Auteur/autrice : Yann Le Boucher

  • Le blog nouveau est arrivé!

    Depuis le temps qu’on en parlait et que, pour certains, on l’espérait , ça y est, notre blog préféré a fait peau neuve.

    Beaucoup de nouveautés  !  je vais m’en tenir ici aux principales, celles visibles par tous, et vous introduirai à plus si besoin est, dans un autre article…

    Les nouveautés de la partie publique du site.

    • Menus horizontaux déroulants : Désormais, les pages publiques du site sont accessibles par une barre de menu horizontale, ce qui permet de différencier plus nettement leur contenu -accessible à tout internaute- du contenu réservé aux membres de l’association, auquel on accède par les menus de la colonne de gauche (après s’être identifié).
    • En passant votre souris sur certaines de ces rubriques, vous verrez apparaitre des sous-menus déroulants, bien pratiques pour vous rendre plus vite là où vous voulez aller…


    • Connexion -Déconnexion : Désormais, la boite de dialogue pour vous connecter à « l’espace abonnés » ( la partie réservée du site) se trouve dans le haut de la colonne de gauche.
    • Une fois que vous y avez inscrit votre identifiant et votre mot de passe, votre prénom et nom y figurent à la place des mots « Espace abonnés », ce qui vous indique que vous êtes bien dans l’espace « protégé » où ne peuvent pénétrer que les membres de notre association qui se sont clairement identifiés.
    • ASTUCE  : si vous laissez votre ordinateur allumé en votre absence, pour éviter que d’autres personnes de votre entourage ne puissent lire le contenu « abonnés » du site, pensez à cliquez sur « Déconnexion » pour repasser en mode public !

    • Profil personnel : en cliquant sur ce lien, vous accédez à votre tableau de bord personnel puis à la page de configuration de votre profil . C’est là que vous pourrez mettre une photo de vous, et aussi rédiger votre notice biographique (pour rendre active une nouvelle fonctionnalité très sympa que j’explique plus bas*). Par contre, une fois sur cette page, merci de ne pas toucher à la rubrique « nom à afficher publiquement« , car nous voulons que le prénom et le nom de chaque utilisateur soit visible en clair pour tous les autres membres de La Bertais connectés…
    • Rédaction : ce lien n’est apparent que si vous avez demandé à faire partie de l’équipe de rédaction du blog. Dans ce cas, il vous conduit à  votre espace éditorial où vous pouvez rédiger vos articles. Le fonctionnement général est semblable à celui de l’ancien blog, mais il y a de nombreuses fonctions nouvelles que Benoit présentera bientôt aux personnes concernées dans un mode d’emploi spécifique…

    Les nouveautés de la partie privée du site.

    Ces nouveautés sont de deux types :

    • celles touchant à la navigation dans les articles et commentaires publiés
    • et celles liées à la rédaction de nouveaux commentaires…

    Navigation dans les Articles (menus « Articles récents, Rubriques et Archives):

    Cette navigation est facilitée par des petites astuces de présentation que je vous laisse le soin de découvrir (elles sont assez intuitives et surtout pourront désormais être facilement modifiées si, à l’usage la présentation actuelle ne convenait pas)…


    Commentaires récents : voici une fonctionnalité  nouvelle très pratique !

    – Désormais, vous pouvez voir d’un seul coup d’oeil la liste des derniers commentaires publiés, avec le prénom du commentateur et le titre de l’article qu’il a commenté.

    – Un clic sur le titre de l’article vous conduit directement à la page où se trouve ce commentaire (et même à l’endroit précis de cette page où vous pouvez le lire!).

    – Un clic sur le prénom du commentateur ouvre une mini-fenêtre vous donnant accès à sa notice biographique*, ainsi qu’à la liste des articles qu’il a éventuellement déjà publié.

    Bref,  voilà une excellente façon de mieux savoir à qui vous avez affaire !
    Cerise sur le gateau : si vous avez envie de communiquer en privé avec cette personne, vous pouvez lui envoyer un mail directement  à partir de cette fenêtre…

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    Module de rédaction des nouveaux commentaires :

    • Désormais, quand vous souhaitez commenter un article, vous disposez d’un correcteur orthographique intégré ! (de grâce, servez-vous en pour CORRIGEZ vos fotes kan til les souligne en rouge !
    • Et pour rendre votre prose plus avenante, vous disposez  aussi de fonctions d’édition,  vous permettant de la « mettre en forme » (mettre certains mots en gras en italique ou en souligné, etc). Tout cela, bien entendu, en conservant la possibilité  de MODIFIER votre commentaire après coup, ou même de le supprimer, si le résultat ne vous plait décidément pas !
    • Des commentaires hiérarchisables à volonté : mon coup de coeur !
      Désormais, et selon le contexte, vous aurez le choix entre mettre un commentaire « général » (s’il concerne l’article) ou  répondre à un commentaire précédent (si ce que vous voulez dire concerne l’un des précédents commentaires, plutôt que l’article lui-même). Ceci, comme vous allez bientôt vous en rendre compte, va faciliter grandement les échanges entre nous et la lisibilité des commentaires.
    • Quand vous utiliserez cette nouvelle fonction, vous verrez votre commentaire  se mettre en retrait du précédent, dans un cadre comme « accroché » au commentaire précédent, ceci pour indiquer visuellement qu’il s’agit d’une réponse au commentaire antérieur plutôt qu’un commentaire général sur l’article. Votre commentaire ne se situera donc pas nécessairement en bas de l’article, mais viendra s’insérer à l’endroit exact de la discussion où il est le plus approprié.
      Et comme on peut répondre ainsi à un commentaire de commentaire, l’emboitement successif peut devenir très vite aussi amusant qu’une partie de « Lego », comme vous allez vous en rendre compte si vous avez la bonne idée de commenter si-dessous mon article !

    Et pour finir :
    un grand MERCI à Benoit qui  s’est donné beaucoup de mal et a passé beaucoup de temps pour peaufiner cette version n°3  de notre blog !

