Auteur/autrice : Yann Le Boucher

  • Echo du séminaire avec Véronique Desjardins

    Comme à l’habitude, voici quelques photos-souvenirs de notre séminaire avec Véronique Desjardins, ceci à la fois pour permettre aux absents d’en gouter un peu l’ambiance et aussi pour donner envie aux présents d’en prolonger les effets en partageant ci-dessous quelques-unes de leurs impressions.

     

    Pour mémoire, du fait des contraintes sanitaires, l’auditoire était dédoublé et réparti dans toute la salle pour que chacun dispose d’un périmètre plus large. Ce qui a permis à une soixantaine d’entre vous de participer à l’une des deux journées (trente personnes le samedi et trente autres personnes le dimanche). Ce qu’illustrent les deux photos suivantes.

    Auditoire du samedi

     

    auditoire du dimanche

    Personnellement, j’ai particulièrement apprécié ce que Véronique a pu dire le dimanche après-midi autour du thème délicat bien qu’ « à la mode » de la différence entre les genres (masculin et féminin). Avec cet aveu de Véronique (que je restitue de mémoire et qui n’est donc pas son mot à mot exact) : « nous autres les femmes avons tendance à être des « contrôleuses ». C’est notre façon de lutter contre notre insécurité intérieure : tenter de faire régner notre « ordre » sur notre environnement domestique »… Mais bien entendu, beaucoup d’autres choses ont été évoquées au cours de ces deux jours et si vous le souhaitez, n’hésitez pas à partager vos propres impressions ci-dessous !

  • Rappel de nos deux prochains rendez-vous

    En cette saison d’exubérance végétale, La Bertais a plus que jamais besoin de bonnes volontés pour être entretenue et même -si possible- encore embellie !
    Nous nous retrouverons donc avec les volontaires ce samedi 19 juin.

    Et figurez-vous qu’il reste quelques places ! Pour vous inscrire, cliquez ICI !

    Accueil sur place à partir de 14h pour le programme suivant :

    ·       14h15 : méditation introductive,

    ·       14h30 : répartition des tâches, puis séva (avec temps de « rappel de soi » en milieu d’après-midi)

    ·       17h : thé convivial

    ·       17h45 : fin des activités communes

    ·       18h : départ pour ceux et celles qui ne dorment pas sur place

    ·       19h45 : dîner pour les personnes hébergées sur place en vue du GSMP du lendemain

    ·       20h30 : soirée libre autogérée pour les personnes hébergées sur place


    Notre autre rendez-vous important aura lieu une semaine plus tard, avec (enfin!) la venue à La Bertais de Véronique Desjardins le week-end des 26 et 27 juin !

    Sachez qu’au moment où je rédige cet article, il reste encore deux places pour le samedi et deux places pour le dimanche (au choix). Donc si vous avez « oublié » de faire votre réservation, ce n’est pas encore trop tard, mais ne trainez pas… Les détails et l’accès à la billetterie sont disponibles en cliquant ICI

     

  • Cinq mois en compagnie du Maître du Oui

    Voici la suite de mes statistiques et des enseignements qu’elles m’inspirent (pour lire ou relire mes comptes-rendus des mois précédents, cliquez sur leur numéroI,  II,  III , IV)

    Je vais désormais vous proposer deux classements différents : le général et celui du mois.

    Au classement général, la forte remontée du thème de l’action constatée la dernière fois s’est confirmée et c’est désormais cette notion qui caracole en tête avec 28 occurrences. Elle relègue donc l’émotion à la seconde place (23 occurrences). La notion de libération conserve la 3ème place ex aequo avec celle de voir (17 occurrences) qui dépasse d’un cheveu celle d’acceptation (16 occurrences).

    Pour synthétiser : au vu de ces cinq mois de citations, l’enseignement de Swâmiji, c’est participer activement à la vie (agir) de telle sorte que l’on repère ses émotions et que par la vision conjointe à l’acceptation de ce qui est, on s’en libère !

    Dans la suite du tableau, c’est désormais la relation qui prend la tête du peloton (13 occurrences) juste devant la causalité, le désir, l’ego, l’enfant, le changement, l’autre et la différence.

    Ce qui peut s’interpréter ainsi : c’est tout particulièrement dans le domaine des relations interpersonnelles qu’on va pouvoir travailler sur soi (ego). Et pour cela on va s’efforcer de reconnaitre à l’autre le droit d’être différent et de changer. Ce qui nous permettra de mieux comprendre les liens de cause à effet et donc d’insérer plus harmonieusement nos désirs dans le réel,  échappant ainsi à notre infantilisme résiduel.

    Les autres notions venant nettement derrière, on pourrait en conclure que l’essentiel de l’enseignement de Swâmiji tient dans ces 13 thèmes, mais c’est probablement aller un peu vite en besogne, car nous n’avons encore que cinq mois de citations et il n’est pas exclu que les sept mois restants nous réservent quelques surprises…

     

    Venons en à présent au classement du mois :

    Comme annoncé, c’est l’action qui vient en tête (10 occurrences). Par contre, on a la surprise de retrouver la relation (5 occurrences) et l’éducation (4 occurrences)  sur les seconde et troisième places de ce podium mensuel. Je vais donc terminer ce petit compte rendu en vous citant les phrases du mois qui, selon moi, sont les plus représentatives de ces trois thématiques :

    • Au sujet de l’action : « Prendre plaisir à son travail est un point important (…) Ne faites rien que vous n’ayez pas de plaisir à faire » (27 mai).

