Auteur/autrice : Yann Le Boucher

  • Le point d’appui des Upanishads (4)

    Samedi prochain 14 mars, nous nous retrouverons à La Bertais pour une journée-chantier, suivie d’une 4ème séquence d’enseignement consacrée au message central des Upanishads.

    A cette approche du printemps, les travaux manuels tant extérieurs qu’intérieurs ne manqueront pas pour cette journée et nous vous espérons donc nombreux et nombreuses pour la séquence chantier qui commencera dès le matin à 10h (accueil à partir de 9h45), mais que vous pourrez aussi rejoindre l’après-midi à partir de 14h30.

    Après le thé, la partie enseignement sera consacrée à la suite du dialogue si instructif qui forme la matière du chapitre VI de la Chandogya Upanishad et où se trouve le célèbre refrain (répété à neuf reprises) le fameux « Tu es Cela » (tat tvam asi) .  Nous suivrons la troisième session de l’initiation du jeune Svétakétu par son père et maître Uddalaka. 

    Pour vous préparer à cette séquence, je vous incite fortement à lire le texte de la causerie de janvier qui a pu être dactylographié grâce, cette fois encore, au dévouement de Georges. J’en recommande donc « chaudement » la lecture à ceux et celles que ça intéresse, tout particulièrement aux absents de la dernière fois qui prévoient de participer à la rencontre de samedi.

    Et si vous avez raté les précédents épisodes, ils sont toujours disponibles ci-dessous (cliquez sur les titres)

    Si vous avez prévu d’être des nôtres samedi prochain et que vous ne vous y êtes pas déjà inscrit(e), merci d’utiliser le lien ci-dessous pour réserver votre place au plus vite :

    Je m’inscris à la rencontre du samedi 14 mars

    Rappel du programme de la journée : 

    • 9h45 : accueil et installation
    • 10h : brève méditation introductive
    • 10h15 : organisation des tâches du matin et chantier
    • 13h : repas convivial (préparé sur place)
    • 14h30 : organisation des tâches de l’après-midi et chantier
    • 17h : thé convivial
    • 17h45 : enseignement et échanges autour d’un extrait de la Chandogya upanishad
    • 19h15 : Fin des activités communes (un diner est prévu pour les personnes ayant demandé à dormir sur place en vue du GSMP du dimanche)
  • Merci Gilles!

    Pour me préparer à recevoir nos hôtes à La Bertais le week-end prochain, je viens de lire coup sur coup le dernier livre de Gilles « Une boussole dans le brouillard » et « La transmission selon Arnaud Desjardins« .

    Georges ayant déjà publié trois extraits remarquables de « La Boussole… » sur ce blog  ( à relire ici => -1 , –2 , –3),  je ne vais pas m’étendre longuement sur le premier de ces deux titres. Juste vous dire que j’ai vraiment apprécié la pertinence des analyses de Gilles sur l’état de la situation du petit monde de la spiritualité contemporaine. Et aussi qu’à titre personnel, ce livre m’a aidé à mettre des mots tant sur mon expérience « d’instructeur » que sur la déontologie qui s’attache à cette fonction. Pour cela et en toute simplicité : MERCI Gilles !

    A la fin de cet ouvrage, alors qu’il discute de l’épineuse question du crédit à accorder aux nouveaux « éveillés sauvages » qui s’affichent de plus en plus nombreux sur le web, il fait référence au long interview qu’Arnaud lui avait accordé sur un thème connexe, celui du néo-védânta, alors que Gilles rédigeait un précédent ouvrage « la Transmission selon Arnaud Desjardins ».

    Mon intérêt ainsi éveillé, j’ai exhumé sans tarder ce livre de ma bibliothèque où il était sagement rangé depuis 10 ans (date de sortie 2009). Honte à moi, rebuté à la fois par la taille du « pavé » (426 pages) et aussi par l’aspect peu engageant de son titre, je n’avais encore jamais ouvert ce livre!

    Je viens sans difficulté aucune, et même avec un réel intérêt, d’en terminer la lecture hier. J’en sors « régénéré » quant à ma relation à Arnaud et à notre voie, à la fois si universelle dans ses principes et si originale dans sa mise en œuvre concrète. Ce qui fait que j’ai un second et grand MERCI à dire à Gilles !
    Et que j’ai aussi envie de vous en dire un peu plus…

    Le point de départ de la rédaction de ce livre est un peu inhabituel. Initialement, il devait en effet s’agir d’une simple version revue et augmentée de « Confidences impersonnelles » , un livre d’interview d’Arnaud par Gilles paru en 1991. Mais au moment où Gilles s’apprêtait à réaliser cette mise à jour et alors même qu’il était sur le point de mettre un terme à sa fonction de collaborateur à Hauteville, ne voilà-t-il pas qu’Arnaud change son fusil d’épaule et lui propose avec insistance de rédiger un  livre nouveau « à la première personne » (entendez par là que Gilles n’y aurait pas le simple rôle d’interviewer, mais celui d’auteur à part entière). La chose tombait d’autant plus mal (?) pour Gilles que son principal souci de l’époque était de « tourner la page » de sa vie de collaborateur pour démarrer avec Valérie leur nouvelle existence parisienne associée à leur nouvelle activité d’instructeurs autonomes. En réalité, comme on s’en rend compte au fil de l’ouvrage, cette tâche fut une « bénédiction déguisée » d’Arnaud pour son disciple, car l’occasion « rêvée » pour Gilles de faire une sorte de récollection à la fois détaillée et aussi impartiale que possible de l’expérience spirituelle de son maître et son oeuvre d’infatigable transmetteur.

    L’ouvrage est ainsi découpé en deux grandes parties : « L’éveil selon Arnaud » (166 pages) et « L’ashram selon Arnaud » (260 pages).

    La première partie est celle qui reprend directement la matière de « Confidences impersonnelles », mais en lui ajoutant des développements inédits vraiment intéressants. Ce n’est pas si fréquent qu’un maitre spirituel réponde avec autant de franchise aux questions, même indiscrètes, touchant à l’intimité de son expérience intérieure ; et à bien y réfléchir, il y a là une « matière » extrêmement précieuse, entre autres pour contrer un certain nombre de nos « rêveries idéalistes » concernant l’éveil et la liberté intérieure qui est censée l’accompagner. Je suis (une fois de plus) touché par le fait qu’Arnaud ait si simplement joué le jeu de cette mise à nu et aussi touché par la qualité de l’échange que l’auteur a su initier sur une thématique aussi  subtile et délicate. Une troisième fois donc MERCI Gilles.

    La seconde partie retrace avec force détails et anecdotes la triple aventure du Bost (1974-1983), de Font D’Isière (1984-1994) et de Hauteville (1994 à 2008…). Elle est donc un peu plus légère philosophiquement que la première partie. Mais outre qu’elle est l’occasion pour ceux qui, comme Anne-Marie et moi, ont été directement associés à l’existence de ces trois ashrams, de jeter un regard rétrospectif sur leur propre cheminement, elle donne accès à de nombreux éléments de réflexion permettant de  se poser plus sereinement des questions de fond, entre autres sur le devenir de l’impulsion spirituelle originelle dont Arnaud était porteur. En outre, on trouve au fil des pages des « pépites » susceptibles de nourrir le coeur de tout lecteur un peu au fait d’Arnaud et de la voie qu’il incarne. Faute de place je ne prendrai ici que deux exemples.