    Les changements les plus difficiles à mettre en oeuvre ne sont pas forcément les plus visibles -ceux dont je viens de vous faire état-
    Mais, ayant été étroitement associé au « chantier », je peux vous dire en connaissance de cause que, grâce à Benoit, nous disposons désormais d’un outil de communication à la pointe du progrès.

    Pour BENOIT  hip hip hip… !

  • Interlude musical (2)

    Puisque vous avez aimé mon premier interlude, c’est dit, voici la suite avec les mêmes…

    D’abord en concert :

    Puis dans le passage du film  « Les Choristes » où s’insère ce chant :

  • Interlude musical (1)

    J’avais beaucoup aimé le film « les choristes » et tout spécialement sa magnifique bande son

    En  interlude estival, je vous propose quelques moments clé du concert donné au Palais des congrès de Paris quelque temps après la sortie du film…

    Tout d’abord voici le  « tube » probablement le plus connu (les images sont « moyennes » mais le son excellent (pour en profiter, branchez votre ordi sur une bonne paire d’enceintes) :

    « Caresse sur l’océan », avec le premier soliste du groupe, un certain Jean-Baptiste Maunier.

    Et pour ceux qui n’ont pas vu le film, voici un extrait ou JB est  « racheté » in extremis grâce à la qualité exceptionnelle de sa voix…

    Et le même extrait en concert :

    Bon, dites-moi si vous aimez, que j’envisage une suite 🙂

  • Echo du dernier chantier

    Bonjour les amis

    Nous étions une petite dizaine ce week-end à la Bertais qui avions pu nous rendre libres pour « faire avancer » le chantier en cours.

    Résultat :

    – le sol du nouvel abri est fini, (photo n°1),

    IMG_0105.jpg

    – la dalle de béton de l’ancienne maison à bois est enlevée et le décaissement de cette pièce est commencé (photo n°2)

    IMG_0106.jpg

    – En marge de ces « gros travaux », il y a aussi eu un beau travail accompli dans le potager (avec, entre autres, récolte des oignons) et divers travaux d’entretien des espaces verts.

    Mais rassurez-vous, il n’y a que les gateaux du thé que nous avons vraiment réussi à finir et de nombreuses possibilités de séva vous seront encore accessibles lors de votre prochaine venue 😉

    IMG_0115.jpg

  • Jyotisha (4)

    Carte du ciel

    Cet article fait suite aux trois autres que vous pourrez relire en cliquant sur les liens suivants : article n°1, n°2, n°3.
    Il est consacré à vous familiariser avec la notion de « carte du ciel« , outil obligé de tous les astrologues.

    Eiffeltower2_lagault.jpg

    Comme les fois précédentes, nous allons partir de l’observation directe du ciel étoilé.

    Mais avant cela, une dernière question d’astronomie reste à éclaircir : celle du nombre et du nom des planètes à priori visibles dans le ciel.

    Facile ! notre civilisation ayant, comme les précédentes, fondée son calendrier sur des considérations astronomiques, elle s’est servi des sept planètes visibles pour dénommer les  jours de la semaine, comme en témoigne l’étymologie latine. Vous connaissez donc tous et toutes le nom des sept planètes principales (celles qui sont visibles à l’oeil nu) qui, en plus de la Terre, composent le système solaire :

    1. Lundi => le jour (dies) de la Lune (luna) (ou « moonday » en anglais)
    2. Mardi => le jour de Mars
    3. Mercredi => le jour de Mercure
    4. Jeudi => le jour de Jupiter
    5. Vendredi => le jour de Vénus
    6. Samedi => le jour de Saturne
    7. Dimanche => le jour du Soleil (cf l’anglais « sunday »)

    Une carte du ciel a donc pour objet premier d’indiquer la position de ces sept planètes traditionnelles sur l’écliptique à un moment et un lieu donné.

    Une double difficulté se présente cependant quand on tente une observation directe.

    • De jour, la luminosité du Soleil occulte la présence des autres planètes qui ne peuvent donc s’observer que la nuit (à l’exception de la Lune qui reste visible certains jours).
    • D’autre part, Mercure gravitant dans la proximité immédiate du Soleil, elle ne se laisse voir que très rarement à l’oeil nu (les quelques périodes où elle s’éloigne assez du soleil pour être visible peu de temps avant le lever ou peu de temps après le coucher du Soleil).

    Au final, vous ne pourrez donc voir facilement que 5 planètes dans le ciel nocturne : Lune, Mars, Jupiter, Vénus et Saturne.
    Et encore, il arrive très peu souvent que ces 5 planètes soient simultanément présentes dans la partie visible du ciel. Et sauf à rester toute la nuit en observation, vous ne pourrez en voir le plus souvent qu’une ou deux à la fois (selon la saison et l’heure de votre observation).

    Ceci dit, actuellement la période est favorable, puisqu’en début de nuit on peut voir simultanément Vénus, Mars et Saturne, (plus la Lune, à certaines périodes du mois).

    Par exemple, voici le spectacle céleste qui était  visible à partir de la Bertais le 22 mai 2010 à 23h40.

    En faisant face au Sud, de gauche à droite (donc de l’Est vers l’Ouest), on pouvait voir (cliquez sur l’image pour l’agrandir) :

    • La constellation du Scorpion se lever à l’Est ( avec Antarès, son étoile la plus brillante, facilement repérable).
    • La Lune et Saturne en culmination dans le ciel, (situés au début de la constellation de la Vierge dont on voyait nettement Spica , son étoile la plus brillante)
    • Mars, un peu plus à droite (à l’Est) entre la constellation du Lion et celle du Cancer
    • Vénus tout à fait à droite (au couchant) au début de la Constellation des Gémeaux