     

    • Au sujet de la relation :   » Puisque chacun est différent, traitez l’autre en fonction de ce qu’il est (…) Cela vous évitera d’être frustré dans vos attentes » (9 mai).

     

    • Au sujet de l’éducation (et comme nous sommes tous encore plus ou moins infantiles, cela nous concerne aussi en direct) :  » Un enfant doit être entraîné au « non » (…) Grandir, c’est accepter le « non » (5 mai).

    Pour ces trois « perles » inestimables , pranam renouvelé à Swâmiji !

     

     

  • Interview de Véronique Desjardins

    En principe à ce jour, vous devriez tous et toutes avoir reçu le dernier numéro de la Lettre de La Bertais et ainsi disposer des informations concernant le prochain séminaire de Véronique Desjardins à La Bertais des 26 et 27 juin.

    Pour les oublieux, rappelons que du fait de la situation sanitaire, la jauge de la salle sera du tiers de sa contenance maximale (30 participants) et qu’afin de vous accueillir plus nombreux, chacun ne pourra participer qu’à une seule des deux journées (samedi OU dimanche).

    Prenez aussi bonne note du fait qu’en tant que membre adhérent, vous bénéficiez d’une priorité à l’inscription jusqu’au 4 juin.

    Passée cette date, les personnes extérieures à l’association pourront, elles aussi, s’inscrire (en fonction des places restant disponibles). Donc si vous souhaitez participer à ce séminaire et que vous ne l’avez pas déjà fait, pensez à faire votre réservation au plus vite afin de bénéficier de cette priorité ! Pour que nous puissions disposer d’un décompte en temps réel des places disponibles, les inscriptions se font uniquement en ligne. Cliquez ICI si vous êtes concerné(e) !

    Et pour ceux et celles qui ne connaitraient pas encore Véronique,  voici une interview d’elle réalisée par Alain et Evelyne Chevillat (Terre du Ciel) à l’été 2018. Véronique y parle entre autres de façon convaincante de son travail d’accompagnement de groupes de femmes…

    Bon à savoir : Véronique est l’auteure de plusieurs ouvrages qui seront en vente sur place et qu’elle pourra donc dédicacer (Anthologie de la Non-Dualité, Ce que vous aurez délié sur terre, Dans l’intime d’un chemin, et le tout dernier ouvrage posthume d’Arnaud « En communion avec vous »).

     

     

    PS : Si vous n’avez pas reçu votre exemplaire de la Lettre (format papier ou électronique selon votre choix antérieur), merci de le signaler en commentaire. Avant cela, pour ceux et celles qui ont demandé à recevoir le courrier par mail, merci de vérifier qu’il ne se trouve pas dans vos spams….

  • Quatre mois en compagnie du Maître du Oui

    Je continue avec mes statistiques et les enseignements qu’elles m’inspirent (cf. le premier article à relire ,  le second Là et le troisième Ici )

    Quelques changements notables, cette fois-ci, dans le « podium » des mots clés relevés à l’issue de ces 4 mois de citations.

    • Si l’émotion tient toujours le haut du pavé avec 20 références, son avance s’est amenuisée, car elle est désormais talonnée par l’action qui a fait une remontée spectaculaire ce mois-ci (17 références).
    • La notion de libération vient à la troisième place (14 références) et relègue l’acceptation à la 4ème place (13 références), alors que le mois dernier celle-ci occupait la seconde marche du podium.
    • Enfin l’ego se maintient en 5ème position (12 références) juste devant son complice le désir (11 références).
    • Il est clair que le match n’est pas joué entre ces quatre concurrents (libération, acceptation, ego et désir) qui sont au coude à coude. Sans compter que tout peut encore arriver dans le peloton des poursuivants (la causalité, l’enfant, l’autre, la relation, le changement, la différence, l’amour…)

    Mais au-delà de ce petit jeu (on s’amuse comme on peut!), j’ai trouvé que la livraison de ce mois-ci était particulièrement « nourrissante » et je partage donc avec plaisir les thématiques qui m’ont le plus inspiré (et même directement aidé dans ma sadhana pour certaines d’entre elles)….

    • Personne ne me voit tel que je suis, donc personne ne me connait vraiment. Il résulte de cette vérité que les compliments ou les critiques qui me sont adressés ne me concernent jamais complètement. « Si vous réalisez cela, vous ne dépendez plus de personne, vous êtes seul juge de vos actes ». (15 avril).
      Sur le même  thème «  Vous n’avez donc à avoir honte de rien, vous n’avez rien à cacher et par conséquent rien à refouler« . (18 avril)

     

    • A propos du « poison » de la division intérieure, une formule forte comme Swâmiji sait les ciseler : se diviser intérieurement, c’est « se tuer et tuer (potentiellement) les autres (…) Ce meurtre de soi-même est à la source de la souffrance et de la peine, de la haine, de la tristesse et du dégoût » (16 avril).

     

    • Et sur un thème voisin, attribuer une responsabilité à autrui est une erreur, car chacun est impuissant à agir autrement que comme il fait. Trait de génie qui m’a tout à coup éclairé : « Chacun est esclave de ce qu’il ressent » (21 avril).

     

    • Enfin, j’ai été particulièrement  percuté ce mois-ci par cette autre formule que je ne connaissais pas : « la vérité est incroyablement tyrannique« . Cela en lien avec l’évidence que les faits restent les faits quoique tente mon mental pour les escamoter ou les travestir à sa convenance…

    Pranam Swâmiji !

