain Phakyab Rinpoché se réfugie à New York en avril 2003. Il est hospitalisé d’urgence pour une gangrène sévère au pied droit. Alors que les médecins préconisent une amputation immédiate, il reçoit du dalaï-lama ce message : « Pourquoi cherches-tu la guérison à l’extérieur de toi ? Tu as en toi la sagesse qui guérit et une fois guéri tu enseigneras au monde comment guérir. »
    Dans un petit studio de Brooklyn, Rinpoché médite pendant trois ans sur l’amour inconditionnel et les yogas secrets de l’énergie interne dont il reçut l’initiation à 16 ans. Il repousse l’infection et reconstruit les os de sa cheville, ce que seule une greffe osseuse permet normalement. Le docteur Lionel Coudron, après étude du dossier médical, qualifie cette double guérison de «phénomène d’une puissance exceptionnelle». Ce livre est une contribution remarquable au débat sur les neurosciences contemplatives. Dans un récit passionnant, Sofia Stril-Rever qui interviewe Rinpoché nous fait vivre cette expérience singulière et universelle d’éveil à la nature aimante et lumineuse de l’esprit.

     

    Et a présent, voici la photocopie des pages 116 à 119.
    Attention, ça décoiffe…

     

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  • « Souvenir cuisant » de Gilles Farcet

    A l’occasion de la fête de Pâques, notre ami Gilles Farcet a publié sur sa page Facebook le poème suivant qu’il nous a autorisé à reproduire ici.

    Je m’exécute d’autant plus volontiers que je trouve très juste et très touchant le propos de Gilles qui, avec le talent qu’on lui connait, a su mettre des mots sur certaines de mes propres impressions… Et il se pourrait bien que je ne sois pas le seul à me retrouver dans ce texte !!!

    Grand merci à toi Gilles ! (et à Georges qui a eu la bonne idée de me signaler ce texte!)

     

    gillesfarcet

    Je me souviens de toutes les fois
    Où j’ai sans le vouloir mais tout en le voulant
    Manqué de respect à mon père spirituel
    Par arrogance, pas crispation
    Par réflexe de protection
    De ce qui en moi ne valait pas la peine d’être protégé
    Mais tenait cependant à survivre à tout prix,
    Fut ce au prix
    De ma santé fondamentale
    De mon intégrité
    De la dignité de ma personne

    Je me souviens de toutes les fois
    Où j’ai foulé aux pieds ce qui m’était donné
    Donné en toute innocence, en parfaite bonté,
    Sans malice ni mesquins calculs
    Je me souviens l’avoir résolument piétiné
    Sans le vouloir mais tout en le voulant
    Par bêtise, par aveuglement,
    par médiocre évitement

    Je me souviens m’être défendu
    Comme un vilain diable qui se serait cru beau
    Un diable fat, confis en lui même,
    Boursoufflé de ses prétentions
    Cuit et recuit dans son jus
    Odorant mais nauséabond
    Tout affairé à confectionner ses petites sauces
    Et autres assaisonnements dérisoires du réel
    Le réel qui sur le moment n’en pouvait
    mais finissait toujours par prendre sa revanche

    Je me souviens avoir craché
    A la face du Seigneur crucifié
    Sur la croix de mes résistances
    Sans le vouloir mais tout en le voulant
    Par inconscience par jeunesse,
    voire, et ce fut plus grave
    Par maturité mal mûrie
    Par expérience demi cuite
    Par sagacité égarée
    Par demi sagesse
    autrement dit complète folie

    Je me croyais si exigeant
    Je me croyais si intelligent
    Je me croyais je me croyais
    Et je me croyais encore
    Alors que je n’étais rien
    Qu’un misérable fou
    Accroché au radeau
    Octroyé par celui
    qui dispensait les dons
    A la dérive sur cet océan trouble
    Au fond noir et visqueux
    Peuplé de créatures prédatrices

    Je me croyais je me croyais
    Moi pauvre fou qui ne savait
    Rien de rien de rien de chez rien
    Mais qui croyais savoir, insensé que j’étais
    Je me croyais je me croyais

    Je me souviens je me souviens
    De toutes ces trahisons, de cette masse de manquements
    De ces détournements de son humanité
    A des fins de propagande
    Au service de toute mon inhumanité
    En la seule vue de justifier
    Mes petits arrangements
    avec le Plus Grand

    Je n’étais ni pire ni meilleur
    Que le gros de mes frères parfois plus confits
    En simulacre d ‘obéissance
    En posture d’abandon
    Nous demeurions tous autant que nous étions
    Sous l’emprise de la peur
    Qui règne sur ce monde
    Et fait son nid au cœur des lieux les plus sacrés

    Je me souviens je me souviens
    Oh je m’en souviens bien
    comme si c’était hier
    Parce que c’est aujourd’hui
    Et que cette blessure
    Maintenant encore me cuit
    Et m’aide, vive qu’elle est
    A prendre patience envers vous tous
    Qui ne savez ce que vous faites

    Angles , avril 2015

  • Non, ce n’est pas un poisson d’Avril

    Un de mes fils vient de me faire découvrir une série de publicités pour le tabac, toutes plus « incroyables » les unes que les autres.