    Ciel_du_22_5_10_23h40.jpg


    Sur la base de cette observation, on peut donc très simplement dresser la carte du ciel pour ce lieu et cet instant donné, en reportant sur un cercle la position des planètes telles qu’on les voit dans le ciel nocturne.
    Le soleil, Mercure et Jupiter étaient les seules planètes non directement visibles à cette heure de la nuit. On peut néanmoins déduire assez facilement leur position respective si on a pris soin de les repérer à une période antérieure du cycle des 24h et qu’on connaît leur vitesse respective de déplacement.
    Au final, on aura donc la carte du ciel présentée ci-dessous où chaque planète est repérée par rapport aux douze signes du zodiaque qui tapissent leur couloir de circulation ou écliptique.

    demie_carte.jpg

    Une personne née à La Bertais le le 22 mai 2010 à 23h40, aurait cette carte du ciel, avec :

    • L’ ascendant à 29° du Scorpion
    • La Lune et Saturne respectivement à 3° et à 4° de la Vierge (ces deux planètes seront donc considérées comme « conjointes » par l’astrologue)
    • Mars à 28° du Cancer
    • Vénus à 9° des Gémeaux

    En complétant ce demi-cercle par sa partie non visible (cf schéma suivant), on peut voir en outre :

    • Le soleil à 8° du Taureau
    • Mercure à 13° du Bélier
    • Jupiter à 4° des Poissons

    carte_complete.jpg

    Pour comprendre l’importance astrologique de cette carte, il suffit de prendre conscience de son caractère éminemment particularisé et unique.

    A l’image des empruntes digitales qui sont propre à chacun, le ciel ne forme en effet jamais deux fois de suite exactement la même configuration, et pour un instant donné, sa configuration est toujours différente selon l’endroit d’où on le regarde.

    On peut, bien entendu, dresser des cartes du ciel pour tout un tas d’événements personnels (mariage, accident, maladie) ou d’événements collectifs (première pierre d’une construction, ouverture d’une compétition sportive, déclaration de guerre ou de paix etc). Mais, du point de vue personnel, c’est évidemment la carte du ciel du moment de naissance qui est la plus significative. Pour chacun d’entre nous, elle est unique et forme ainsi une sorte de signature astrale personnelle analogue aux empruntes digitales!

    « Montre-moi ta carte du ciel et je te dirai qui tu es » pourrait ainsi être la devise de l’astrologie !

    Mais décrypter cette « signature astrale » est tout un art, et il n’entre pas dans le projet de cette série d’articles que de vous y introduire plus avant.
    Pour cela, rendez-vous par exemple au stage de cet été qui aura lieu à La Bertais du 16 au 21 août prochain! (brochure de présentation téléchargeable en cliquant ICI)

  • Eric par l’image…

    Chers amis(es),

    j’ai beaucoup aimé la qualité de vos commentaires concernant le week-end avec Eric et Sophie,

    Et cela m’a donné envie de partager avec vous quelques belles photos suplémentaires reçues depuis…

    (au passage, merci au photographe -un autre Eric- !)

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  • Echo du we avec Eric (et Sophie)

    Si le coeur vous en dit, n’hésitez pas à partager ici même vos impressions du week-end.

    Et revenez consulter cet article d’ici quelques jours car j’ai l’intention d’y ajouter d’autres photos dès qu’elles me seront parvenues…

    Eric_Edelmann.jpg

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    Une seconde photo d’une partie de l’assemblée qui laisse transparaitre la « bonne humeur » dans laquelle Eric a su plonger l’auditoire à de nombreuses reprises…

    Reunion_Eric.jpg

  • Arnaud sur France Culture : suite…

    Pour ceux et celles d’entre vous qui auraient raté la diffusion de l’interview d’Arnaud Desjardins par Frédéric Lenoir dans l’émission « Les Racines du Ciel » sur France Culture mardi soir dernier, voici un lien vous permettant de télécharger le fichier son et de l’écouter tout à loisir sur votre ordinateur ou votre lecteur mp3 !

    Cliquez ici

    Dans cette émission, on apprend entre autre qu’Arnaud vient de publier un nouvel ouvrage en collaboration avec le philosophe Jean-Louis Cianni, auteur du best seller « De la philosophie comme remède au chômage ».

    1053298_gf.jpg

    Par ailleurs, il s’agit d’une émission d’une belle tenue que j’ai découvert à cette occasion et dont vous aurez peut-être envie de suivre les prochains numéros. Son producteur, Frédéric Lenoir est lui-même un homme engagé sur un chemin, au delà de sa présentation officielle qu’on peut lire sur le site de France Culture :
    Philosophe, sociologue et historien des religions. Il est chercheur associé au Centre d’Etudes Interdisciplinaires du Fait Religieux à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS/ CNRS). Il est aussi directeur du magazine « Le Monde des Religions » depuis 2004 . Il a publié de nombreux essais et dirigé plusieurs encyclopédies sur les questions spirituelles et religieuses, et a dirigé l’ouvrage La mort et l’immortalité : encyclopédie des savoirs et des croyances (Bayard 2004).

    En prime, une présentation vidéo du livre d’Arnaud par son éditeur Marc De Smedt

  • Le chantier de l’Ascension en images

    Si vous avez raté la première manche du chantier, voici de quoi vous donnez envie de vous joindre à nous Lundi prochain 24 mai et/ ou vendredi 28 mai pour la seconde manche!

    hangar1.jpg

    Le « gros » du chantier consiste en l’aménagement d’un local fermé sous le hangar, destiné à la tondeuse et à la réserve de bois.

    maisonbois1.jpg

    En parallèle, l’ancien local à bois a donc été vidé de son contenu…

    maisonbois2.jpg

    Et son plancher démonté (en vue des futurs travaux)

    maisonbois3.jpg

    Rangement provisoire du bois !

    hangar2_1.jpghangar2b.jpg

    Après une première erreur de livraison, les poutres maitresses sont enfin arrivées et on a pu « passer aux choses sérieuses »…

    IMG_0252.jpg

    Pour être plus sûr de l’esthétique finale, rien de tel que de confier la tâche à une équipe féminine !

    IMG_0260.jpg

    Voilà l’état des lieux à la fin de cette « première manche » : pas mal, non !

    repas2.jpg

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    Alors ? qui est partant pour la « seconde manche » qui aura lieu lundi et vendredi prochain, (voir conditions dans le mail collectif que vous avez dû recevoir depuis hier à ce sujet) ?