    (et merci aussi à Renaud pour son « inventaire à la Prévert » qui me déconcerte parfois dans ses choix, mais qui me permet aussi cette révision originale des fondements de l’Enseignement).

     

  • Trois mois en compagnie du Maître du Oui

    Me revoilà avec mes statistiques et les enseignements qu’elles m’inspirent (cf. le premier article à relire . Et le second ICI.)

    Pas de grands changements dans le palmarès des mots clés présents dans les trois premiers mois de citations quotidiennes, mais tout de même quelques nouveautés remarquables.

    Tout d’abord, la notion d’émotion se détache encore plus nettement qu’à la fin février devenant de très loin la plus récurrente. Avec 18 occurrences à son actif, elle fait franchement course en tête alors que Voir qui reste en seconde position n’en est qu’à 13 apparitions,  talonnée par accepter et se libérer avec 12 nominations. A noter que cet impératif de se libérer a fait une percée ce mois-ci, parvenant à faire rétrograder Agir à la cinquième place.

    Et c’est là probablement l’aspect le plus remarquable : la voie de Swâmiji prend certes l’émotion comme matière première et Voir, Accepter, Agir comme outils principaux. Mais la raison d’être de toute la démarche n’avait pas encore été indiquée de façon aussi percutante : qu’on se le dise, il s’agit d’abord et avant tout de travailler à notre propre libération :

    • libération du ressentiment par la mise en cause du mental qui, en prétendant que l’autre « aurait du » ou « aurait pu » agir autrement s’évertue à nous maintenir dans la souffrance (11 février).
    • libération des tensions par l’expression des émotions refoulées (14 janvier et 2 mars)
    • libération de notre passé qui n’est qu’un fantôme (5 février)
    • libération de l’énergie créatrice en valorisant l’action plutôt que les cogitations stériles (29 janvier)
    • libération du désir qui ne subsiste que tant qu’on ne voit pas les choses comme elles sont (19 février).
    • libération des illusions en se laissant affecter en profondeur par ce qui nous percute au lieu de le minimiser (9 mars)
    • libération de l’infantilisisme en osant le reconnaitre puis en s’en dissociant (27 mars)

    Et pour finir les trois citations qui m’ont le plus marqué durant ce mois de mars :

     » Si vous ne vous laissez pas affecter suffisamment par les événements extérieurs, aucun changement ne se produira dans votre vie. Celui qui est profondément affecté par ce qui se produit est obligé de faire face à sa souffrance. Il n’a pas d’échappatoire, alors il perd ses illusions et se libère » (9 mars)

    ********

    « Essayer de comprendre autrui est dans votre intérêt, car c’est vous et vous seul qui prendrez des coups si vous ne le comprenez pas » (11 mars)

    ********

     » Demain ne vient jamais, car l’existence se déroule seulement aujourd’hui » (18 mars)

    ********

     

  • Florilège d’un 1er avril confiné…

    Contre la morosité du nouveau reconfinement, rien de tel que quelques shoots d’humour…

     

     

     

     

    A présent, à vous de jouer en commentaires !

    😛

  • La Lettre d’Hauteville n° 104 : spécial lying

    La Lettre de Hauteville est une publication trimestrielle, réservée aux membres de l’association des Amis de Hauteville à qui il est expressément demandé de ne pas en diffuser le contenu d’une quelconque façon à des personnes non-adhérentes.

    La Bertais étant « un centre affilié », il est admis depuis toujours qu’un exemplaire de chaque numéro soit mis à la disposition des Amis de La Bertais, mais uniquement en consultation sur place (cf. le classeur dédié de notre bibliothèque).

    Ceux et celles d’entre vous qui faites des séjours réguliers à La Bertais sans être par ailleurs adhérents des Amis d’Hauteville ont donc déjà eu, grâce à cela, l’opportunité de lire cette Lettre et de se rendre compte de la très grande qualité de ses articles. Pour les autres et de façon exceptionnelle, j’ai obtenu d’Emmanuel le droit de publier aujourd’hui sur notre blog l’éditorial  du dernier numéro (printemps 2021). Ceci car j’ai trouvé ce texte particulièrement inspirant et susceptible de vous donner envie de lire à votre tour l’ensemble de cette Lettre. Mais, par respect pour Hauteville, je vous demande à mon tour de ne pas rediffuser vous-même à des tiers l’article ci-dessous (consigne qui, de façon plus générale, vaut pour tout ce qui est publié sur notre blog, celui-ci étant, tout comme la Lettre d’Hauteville, uniquement à usage interne).