    Elles sont le plus souvent en anglais, mais assez facile à comprendre.

    Quelque chose me dit que dans 60 ou 70 ans, les pubs actuelles pour tel ou tel de nos produits de grande consommation (que l’impartialité m’empêche de nommer ici) feront tout aussi froid dans le dos !

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    20.679 médecins vous le disent : « les Luckies sont les moins irritantes ». C’est du tout cuit : protégez votre gorge des irritations et de la toux !

    Non, ce n’est pas un poisson d’avril, et ce petit film vidéo est encore plus explicite quand il annonce fièrement en 1949 que  « Camel est la marque de cigarettes la plus fumée par les médecins »

    Et pour finir ce post d’humour (noir?), je ne résiste pas au plaisir de vous retranmettre à mon tour cet excellent conseil de « drageur pro » :

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    Souffle lui la fumée de ton cigarillo au visage et elle te suivra n’importe où !

     

    Si vous insistez, une petite dernière en français, avec en prime Fernandel en jeune premier :

     

  • Retour sur le we avec Marie-Pierre

    Comme de coutume, voici quelques photos du week-end pour inciter les participants à partager leurs impressions (dans les commentaires ci-dessous). Ceci afin de prolonger l’effet stimulant de cette belle rencontre pour les présents et aussi de permettre aux absents d’en humer le « parfum ».

    A vos plumes !

    PS : merci à Noël pour les clichés    😛

     

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  • Bienvenue à Marie-Pierre Chevrier

    Comme je l’avais fait en décembre dernier lors de la venue de Thierry Martin parmi nous, j’ai eu l’idée de rechercher dans les anciens numéros de la Lettre de Hauteville l’article de présentation de Marie-Pierre. Bien m’en a pris, car, comme vous allez pouvoir vous en rendre compte, c’est là une excellente façon de commencer à faire connaissance avec elle… même si, depuis la publication de cet article (juin 2000), l’eau a, bien entendu, continué à couler sous les ponts de son existence!

    Merci à toi Marie-Pierre pour m’avoir autorisé à partager ce texte avec tous (ainsi que pour la sympathique photo jointe à ton mail)   🙂
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  • Blog : un peu de technique…

    Voilà un moment que je souhaite vous entretenir de l’évolution technique de notre blog et de ses principales nouveautés.

    Pour ne pas donner de boutons à ceux et celles que ce type de sujet révulse, je vais m’en tenir au plus simple :

    • Depuis quelque temps, un nouveau menu a fait son apparition dans la barre latérale de gauche, nommé : Top 5 des articles. Celui-ci vous permet de voir en un clin d’oeil quels sont les articles qui ont été le plus souvent consultés (depuis la mise en place de cette fonctionnalité) et ainsi de « rattraper votre retard », si d’aventure vous avez raté l’une de ces « perles ». Pour cela il vous suffit de cliquer sur le titre de l’un de ces cinq articles les plus appréciés de nos lecteurs. 😛

    top5

    • Liée à cette nouvelle fonctionnalité, en haut de chaque article apparait désormais, à la suite du nom de l’auteur et de la date de publication, la mention du nombre de fois où l’article en question a été consulté. Ne soyez pas surpris de voir ce nombre évoluer si vous revenez plusieurs fois de suite sur un même article au cours de votre visite car chacun de vos affichages est comptabilisé par ce totalisateur automatique ! Evidemment, je compte sur le civisme des utilisateurs et des auteurs  pour ne pas  tricher en cliquant à tour de bras sur leur article préféré pour en faire remonter artificiellement le score !  👿 

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    •  A la demande de certains et certaines d’entre vous, nous allons remettre en fonction l’envoi d’un mail automatique hebdomadaire vous informant des derniers articles parus sur notre blog. Nous avons dû précédemment suspendre cette fonctionnalité car, d’une part, elle déplaisait à certains et certaines d’entre vous (qui trouvaient ces rappels automatiques inutiles et encombrants) et d’autre part, elle a conduit certains opérateurs à considérer nos envois répétés comme des spams et donc à invalider notre précédente adresse d’expédition.  Pour éviter cela, désormais ce mail hebdomadaire ne sera plus adressé qu’à ceux et celles qui auront explicitement demandé à le recevoir. Si tel est votre cas, signalez-le en commentaire à cet article en indiquant quelque chose comme « oui, je souhaite bénéficier du service de mail hebdomadaire me prévenant des derniers articles parus« . Il est entendu que vous pourrez, par le même moyen, vous désabonner ultérieurement de ce service si finalement il ne vous convient pas ou plus  🙄

    blogletter

    • Un dernier point : vous êtes un certain nombre à avoir actuellement un accès à ce blog alors que vous n’êtes plus membre de l’association des Amis de La Bertais. Si c’est par négligence que vous avez « oublié » de régler votre cotisation annuelle (octobre 2014 – septembre 2015), merci de faire le nécessaire au plus vite en téléchargeant le bulletin d’adhésion à renvoyer avec votre cotisation. Si c’est par choix, comprenez que, par souci de cohérence avec le règlement intérieur de notre association, nous allons devoir suspendre prochainement votre accès à ce blog (à cet égard, vous devriez recevoir bientôt un mail de notre trésorier, Noël Frot).  ➡

    J’attends avec intérêt  vos commentaires et appréciations concernant  ces diverses initiatives  😉

  • Fête du Yoga 13ème édition (3)

    Après la présentation d’Anne et Fabian da Costa, puis celle de Pascal Tellier, quelques mots aujourd’hui au sujet du Dr Jacques Vigne, le 3ème invité « remarquable » de la prochaine édition de la Fête du Yoga.