    Pour différentes raisons qu’il n’est pas utile de détailler ici, il y a un épisode de la vie de Hauteville auquel je n’ai pas directement pris part : la première version de l’activité dite « Khanaqa » (mise en place en 2006). Je ne savais donc pas que durant les premiers temps de sa mise en place, elle était centrée sur un long darshan silencieux d’Arnaud, les personnes étant invitées à demeurer une demi-heure durant en sa compagnie alors qu’il était plongé dans une méditation profonde à partir de laquelle sa présence rayonnait puissamment. Tous ceux et celles qui ont vécu les quelques minutes de silence qui ponctuaient habituellement la fin des satsangs avec Arnaud auront une idée de ce dont il s’agit. Mais cela m’a particulièrement touché d’apprendre qu’Arnaud avait eu à cœur, au moins durant ces quelques mois, de tenter de témoigner ainsi directement de son état, en lieu et place de la transmission « parlée » habituelle, qui, à en croire la tradition, n’est jamais qu’un pis aller destiné à ceux qui ne peuvent faire leur miel de la transmission silencieuse du maître…

    L’autre passage que je veux évoquer ici est celui, bref, où Gilles lève un coin du voile sur son difficile vécu intérieur dans la période qui a précédé sa décision de résilier sa charge de collaborateur de Hauteville. Sans entrer dans le détail des affres évoquées par l’auteur et de l’aide « musclée » qu’il a alors reçue de son maître, ce partage sobre, mais explicite de ce qui a probablement été  l’un des passages les plus douloureux de la relation de Gilles avec Arnaud est une autre de ces pépites qui m’ont fait me sentir spirituellement « plus vivant » après avoir refermé ce livre. Un dernier MERCI, donc, à toi frère Gilles !


    PS : Il reste des places pour le séminaire de vendredi soir, samedi et dimanche matin avec Gilles et Valérie. Si vous êtes concerné(e)s, mais pas encore inscrit(e), merci de contacter au plus vite Isabelle Duval (duvalisabelle@wanadoo.fr)

    Par ailleurs, sachez qu’il y aura sur place une vente des derniers ouvrages de Gilles avec possibilité de dédicace…

  • Le point d’appui des Upanishads (3)

    Samedi prochain 25 janvier, nous nous retrouverons à La Bertais pour une après-midi-chantier, suivie d’une troisième séquence d’enseignement consacrée au message central des Upanishads.

    Même s’il est toujours possible de ne venir qu’après le thé pour la séquence enseignement, nous vous espérons nombreux et nombreuses pour la séquence chantier, car il y aura comme toujours des tâches diverses et variées à accomplir, entre autres pour préparer la Maison à accueillir dignement trois semaines plus tard nos prochains invités, Gilles et Valérie Farcet. Rappelons que comme en décembre, ce chantier n’aura lieu que l’après-midi. Accueil à partir de 14h15, méditation introductive à 14h30, puis chantier jusqu’à 17h et enseignement-partage de 17h45 à 19h15.

    La partie enseignement sera consacrée à la suite du dialogue si instructif qui forme la matière du chapitre VI de la Chandogya Upanishad et où se trouve le célèbre refrain (répété à neuf reprises) le fameux « Tu es Cela » (tat tvam asi) .  Nous verrons ensemble comment le maître Uddalaka amène peu à peu son fils et disciple Svétakétu à reconnaitre sa propre vastitude à l’aide d’images à la force évocatrice particulièrement remarquable. Pour vous préparer à cette séquence, je vous incite fortement à lire le texte de la séance de décembre qui a pu être dactylographié grâce au dévouement de Georges. J’en recommande donc « chaudement » la lecture à ceux et celles que ça intéresse, tout particulièrement aux absents de la dernière fois qui prévoient de participer à la rencontre de samedi. Les quinze pages de cette dactylographie sont à télécharger ICI.

    Et si vous avez raté le précédent épisode, il est aussi toujours disponible ICI

    Pour vous mettre l’eau à la bouche (ou pas), voici un avant-programme de la troisième causerie :

    • Rappel du contexte de l’initiation védantique du jeune Svétakétu par son père Uddâlaka Aruni
    • Rappel de la première révélation cruciale faite par Uddâlaka à son fils « dormir n’est pas dormir, mais revenir à la non-dualité du Soi« 
    • Image de la fabrication du miel, symbole du retour de toutes les créatures à l’unité de l’Etre via le sommeil
    • Image du cycle de l’eau avec la formation des rivières, symbole de la projection de toutes les créatures dans le relatif au moment du réveil
    • …..

    Si vous avez prévu d’être des nôtres samedi prochain et que vous ne vous y êtes pas déjà inscrit(e), merci d’utiliser le lien ci-dessous pour réserver votre place au plus vite :

    Je m’inscris à la rencontre du samedi 25 janvier

    Rappel du programme de l’après-midi : 

    • 14h15 : accueil et installation
    • 14h30 : méditation introductive
    • 14h45 organisation des tâches de l’après-midi et chantier
    • 17h : thé convivial
    • 17h45 : enseignement et échanges autour d’un second extrait de la Chandogya-upanishad
    • 19h15 : Fin des activités communes (un diner est prévu pour les personnes ayant demandé à dormir sur place en vue du GSMP du dimanche)
  • Notre plus beau cadeau de Noël…

    J’espère que vous avez passé un très joyeux Noël.

    Le nôtre aura été illuminé par la présence de notre petit-fils Théo, qui est arrivé en France à l’âge de 2 mois et demi et qui -après bientôt deux semaines de présence à nos côtés- a déjà beaucoup appris et pas mal changé.

    Voici tout d’abord le réveil  de notre « petit prince texan » après sa première nuit passée en France  (photographié par sa maman)

     

    Pourquoi « prince texan » demanderez-vous? Eh bien figurez-vous que notre petit-fils n’a pas eu le temps d’obtenir la nationalité française et a donc voyagé avec un magnifique passeport de citoyen américain : un comble pour un bébé né de père français et de mère chinoise !

    Américain, Français ou Chinois, toujours est-il qu’il n’a pas ménagé ses joies faites à sa grand-mère bretonne !

     

    Les réjouissances familiales autour de l’arbre de Noël ne l’ont que moyennement intéressé. Gageons qu’il en sera autrement les prochaines années…

     

    Bon, on fait comment à partir de dimanche prochain, quand il sera reparti outre atlantique avec son dady et sa mumy ?

     

     

    JOYEUSES FÊTES A VOUS de la part de toute la famille Le BOUCHER !

  • Echos de la seconde rencontre « chantier + enseignement »

    Samedi après midi dernier (le 7 décembre), nous nous sommes donc retrouvés à une vingtaine pour la seconde rencontre de la saison « chantier et enseignement« .

    D’emblée une lourde tâche nous attendait dans la cour où un camion était venu la veille déverser quelques 27 tonnes de gravier qu’il nous restait à répartir et à étaler…

    Pour un « petit nouveau », il assure !