    Le thème de cette lettre, prévue depuis quelques temps, est le lying, qui est un aspect original et puissant de notre Voie. Un sujet qui n’a rien à voir avec l’actualité, quoique pouvoir exprimer ses émotions et retrouver la vérité de son cœur peut être bien utile quand les conditions de vie deviennent plus difficiles. (…)

    Je devais avoir onze ans quand, au Bost, le premier ashram d’Arnaud, j’ai entendu évoquer pour la première fois le « lying » et c’est autour de mes treize ans qu’Arnaud m’a vraiment expliqué de quoi il s’agissait, me permettant même d’assister à certaines séances. J’étais ébloui, je découvrais la psychologie, l’inconscient, c’était vraiment fascinant. Toutes les personnes qui ont connu le Bost témoigneront du fait que les lyings y tenaient une place considérable. Arnaud, aussi bien que Denise, savaient tout ce qu’ils devaient à cette pratique qui a pour vocation de dénouer les obstacles majeurs à la pratique et de faciliter la progression sur le chemin.  A cette même époque, on voyait mal comment, sans lying, un chercheur livré aux forces de son inconscient, aux blessures profondes qui avaient marqué son parcours et aux décisions prises dans la toute petite enfance, pouvait avancer sur la voie.
    En effet, la vigilance, la pleine conscience, la capacité à voir ce qui est, la sensibilité, l’ouverture du cœur, la liberté par rapport au désir, l’acceptation, l’action juste, tous ces aspects de la pratique sont compromis s’ils butent sur des contenus inconscients et des émotions réprimées. Le lying était, et est toujours, la voie royale pour contempler la résurrection du cœur dans toute sa dimension, tant humaine que spirituelle.
    Après dix ans d’activité intense dans laquelle Arnaud s’est épuisé, le Bost a fermé ses portes, le bâtiment a été vendu à des élèves du maître tibétain Lama Guendoune, l’ashram a déménagé à Font d’Isière, nouveau lieu dans le Gard. Afin d’adopter un rythme de travail moins éprouvant, Arnaud a réduit le nombre d’entretiens qu’il donnait chaque jour ; des centres affiliés, très fréquentés, animés par des élèves d’Arnaud ont pris le relais pour l’accompagnement des lyings.

    Durant cette première période, le lying a joué un rôle central, puis dans une deuxième période, il a perdu petit à petit cette prééminence. Diverses raisons ont contribué à cela : on ne le pratiquait plus à Font d’Isière, ni plus tard à Hauteville, plusieurs des centres affiliés ont fermé leurs portes, la concurrence des différentes formes de psychothérapies permettant d’effectuer un travail sur l’inconscient. Il faut dire aussi qu’après dix à quinze ans d’expérience, force a été de constater que le lying ne faisait pas de miracles et que, s’il avait joué un rôle décisif pour Arnaud et pour d’autres élèves de Swâmi Prajnânpad, ce n’était pas le cas pour tout le monde. Plusieurs personnes qui avaient fait de magnifiques lyings semblaient, au bout de quinze ans, toujours buter sur les mêmes difficultés. L’efficacité plus ou moins grande des lyings est à mettre en relation avec un thème beaucoup plus vaste et absolument central : qu’est-ce qui fait qu’on progresse ? Qu’est-ce qui marche ? Pourquoi certaines personnes semblent progresser et d’autres  moins, voire pas du tout ? C’est d’ailleurs à cette période que, sur ce thème, Arnaud a fait paraître « La Voie et ses pièges ».


    Durant cette deuxième période, le lying a perdu de son importance mais il n’a jamais complètement disparu. Si certains des premiers centres ont fermé, d’autres ont maintenu le flambeau, comme par exemple l’ashram d’Eric Edelmann au Québec, où de nombreux Français et Québécois ont pu faire de longs séjours de lyings, dans des conditions très voisines de ce qu’on pouvait trouver au Bost…

    Aujourd’hui, nous sommes arrivés à une position équilibrée. Le lying n’est pas une panacée, certaines formes de psychothérapies permettent de faire un vrai travail sur la profondeur et parfois de façon plus adaptée. On considère maintenant qu’il n’y a pas urgence à faire des lyings et que c’est préférable de faire connaissance avec l’enseignement, de le pratiquer pendant un certain temps avant d’envisager d’en faire. Cela demeure, sauf exception, un passage nécessaire pour toute personne qui s’engage réellement sur ce chemin. Néanmoins, il faut sentir à quel moment il est judicieux de se lancer dans ce travail. La question du timing est très importante. La règle aujourd’hui, à Hauteville, si vous envisagez de faire des lyings, est d’en parler avec un collaborateur.

    En même temps, le lying est une pratique merveilleuse, d’une richesse insondable. Le plus important est de comprendre qu’il fait partie de la Voie et de l’enseignement de Swâmi Prajnânpad : inséré dans le contexte de la Voie, il représente une opportunité très puissante de se connaître, d’assimiler et de renforcer la pratique ; séparé du contexte de la Voie, réduit à une forme de psychothérapie, il perd beaucoup de sa saveur et de son intérêt. Autrement dit, le lying prend tout son sens, lorsqu’on en fait, non pas pour résoudre un problème psychologique mais pour améliorer, affiner et intensifier sa pratique.
    Comme vous pourrez le lire dans les pages qui suivent, le lying n’est pas juste une psychanalyse. Il mobilise beaucoup des principaux aspects de l’enseignement. Le fait d’exprimer des émotions et de retrouver des souvenirs inconscients de l’enfance en représente un aspect important. Mais le lâcher prise, l’acceptation inconditionnelle de ce qui se présente, le respect de la vérité, l’absence de jugement et de considérations morales, la vulnérabilité, la sensibilité, la soumission à l’instant présent, la réunification intérieure, toutes ces pratiques, indispensables pour la réussite du lying, sont des principes fondamentaux de la Voie. Le lying est une psychothérapie, mais c’est tout autant, voire plus, une méditation ou une expérience spirituelle.
    C’est même une capitulation de l’ego au moins dans deux aspects fondamentaux, la dualité et le contrôle. L’ego vit de la dualité : il y a ce qui me convient et ce qui ne me convient pas et je saisis ce qui me convient et refuse ce qui ne me convient pas. Par ailleurs, l’ego est contrôleur : les choses doivent se passer comme je les prévois. Le lying commence par une abdication complète de ces deux revendications de l’ego. La distinction entre ce qui me convient et ce qui ne me convient pas y est complètement abolie, ainsi que toute forme de contrôle : on se soumet à ce qui se présente, tel que c’est.