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    Bien que médecin psychiatre de formation, Jacques n’exerce pas réellement cette profession car sa vie se passe essentiellement en Inde depuis une bonne trentaine d’années. Après une pratique du Hatha Yoga en France (avec Matthieu qui a été son 1er professeur), jeune médecin il est parti à la découverte de la spiritualité vivante de l’Inde et est devenu le disciple attitré de Swâmi Vijayananda (le médecin français qui a lui-même passé toute sa vie auprès de Ma Anandamayi), auprès de qui il a séjourné durant 25 ans quasiment en continu. Depuis la mort de son maitre, Jacques vit dans un petit ermitage situé dans les contreforts himalayens et spirituellement relié à l’ashram de Ma. Il y passe de longues périodes en retraite solitaire et, pour subvenir à ses besoins, il écrit des livres et reçoit de temps en temps des groupes de français à qui il fait découvrir l’Inde spirituelle…

    En tant qu’homme du terrain, c’est donc un très grand connaisseur de la spiritualité vivante de l’Inde dont il a rencontré de visu la plupart des représentants contemporains.

    En tant que formé à la médecine et à « l’esprit scientifique » occidental, c’est un intellectuel prolixe qui cherche depuis toujours à jeter des ponts entre la spiritualité traditionnelle et la science moderne, tout spécialement bien entendu la psychologie et la psychiatrie. C’est dans cet esprit qu’il défend l’idée d’une spiritualité laïque assez semblable à l’approche dite de la « méditation de pleine conscience », qui est elle-même directement inspirée par certaines des initiatives du Dalaï Lama…

    Jacques Vigne a par ailleurs un aspect « libre penseur » ce qui, sur des problèmes de société, l’amène parfois à prendre des positions inattendues, à contre-courant du « spirituellement correct ». C’est ainsi par exemple qu’il a pris l’initiative de faire connaitre en France la polémique récemment apparue autour d’Amma suite à la parution de l’autobiographie critique de l’une de ses anciennes assistantes et disciples…

    Bref, malgré sa grande implication dans la spiritualité de l’Inde traditionnelle, Jacques a su garder un esprit ouvert, capable de questionner les croyances anciennes ou modernes et d’oeuvrer ainsi pour la reconnaissance et la diffusion des valeurs universelles de la spiritualité, au delà même de ses formes traditionnelles d’origine. C’est dans cette perspective, par exemple, qu’il s’exprime dans l’extrait audio d’une interview récente accessible ci dessous :

     

     

    Pour plus de détails sur la conférence « La relation maître et disciple dans la transmission du yoga et de l’expérience méditative » que Jacques fera à la fête du Yoga et pour acheter vos places directement en ligne, cliquez  ICI

     

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  • Fête du Yoga 13ème édition (2)

    Après vous avoir entretenu d’Anne et Fabian Da Costa (cf article précédent), je souhaite vous présenter aujourd’hui Pascal Tellier, le deuxième invité « remarquable » de notre Fête du Yoga 2015.

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    Pascal et Elisabeth son épouse sont de vieux amis que nous avons connus au Bost. Nous avons toujours été proches d’eux par le coeur, même si, pour des raisons géographiques (ils habitent Clermont-Ferrand), nous n’avons pas pu développer autant que nous aurions souhaité nos liens d’amitié.

    Elisabeth est psychologue et, après avoir beaucoup travaillé avec Denise, elle a été une des premières personnes que celle-ci ait autorisées à faire faire des lyings…

    Pascal est vétérinaire de formation, profession qu’il a exercée jusqu’à peu, en parallèle avec une activité d’animateur psycho-spirituel qu’il conduit depuis longtemps aux côtés d’Elisabeth. Il est aussi un militant écologiste de la 1ère heure, ce qui l’a amené à créer et à animer sur Clermont-Ferrand l’association Gaïa Terre vivante, pionnière dans ce domaine…

    Outre le sérieux de son engagement sur le chemin, Pascal a été amené à faire une expérience d’éveil momentané particulièrement intense du fait même des conditions extrêmes dans lesquelles celle-ci est survenue et qu’il a racontée dans un livre autobiographique : « L’éveil : exigence et lâcher prise » édition du Souffle d’or.