    IMGP0620.jpg

    En tous cas, YannK et Christophe vous y attendent de pied ferme !

  • Jyotisha (3)

     

    Deux zodiaques en concurrence ou « la question qui fâche »!

    Dans un de ses commentaires à mon article précédent (cliquez ici pour le relire), Anaïk a introduit la question et m’a donc « forcé la plume » quant au sujet de ce 3ème article dans lequel je pensais initialement traiter de la carte du ciel  (sujet remis à plus tard).

    Comme elle le signale dans son commentaire,  il existe en effet deux zodiaques astrologiques concurrents, celui utilisé en Occident qui est calé sur les saisons et donc indépendant des étoiles (zodiaque dit « tropical ») et celui utilisé en Orient qui est calé sur les étoiles, donc sur une modélisation de la réalité astronomique (zodiaque dit « sidéral »).

    Pourquoi et comment en est-on arrivé là : tel est le sujet du passionnant (si, si) article que vous vous apprêtez à lire!

    A la recherche du commencement du Zodiaque

    De façon naturelle, un cercle n’a pas de point de départ ni de point d’arrivée. Le cercle de l’écliptique (=couloir de circulation des planètes dans le ciel) ne fait pas exception à cette règle et de tout temps les astrologues ont donc discuté pour savoir quel point du zodiaque pouvait servir de référence pour répartir les 360° du cercle. Très naturellement, ils ont d’abord cherché quelles étaient les étoiles les plus brillantes au sein des douze constellations.

    Ils ont trouvé (ce que l’observation directe permet de confirmer aujourd’hui encore), qu’il y avait cinq étoiles particulièrement brillantes (dites de première magnitude) dans les douze constellations. Les voici présentées en rouge sur le schéma suivant, (en partant du Taureau et en tournant dans le sens inverses des aiguilles d’une montre)

    les5__toiles_majeurs_du_zodiaque.jpg

    • Aldébaran dans la constellation du Taureau (parfois appelée « l’oeil du Taureau » qu’elle est sensée représenter)
    • Pollux, dans la constellation des Gémeaux (car avec l’étoile voisine nommée Castor, elle est censée représenter le couple mythique des fils jumeaux de Zeus)
    • Régulus, dans la constellation du Lion (son nom latin signifie « roitelet » ce qui donne déjà une première idée des qualités psychologiques attribuées à cette portion du ciel)
    • Spica, dans la constellation de la Vierge (ou l’épis de la Vierge, car elle est sensé représenter le bout de l’épis de blé tenue par une femme-déesse)
    • Antarès, dans la constellation du Scorpion (parfois appelée « le coeur du scorpion » à cause de sa position centrale dans cette constellation

     

     

     

     

    Zodiaque_m__sopotamien.jpgEn Mésopotamie, les astronomes-astrologues ont pris l’habitude de prendre comme référence visuelle le couple Aldébaran-Antarès. Ces deux étoiles ont en effet la particularité remarquable de se faire face et d’être chacune au milieu de leur constellation respective, soit grosso modo 15° du Taureau pour Aldébaran et 15° du Scorpion pour Antarès. En utilisant ce couple d’étoiles, on peut donc à tout moment  de la nuit et de l’année trouver un repère fixe dans le ciel puisque l’un des pôles de cet axe sera nécessairement présent dans la partie visible du firmament. D’autre part, puisque ces étoiles sont placées à 15° de leur signe respectif, la détermination de la position des autres signes s’en trouve facilitée (à 30° de part et d’autre d’Aldébaran se trouve le milieu du Bélier et le milieu des Gémeaux etc…)

     

     

     

     

    Zodiaque_Hindou.jpgEn Inde, les astronomes-astrologues ont pris l’habitude de prendre comme référence visuelle Spica. La raison est que cette étoile se trouve à 30° du signe de la Vierge. Le point qui lui fait face est donc à 30° du signe des Poissons ou encore à 0° du signe du Bélier. Si on veut faire commencer les signes par le Bélier, ce qui au fil des temps s’est en effet imposé comme l’ordre traditionnel, la référence à Spica est donc fort utile…
    Par parenthèse, vous noterez que la première étoile visible à l’oeil nu dans le signe du Bélier est à environ 8° du début du signe, alors que les degrés précédents sont « encombrés » par les étoiles formant la queue des Poissons. Le Bélier n’est donc pas un signe qui peut être facilement pris comme référence visuelle pour normer le zodiaque, contrairement au couple Taureau-Scorpion ou encore à la Vierge.

    Quid de Pollux et de Régulus me demanderez-vous peut-être? Ces deux étoiles, bien que remarquables par leur éclat, n’ont pas été retenues pour normer le zodiaque, car elles sont situées à des degrés de signes (25° des Gémeaux et 6° du Lion) qui ne sont pas aussi faciles à utiliser comme point de référence.

    Ptolémé et le calage du zodiaque sur le point vernal

    Les Grecs ont hérité des connaissances astronomiques et astrologiques des Mésopotamiens et ont essayé bien entendu de faire avancer leurs connaissances sur cette base. Un des plus grands esprits de la Grèce du début de notre ère fut Claude Ptolémée (né vers l’an 90 et mort en l’an 169) astronome et astrologue. En astronomie, son ouvrage de base appelé l’Almageste est resté pendant près de 14 siècles la référence majeure de tous les « savants » occidentaux et ce n’est qu’à partir de Copernic (1543) que sa représentation géocentrique de l’univers a été sérieusement remise en cause.

    En astrologie, son traité magistral appelé « Tétrabible » est resté une somme que les astrologues d’aujourd’hui feraient bien de relire, tant cet ouvrage est riche et montre l’incroyable complexité à laquelle l’astrologie était parvenue dès cette époque reculée.