    La chose fut commencée samedi et terminée dimanche durant le séva du GSMP…

    Bien entendu, il y eu de nombreuses autres « saines occupations »…

    Le père Noël étant passé en avance, Marc a pu tester la toute nouvelle tronçonneuse « pro » que les Amis de La Bertais avaient trouvé dans leurs sabots à leur arrivée. Il y avait de quoi faire, car notre voisin était venu élaguer les arbres qui bordent le chemin d’entrée et depuis lors un gros tas de branchages et de troncs jonchait le terrain près de la réserve d’eau des pompiers…

    Le père Noël était un peu en avance, ce qui a permis à Marc de tester la magnifique tronçonneuse « pro » que les Amis de La Bertais ont trouvé samedi après-midi dans leurs sabots. Mine de rien, il y en avait des branches et même quelques troncs, suite à l’élagage par notre voisin des arbres bordant notre chemin d’entrée….

    Et, puisque la météo le permettait, j’en ai profité de mon côté pour « rafraichir » la coupe des zones des pelouses les plus fréquentées (celles où autrement on se mouille le plus souvent les pieds).

    Potimarrons du jardin et pommes en provenance de celui de la soeur de Thérèse étaient de la fête durant ce week-end !

    Sinon et comme prévu, après le thé de samedi, nous nous sommes aussi « attaqués » à une seconde « grande parole » (maha-vakya) upanishadique. Cette fois il s’agissait du fameux « tu es Cela » (tat tvam asi) de la Chandogya Upanishad. Je ne m’étend pas outre mesure aujourd’hui, car d’ici la prochaine fois, je vais rédiger un article spécifique résumant mon intervention et mettre le texte étudié à disposition de tous. Un peu de patience donc. Mais d’ici là vous pouvez déjà vous inscrire pour la 3ème rencontre de ce type qui aura lieu le samedi après-midi 25 janvier (veille du prochain GSMP).


    Pour réserver votre place le 25 janvier, cliquez ICI


     

  • Le point d’appui des Upanishads (2)

    Samedi prochain 7 décembre, nous nous retrouverons à La Bertais pour une après-midi-chantier, suivie d’une seconde séquence d’enseignement consacrée au message central des Upanishads.

    Si tout se passe comme prévu, une grosse quantité de gravier sera livrée la veille par camion et déposée en tas dans la cour. Même s’il est toujours possible de ne venir qu’après le thé pour la séquence enseignement, nous vous espérons nombreux et nombreuses pour la séquence chantier, car il y aura besoin de bras (et de râteaux) pour étaler cette grosse cargaison et refaire ainsi une nouvelle jeunesse à notre cour. Rappelons que cette fois-ci, ce chantier n’aura lieu que l’après-midi. Accueil à partir de14h15, méditation introductive à 14h30, puis chantier jusqu’à 17h et enseignement-partage de 17h45 à 19h15.

    Cette fois, la partie enseignement sera consacrée à l’étude d’une seconde grande parole upanishadique (maha-vakya), encore plus célèbre peut-être que celle étudiée en octobre, (au point qu’Arnaud en ait fait le titre d’un de ses ouvrages), le fameux « Tu es Cela » (tat tvam asi) .  Nous verrons ensemble dans quel contexte précis cette parole est introduite par la Chandogya Upanishad et surtout de quel enseignement fondamental elle est la lumineuse conclusion. Pour vous préparer à cette séquence, je vous incite fortement à relire l’article que j’avais écrit suite à notre première rencontre (c’est par ICI). Par ailleurs, grâce au dévouement de Georges, ma causerie introductive de présentation des Upanishads a été dactylographiée. J’en recommande donc « chaudement » la lecture à ceux et celles que ça intéresse, tout particulièrement aux absents de la dernière fois qui prévoient de participer à la rencontre de samedi. Les neufs pages de cette dactylographie sont à télécharger ICI.

    Et pour vous mettre l’eau à la bouche (ou pas), voici un avant-programme de la seconde causerie :

    • Présentation d’ensemble de la Chandogya Upanishad (la plus volumineuse des 10 upanishads classiques)
    • Narration de l’histoire de l’initiation du jeune Svétakétu par son père Uddâlaka Aruni
    • Présentation de la première révélation cruciale faite par Uddâlaka à son fils « dormir n’est pas dormir, mais revenir à la non dualité du Soi« 
    • Temps de réflexion personnelle sur cette révélation, puis échange en petit groupe et synthèse en grand groupe autour de ce deuxième texte
    • ….

    Si vous avez prévu d’être des nôtres samedi prochain et que vous ne vous y êtes pas déjà inscrit(e), merci d’utiliser le lien ci-dessous pour réserver votre place au plus vite :

    Je m’inscris à la rencontre du samedi 7 décembre

    Rappel du programme de l’après-midi : 

    • 14h15 : accueil et installation
    • 14h30 : méditation introductive
    • 14h45 organisation des tâches de l’après-midi et chantier
    • 17h : thé convivial
    • 17h45 : enseignement et échanges autour d’un extrait de la Chandogya-upanishad
    • 19h15 : Fin des activités communes (un diner est prévu pour les personnes ayant demandé à dormir sur place en vue du GSMP du dimanche)

  • Une leçon d’humilité radicale

    Magie d’internet, je suis tombé « par hasard » sur cette perle : un documentaire d’Arte intitulé « Une espèce à part« .
    En une demi-heure, celui-ci fait un remarquable tour d’horizon de la question suivante : quelle est vraiment la place de l’espèce humaine, tant dans l’univers que dans l’aventure de la Vie en son sein ?

    En pratique, le film est construit sous forme de dix chapitres très courts d’environ 3 minutes chacun qui traitent tous de la même question envisagée sous autant de points de vue. Vous pouvez donc le regarder « par épisode », même si une fois démarré, vous aurez probablement un peu de mal à vous détacher du spectacle, tant les propos tenus sont fascinants (pensez à mettre la vidéo en mode plein écran !).

    Au programme des dix chapitres (dont plusieurs recoupent et complètent le contenu de ma série d’articles sur la possibilité de la vie sur d’autres planètes) :

    1. L’insignifiance de la planète Terre, en rapport à la taille de l’univers et au nombre de planètes qu’il renferme
    2. La grande probabilité que la Vie existe aussi ailleurs que sur la Terre (je vous invite à méditer tout particulièrement sur l’image conclusive du verre d’eau dans l’océan).
    3. La place de l’humanité dans l’histoire de la Terre (si celle-ci avait été écrite sur un livre de 1000 pages, l’apparition de l’Homme serait mentionnée sur quelques lignes au bas de la toute dernière page du livre…)
    4. L’espèce humaine n’est qu’une feuille parmi toutes celles que porte l’arbre de la Vie
    5. L’illusion de la domination de l’espèce humaine
    6. Les faiblesses réelles de l’espèce humaine
    7. L’intelligence n’est pas l’apanage de l’espèce humaine
    8. L’espèce humaine est dépendante pour sa survie de toute la biosphère terrestre
    9. L’impression que chaque être humain a d’être une entité unique et autonome est une illusion psychologique qui n’est possible que par la cohabitation dans notre corps de dizaines de milliers d’autres « créatures » qui en assurent la protection et le fonctionnement (merci à Robert pour son excellent article à ce sujet).
    10. Quel avenir pour une humanité si arrogante dans ses prétentions et en réalité si insignifiante à l’échelle de l’univers ?