     

    Je ne résiste pas au plaisir de vous résumer son récit :

    En novembre 1993, la quête intérieure avait amené Pascal à faire un séjour en Corse auprès de Steve Jourdain qui recevait alors chez lui de façon informelle les personnes désireuses de partager ses propres découvertes en matière d’éveil. Pascal vivait ce séjour dans l’esprit d’une véritable retraite spirituelle et se donnait chaque jour un long temps de promenade solitaire dans la nature sauvage et montagneuse qui entourait la maison d’hôtes de Steve. Tout en marchant, il « méditait » les propos de Steve qu’il mettait en lien avec certaines des paroles de Swâmi Prajnanpad qui le touchaient alors le plus…

    Ce jour-là,  Pascal décide de gravir le Monte de Oro qui culmine à plus de 2000 mètres et qui se trouve à proximité du gîte de Steve. Par un concours de circonstances, il n’informe pas ses hôtes de sa destination… En fin d’après-midi et alors qu’il est au terme de son ascension, il se rend compte que la nuit est en train de tomber et qu’il lui faut vite rebrousser chemin. Il croit avoir repéré un raccourci durant son ascension et tente de l’emprunter mais se perd assez vite dans la végétation. Il arrive devant une cascade qui lui barre la route et décide de la sauter. Déjà bien fatigué par son ascension, il rate son coup et fait une chute de plus de 2 mètres en contrebas de la cascade dans le torrent. Il perd brièvement connaissance avant d’être réveillé par l’eau froide et le sang qui lui coulent dans la bouche. Il veut s’extraire du torrent, mais s’aperçoit alors qu’outre sa blessure à la tête, il a une jambe cassée (il ne le sait pas encore mais il a aussi une vertèbre fracturée)… Après bien des efforts, il parvient à s’extraire du torrent et à se hisser tant bien que mal au sec. Il passe ainsi sa première nuit dehors à 2000 mètres d’altitude dans des vêtements détrempés, en novembre…

    Il s’efforce de ne pas s’endormir par crainte de mourir de froid et y parvient, malgré la neige qui se met à tomber… Le jour levé, il décide de ramper pour retrouver le chemin de randonnée qu’il a imprudemment quitté la veille de telle sorte que mort ou vif, il puisse au moins être retrouvé par les secours. Après une heure d’efforts, le voilà sur la piste balisée. Un hélicoptère de la sécurité civile le survole de loin dans la matinée, mais ne s’approche pas assez de la zone où il est… Il se sait désormais recherché, mais le trouveront-ils à temps ? Le froid étant trop intense, Pascal décide de tenter de rejoindre une bergerie située en contrebas du chemin de randonnée. Il glisse et se traîne au sol  durant 5 à 6 heures pour couvrir la petite distance qui le sépare de ce refuge où il arrive à la tombée du jour et où il finit par trouver un abri sommaire contre le froid de la seconde nuit. Au matin suivant, il décide de sortir tant bien que mal de sa cachette et de s’exposer sur un petit promontoire avec son anorak rouge à la vue d’un hélicoptère éventuel. Celui-ci le survole en effet dans la matinée, mais passe au dessus de lui sans le voir… Il fait trop froid pour rester ainsi à découvert, Pascal se redéplace vers l’abri de la bergerie et ivre de fatigue, finit pas s’octroyer un petit somme. Après quoi, il trouve l’énergie de resortir sur le promontoire de façon à rester visible pour le reste de l’après-midi… La nuit approche sans que l’hélicoptère ne se refasse entendre.  Il décide de rejoindre son gîte pour une 3ème nuit. Il a pu s’hydrater plusieurs fois depuis l’accident, mais n’a rien mangé et il sent que ses limites physiques seront bientôt atteintes… Quand tout à coup il entend des voix. Il répond et se retrouve bientôt face à un sauveteur de la Gendarmerie de Haute Montagne qui lui adresse ces premiers mots « Vous alors, vous pourrez dire merci au radiesthésiste »…

    En désespoir de cause, sa femme a en effet pris contact avec un radiesthésiste d’Aubenas, spécialisé dans la localisation des disparus. Celui-ci a communiqué à la Gendarmerie de Haute Montagne les coordonnées du lieu où, selon lui, le disparu se trouve. Et le sauveteur, qui connait le radiesthésiste de réputation, a décidé aussitôt d’aller explorer à pied avec une petite équipe l’endroit désigné : bingo c’est justement là que se trouve Pascal ! Un hélicoptère médicalisé est aussitôt appelé. On y hélitreuille notre blessé qui est aussitôt transporté à Bastia pour les premiers soins, avant un retour vers l’hôpital de Clermont …

    Mais le plus intéressant reste à venir.  Je laisse la parole à Pascal (p 109 et suivantes de son livre)

    livre_pascal » De nombreuses personnes m’ont dit que je devais avoir eu très peur ou qu’ils seraient morts à ma place. En fait tout s’est joué en quelques instants. Dès que j’ai repris conscience après ma chute dans le torrent, un non gigantesque, un refus total, viscéral, est monté en moi. Un NON à cent pour cent. Un désaccord complet.
    Suivi d’un OUI (…) L’évidence de la situation a été plus forte que mon mental. La disparition du jugement personnel, du refus, du désaccord, a complètement stoppé les pensées parasites et les émotions. L’entraînement acquis précédemment avec la mise en pratique de l’enseignement d’Arnaud a joué. Je vivais la situation d’instant en instant à la fois complètement impliqué dans mes initiatives pour survivre et complètement détaché (…) Emotionnellement, je vivais un état de calme, de vigilance et de participation active à ce qui se passait.(…) Plus de dualité entre la situation et moi, même pas l’idée de l’acceptation. Du coup c’était acceptation à 100%  (…) un état de vigilance, de présence à la situation et d’émerveillement en continu durant 3 jours! « 