    Dans cet ouvrage, Ptolémée discute entre autres du problème du début du zodiaque et relève les imperfections des différents systèmes de calages alors en vogue qui donnent des coordonnées un peu approximatives et légèrement différentes selon l’étoile prise comme point de départ. Pour résoudre cette difficulté, il invente une nouvelle façon de faire, qui croit-il, sera beaucoup plus simple et plus précise. Au lieu de chercher un repère dans les étoiles, Ptolémée propose de prendre le jour de l’équinoxe de printemps (en gros, le 21 mars) comme point de départ du Zodiaque.

    Pour comprendre ce choix, il faut savoir qu’à l’époque de Ptolémée, le premier jour du printemps avait effectivement lieu alors que le soleil se trouvait  au tout début de la constellation du Bélier. Donc plutôt que de se battre pour savoir ou commence exactement le 1er degré du Bélier (où il n’y a pas d’étoile assez brillante pour servir de repère), Ptolémée décida que le plus simple était de considérer que le jour de l’équinoxe de printemps serait désormais la référence du début du zodiaque.

    Génial ?

    Oui, car cela simplifia énormément le travail des astronomes de l’époque qui, à partir de ce calage simple, ont pu produire des éphémérides (calendriers des positions planétaires dans le ciel) beaucoup plus précis que les anciennes tables provenant de l’Egypte et de la Mésopotamie. Ces tables étaient tellement plus fiables qu’elles resteront en usage en Occident jusqu’à la fin Moyen Age…

    Non, car Ptolémée a négligé de tenir compte d’un élément astronomique qui était pourtant déjà connu à son époque et qui s’appelle le phénomène de précession des équinoxes.

    Ce phénomène astronomique fait que le point vernal (le lieu où se trouve le soleil à chaque équinoxe de printemps) recule très lentement sur l’écliptique à raison d’un peu plus d’un degré par siècle. C’est à ce phénomène qu’est lié, par exemple, la fameuse (et un peu fumeuse ) théorie des ères astrologiques selon laquelle nous serions actuellement à la fin de l’ère des Poissons et que nous nous apprêterions à entrer dans l’ère du Verseau. Astronomiquement, cela signifie qu’actuellement l’équinoxe de printemps a lieu alors que le Soleil se trouve au début de la constellation des Poissons et que d’ici quelques temps, de part le mouvement de rétrogradation du point vernal, le Soleil se trouvera à l’équinoxe devant les derniers degrés du signe du Verseau…

    Désolé, mais je ne suis pas en mesure de vous dire si Ptolémée a sciemment fait l’impasse sur ce phénomène, (en pensant que ses éphémérides ne seraient fausses qu’après plusieurs siècles et en laissant à ses successeurs le soin d’y intégrer la correction adéquate) ou bien si c’est involontairement qu’il a fait l’erreur. Toujours est-il que depuis lors les astrologues Occidentaux utilisent le zodiaque tropical et que celui-ci a inexorablement continué à se décaler par rapport au zodiaque des étoiles au point d’aboutir aujourd’hui à une différence d’environ 24° (donc presque un signe).

    En clair, cela veut dire que quand on consulte des éphémérides astrologiques qui annoncent, par exemple, que la lune est ce soir à 10° des Gémeaux, si on lève la tête pour vérifier dans le ciel, on s’aperçoit qu’elle est en réalité à 16° du Taureau… Et cela est vrai pour tous les autres éléments mobiles qui composent une carte du ciel…

    Ceci dit, et pour rendre justice à Ptolémée, il est vrai que sa façon de relever les positions des planètes était nettement plus fiable que celle des Anciens. Tant et si bien que les astrologues hindous ont pris l’habitude (probablement à partir du Moyen Age ?), d’utiliser le système de mesure de Ptolémée pour suivre la marche des planètes dans le ciel MAIS ils ont toujours pris soin de lui appliquer la correction précessionnelle (appelée en Inde « ayanamsa ») avant de bâtir leur cartes du ciel… Ce que n’ont pas fait les astrologues Occidentaux, sauf depuis le milieu du 20ème siècle ou un astrologue-astronome du nom de Cyril Fagan a découvert « le pot aux roses » et a (vainement) essayé d’alerter ses collègues sur leur « erreur ».

    Bon, depuis les astrologues Occidentaux ont tenté de justifier cette erreur avec des théories plus ou moins convaincantes qui prétendent que la valeur symbolique d’un signe astrologique ne doit rien au groupe d’étoiles qui lui a donné son nom et tout à la saison correspondante (Bélier = valeur du printemps, Lion = valeur de l’été etc).  Mais il n’empêche qu’à la surface de la terre, ils sont les seuls à utiliser le zodiaque tropical, les grandes civilisations traditionnelles de l’Inde et de la Chine étant toujours restées fidèles au zodiaque des étoiles…

    En conclusion (provisoire), vous savez désormais qu’il y a au moins  trois zodiaques en concurrence

    1. Celui des astronomes (qui comporte 13 constellations de tailles inégales)
    2. Celui des astrologues orientaux ( qui comporte 12 constellations de taille normalisée à 30° chacune)
    3. Celui des astrologues occidentaux (qui comporte 12 signes n’ayant plus de rapport physique avec le monde des étoiles)

    Pour en savoir plus, vous pouvez lire avec profit cette page de Wikipédia d’où est tiré le tableau suivant qui, en attendant mon prochain article, vous permettra déjà de déterminer votre signe (= celui dans lequel était placé le soleil lors de votre naissance) , selon chacun de ces trois zodiaques  :

    3zodiques.jpg

     Exemple : je suis né un 31 mars.

    • Du point de vue de l’astrologie occidentale (dite « tropicale »), je suis donc du « Bélier« !
    • Du point de vue de l’astrologie orientale (dite « sidérale »), je suis donc des « Poissons« !
    • Du point de vue de l’astronomie, le soleil se trouvait bel et bien devant la constellation des Poissons le jour de ma naissance!

    Pour voir si vous avez compris, à vous d’en faire autant dans les commentaires ! 