    PS : Le contenu est particulièrement dense et en ce qui me concerne, j’ai dû regarder plusieurs fois le documentaire, en faisant des arrêts sur image pour avoir le temps de mieux capter la masse d’informations importantes qu’il transmet.

     

     

  • De la vie sur d’autres planètes ! (4)

    Cet article avait été rédigé cet été, à la suite des trois premiers, mais il est resté en mode « brouillon » jusqu’à aujourd’hui, car j’avais prévu un développement que je n’ai pas eu le temps de finaliser. Pour ne pas vous faire attendre plus longtemps, je viens donc de le scinder en deux, la dernière partie (sur le paradoxe de Fermi) pouvant être reportée à plus tard…

    Résumé des trois articles précédents :


    Si vous avez suivi les trois premiers articles de cette passionnante série, vous savez désormais que l’univers est peuplé de milliards d’exoplanètes analogues à notre Terre et qu’au sein même de la zone de notre galaxie qui abrite notre système solaire, il y en a quelques milliers (lien vers l’article 1).

    Vous savez de plus comment, grâce entre autres aux satellites Tess et James-Webb, on est à la veille d’identifier les premières exoplanètes porteuses de vie, cela à quelques années-lumière seulement de notre propre système solaire (lien vers l’article 2)..  

    Et vous avez aussi une idée de la façon dont l’humanité pourrait s’y prendre, à échéance de quelques décennies, pour parvenir à explorer « physiquement » les exoplanètes les moins éloignées de la Terre et entrer ainsi en contact direct avec de la vie extraterrestre (lien vers l’article 3)….

    Une question majeure est cependant restée en suspend jusqu’à présent :  celle de la présence possible, parmi cette vie extraterrestre, d’autres êtres vivants doués d’une intelligence semblable à la nôtre, avec lesquels, nous pourrions, éventuellement parvenir à communiquer.

    J’ai déjà dit dans le précédent article que l’hypothèse scientifiquement la plus plausible est que nous ne rencontrerons pas de tels êtres sur la première exoplanète que nous réussirons à explorer, ni même, vraisemblablement sur les premières dizaines d’autres que nous entreprendrons de visiter dans la foulée. Mais évidemment, plus nous progresserons dans cette entreprise exploratoire et plus, statistiquement, nous augmenterons la probabilité de tomber un jour nez-à- nez avec ce type d’êtres, y compris avec des créatures nettement plus avancées dans l’évolution et donc nettement plus intelligentes que nous. En effet, à en croire Darwin et ses émules, l’homo sapiens n’est en aucun cas l’aboutissement ultime de l’évolution du vivant et, s’il se confirme que la vie est une donnée relativement courante dans notre galaxie, on doit au contraire s’attendre à ce que, ici ou là, le processus de l’évolution en soit finalement arrivé à sélectionner une créature beaucoup plus « performante » que l’être humain, c’est-à-dire encore plus capable que lui de percer les secrets de la nature et de prendre le contrôle sur sa destinée en tant qu’espèce. Souvenons-nous à cet égard que l’évolution ne procède pas de façon linéaire, mais plutôt à la façon d’un buisson dont chacune des branches a sa propre destinée…

    Ce sujet passionnant n’est qu’effleuré dans le documentaire d’Arte, ce qui fait que cet article est davantage une création personnelle que les trois précédents. Ceci étant, une séquence du 4ème épisode va me fournir un excellent point de départ :

    Le SETI, vous connaissez ?

    Créé par la NASA en 1984, il s’agit d’un institut de recherche à but non lucratif qui a, entre autres, pour mission de tenter de détecter les signaux électromagnétiques présents dans le cosmos qui n’auraient pas une origine « naturelle », mais qui correspondraient éventuellement à des émissions d’ondes radio en provenance d’autres civilisations présentes dans notre galaxie.

    Pour ceux d’entre vous qui n’en ont encore jamais entendu parler, je précise que cet institut est des plus « sérieux » et qu’il est soutenu, entre autres, par plusieurs scientifiques de renom, dont au moins deux prix Nobel. Le documentaire nous permet de faire connaissance avec l’astronome Seth Shostak qui dirige l’un des programmes de recherche du SETI,  (au fait, ce nom correspond à l’acronyme de « Search for Extra-Terrestrial Intelligence »).

    Il nous explique que les ondes radio sont les ondes les plus universelles qui soient, car ce sont les seules qui soient capables de voyager sans interférence ni dégradation à travers l’univers entier. Si bien que, selon lui, une civilisation extra-terrestre qui aurait besoin de communiquer elle-même avec son environnement spatial proche ou lointain ne pourrait pas s’en passer. Il en va de même, analogiquement, que pour l’élément liquide : pour autant que nous le sachions, il n’y a pas de vie possible sans eau. De même, en l’état actuel de nos connaissances,  il n’y a pas de civilisation extraterrestre évoluée possible sans émission d’ondes radio. La mission du SETI est donc « d’écouter l’espace » à l’aide des différents radiotélescopes terrestres qui participent à cette entreprise et de traquer les ondes ayant un profil atypique pour les analyser et voir si l’anomalie a ou non une cause naturelle. Ce programme d’écoute de l’univers a commencé à toute petite échelle dès les années 1960, puis s’est amplifié au fil des décennies au point qu’actuellement il permet « d’écouter » quelques centaines de systèmes stellaires chaque année. Malgré quelques résultats qui ont brièvement fait naitre l’espoir (entre autres un message en provenance d’une étoile et qui donnait l’illusion d’une onomatopée en forme de « Whaou » ), la situation actuelle est que rien de probant n’a à ce jour été détecté. Mais Seth Shostak a une explication pour cela. Selon lui, nous n’avons jusqu’à présent pu « écouter » qu’un nombre infime de systèmes stellaires. Dans les années  qui viennent et du fait des importants progrès technologiques, on va être en mesure d’en « espionner » plusieurs milliers chaque année, puis dans cinq ans, plusieurs dizaines de milliers ; et d’ici vingt-cinq ans, on en écoutera plusieurs millions par an. A force et sur un tel nombre, Seth Shostak et son équipe sont persuadés qu’ils finiront tôt au tard par intercepter une communication radio extraterrestre !

    Bien entendu, et avant cela, dès que le télescope spatial James Webb aura trouvé une exoplanète dont l’atmosphère sera « bio-marquée », SETI pointera sur elle ses radiotélescopes terrestres grâce auxquels on pourra avoir une première indication fiable quant à la présence ou à l’absence sur cette « terre-bis » d’une civilisation d’êtres technologiquement avancés…

    Le paradoxe de Fermi

    Quand j’ai fait lire le premier de mes articles à mon fils Christophe, il m’a tout de suite dit que cela lui refaisait penser au fameux paradoxe de Fermi. Honte à moi, je n’avais jamais entendu parler ni de ce paradoxe ni de son auteur. Et merci à ce fils bien aimé pour m’avoir donné l’occasion d’enrichir ma maigre culture sur ce point !