    Par la suite, Pascal a continué sa quête pour tenter de comprendre et d’intégrer cette expérience paradoxale : si proche de la mort et si éveillé en même temps. Il a entre autres fait des séjours auprès de Chandra Swâmi, de Daniel Maurin et de Douglas Harding. Il a en particulier trouvé dans les « exercices de Douglas », une aide puissante pour revivre encore et encore cette expérience de « non-mental » qu’il considère désormais comme la vérité ultime de son être (ainsi que de tous ceux et celles qu’il côtoie). Et c’est pourquoi, il a à coeur, entre autres, d’utiliser ces exercices avec les personnes qui souhaitent à leur tour qu’il leur partage son expérience du chemin…

    A la fête du 7 février, Pascal animera deux ateliers sur « la vision directe selon Douglas Harding » le matin et en fin d’après midi, et il fera une conférence sur l’écologie intégrale à14h45.

    Pour plus de détails sur cette manifestation et pour acheter vos places directement en ligne, cliquez  ICI

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  • Fête du Yoga 13ème édition (1)

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    Le samedi 7 février prochain aura lieu à Rennes la 13ème édition de la Fête du Yoga qui proposera, sur la journée, pas moins de 28 ateliers, 4 conférences et 2 films sur la spiritualité de l’Inde.

    Ayant participé d’assez près à la programmation de cette manifestation, je vais me faire un plaisir de vous donner quelques informations complémentaires à celles que vous pourrez trouver dans la brochure officielle, disponible en téléchargement ICI

    Et pour commencer cette série d’articles, je vais vous en dire un peu plus sur Anne et Fabian da Costa :

    Sachez qu’Anne et Fabian, qui présenteront le film du matin « Pradakshina » sont de vieux amis de Sabine Pigeon qui les a fait connaitre plus récemment à Alain et Corinne Bayod. Ils ont beaucoup séjourné en Inde et sont devenus, il y a quelques années, disciples de Chandra Swâmi. Un couple authentiquement engagé dans la quête spirituelle…

    Fabian est photographe et cinéaste. Il a publié un grand nombre d’ouvrages photographiques sur les différentes régions de France (mais pas la Bretagne!) et sur des thèmes spirituels.

    Un aperçu de son oeuvre  photographique est disponible sur son site

    Anne est une amoureuse des mots et des livres. Ancienne libraire, elle vit actuellement de sa plume et vient de signer le livre « Vers l’autre rive, un voyage au coeur de la spiritualité en Inde » qui est vendu avec le DVD du film de Fabian, dont voici la bande annonce.

    Ils seront tous les deux présents à la Fête du Yoga, le matin pour faire visionner de larges séquences de leur film et échanger avec le public à ce sujet, et l’après-midi pour vendre et  dédicacer leur ouvrage…

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    Pour plus de détails sur cette manifestation et pour acheter vos places directement en ligne, cliquez  ICI

  • Révisons nos fondamentaux avec Christophe Massin

    Plusieurs d’entre vous m’ont signalé le récent passage de notre ami Christophe Massin à France Culture dans l’émission de Frédéric Lenoir « les Racines du Ciel ».

    Je viens d’écouter le podcast et j’ai trouvé que les propos de Christophe sur « l’alchimie des émotions » étaient un bon support pour une révision des bases !

    Cerise sur le gateau, je me suis rendu compte qu’on peut désormais inclure très facilement certains podcasts sur notre blog (entre autres ceux de France Culture). De la sorte, plus d’excuse technique pour ne pas vous nourrir à votre tour de ce « cadeau ».

    Merci Christophe….

     

    Et pour Noël, n’hésitez pas à offrir ou à vous faire offrir son livre :

    souffrir_ou_aimer

  • Retour sur le we avec Thierry

    Beau succès pour cette première visite de Thierry parmi nous. De mon point de vue, tout c’est remarquablement bien passé, tant en ce qui concerne l’accueil de notre hôte que de celui des nombreux participants à ce week-end. Les choses n’étaient pourtant pas facile sur place vendredi après-midi pour la petite (trop petite) équipe de volontaires qui ont dû, entre autres, monter la tente-abri dans la cour sous une pluie drue et continue… Difficulté renouvelée le samedi quand il a fallu accueillir puis faire déjeuner les 55 participants qui n’ont guère pu mettre le nez dehors de 10h à 18h tant le « déluge » fut continu… Mais, cela n’eu aucune répercussion quant à la qualité de ce qui se passait dans la Grande Salle où, devant un auditoire attentif et impliqué, Thierry a commencé par évoquer son propre parcours de disciple, avant de répondre aux questions des uns et des autres concernant leur propre cheminement.

    thierry
    auditoire_thierry

    La belle ambiance intérieure qui s’est créée au cours de cette première journée a finalement eu raison du climat extérieur lui-même, puisque nous nous sommes réveillés dimanche sous un ciel dégagé et un air particulièrement pur comme en témoigne cette photo « givrée » d’Anne-Marie, prise au lever du jour depuis la terrasse de notre studio…

    fourapain

    Si vous étiez des nôtres ce week-end, n’hésitez pas à partager en commentaires vos impressions et réflexions, de façon à permettre aux absents de respirer un peu du « parfum » de ce nouveau temps fort vécu dans la lumière du souvenir d’Arnaud et du puissant rappel de quelques unes des clés de  son enseignement !