     

  • Jyotisha (2)

    Astronomie pour les nuls*

    *Cet article fait suite à un premier post  que vous pouvez relire en cliquant ici

    Pas moyen d’y couper : des notions minimales d’astronomie sont indispensables si on veut comprendre les éléments objectifs sur lesquels est fondée l’interprétation astrologique de l’état du ciel.

    Ceci est tellement vrai qu’à l’origine -tant en Inde que dans les anciennes civilisations égyptiennes et grecques- les astrologues étaient tous d’abord des astronomes. Ils observaient le ciel avec régularité et méthode puis tentaient de faire des recoupements entre ce qui se passait dans le monde d’en haut (le ciel) et ce qui se passait dans le monde d’en bas (la terre).

    Je vous propose que nous leur emboitions le pas et que nous commencions par contempler le ciel étoilé.

    Rendez-vous la nuit, dehors, dans la nature et choisissez une zone dégagée, si possible éloignée des grandes agglomérations dont la réverbération lumineuse nuit à la qualité de l’observation.
    Orientez-vous face au Sud. Vous aurez ainsi l’Est à votre gauche et l’Ouest à votre droite (faute de mieux, le bas de la cour de La Bertais peut assez bien faire l’affaire).

    Passée la magie (toujours renouvelée) du spectacle du ciel étoilé, que pouvez-vous observer –à condition de rester en poste une petite heure par exemple- ?

    La ronde céleste et ses axes de référence

    Vous allez d’abord voir que la voute céleste semble tourner au dessus de votre tête de gauche à droite, dans un mouvement d’ensemble qui suit globalement celui de la course du soleil durant la journée.
    A votre gauche se trouve le point que les astrologues appellent l’ascendant, c’est à dire la zone de l’horizon Est d’où émergent tour à tour toutes les étoiles et les planètes qui constituent le “zodiaque”.
    A votre droite se trouve le point que les astrologues appellent le descendant, c’est à dire la zone de l’horizon Ouest où disparaissent tour à tour les étoiles et les planètes précédemment apparues à l’horizon Est.
    Au-dessus de votre tête, se trouve le point de culmination du zodiaque que les astrologues appellent le “Milieu de ciel”.
    Et sous vos pieds, caché par la terre qui vous porte, vous pouvez concevoir que se trouve un point remarquable, symétrique du précédent et qui représente le bas du zodiaque encore appelé “Fond du ciel”.
    Ces quatre points remarquables, deux horizontaux et deux verticaux, sont les premiers repères nécessaires à toute observation astrologique. Ils servent en particulier de cadre de référence pour l’établissement de la carte du ciel dont je parlerai plus en détail dans un prochain article…

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    Mais outre les constellations stellaires qui semblent tourner lentement d’Est en Ouest, vous verrez aussi probablement à un moment ou un autre apparaitre la Lune dans ce ciel étoilé. Dès qu’elle sera visible, elle semblera elle aussi être entrainée dans le même mouvement de rotation allant d’Est en Ouest.
    Et si vous savez différencier visuellement les principales planètes de notre système solaire, vous pourrez contempler, selon le jour et l’heure de votre observation, tel ou tel de ces astres (Vénus, Mars et Jupiter sont les plus faciles à repérer à l’œil nu).

    Le mouvement d’ensemble de la voute céleste

    Tous ces éléments, avec, durant la journée, le Soleil lui-même, semblent animés d’un même mouvement rotatif d’ensemble qui les fait se lever à l’Est, culminer au Midi et se coucher à l’Ouest selon une périodicité de 24 heures.
    Vous l’aurez compris, ce premier mouvement apparent du ciel n’est que la projection sur la voute céleste du mouvement de rotation de la terre sur elle-même.

     

    Le mouvement propre aux planètes

    Mais si vous êtes patient, vous pourrez vous rendre compte qu’il existe aussi un second mouvement dans ce ciel qui affecte électivement certains de ses éléments : le soleil, la lune et les planètes avancent eux-mêmes selon une trajectoire identique mais dans le sens inverse, c’est-à-dire d’Ouest en Est. A vrai dire, ce mouvement est beaucoup plus lent que celui de la voute céleste dans son ensemble et pour le mettre en évidence directement, on ne peut s’appuyer visuellement que sur la lune.

    Admettons qu’en début de nuit vous observiez un “lever de lune” (à l’horizon Est donc) et que vous notiez la position de la lune par rapport au groupe d’étoiles qui se lève en arrière plan au même moment.
    Admettons que vous observiez en fin de la même nuit le “coucher de lune” (à l’horizon Ouest donc). Vous constaterez que durant les heures séparant le lever du coucher, la lune a avancé par rapport au groupe d’étoiles qui vous avait servi initialement de référence. C’est comme si la lune luttait pour ne pas suivre le mouvement général du ciel d’Est en Ouest en se déplaçant à contre sens (d’Ouest en Est donc). Mais comme sa vitesse de déplacement est beaucoup plus faible que la vitesse du mouvement général, elle n’annule pas celui-ci mais l’atténue seulement un peu. Ce qui veut dire que la lune est la planète qui reste le plus longtemps visible au cours de la nuit, car du fait de son mouvement propre, elle se couche toujours environ 30 minutes après le groupe d’étoiles à laquelle elle était jointe lors de son lever…

    Une fois que vous aurez été témoin oculaire de ce mouvement propre de la Lune, vous comprendrez aisément qu’il en va de même pour toutes les autres planètes. Simplement, la vitesse de déplacement de ces astres est beaucoup plus lente encore que celle de la Lune et il n’est donc pas possible de la constater à l’œil nu sur la durée d’une seule nuit. Par contre, si vous menez une observation régulière sur un temps plus long, vous pourrez constater que chaque planète se déplace bien, elle aussi, de l’Ouest vers l’Est à un rythme qui lui est propre et qui est lié à la durée de sa révolution autour du soleil.

    Résumons-nous :
    Entre l’horizon Est et l’horizon Ouest, deux mouvements de sens contraire sont repérables dans le ciel étoilé : celui qui affecte la totalité de la voute céleste (à l’exception notable de l’étoile polaire qui sert d’axe à cette rotation), et celui, inverse, du soleil, de la lune et des planètes.