    De quoi s’agit-il : en résumé, puisque la communauté scientifique contemporaine admet qu’il y a environ 500 millions de planètes potentiellement porteuses de vie dans notre seule galaxie et qu’il est logique qu’un certain pourcentage d’entre elles ait donné naissance à des êtres doués d’une intelligence égale ou supérieure à la nôtre, comment se fait-il que nous ne soyons pas depuis longtemps déjà en contact régulier avec de tels êtres ? En bref, le paradoxe peut se formuler ainsi : « ils devraient être partout présents alors que dans les faits, on ne les rencontre encore nulle part!« 

    C’est ce sujet « passionnant », mais assez ardu que je me propose de traiter dans le dernier article de cette série… Mais si je traine à le faire ou si vous êtes impatient(e), vous pouvez vous-mêmes vous cultiver en lisant la page Wikipedia qui le présente ICI .

    En haut à gauche, Tatooine, la première exoplanète découverte dans un système à trois soleils (celui qui sort des montagnes + les deux points lumineux qui sont au-dessus). Le paysage global est imaginé à partir d’un satellite de Tatooine sur lequel l’artiste a posé ses pinceaux !

     

     

  • « Je suis vastitude » (aham brahma asmi)

    Samedi dernier, nous avons lancé le cycle des six rencontres de la saison prévues autour des Upanishads. Et pour faire bonne mesure, nous avons « ouvert le bal » avec l’étude du passage de la Brihad-aranyaka-upanisahd où se trouve l’affirmation « non-dualiste » la plus célèbre (mais pas la plus simple à comprendre!). Le fameux « aham brahma asmi » dont j’ai eu à coeur de proposer une traduction inédite –je suis vastitude– est en effet la première des Grandes Paroles (maha-vakya) repérées par la tradition dans l’immense corpus des textes védiques.

    La « célébrité » de cette parole est telle que je viens d’apprendre qu’un film indien grand public, entièrement joué en sanskrit, vient d’être réalisé en Inde sous ce titre. Le jeune réalisateur, un certain Aazaad, ne semblait pas peu fier de son coup lors de la présentation de son oeuvre à la presse (au demeurant un parfait navet, si j’en crois la bande-annonce dont je n’ose même pas vous donner le lien par crainte du ridicule !).

    « Aham brahma asmi », le premier film « grand public » entièrement joué en sanskrit, se veut le chantre de l’unité de l’humanité, par delà toutes les différences qui semblent diviser les humains!

    Trêve de plaisanterie, l’ambiance à La Bertais samedi dernier était nettement plus « sérieuse », même si les échanges autour de ce premier texte ont été particulièrement fournis.

    Alors, diront les absents, de quoi s’agit-il ? En quelques mots, la 4ème section du premier chapitre de cette upanishad est dédiée à l’éloge de la connaissance du principe commun à tout ce qui existe, tant à l’intérieur de soi qu’à l’extérieur. Ce principe commun qui n’est ni sujet ni objet, car antérieur même à cette première distinction, est tantôt désigné par le mot d’âtman (le Soi) et tantôt par celui de Brahman (le Réel dans son essence), ces deux termes se révélant, au fil des pages, de parfaits  synonymes. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est possible de se rendre compte que ce que je suis au plus profond de moi-même (âtman) n’est pas différent de ce que chaque créature et chaque objet sont eux-mêmes dans leur essence (brahman).  C’est pourquoi, selon cette upanishad, il n’y a rien de plus important pour un être humain que de se mettre en quête de cette essence primordiale afin de s’éveiller à cette vérité ultime que l’on peut traduire sous de nombreuses variantes :

    • Je (aham) l’absolu (brahman) suis (asmi) correspond à la traduction littérale.
    • Je suis vastitude, rend le sens étymologique du mot brahman, qui provient d’une racine signifiant « expansion »
    • Je suis infinitude… plénitude… complétude… totalité… liberté…  ultime réalité ou ultime vérité,  sont des traductions moins fidèles à la lettre, mais parfaitement recevables quant à l’esprit.

    Bref, à vous de choisir la variante qui vous touche le plus, et surtout celle qui peut le mieux vous servir de support de sadhana. Par exemple et en ce qui me concerne, l’idée d’élargissement de mon coeur me parle, et chaque fois que j’éprouve cet élargissement, je sens que je me rapproche d’autant du « je suis vastitude« .

    Ceci étant, pour les plus curieux, voici in extenso les deux versets de l’upanishad où se trouve énoncée par deux fois cette « grande parole », versets que nous avons lus ensemble, puis médités individuellement, avant d’en faire le support de nos échanges du jour :

    Question : Il est dit que c’est en prenant conscience du Brahman que l’homme peut réaliser qu’il est le Tout. Si tel est le cas, on peut se demander de quoi à l’origine ce Brahman a lui-même pris conscience pour devenir le tout ?

    Réponse : En vérité depuis l’origine le Brahman est la seule et unique réalité. Il n’a donc pas pu connaitre quelque chose d’autre que lui-même. Aussi, c’est par la simple prise de conscience : « Je suis Brahman » (aham brahma asmi) qu’il réalisa qu’il était le Tout.

    Et depuis lors, cela s’est révélé vrai pour chaque type de créatures qui a réussi à faire cette même prise de conscience.

    Du fait de leur excellence, ce fut parmi les dieux que quelques êtres y parvinrent les premiers. Puis ce fut au tour des pères fondateurs de la Tradition (les rishis). Et, ensuite ce sont des hommes ordinaires qui y parvinrent à leur tour.

    Par exemple, c’est ce qui a permis au sage Vamadéva de déclarer : « temporellement j’existai avant l’apparition du premier homme sur terre et spatialement j’inclus tout l’univers en moi, y compris le Soleil ! ».

    Voilà pourquoi, aujourd’hui encore, celui qui, grâce aux enseignements védantiques, fait cette même prise de conscience radicale « je suis Brahman » (aham brahma asmi) se perçoit dès lors comme étant le Tout. Et les dieux eux-mêmes ne peuvent pas limiter cette expansion de sa conscience, car il est devenu leur propre soi (âtman).

    Quant à l’être humain qui, considérant le Divin comme une réalité extérieure à lui, pense : « Dieu est une entité et moi j’en suis une autre”, celui-là est le jouet de son ignorance.

    Et, du coup, il est pour les dieux ce que le bétail est pour les hommes.

    En effet, de même qu’un grand nombre d’animaux domestiques sont asservis par un seul homme, les hommes sont, en grand nombre, asservis par tel ou tel dieu. Qu’un animal captif réussisse à s’échapper, c’est fort déplaisant pour son propriétaire. A fortiori, si un grand nombre d’animaux réussissaient à s’échapper en même temps !