  • J’arrête de refuser : le défi -5-

    LIMINAIRE :  si vous abordez cet article sans avoir lu les précédents, je vous conseille fortement de faire d’abord un petit retour arrière en cliquant sur les liens ci-dessous : Le défi 1 ; le défi 2 ; le défi 3 ; le défi 4 .

    ——————————————–

    Maintenant que nous sommes un certain nombre à être bien engagés dans ce défi, nous en mesurons mieux la difficulté et aussi la valeur profonde. Et nous pouvons aussi mieux comprendre l’intérêt qu’il y a à procéder par étape, en se fixant pour commencer un but certes limité mais suffisamment réaliste pour nous permettre d’obtenir assez vite un changement positif de notre positionnement intérieur et ainsi de prendre confiance en notre propre capacité à nous changer nous-mêmes.

    Ultimement, nous ambitionnons rien de moins que de faire disparaitre de notre psychisme la tendance invétérée à refuser que le réel soit exactement ce qu’il est, d’instant en instant. Nous visons à la réconciliation parfaite et continue avec le cours des choses, car nous avons compris, grâce à Swâmiji et à Arnaud, que le véritable accomplissement  de l’être humain -la Sagesse- est à ce prix et que dans ce domaine, aucun marchandage n’est possible.

    Mais concrètement, les cinq premières semaines de ce défi ont montré que nous avions tout intérêt à nous focaliser d’abord sur la non-expression de nos émotions négatives et à accepter pour le moment la présence résiduelle en nous d’émotions non-exprimées. Et cela parce que le périmètre du travail à faire est alors plus restreint et qu’il est donc plus facile d’obtenir des résultats probants qui vont servir de marchepied à notre progression ultérieure. C’est ainsi que  nous sommes désormais une bonne dizaine  à avoir pu expérimenter le fait de rester plusieures journées sans exprimer aucune « râlerie ». Quelques uns -dont je ne fais pas encore partie -mais ça va venir 😉 – ont déjà « tenu » une semaine entière et le dernier record en date est de 9 jours consécutifs

    Au fil des semaines et de l’entraînement, la vigilance des pratiquants s’affine et la capacité à tenir le mental en échec se renforce. Nul doute que dans les jours qui viennent l’un ou l’autre aura bientôt atteint la moitié du gué (11 jours!) .

    Allez, je laisse Christine vous expliquer avec ses mots comment elle a dû restreindre son propre défi après ses neufs premiers jours d’expérimentation…

    Et puis, tant qu’on y est, je la laisse aussi vous partager un de ses échantillons « d’échec », car, il montre comment ce sont ces échecs eux-mêmes qui, si on prend le temps de bien les analyser, vont nous donner les clés de notre future réussite.

    J’aime particulièrement ce témoignage que je trouve être une belle illustration de la parole d’Arnaud selon laquelle « c’est grâce aux marches de l’escalier qu’on peut monter à l’étage et non pas à cause d’elles qu’on n’est pas encore en haut ».
    Merci Christine    😀

  • J’arrête de refuser : le défi -4-

    LIMINAIRE :  si vous abordez cet article sans avoir lu les précédents, je vous conseille fortement de faire d’abord un petit retour arrière en cliquant sur les liens ci-dessous : Le défi 1 ; le défi 2 ; le défi 3 

     

    Nous allons bientôt fêter le 1er mois d’existence de notre défi collectif.

    Pour mémoire, Christine Lewicki annonce dans son livre qu’il faut entre deux mois et deux ans de tentatives et d’entrainement pour réussir à demeurer 21 jours consécutifs sans râler. Les plus doués d’entre nous ont encore un peu plus d’un mois de tentative devant eux, soit en fait seulement une dizaine de jours d’échecs possible, s’ils veulent pouvoir ensuite faire 21 jours à suivre dans l’espace de ces deux premiers mois  🙄

    Bon, pour vous mettre à l’aise, sachez que  je ne suis pas très bien parti moi-même pour tenir cette échéance courte  😳
    Cette semaine j’ai été incapable d’améliorer mon score de 5 jours sans râlerie et je suis même tombé sur des « ilots de résistance » imprévus (le plus notable : je me suis emporté face à des nouvelles de politique internationale que mon mental n’est pas du tout d’accord pour cesser de les qualifier de « scandaleuses »).