    Un poète tibétain du XIXème siècle, que je cite souvent, Nyendrak Loungrik Nyema, dit :

    « Sans poursuivre les pensées passées ni inviter les pensées futures,
    Demeure dans l’instant présent, en regardant simplement la nature de ce qui surgit dans ton esprit.
    Détends toi dans la simplicité, libre d’intentions et d’attachements.
    Demeure dans la pleine conscience, sans te laisser distraire,
    En t’habituant, sans rien altérer, à la manière dont les choses se présentent d’elles-mêmes.
    La sagesse primordiale, d’elle-même lumineuse, s’élèvera de l’intérieur »

    Ce texte définit très bien l’état d’esprit dans lequel on doit faire le lying, cette façon d’accueillir et d’être en relation avec ce qui se passe en soi.

    Bien sûr, il est possible de faire parfois un lying ponctuel ou de courts séjours. Néanmoins, il est nettement préférable de faire des séjours longs. Swâmiji avait demandé à Arnaud qu’il lui donne trois mois de sa vie. Sans aller jusque là, un séjour de trois semaines ou plus est conseillé. La retraite, la solitude, l’inactivité, la coupure avec le monde extérieur et la vie quotidienne, autant de conditions qui favorisent l’introspection. C’est un temps précieux pour être avec soi-même et permettre à la profondeur de s’exprimer.
    Dans cet état d’esprit, depuis quelques temps, nous proposons à Hauteville des retraites de lyings de trois semaines. Yves Rémond en a animé quelques-unes avant son départ et depuis nous avons confié cette responsabilité à May Kazan. Cela concerne une dizaine de personnes par an.

    Dans cette lettre, vous trouverez d’abord quelques extraits du matériel mis à notre disposition par Daniel et Colette Roumanoff, qui permettent de revenir à la source et de mieux comprendre comment Swâmi Prajnânpad envisageait le lying.
    Puis vous trouverez des textes de personnes qui font faire ou ont fait faire des lyings, Eric Edelmann, May Kazan, Marie Matiot, Yann le Boucher et André Martin.
    D’autres personnes auraient pu partager leur expérience mais nous avons privilégié ceux que vous pouvez rencontrer à Hauteville et avec qui vous pouvez encore aujourd’hui faire ce travail à la fois spécifique et merveilleux.

    Emmanuel Desjardins


    Sommaire de la Lettre n° 104:

    • Editorial, par Emmanuel Desjardins (p 2)
    • Les lyings selon Swâmiji (p 4)
    • Le lying : une dimension sacrée, par Eric Edelmann (p8)
    • Un non-contrôle conscient, par May Kazan (p 14)
    • Un outil de transformation intérieure, par Marie Mathiot (p 16)
    • Un témoignage, par Yann Le Boucher (p 22)
    • L’exploration intérieure vocalisée : rapprochement et différence avec le lying, par André Martin (p 26)
  • Deux mois en compagnie du Maitre du Oui

    Me voilà de retour avec mes statistiques et les enseignements qu’elles m’inspirent (cf. le premier article à relire ICI).

    Cette fois, l’analyse des mots clés présents dans les deux premiers mois de citations quotidiennes donne un palmarès légèrement différent car c’est la notion d’émotion qui prend la tête, et qui relègue à la seconde place ex aequo les trois autres thèmes qui étaient jusque là en vedette : Voir, Accepter et Agir.

    Il est bien entendu trop tôt pour tirer des conclusions définitives, mais cela permet déjà d’entrevoir toute l’originalité de Swâmiji, qui est probablement le maitre spirituel contemporain le plus clair et le plus percutant à ce sujet. Jugez plutôt :

    • « L’émotion apparait seulement quand vous voyez une chose non pas comme elle est, mais comme vous aimeriez qu’elle soit » (12 janvier)
    • « Toute perturbation émotionnelle n’est pas due à l’extérieur, mais à la potentialité qui se trouve en vous d’être affecté » (23 janvier)
    • Donc « Vous êtes seul responsable de toute réaction émotionnelle qui se produit en vous » (28 février)
    • « Si vous êtes troublé (émotionnellement), soyez certain que l’ego est intervenu » (11 janvier)
    • En ce sens, « l’émotion vous enseigne, elle est un atout » (20 janvier)
    • Il est donc essentiel de se rendre compte que : « L’esclavage de l’émotion est le seul esclavage » (27 février)
    • Une fois libéré de cet esclavage, « on est l’ami de toutes les créatures et l’ennemi de personne » (2 janvier)

    Ceci étant, la citation du mois de février que je retiens en priorité ne porte pas sur le thème de l’émotion mais sur celui de l’action. Je la ressens comme l’une de ces formules chocs dont Swâmiji avait apparemment le secret :

    « Toute action dont vous ne tirez pas de joie est nocive »  (20 février)

    A n’en pas douter, c’est là  un défi de taille capable  de nous faire remettre en cause bien des choses dans notre quotidien !