    Il en va de même du rapport entre les hommes et les dieux et c’est pourquoi il déplaît à ces derniers que les hommes puissent réaliser qu’ils sont Brahman…

    Brihad-aranyaka-upanishad, 1, 4, verset 9 et 10. Traduction personnelle « selon l’esprit ».
    Pour une traduction plus littérale, vous pouvez vous reporter à la page 16 de la version de Martine Butex consultable ICI.

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    Et si vous avez réussi à atteindre le bas de cet article, sachez que je tiens à votre disposition l’enregistrement audio de mon exposé introductif à cet atelier (durée 50 minutes). N’hésitez pas à me le demander en commentaire, surtout si vous envisagez de participer aux prochaines rencontres…

    A ce sujet, sachez pour finir que les inscriptions pour la session du samedi après-midi 7 décembre sont ouvertes : il vous suffit de cliquer ICI pour réserver votre place !

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  • Le point d’appui des Upanishads (1)

     

    Samedi prochain 12 octobre, nous nous retrouverons à La Bertais pour une journée-chantier, suivie d’une première séquence d’enseignement consacrée au message central des Upanishads.

    Comme à l’habitude, les travaux manuels tant extérieurs qu’intérieurs ne manqueront pas pour cette journée et nous vous espérons donc nombreux et nombreuses pour la séquence chantier qui commencera dès le matin à 10h (accueil à partir de 9h45), mais que vous pourrez aussi rejoindre l’après-midi à partir de 14h30.

    Après le thé, la partie enseignement sera consacrée à une première approche du message central des Upanishads. Celui-ci est au fondement de l’advaïta védânta, et donc aussi de la voie de Swâmi Prajnanpad et d’Arnaud. En présentant ce thème en juin dernier, nous avions mis la barre très haut puisque nous nous proposions de prendre appui sur certains passages de ces textes classiques pour « apprendre à mieux différencier ce qui relève du moi et ce qui relève du SOI dans notre expérience de nous-même et être ainsi en mesure de renforcer notre lien à la dimension infinie de notre propre conscience« . Nul doute que plusieurs rencontres sur ce même thème ne seront pas de trop pour avoir une chance de remplir cet objectif ambitieux !

    En attendant et d’un point de vue plus concret, voici un avant-programme de la première causerie :

    • Les deux moyens traditionnels pour booster la sadhana : la fréquentation des sages (satsanga) et l’étude des textes sacrés (svâdhyâya)
    • L’essence de la non-dualité condensée dans les « grandes paroles » (mahâ-vâkya) des Upanishads
    • Présentation d’une première  « grande parole », tirée de la Brihad-aranyaka Upanishad
    • Temps de réflexion personnelle, puis échange en petit groupe et synthèse en grand groupe autour de ce premier texte
    • ….

    Si vous avez prévu d’être des nôtres samedi prochain et que vous ne vous y êtes pas déjà inscrit(e) par coupon-réponse papier, merci d’utiliser le lien ci-dessous pour réserver votre place au plus vite :

    Je m’inscris à la rencontre du samedi 12 octobre

    Rappel du programme de la journée : 

    • 9h45 : accueil et installation
    • 10h : brève méditation introductive
    • 10h15 : organisation des tâches du matin et chantier
    • 13h : repas convivial (préparé sur place)
    • 14h30 : organisation des tâches de l’après-midi et chantier
    • 17h : thé convivial
    • 17h45 : enseignement et échanges autour d’un extrait de la Brihad-aranyaka upanishad
    • 19h15 : Fin des activités communes (un diner est prévu pour les personnes ayant demandé à dormir sur place en vue du GSMP du dimanche)

  • Un week-end d’AG « pas comme les autres »

    La première raison qui a fait de notre rendez-vous annuel un événement particulier est que nous avions prévu d’en profiter pour organiser sur place une formation à la sécurité incendie. Les membres du CA et les personnes qui nous aident habituellement à encadrer les séjours résidentiels étaient donc invités à rejoindre La Bertais dès le vendredi après-midi. Nous nous sommes ainsi retrouvés à une petite douzaine autour d’un formateur, lui-même pompier volontaire, qui nous a d’abord entretenus dans le détail des différents comportements à avoir en cas d’incendie et qui nous a expliqué à quel usage spécifique était destiné chacun des trois types d’extincteurs présents à La Bertais.

    Suite à quoi, nous sommes passés aux travaux pratiques en extérieur. Là nous avons pu à tour de rôle tester le maniement de deux des trois types d’extincteurs dont nous disposons. L’extincteur classique (à eau + additif) est celui qui convient à presque toutes les situations (photo1), alors que l’extincteur à CO2 -qui se trouve dans le bureau près du tableau électrique- convient plus spécialement pour les départs de feux liés aux installations électriques, qui comme chacun le sait, ne font pas bon ménage avec l’eau (photo2). Nous avons dans la chaufferie un troisième type d’extincteur (à poudre), mais le déclenchement d’un tel extincteur étant assez polluant pour l’environnement immédiat, notre formateur nous a épargné le test de ce type de matériel…

    Extincteur à eau + additif (le plus courant à La Bertais : couloirs en haut et en bas, cuisine…)

     

    Extincteur à CO2 (spécial installations électriques) dont nous avons un exemplaire dans le bureau…

    La seconde raison qui a rendu « spécial  » notre rendez-vous annuel, c’est la qualité de l’ambiance à la fois détendue et chaleureuse, qui a régné tout au long de la journée préparatoire du samedi.  Comme toujours, un gros travail d’entretien de la propriété a été accompli à cette occasion, entre autres dans la cour, dont la métamorphose a pu se poursuivre…

    Quant à la journée du dimanche, ce fut à n’en pas douter, un temps à la fois fort et aussi riche en surprises variées.

    La première aura été celle liée au rapport financier du trésorier. Pour mémoire, l’an passé, il avait eu la tâche ingrate d’annoncer un gros déficit (près de 10.000€), alors qu’il venait à peine de reprendre les rênes de ce poste suite à la défection d’Alain (en arrêt maladie) et qu’il était de ce fait un peu pris de court pour en expliquer toutes les raisons. Cette fois-ci, et au soulagement de l’auditoire, Jean-Pierre a commencé par annoncer que la barre avait été redressée et que l’exercice 2018-2019 se terminait sur un bénéfice, certes modeste, mais qui rendait caduque la perspective antérieure d’une éventuelle banqueroute de l’association. Il a ensuite mis en évidence le rôle majeur joué par la générosité des membres dans ce redressement, le montant des donations faites à l’association ayant atteint cette saison un niveau jamais vu jusque là (environ 6.000€).

    La seconde surprise, moins agréable, a été l’annonce par Marie-Laure, la présidente sortante, de sa décision de se retirer du conseil d’administration. D’autant plus que cela était aussi le cas de trois autres membres (Yann Kermarrec, Alain Silvert et Christelle Martin). Heureusement, elle a indiqué dans la foulée qu’outre les sept autres sortants candidats à une réélection, quatre personnes nouvelles s’étaient portées volontaires  pour faire partie du futur conseil d’administration. Marc Amstoutz, Hélène Arnaudet, Joël Caillerie et Karinne Le Guern se sont alors tour à tour présentés à l’auditoire. Après quoi, il a pu être procédé à l’élection en bonne et due forme des onze membres du nouveau C.A.