     

    L’écliptique et les constellations zodiacales

    Troisième chose remarquable que vous pourrez observer : le déplacement des planètes d’Ouest en Est s’effectue toujours selon la même trajectoire, dans une sorte de couloir de circulation techniquement appelé “écliptique”.

    Comme tout le reste du ciel, le fond de ce couloir de circulation est clairsemé d’étoiles qui, de tout temps, ont été utilisées comme repères pour déterminer le mouvement des planètes.  Puisque ces étoiles sont fixes, on a pris l’habitude, pour les reconnaitre plus facilement, de les associer en constellations.

    A noter qu’une constellation n’a pas de réalité astronomique : ce n’est que l’association fictive d’un groupe d’étoiles suffisamment proches les unes des autres pour qu’on puisse les relier par un trait imaginaire, de façon à obtenir une figure facile à mémoriser, qui aide au repérage visuel dans le ciel. Par exemple, la constellation de la Grande Ourse, est formée par la mise en relation de 18 étoiles qui (avec une bonne dose d’imagination), évoque la forme de l’ours.

    GrandeOurse.jpg

    On dénombre ainsi 88 constellations dans le ciel dont une douzaine d’entre elles se trouvent  à l’arrière plan de l’écliptique (donc derrière la bande de circulation des planètes). Ces 12 constellations ainsi placées forment ensemble la succession des douze signes du zodiaque (Bélier, Taureau, Gémeaux…)  grâce auxquels on peut à tout moment situer la position des planètes dans le ciel. A titre d’illustration, voici un schéma montant l’ensemble des 16 constellations qui se trouvent dans la proximité immédiate du couloir de circulation des planètes. Pour des raisons sur lesquels nous pourrons revenir ultérieurement si vous en exprimez le souhait, les astrologues ont pris l’habitude de ne retenir que 12 de ces 16 constellations pour localiser les planètes dans leur ronde céleste. A noter qu’il s’agit d’une vue à partir du ciel, car de la terre, on ne peut voir, à un moment quelconque, que 6 constellations à la fois au maximum (les autres étant cachées sous la ligne d’horizon).

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    Résumons-nous :
    Le zodiaque est donc une autre façon de dénommer la bande du ciel dans laquelle, vus de la terre, semblent circuler d’Ouest en Est notre soleil, la lune et les planètes associées. Et les signes du zodiaque sont les regroupements d’étoiles ou constellations qui forment l’arrière plan fixe de cette bande de circulation et permettent de mesurer le déplacement des éléments mobiles le long de l’écliptique.

    Ouf, vous savez l’essentiel pour comprendre ce qu’est une “carte du ciel”, objet de mon prochain article, si du moins vous m’incitez par vos commentaires à poursuivre cette petite initiation à Jyotisha…

    Quoi qu’il en soit et pour clore cet article n°2,  voici une belle image à « contempler » : c’est un photo-montage pris au printemps de l’année dernière où l’on voit, sur trois jours, le passage de la lune à proximité de la constellation du Lion (assez ressemblante). A cette date, Saturne se trouvait aussi devant la même constellation  (logé  « dans les pattes  » du Lion). On peut en déduire que la conjonction de la Lune et de Saturne a eu lieu dans la nuit le 6 avril. La lune, championne de rapidité, a ensuite continué sa course vers la Vierge, alors que Saturne, la plus lente des planètes visibles à l’oeil nu, n’a quitté ce signe que 5 mois plus tard…

     

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  • Hommage à Vijayananda

     

    Suite à l’information de Jean-Marc concernant la mort toute récente de Vijayananda (relayée par le commentaire d’Isabelle), voici deux petites vidéos rendant hommage à ce pionnier spirituel qui fut l’un des tous premiers Occidentaux à découvrir Ma Ananda Mayi et à nous ouvrir ainsi l’accès à l’immense héritage spirituel de l’Inde traditionnelle.

    PS : Et puis, devinez quoi, on voit aussi Arnaud sur ces deux vidéos…

    🙂

     

     

    —-

  • Jyotisha (1)

     

     

    Dans ce premier article sur l’astrologie hindoue (jyotisha), je voudrais aborder la question du rapport qu’il peut y avoir  entre l’enseignement de Swâmiji et cette discipline traditionnelle.

    Au premier abord, l’enseignement de Swâmiji brille par son caractère "rationnel". Si ce n’est sur la question des vies antérieures, pour laquelle il semble bien que Swâmiji n’ait pas beaucoup remis en cause les croyances de sa culture, son approche est résolument "moderne" et  s’oppose donc à toute forme de "pensée magique" et de superstition.

    En creusant la question d’un peu plus près, les choses ne sont pourtant pas aussi simples (ou simplistes), comme en témoigne une lecture attentive de la biographie de Swâmi Prajnanpad.

    Pour mémoire, je rappellerai donc les quelques fais suivants, tirés du livre de Daniel Roumanoff  :

    pere_swamiji.jpg– Le père de Swâmiji, était "guru-astrologue" . Ce qui veut dire qu’il aidait les gens qui faisaient appel à lui, entre autre en interprétant leur thème astrologique… Bien que son père soit mort très jeune, Swâmiji  a baigné durant les onze premières années de sa vie dans une ambiance où l’astrologie était tenue en haute estime, son père étant par ailleurs un homme de grande qualité humaine, très apprécié dans son milieu.

    – Swâmiji a lui même consulté deux ou trois astrologues réputés durant sa vie et accordait globalement crédit à l’interprétation de son propre horoscope.

    – A titre anecdotique, Swâmiji s’intéressait aussi à la numérologie qu’il pratiquait même occasionnellement en amateur…

    Quand on l’interrogeait sur le bien fondé de ces disciplines, Swâmiji faisait facilement référence au principe d’interdépendance si important dans son enseignement. Selon lui, il ne pouvait pas exister d’entité autonome, toute chose étant toujours  interconnectée à un vaste ensemble d’éléments visibles ou invisibles. Il laissait donc entendre que des disciplines traditionnelles comme l’astrologie pouvaient décrypter certaines de ces interconnexions subtiles qui, le cas échéant, échappaient encore à la science "physique".