    A manipuler cependant avec précaution : toute ressemblance avec un explosif connu pourrait ne pas être fortuite !

     

  • Un mois en compagnie du maître du Oui

    Le 1er janvier dernier, je vous avais parlé d’un petit livre de citations de Swâmiji appelé « Le Maître du Oui » et, puisque ce livre se présente comme un calendrier perpétuel, je vous avais proposé de vous en servir pour faire l’exercice dit de « la phrase du jour ».

    Le 7 janvier, j’avais écrit un autre article reproduisant la première semaine de citations, en indiquant à ceux qui n’avaient pas encore pu se procurer le livre que l’exercice proposé pouvait se prendre « en cours de route » à tout moment de l’année.

    Aujourd’hui, je veux revenir sur cette proposition, car d’une part j’aimerais savoir qui parmi vous l’a faite sienne à ce jour et d’autre part, je voudrais partager avec vous ce que, personnellement, je retire de cet exercice à l’issue de ce premier mois « en compagnie du maître du oui ».

    Donc, merci à ceux et celles qui utilisent déjà ce livre pour leur pratique personnelle de bien vouloir se signaler en commentaire et même, le cas échéant, de faire un petit retour sur leur expérience.

     

    Pour ma part, voici les premiers enseignements que j’en tire :

    • Passé la première semaine, j’ai été un peu surpris par l’hétérogénéité apparente des citations, qui (c’est bien normal pour ce genre d’ouvrage) passent évidemment « du coq à l’âne ». Ici et là, j’ai vu cependant revenir quelques notions phares, telle par exemple celle de « la loi du changement ». Du coup, et sans savoir bien entendu quels ont été les critères de sélection de l’auteur de l’ouvrage, je me suis demandé s’il y avait déjà moyen de retrouver dans cet amas disparate les idées directrices de l’enseignement et si oui lesquelles émergeaient en premier.

    • Pour ce faire, je me suis « amusé » à établir une liste des mots-clés présents dans chaque citation, puis j’ai compté l’occurrence de chaque terme de façon à voir quels étaient ceux qui revenaient le plus souvent. Le résultat m’a surpris, car j’ai vu alors émerger du chaos apparent des 31 premières citations plusieurs des grandes lignes de l’enseignement de Swâmiji. Je vous partage ci-après le résultat de cette première tentative de reconstitution du puzzle.

      • Le mot qui revient statistiquement le plus souvent est tout simplement celui de VOIR (en y ajoutant celui de LUCIDITE). Cela me semble être un premier rappel particulièrement instructif : la voie de Swâmiji est d’abord et avant tout une affaire de PRISE de CONSCIENCE. (cf. le 24 janvier « la lucidité est la seule ascèse qui vous conduira au but« ).
        Précision importante, cette lucidité y est définie comme devant être « bi-directionnelle » (percevoir à la fois ce qui se passe à l’extérieur et ce qui se passe en soi).
      • Et, que faire une fois qu’on voit tel ou tel aspect de la réalité extérieure ou intérieure sinon ACCEPTER ce qui est.  Ce terme revient en effet aussi souvent dans les 31 citations que celui de VOIR !
      • Plus surprenant, ces deux mots font jeu égal avec une troisième notion qui est celle de l’ACTION. On accepte ce qui EST, mais comme rien ne dure dans le monde manifesté, on doit constamment agir pour s’adapter au CHANGEMENT (autre notion-clé qui vient en bonne place dans mon décompte). En outre, l’action est incontournable pour faire fructifier nos talents et ainsi nous donner le sentiment de notre propre valeur (19 janvier).

     

      • Sans surprise cette fois, c’est le terme EMOTION qui arrive juste derrière ces trois premiers termes. Et ce mois de citations permet déjà de faire une belle révision : « là où il y a émotion, il y a ego » (cf. le 11 janvier). « Cette émotion est un atout, car un facteur de réveil et doit donc être pleinement ressentie »  (cf. le 20 janvier). Ce travail de reconnaissance et d’acceptation de nos troubles intérieurs doit se faire tout en se rappelant que « la cause de toutes nos émotions n’est jamais à l’extérieur de nous, mais toujours en nous » (cf. le 23 janvier).

     

      • Un autre étonnement de ce premier mois : la place du mot « AMOUR »  qui arrive dans mon décompte juste après EMOTION. Que celui ou celle qui pense encore que la voie de Swâmiji est « trop intellectuelle » médite entre autres sur la citation du 3 janvier « Le seul but de la vie est d’aimer de manière si totale que l’on arrive à voir tous comme UN (…) Serrer chacun contre son coeur comme s’il était un membre de sa propre famille, cela seul est digne de l’homme ».

    Bien entendu, dans ce mois de citations, il y a beaucoup d’autres notions-clés dont certaines vont très probablement remonter dans mon classement au fil du temps et des pages!

    Cela sera l’occasion -peut-être- d’un nouvel article le mois prochain. Et en attendant, bonne continuation à ceux et celles qui comme Anne-Marie et moi sont bien décidés d’ici là à cultiver la compagnie du « maître du oui » !

  • Sept citations de Swâmiji pour éclairer votre semaine…

    Pour ceux et celles qui ne disposent pas encore du petit livre de citations de Swâmiji « le maitre du Oui » présenté ici même le 1er janvier, voici les sept premiers extraits qui ont été proposés à la réflexion des lecteurs depuis lors.