    Au premier rang, Jean-Pierre et Isabelle (réélus), puis Karinne, Joël, Hélène, MarcA (nouveaux élus) et Paul (réélu). Au second rang, Cécile, MarcF, Thérèse et Christophe (réélus)

    Cette partie de la matinée s’est conclue par une prise de parole plus informelle de Marie-Laure, d’Alain et de YannK, qui ont, à tour de rôle, évoqué leur longue période d’engagement au sein du CA et leur intention de rester membres à part entière de l’association, mais sous des modalités désormais moins contraignantes pour eux.   Chacune de leurs interventions a donné  lieu à une salve nourrie d’applaudissements, à la hauteur du temps et de l’énergie qu’ils ont tous les trois donnés depuis tant d’années pour notre sangha.

    Christelle, retenue par une obligation liée à sa formation au professorat de yoga, n’a pu cette année participer à notre AG. Qu’elle soit néanmoins remerciée ici, elle aussi, pour sa participation au CA de notre association durant l’année 2018-2019 !

    Après une courte pause, ce fut au tour d’Anne-Marie de prendre la parole. Présentant le programme des activités de l’année (dont vous lirez bientôt le détail dans la Lettre), elle a entre autres levé le voile sur nos invités de la saison : Gilles et Valérie Farcet en février, et Véronique Desjardins en juin.
    Suite à quoi, elle a fait une intervention plus personnelle pour faire le point sur ce que représente pour elle La Bertais aujourd’hui et sur la perception qu’elle a de sa place au côté de Yann dans l’animation du lieu. Il n’est pas possible de résumer ici son propos, mais l’enregistrement audio de sa prise de parole est à votre disposition à La Bertais. Si vous n’étiez pas là dimanche et que cela vous intéresse, n’hésitez pas à demander à l’écouter à l’occasion de votre prochaine venue!

    Un dernier scoop et non des moindres :  Anne-Marie a fini son intervention sur une annonce personnelle qui a touché le coeur de l’auditoire. En effet, dans la nuit de samedi à dimanche, venait de naitre, à Houston au Texas, Théo Le Boucher, notre premier petit-fils. Les grands-parents que nous sommes devenus en l’espace d’une nuit sont encore un peu éblouis par cet événement qui concerne au premier chef notre fils ainé Christophe et sa femme Vivi (Pékinoise d’origine).

    Quant à moi, je suis intervenu comme prévu après le déjeuner. Une fois n’est pas coutume, j’avais volontairement décidé de moins « préparer » mon intervention de façon à m’exprimer sur un mode plus spontané. Ai-je réussi à vous intéresser voire à vous toucher plus et mieux que ne l’aurait fait l’un de mes exposés didactiques habituels ? A vous de me le dire ci-dessous !
    Et pour les absents, l’enregistrement audio de cette intervention sera (comme pour celle d’Anne-Marie) à votre disposition à La Bertais où vous pourrez demander à l’écouter lors de votre prochain passage!

    PS : Un dernier scoop. Juste après le thé conclusif du dimanche après-midi, le conseil d’administration fraichement élu a tenu sa première réunion au cours de laquelle son nouveau Bureau a été constitué. Celui-ci se compose désormais de six personnes, les trois fonctions principales ayant été dédoublées. Thérèse Garancher-Gautier et Isabelle Duval sont à présent respectivement présidente et vice-présidente de votre association. Jean-Pierre Thomas et Marc Amstoutz assument les postes de trésorier et de trésorier adjoint. Et Cécile Hulin est secondée dans son rôle de secrétaire par Hélène Arnaudet. Longue et féconde vie à ce nouveau Bureau pour le bénéfice de toute la sangha !

  • De la vie sur d’autres planètes ! (3)

    Résumé des deux articles précédents :

    Si vous avez suivi cette passionnante série, vous savez désormais que l’univers est peuplé de milliards d’exoplanètes analogues à notre Terre et qu’au sein même de la zone de notre galaxie qui abrite notre système solaire, il y en a quelques milliers. (lien vers l’article 1).

    Vous savez aussi comment, grâce entre autres aux satellites Tess et James-Webb, on est à la veille d’identifier les premières exoplanètes porteuses de vie, cela à quelques années-lumière seulement de notre propre système solaire. (lien vers l’article 2). 

    Dans ce troisième opus, nous allons voir comment pourrait se réaliser l’exploration physique des premières exoplanètes ainsi découvertes. Car à dire vrai,  c’est là le propos principal de cette série documentaire d’Arte dont je m’inspire. Contrairement aux deux premiers articles qui s’en tenaient à des faits et expériences avérés, ce qui suit relève donc en grande partie de la prospective scientifique et est donc, en tant que tel, discutable, voire contestable. Le point de vue du réalisateur de la série documentaire est en effet le suivant : Comment  peut-on imaginer la suite de l’aventure spatiale une fois que sera identifiée la première exoplanète porteuse de vie ? Pour se faire, il est allé demander aux meilleurs spécialistes des nombreuses disciplines impliquées dans cette aventure de concevoir pour nous un scénario le plus réaliste possible des différentes étapes qui nous attendent à l’échelle du siècle qui vient. Comme vous allez le voir, les spéculations futurologiques de ces scientifiques sont parfois assez « déjantées » . Je me permettrai donc, à la fin de cette série d’articles, de questionner la validité de telles spéculations. Mais d’ici là, ne boudons pas notre plaisir, et, en route vers les étoiles !

    Des bonds technologiques majeurs à faire :

    Les spécialistes le savent bien, la science contemporaine a un problème crucial à résoudre avant qu’elle ne puisse sérieusement envisager  la réalisation de voyages interstellaires. Celui-ci peut se formuler ainsi : comment accélérer suffisamment un vaisseau spatial pour le rendre capable de parcourir les quelque 40.000 milliards de kilomètres qui nous séparent des exoplanètes les plus proches en un temps suffisamment court pour qu’un tel voyage se fasse à échelle d’une vie humaine ? La vitesse actuelle des vaisseaux spatiaux à moteurs thermiques conventionnels est de l’ordre de 20 km/s ; et tant qu’on ne saura pas faire beaucoup (beaucoup) mieux, il nous faudra renoncer à l’idée des voyages interstellaires puisqu’il faudrait, à cette vitesse, environ 50.000 ans pour rejoindre l’étoile la plus proche !

    Le premier axe de recherche concerne donc des méthodes de propulsion radicalement nouvelles qui visent à atteindre 10 à 20 % de la vitesse de la lumière, soit entre 30.000 et 60.000 km/s. Passer d’une vitesse de 20km/s à 30.000km/s, représente un différentiel aussi grand que celui qui sépare la marche à pied de l’avion supersonique ! Mais si on arrive à relever ce défi, il ne faudrait plus alors que de 20 à 40 ans pour couvrir la distance vers les exoplanètes les plus proches, ce qui commencerait à faire entrer leur exploration physique dans le domaine du possible… Le deuxième volet du documentaire d’Arte est quasiment entièrement consacré à ce sujet. La question étant particulièrement complexe, je ne peux qu’en faire un résumé succinct et vous inviter, pour en savoir plus, à visionner vous-même l’intégralité de cet épisode.