    En conclusion (provisoire) : s’il est vrai qu’on peut parfaitement suivre l’enseignement de Swâmiji tout en restant sceptique à l’égard de l’astrologie comme des autres arts divinatoires traditionnels, on peut aussi considérer que ces deux approches ne sont pas nécessairement irréconciliables voire qu’elles peuvent même s’enrichir réciproquement.

    Analogiquement, je dirais qu’il en va un peu de même avec le Hatha Yoga. A strictement parler, la pratique des asanas ne fait pas partie de l’enseignement de Swâmiji. Il n’empêche que Swâmiji faisait lui-même chaque matin une petite séance de postures et qu’on peut donc considérer que c’est une bonne idée d’inclure dans sa sadhana quotidienne une pratique corporelle de ce type.

    Il en va de même à mes yeux de l’astrologie. On peut l’ignorer complètement si on ne sent pas d’affinité avec cette discipline. Mais on peut aussi s’ouvrir à sa perspective selon laquelle "tout ce qui est en en haut est comme ce qui est en bas". Ce qui veut dire que  la marche même du cosmos serait un miroir grossissant dans lequel on pourrait apprendre à lire les dynamismes subtils de notre âme. 

    Etant d’un esprit curieux, je me suis intéressé assez jeune à l’astrologie, non pas tant parce que "j’y croyais" (mon milieu familial était assez étranger à ce genre d’intérêt), mais parce que j’ai voulu comprendre sur quoi était fondé ce qui  à l’époque me semblait n’être qu’une "fausse science".

    J’ai donc abordé l’astrologie avec un esprit critique assez prononcé et, à vrai dire, je ne m’en suis jamais totalement départi.

    Ceci dit, je suis aussi naturellement porté à avoir un grand respect pour la tradition hindoue et lors de notre premier voyage en Inde en 1976 j’ai profité de l’intérêt d’Anne-Marie pour cette discipline pour assister à la première série de cours de jyotisha qu’il nous a été donné de suivre sur place. Très vite, j’ai été touché par les qualités humaines de ce premier professeur, bien éloigné de l’arrogance et de la prétention qui sont souvent de mise chez nous dans les milieux se piquant d’astrologie. Et j’ai aussi très rapidement compris que l’astrologie en Inde était complètement intégrée à la vision de l’existence propre à la Sagesse traditionnelle.

    Je me suis donc mis à "tester" l’astrologie en construisant avec Anne-Marie les thèmes de toute notre famille et d’un grand nombre de nos amis de l’époque, pour voir si cela permettait de mieux appréhender qui nous étions les uns et les autres et j’avoue que j’en ai retiré l’idée qu’il y avait manifestement "un fond de vrai" dans ce qui ressortait de ces premières recherches. Mais aussi, je dois le dire, j’ai peu à peu découvert que Jyotisah était comme un mille feuille : après des millénaires d’existence, cet art traditionnel s’est vu alourdir de nombreuses "couches" de connaissances successives et il n’est pas toujours simple de savoir ce qui est réellement authentique et ce qui y a été rajouté plus ou moins récemment. Sans compter que la façon d’aborder l’univers comme un tout vivant dans lequel chaque élément peut être pris comme le symbole de quelque chose d’autre est forcément assez déroutant pour un esprit rationnel comme le mien…

    Bref, tout cela pour dire que je garde aujourd’hui encore un esprit critique vis-à-vis de l’astrologie.

    Mais d’un autre côté, je dois reconnaitre que ma vision du monde en général, tout comme celle de ma propre destinée ou celle de la destinée de mes proches (parents épouse, enfants etc) est marquée de façon indélébile par ma petite initiation personnelle à l’astrologie hindoue…

    Si ce sujet vous intéresse au moins un peu, faites le moi savoir en commentant cet article.
    J’envisagerai alors une suite pour vous introduire en douceur aux arcanes de la "science des corps célestes lumineux" (traduction du mot sanskrti Jyotisha). Ce qui accessoirement vous permettra aussi de mieux sentir l’intérêt du stage que nous avons programmé cet été sur ce thème et qui, bien que non directement lié à l’adhyâtma yoga, n’en sera pas moins une autre façon d’en revenir aux principes de base de cet enseignement racine : l’art de la réconciliation avec son propre destin pour en optimiser le potentiel créatif !

     

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  • Ravi Shankar : « l’extraordinaire leçon »

     

    Lundi soir, il y avait sur Arte un documentaire intitulé "L’extraordinaire leçon" consacré à Ravi Shankar et au concert d’adieu à la scène qu’il a donné à Paris en 2008.

    Je suis tombé par hasard sur la fin de cette émission et comme elle m’a beaucoup touché, j’ai cherché à la revoir en intégrale sur le site d’Arte.

    Après visionnage ce mardi soir, je ne résiste pas au plaisir de vous faire connaitre le lien grâce auquel vous pourrez, si vous êtes rapide, profiter vous aussi de cette "extraordinaire leçon"…

    PS : Désolé, je n’ai pas réussi à "pirater" l’émission. Dépéchez -vous donc de la regarder car en principe elle n’est disponible gratuitement que durant une semaine :

    http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=3115236.html

     Bon, si vous arrivez après la bataille, vous pourrez toujours vous rabattre sur la vidéo ci dessous où, comme dans le documentaire, on voit le vieux maitre (90 ans cette année) en compagnie de sa fille Anoushka Shankar.

     

     

    Et pour le côté "people" sachez aussi que la chanteuse et actrice américaine Norah Jones est la demie-soeur d’Anouskha.
    Décidément, tant de beauté et de talent dans une même famille, pour un peu on serait jaloux !…

  • Echos du we avec Gilles Farcet

     

    Si le coeur vous en dit, n’hésitez pas à partager ici même vos impressions du week-end !

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