    Je vous invite à les lire « posément », puis à sentir quelle est la citation qui vous inspire le plus pour accompagner votre journée d’aujourd’hui.

    Recopiez-la alors sur papier et affichez-la chez vous dans un endroit où vous ne pourrez pas la rater (avec Anne-Marie, on a choisi la porte de notre frigo !).

    Demain matin, faites le point et si l’expérience s’avère concluante, n’hésitez pas à recommencer en choisissant une seconde phrase…

    En procédant ainsi, vous serez accompagné par Swâmiji toute la semaine. Certes les derniers jours seront les plus ingrats, car ils correspondront aux citations qui vous parlent le moins.  Mais se sera une bonne occasion de vous mesurer à l’Enseignement et, peut-être, d’en découvrir ou dans approfondir des aspects ignorés ou oubliés.

    A plus de lire en commentaire vos retours d’expérience….



    *******

    Citation n°1 :

    En route vers la Sagesse

    Un sage est celui qui, ayant intégré toutes les différences et tous les changements, est devenu un avec tout.

    C’est pourquoi il est l’ami de toutes les créatures et n’est l’ennemi de personne.

    Il aime la créature la plus insignifiante comme lui-même, parce qu’il est un avec la Création.

    *******

    Citation n°2 :

    Aimer

    Le seul but de la vie humaine est d’aimer de manière si totale que l’on arrive à voir tous comme Un. (…)

    Serrer chacun contre son cœur comme s’il était un membre de sa propre famille, cela seul est digne de l’être humain.

    *******

    Citation n°3  :

    La nature du mental

     Ne pas voir les choses comme elles sont, mais les interpréter en fonction des expériences du passé, le mental ne fait rien d’autre.

    *******

    Citation n°4 :

    Attitude face au défavorable

     Si vous sentez que quelque chose qui vous paraît défavorable et inutile arrive, essayez de toutes vos forces et avec toutes vos ressources d’en éliminer la cause, si c’est possible.

    Sinon, acceptez-le comme inévitable. Vous n’avez aucune autre inquiétude à avoir.

    *******

    Citation n°5 :

    Ne pas blesser 

    Il ne faut ni attaquer ni déconsidérer l’ego ou l’individualité.

    Il faut respecter, satisfaire et ne pas blesser l’individualité des autres.

    *******

    Citation n°6 :

    La cause du refus

     Vous refusez de voir, d’accepter et de reconnaître (ce qu’il y a en vous).

    Pourquoi ?

    Parce que vous avez le sens de la censure, comme on l’appelle.

    La censure est due à votre idée du bien et du mal.

    Parce que la censure est présente, vous ne pouvez pas vous voir vous-même.

    Le refus vient de la censure. La censure vient parce qu’il y a un jugement de valeur.

    *******

    Citation n°7 :

    Voir

     Que signifie VOIR ?

    Etre avec une chose telle qu’elle est. C’est vous mettre à son niveau.

    Cela vous permet de la sentir, d’éprouver de la sympathie, de vous sentir UN avec elle et ainsi de l’aimer.

    La différence et la séparation disparaissent et ainsi vous devenez UN.

    *******

    Astuce : La référence de chaque citation est indiquée dans le livre de Renaud Perronnet. En cas de doute ou d’incompréhension, il est donc possible de retrouver le contexte dans lequel Sâmiji a prononcé la parole citée…

  • « Le maitre du Oui » : une citation par jour à mettre en pratique !

    Un frère hautevilien nommé Renaud Perronnet a eu l’idée originale de faire une sélection des paroles de Swâmi Prajnânpad les plus marquantes en les couplant à un calendrier perpétuel. Il a d’abord fait cela sur son blog où, durant toute une année, il a fait paraitre une citation de Swâmiji chaque jour. Puis, il a trouvé un éditeur qui a apprécié le concept et cela a donné ce petit livre qui, outre son intérêt propre, peut aussi être utilisé comme un support de mise en pratique au quotidien !

    En cette période propice aux bonnes résolutions, voici un mode d’emploi possible (de mon cru) :

    • Chaque matin (avant ou après la méditation), ouvrir le livre à la page du jour.
    • Lire la parole proposée et la laisser « infuser » quelques minutes.
    • Puis prendre la résolution de tenter d’expérimenter dans la journée quelque chose en lien avec cette parole.
    • Le soir (avant ou après la méditation), relire lentement la phrase en regard de son vécu…
    • Laisser « travailler » pendant le sommeil nocturne
    • Recommencer avec la citation suivante le lendemain matin…

    Attention, pour garder intacte la surprise quotidienne, je vous déconseille de lire en avance les phrases des jours suivants. Par contre, à la fin de chaque semaine, ne vous privez pas de relire les sept phrases d’un coup, histoire de mieux en faire pénétrer les « principes actifs » dans votre âme !

    Commençons dès aujourd’hui avec cette citation, particulièrement inspirante en ouverture de cette nouvelle année :

    💡 : Magique ! si vous ne disposez pas du livre dès le 1er janvier, pas de problème : il vous suffit de faire l’exercice « en année glissante » (vous démarrez le livre à la date du jour où il sera entre vos mains et vous le finirez 365 jours plus tard…) 😛

  • Un témoignage inédit de Colette Roumanoff

    Après le long entretien audio de Daniel Roumanoff (à re-écouter ICI), voici à présent le témoignage vidéo de son épouse Colette, enregistrée l’été dernier dans sa maison de campagne provençale (durée 45 minutes).