    Mais comme plusieurs l’ont dit, je trouve tellement intéressant le surcroit de vigilance que cet exercice m’apporte que j’estime être déjà payé pour mes efforts, et je reste donc fortement engagé dans ce défi, même si je le vis avec bienveillance pour moi-même et humour vis-à-vis de son aspect « compétition »…

    A cet égard (et en y mettant la dose d’humour nécessaire), je veux partager avec ceux et celles que ça intéresse un petit « outil » que j’ai mis au point et qui me permet de tenir plus facilement à jour mon score de jours avec et sans râlerie.

    Il s’agit d’une simple feuille Excel que j’ai paramètrée de telle sorte que je n’ai que très peu de choses à saisir chaque jour : juste le nombre de râleries observées (colonne C)  et, facultativement, les détails sur les circonstances m’ayant ou non conduit à râler (colonne E).

    Les autres rubriques de la feuille sont soit pré-remplies, soit se complètent automatiquement, à savoir :

    • la date du jour (colonne A)
    • le nombre de jours depuis que j’ai démarré mon défi (colonne B)
    • le nombre de jours sans râler (Colonne D) Et là je suis très content de moi, car la cellule passe du gris au vert toute seule quand je réussis un jour sans râler, ce qui fait que je peux voir à la couleur de cette colonne où j’en suis de mon défi  😛 

     

    collector3

    Bon, plusieurs d’entre vous m’ayant fait savoir qu’ils étaient intéressés par ce petit outil, je le mets ici en téléchargement. En espérant qu’il vous motive à tenter d’améliorer votre propre score, car au delà de l’objectif des 21 jours, c’est chacun et chacune qui peut déjà se réjouir à chaque nouvelle avancée de son propre compteur !!!

  • J’arrête de refuser : le défi – 3-

    Voici à présent trois semaines que ce défi est lancé et nous sommes un certain nombre désormais à être « bien dans la course ». J’éprouve en ce qui me concerne le besoin de faire un point sur ce que ces trois semaines d’observation plus attentive de moi-même ont produit et de le partager avec vous, histoire de nourrir la belle dynamique collective déjà à l’oeuvre.

    Et puis, pour les retardataires, sachez que le défi reste ouvert (si vous êtes intéressé(e), avant de vous lancer à votre tour, pensez à prendre connaissance les deux premiers articles, ils sont accessibles en cliquant ICI  pour le 1er et  LA pour le 2ème.

    Dimanche après midi, dans la baie de Sta Malo, avait lieu le départ de la fameuse transatlantique  » La Route du Rhum » . Et en regardant ce spectacle, je n’ai pu m’empêcher de nous comparer à ces marins. Comme eux nous tentons un défi quasi impossible aux yeux du monde. Comme eux, nous sommes « condamnés volontaires » à rencontrer des obstacles nombreux et répétés qui metteront à mal notre détermination. Comme eux aussi nous connaissons ou allons connaître des clin d’oeil du destin, des prises de conscience inédites, et même, parfois, des fulgurances de grâce.

    Désolé pour la pub. Une fois qu’elle est passée, mettez vous en plein écran et montez le son (bruit du vent) !

    Extrait de mon journal de bord  personnel :

    1ère semaine : la mise en route est difficile et les râleries plus nombreuses et plus inattendues que prévu : le sachet de thé ne s’ouvre pas assez vite, l’ordinateur ne garde pas en mémoire le travail que je viens de lui faire faire, je ne supporte pas une remarque anodine d’Anne-Marie, bref, je ne réussi pas à rester sans râler plus de 3 jours d’affilée. Mais j’aime les premiers « embruns du large » qui me viennent à certains moments quand je m’aperçois que j’ai effectivement un petit pouvoir à ma disposition pour éviter les écueils (je neutralise le désagrément né de la réception d’un mail au ton un peu vexant, je stoppe mon envie de « charger l’autre », responsable aux yeux de mon mental de la disparition d’un objet dont j’ai besoin…) Oui, ça fait du bien de cumuler ces premières victoires face à « l’adversaire » qui, de son côté  ne se prive pas non plus de marquer des points !

    2ème semaine : je suis à La Bertais et j’avoue que cela m’aide. Non pas qu’il n’y ait aucune occasion de râler dans un ashram ! Mais la vigilance y est plus facile et je me rends donc mieux compte des velléités de mon mental à vouloir que les choses soient autrement qu’elles ne sont. La semaine avance et me voilà déjà rendu à 4 jours sans râlerie. Fort de cette 1ère victoire, je relâche l’attention et hop, je prends soudain un paquet de mer inattendu en plein visage. je viens de me traiter à haute voix de con, au prétexte d’un geste quotidien maladroit. Et à vrai dire, cela m’ouvre soudain un nouveau domaine d’observation, car je réalise alors que, sans m’en rendre compte, il m’arrive assez souvent en fait  de m’insulte ainsi (mais le plus souvent intérieurement). Pourquoi devrais-je continuer à cautionner cette « mauvaise habitude mentale ». Charité bien ordonnée doit commencer par moi-même : à partir d’aujourd’hui, promis, je travaille à développer une bienveillance nouvelle envers moi-même…

