Malgré une passion autre fois dévorante, mais qui s’est un peu calmée grâce à "vasanakshaya" 🙂 , je ne vous ai pas souvent entretenu de Mac sur ce blog. D’ailleurs et contrairement à ce qu’on trouve sur l’Ipapy d’Alain et Corinne, il n’y a pas de rubrique dédiée Mac ni même de rubrique "Nouvelles Technologies" sur notre propre blog !
C’est une frustration secrète que je me décide à combler partiellement aujourd’hui en reproduisant ci-dessous un large extrait d’un article paru dans le dernier numéro de la revue informatique SVM Mac (à laquelle je suis abonné depuis une bonne vingtaine d’années…).
Il faut vous dire qu’il y a quelques étés, j’ai lu avec "délice" la trilogie que le romancier Bernard Werber a consacré aux fourmis, ce qui fait que j’ai été particulièrement heureux d’apprendre que nous avions, lui et moi, au moins un trait commun : la mac-addiction !
Bon, si vous n’aimez pas les considérations informatiques fortement subjectives, je ne vous en voudrai pas de me planter là et de ne pas lire la suite de ce post. Mais ou moins, puisque l’été approche, je ne peux qu’inciter ceux et celles d’entre vous qui ne connaissent pas l’oeuvre littéraire de Werber de lire au minimum le premier de ses best-sellers qui s’appelle "Fourmis" et dont voici un extrait de la 4ème de couverture :
Le temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d’individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires… Ses armes aussi. Terriblement destructrices. Lorsqu’il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu’il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces "infra-terrestre", au fil d’un thriller unique en son genre, où le suspense et l’horreur reposent à chaque page sur les donées scientifiques les plus rigoureuses. Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des fourmis…
Et pour les autres, voici ci-dessous l’essentiel du propos de ce "people Mac Addicted" ( page 27 du numéro de juin 2009 de SVM Mac)

svmMac : vous avez longtemps été un utilisateur de PC. Qu’est-ce qui vous a fait passer au Mac?
BW : Il se trouve que j’ai chopé un virus sur internet lorsque j’avais mon PC, et j’ai perdu mes créations. Ce n’était pas la première fois. J’avais déjà eu un problème avec un utilitaire PC qui doublait la taille du disque dur. Ce programme a cessé de fonctionner et, à ce moment-là, j’ai perdu beaucoup de manuscrits …
svmMac : Est-ce à dire qu’il y a des œuvres de Bernard Werber que nous ne verrons jamais car elles ont disparu lors de ce plantage?
BW : On peut considérer qu’environ vingt romans de 300 à 400 pages ont été détruits par ces problèmes d’ordinateurs. Cela dit, soit je les ai repris autrement, soit j’ai considéré que c’était un signe et qu’il fallait les abandonner.
svmMac : C’est donc à ce moment-là que vous avez envisagé l’option Mac?
BW : J’ai considéré que je devais laisser tomber le PC, un peu comme lorsqu’un chien vous a mordu et que vous n’avez plus confiance. On m’avait dit que le Mac était plus sûr et plus stable. Je pensais que Mac OS 9 était moche, mais Mac OS X est apparu, et je l’ai trouvé très joli, fluide et fort en avance.
svmMac : Vous êtes devenu un vrai fan des produits Apple …
BW : Je suis devenu Macophile, comme on dit, parce que tout est pensé avec une sorte d’intelligence. Dans ce monde de brutes, l’utilisation des Mac m’apporte des satisfactions quotidiennes. Il y a des moments où tout m’énerve, tout m’agace, mais mon MacBook Air ne m’apporte que des plaisirs. Le fait qu’il marche tout le temps bien est une sorte de repère dans ma vie. Pour moi, c’est une gourmandise, les Mac. J’aime leur design, leur toucher; tout est réfléchi et subtil.
svmMac: Quels sont les aspects du Mac utiles à votre écriture?
BW : La fonction Veille. Je n’éteins jamais la machine, elle est constamment en mode Veille. Si, dans la nuit, j’ai une idée, je me lève, j’appuie sur une touche de mon Mac Book Air et je la note. C’est ce que j’attends d’un ordinateur.
(…)
svmMac : Est-ce que le traitement de texte a changé votre façon d’écrire ?
BW : Le traitement de texte, pour moi, c’est une longue histoire. J’ai commencé sur l’Oric Atmos sur lequel je créais mes propres traitements de texte en Basic. Autant dire que je tape depuis longtemps. Ce n’est pas tant le traitement de texte qui a changé ma façon d’écrire que la fonction Plan. Elle me permet de zoomer et dézoomer à l’intérieur de mon texte, d’y faire du montage de type cinéma en déplaçant des blocs de texte.
svmMac : Jamais de plume?
BW : Non, si j’ai une idée, je la note sur mon téléphone mobile. Je n’écris jamais, je n’ai pas de stylo.
svmMac: Original pour un écrivain…
BW : Je me suis retrouvé dans des débats au tout début des années 90 où je défendais, comme une sorte de sorcier, l’usage du traitement de texte. En face, on me collait un auteur qui disait que je n’étais pas un véritable écrivain parce que je me servais d’un ordinateur et que cela signifiait qu’il faisait le travail à ma place. Ils avaient une vision fantasmatique de l’informatique. Pour eux, utiliser un ordinateur était un acte de science-fiction. Je leur répondais que, de nos jours, Victor Hugo aurait eu recours au traitement de texte; je ne vois pas pourquoi il se serait privé des outils de l’époque. La nostalgie de la plume d’oie trempée dans l’encre et du parchemin me semblait juste une vision archaïque. Comme je tape rapidement avec les dix doigts, le traitement de texte me permet d’aller très vite et de projeter sur l’écran tout ce que je pense.
svmMac : Quelle est votre actualité d’écrivain ?
BW : Le ler avril est sortie la 3ème édition augmentée de L’encyclopédie du savoir relatif et absolu. Mon prochain roman sera un thriller psychologique dont je ne peux donner encore le nom. Il paraîtra, comme tous mes livres, le 1er octobre.
svmMac: Pourquoi le 1er octobre?
BW : Pour être sûr de ne pas avoir de prix littéraire!
PROPOS RECUEILLIS PAR DANIEL ICHBIAH