    Avec le franc-parler qui la caractérise, Colette livre ici une expérience de la relation à Swâmiji qui est « unique en son genre », dans la mesure où c’est en quelque sorte par « mimétisme conjugal », qu’elle s’est retrouvée à fréquenter Swâmi Prajnanpad et à s’initier à son enseignement. Sa perception de Swâmiji est donc particulièrement pragmatique et dépouillée de tout mysticisme. De ce fait, si son propos tend à gommer la dimension proprement spirituelle du maitre de notre maitre, il laisse aussi davantage transparaitre l’extrême adaptabilité et humanité de Swâmiji. Quand on ajoute à cela les quelques confidences qu’elle fait à la fin de l’interview sur la magnifique façon dont elle a accompagné Daniel au cours de sa maladie, cela fait vraiment un très beau témoignage de vie, pour lequel on ne peut avoir que de la gratitude : Merci Colette !

    PS : n’hésitez pas à mettre la vidéo en plein écran, la « présence » de Colette n’en sera que meilleure !

  • Témoignage de Daniel Roumanoff

    Dans la suite de mon exploration des ressources d’Internet, je vous présente aujourd’hui une petite « perle » trouvée sur le site de Colette Roumanoff consacré à Swâmi Prajnanpad. Je me suis aperçu à cette occasion que ce site avait été « relooké » (ce qui n’était pas du luxe) et qu’il s’est enrichi de nouveaux contenus intéressants. Je vous présente aujourd’hui l’un de ces nouveaux contenus, à savoir l’enregistrement audio du témoignage de Daniel Roumanoff sur son itinéraire de chercheur et sur sa découverte de Swâmi Prajnanpad.

    Pour ceux et celles qui ne sont pas encore très familiers de notre « Ecole », sachez que Daniel est le premier Français à avoir découvert Swâmi Prajnanpad (en 1959) et c’est donc aussi indirectement grâce à lui qu’Arnaud et Denise, ont pu quelques années plus tard, approcher à leur tour Swâmiji.

    Par ailleurs, après la mort de Swâmi Prajnanpad (1974), Daniel s’est donné pour mission de rassembler puis de traduire et de publier toute la correspondance de Swâmiji avec ses disciples (indiens et français) ainsi que les quelques enregistrements audio d’entretiens privés qui avaient pu être faits dans les dernières années de la vie de Swâmiji. En clair, Daniel a réalisé là un travail de mémoire tout à fait extraordinaire, grâce auquel on peut désormais avoir une vision assez exhaustive à la fois de l’enseignement, mais aussi de la vie de Swâmi Prajnanpad.

    Avec Anne-Marie, nous avons eu la chance d’accueillir trois fois Daniel, mais il n’y a que sa troisième venue (en 2008) qui a fait l’objet d’un article sur ce blog (à relire ICI), les deux autres ayant eu lieu dans les toutes premières années de notre ashram alors que le blog  n’existait pas encore. La dernière fois, Daniel était venu accompagné de son épouse Colette, car il était déjà diminué par la maladie d’alzheimer et ne pouvait plus voyager seul. Colette a témoigné dans un livre touchant ce qu’a pu être sa mise en pratique dans ces années particulières (article du blog à relire ICI).

    C’est en faisant du rangement chez elle que Colette est récemment tombée « par hasard » sur l’enregistrement audio d’une conférence que Daniel avait faite dans les années 2004-2005, sans qu’elle puisse savoir plus précisément quand ni où.

    Daniel commence par y raconter son premier voyage en Inde, sa rencontre avec Ananda Mayee, puis avec Svami Prajnanpad, et ensuite avec certains autres gourous plus ou moins célèbres à l’époque (expérience qui fit ensuite la matière de son livre « Candide aux pays des gurus« ). De façon simple et pleine d’humour, il nous fait partager la manière dont s’est nouée sa relation avec Swamiji, puis donne un résumé aussi concis que clair de ce qui est pour lui l’essentiel de l’enseignement de son maître.

    La conférence est longue (1h20) et la qualité de l’enregistrement laisse un peu à désirer, mais le jeu en vaut la chandelle et vous pouvez sans problème l’écouter en plusieurs fois ! (il vous suffit de noter le minutage où vous êtes rendu et, à votre prochaine connexion, de placer le curseur à ce même endroit).

    Bonne écoute, et au plaisir de lire vos remarques et questions dans les commentaires !

  • Notre réalité profonde est déjà là, selon Arnaud

    Pour faire suite à l’article de lundi dernier, dans ce nouvel extrait audio du même interview avec Marc de Smetz, Arnaud persiste et signe en explicitant le but de notre quête à l’aide de trois images bien connues, mais qu’il est bon de réentendre, tant elles sont riches de sens :

    • La nappe phréatique qu’il nous faut rejoindre en creusant suffisamment profondément « au même endroit »
    • Nous sommes déjà nus… sous nos vêtements (clin d’oeil à Yves-Luc, notre naturiste militant!)
    • Apprendre à se laisser porter par le courant de la Vie, plutôt que de lutter contre lui au risque de se noyer !

    Un remarquable condensé d’enseignements que cet extrait nous remet en mémoire pour éclairer notre pratique quotidienne !

    PS : Si la photo vous touche, une fois la vidéo lancée, n’hésitez pas à cliquer en bas à droite de l’image pour en profiter en mode « plein écran » pendant votre écoute d’Arnaud…