    3ème semaine : toujours à La Bertais, et y bénéficiant de surcroit de la  très belle dynamique collective des résidents. Je « cartonne » et réussi mon premier  « jeune de râlerie » de 5 jours consécutifs. Rebelotte, fort de ce nouveau record perso, je baisse la garde sans m’en rendre compte et me laisse avoir comme un débutant. Par quoi ? par le coup de téléphone d’un adhérant qui veut des infos sur la venue de Thierry Martin. C’est Anne-Marie qui a reçu l’appel et, sans rien voir venir, je m’emporte soudain contre lui, car j’ai passé beaucoup de temps à vérifier le routage de la dernière Lettre de la Bertais et je suis certain qu’il a été destinataire d’un exemplaire ! « Il exagère, tu te rends compte, si maintenant on doit passer du temps à répondre à des gens qui ne se rendent même pas compte qu’on leur à déjà envoyé les infos, où va-t-on etc etc ». Oups, oups oups sur ce coup là, je suis tellement certain d’être dans mon bon droit que je ne vois pas que je râle ! C’est Anne-Marie qui, gentiment me fait remarquer quelques instants plus tard : « Ne penses-tu pas que tu pourrais changer ton bracelet de côté » ? Sa question commence par me vexer, mais pris la main dans le sac, elle me force aussi enfin à me réveiller ! Diantre, sur ce coup là, mon mental  m’a roulé dans la farine. J’en suis d’abord ébahi puis un peu découragé (et dire que j’allais réussir mon 6ème jour et qu’il me faut repartir à zéro…). mais finalement, je décide d’en rire  et je me remets en selle, avec comme nouvel objectif de faire mieux que  ces 5 jours fatidiques !

    Et vous ?

  • J’arrête de refuser : le défi -2-

    Et voici le deuxième article de la série…
    (Si vous n’avez pas lu le premier, s’il vous plait, commencez par le début en cliquant ICI).

    Si vous avez commencé à observer vos propensions les plus fréquentes à râler, vous êtes à présent en possession d’un matériau précieux qui doit vous permettre de prendre quelques décisions pratiques concernant à la fois l’organisation de votre vie matérielle et l’amélioration de votre communication avec autrui.

    Les principales sources de vos refus récurrents étant ainsi quelque peu réduites, il reste à s’attaquer au reliquat qui provient de l’altérité inaliénable du monde et des autres êtres humains. Aussi habile et organisé que nous puissions être, nous n’éviterons pas que, de temps en temps, un objet nous glisse des mains, qu’une machine dysfonctionne ou tombe en panne et, last but not least, que tel ou tel de nos proches s’adresse à nous ou se comporte à rebrousse poil de nos attentes !

    C’est ici qu’il faut être clair sur l’enjeu qui n’est rien de moins que d’échapper à la condition humaine ordinaire et à son cortège indéfini de misère existentielle. Car si nous ne sommes pas profondément convaincus du danger majeur que représente le « poison des émotions négatives », nous n’aurons ni le goût ni le courage de nous lancer durablement dans le défi de les faire réellement diminuer puis disparaître de nos vies. Or, selon Swâmiji et d’Arnaud, sans cette éradication durable des émotions, il ne peut pas y avoir de réelle progression spirituelle. Dit autrement, le meilleur critère pour évaluer notre avancement sur la voie est de regarder ce qui est encore susceptible de nous affecter émotionnellement au point de nous contraindre à « réagir ».

    Certes, râler n’est qu’une façon possible de réagir à nos refus intérieurs, mais c’est aussi probablement la plus fréquente et donc la plus facile à détecter ! En se focalisant sur cette manifestation particulière de notre mental et de  notre ego, nous allons pouvoir accéder très souvent et très facilement à notre « laboratoire intérieur », là où nous sommes sensés travailler chaque jour d’arrache-pied et là où en réalité nous ne faisons le plus souvent que de brèves visites de courtoisie.

    Alors, c’est parti : à partir de cette semaine, lançons-nous pour de bon dans ce défi : « je vais mesurer de façon précise ma capacité à vivre sans râler et tenter de tenir le coup le plus longtemps possible ».
    Combien de temps ?
    Idéalement un minimum de 21 jours.
    Mais avant d’en arriver là, sachons patiemment accumuler les victoires d’étape :

    • d’abord réussir à tenir un jour complet sans râler,
    • puis deux à suivre,
    • puis trois
    • et ainsi de suite…
      Telle la fourmi-upaguru de Swâmiji, sachons ne pas nous décourager et apprendre concrètement quelque chose de chacun de nos échecs. C’est par exemple ce que Christine a su faire tout au long de son propre défi et c’est pour cela que je n’hésite pas à faire à nouveau appel à elle pour illustrer ce deuxième article. Puisque -sans intérêt particulier pour une voie spirituelle- elle a, au terme de plusieurs mois d’entrainement, réussi à vivre 21 jours sans râler, pourquoi pas moi, pourquoi pas vous !

    Et puis, très important : ce conseil de bon sens, pour les quelques (!) journées où, malgré notre détermination nous trébucherons :

    A vos commentaires !