    Je tente malgré tout d’en dire  quelques mots. Selon la première piste évoquée dans ce documentaire, les moteurs actuels à combustion chimique devront être remplacés par des propulseurs à plasma, eux-mêmes alimentés en énergie par un mini-réacteur à fusion nucléaire embarqué. La première de ces deux technologies est déjà opérationnelle (les sondes spatiales de dernière génération sont équipées de propulseurs à plasma en guise de moteurs auxiliaires), mais elle devra être grandement améliorée pour pouvoir être utilisée comme moyen principal de propulsion sur un vaisseau interstellaire. En France, le physicien Stéphane Mazouffre et son équipe du CNRS sont les grands spécialistes de ce nouveau type de moteur qui semble très prometteur pour l’aventure spatiale… Le documentaire nous présente donc son point de vue, qui laisse entendre que de tels moteurs améliorés -s’ils s’avèrent possibles à réaliser- ne verront probablement pas le jour avant quelques dizaines d’années…

    Quant à la seconde technologie, elle n’en est encore qu’à sa phase de développement expérimental et il faudra probablement plusieurs décennies avant qu’un réacteur à fusion nucléaire ne puisse être intégré à un vaisseau spatial… Mais là aussi Arte a su dénicher une équipe d’ingénieurs américains qui, sous la houlette de Stéphanie Thomas (université de Princeton),  a déjà réalisé un premier prototype, ce qui laisse entrevoir une issue favorable à cette recherche…

    Mais allons-nous nous croiser les bras en attendant que ces bonds technologiques soient réalisés ?

    Pas nécessairement, car il y a un deuxième axe de recherche intéressant qui devrait, lui, nous permettre d’aboutir plus rapidement à un résultat concret, c’est celui de la miniaturisation des sondes spatiales. L’intérêt  est facile à comprendre : on peut intuitivement se rendre compte que plus la charge utile à transporter vers une étoile est élevée et plus il faudra de carburant pour la déplacer. D’où l’idée suivante qui est de commencer l’exploration physique des exoplanètes, en y envoyant des sondes miniatures plutôt que des vaisseaux « à taille humaine ».

    Or, nous sommes depuis 30 ans les témoins directs des incroyables progrès de la miniaturisation de l’électronique. Pensez un instant à la taille des premiers ordinateurs, dont la puissance était bien inférieure à celle d’un simple smartphone d’aujourd’hui qui embarque en outre dans ses entrailles une quantité assez bluffante de technologie ultra performante : par exemple, un système de transmission et de réception d’ondes radio, un appareil photo, un thermomètre, une boussole, un gyroscope, un GPS etc. Le projet serait donc de faire tenir tous les instruments de navigation et d’exploration nécessaire à une sonde spatiale sur un module de la taille d’une carte bleue qui ne pèserait pas plus de 4 grammes. Une telle mini-sonde serait extrêmement légère et ne nécessiterait donc pour sa propulsion dans l’espace qu’une quantité d’énergie ridiculement moindre que celle nécessaire à un vaisseau classique.

    Reste à trouver comment faire pour « lancer » ce mini-vaisseau vers telle ou telle étoile. Hé bien, figurez-vous qu’un 3ème axe de recherche (particulièrement futuriste) est en cours de développement. Il porte le nom de code de « Starshot » et met en jeu une voile ultra-légère et un rayon laser. Le mini-vaisseau au format carte de crédit est accroché à la voile, sorte de cerf-volant fait d’un matériau à la fois extrêmement réfléchissant et extrêmement léger.

    La voile photonique vue de dessous, lestée de sa mini-sonde spatiale

    On lâche cet ensemble (voile + mini-sonde)  depuis un petit « hangar spatial » afin de ne pas avoir à vaincre la gravité terrestre.

    Le hangar spatial (à gauche) vient d’éjecter une première voile photonique (le carré blanc en avant à droite)…

    Puis on bombarde la voile réfléchissante avec un puissant système de rayons lasers synchronisés lancés depuis la terre. Les photons lumineux des lasers viennent heurter la voile réfléchissante qui se trouve ainsi propulsée dans l’espace à une vitesse qui pourrait atteindre 20% de la vitesse de la lumière…

    la ligne verte symbolise le rayon laser propulseur de la voile photonique précédemment expulsée du hangar spatial…

    Une fois l’impulsion initiale donnée par les lasers, comme l’espace intersidéral est quasiment vide, le mini vaisseau ne serait pas freiné et conserverait la vitesse acquise au démarrage, ce qui lui permettrait de couvrir la distance de quatre années-lumière en environ 20 ans ! Le concepteur de ce mode de propulsion est un certain Philip Lubin professeur de physique à l’université de Santa Barbara en Californie.

    Il prétend par exemple qu’avec cette technologie, le voyage inter-planétaire vers Mars pourrait ne durer que 3 jours (contre 6 mois avec notre technologie actuelle). Un milliardaire russe du nom de Yuri Milner a décidé de lui servir de mécène et a attribué à son laboratoire de recherche un crédit de  100 millions de dollars, ce qui représente la plus grosse somme jamais investie dans un projet de voyage interstellaire…

    Je vous avais prévenu, nous sommes à la limite entre science, science-fiction, et délire de toute puissance égotique à la Elon Musk ! Ceci étant ne boudons pas notre plaisir et offrons-nous cette petite vidéo pour mieux réaliser ce que nous promet cette approche qui prévoit d’être opérationnelle avant 2050! (pensez à mettre la vidéo en mode plein écran)

    Bon, partons du principe que, par cette technologie ou par une autre, on réussisse finalement à atteindre « physiquement » une exoplanète et à en recevoir des images prouvant qu’elle abrite de la vie (ce qui, selon Philip Lubin, pourrait avoir lieu autour de 2060). Il restera alors à y envoyer un « vrai » vaisseau pour y débarquer des modules d’exploration semblables à ce que nous avons récemment fait pour Mars. C’est cette fiction que racontent les épisodes 2 à 4 du documentaire d’Arte que je vous invite vraiment à visionner…

    En attendant en voici un résumé : l’étape suivante consistera à remplacer les mini-sondes par un vrai vaisseau spatial véhiculant avec lui tout le matériel scientifique nécessaire à une exploration du sol et des océans de cette exoplanète. Du fait de la quantité phénoménale de carburant qu’il faudra embarquer pour un voyage aussi long (20 ans au minimum et plus probablement 30 ou 40 ans), le vaisseau spatial devra avoir des caractéristiques et des dimensions « hors norme ». L’astrophysicien français Roland Lehoucq a fait les calculs :

    Pour une charge utile de 20 tonnes, il faut envisager, avec le carburant, un vaisseau de l’ordre de 200.000 tonnes au départ, soit une longueur totale d’un kilomètre ! Il est totalement impossible de faire décoller un tel monstre de la terre. Il faudra donc l’assembler dans l’espace, comme on a déjà fait pour la station spatiale internationale actuellement en orbite au dessus de nos têtes (celle dans laquelle notre « vedette nationale » Thomas Pesquet a passé 6 mois). Or il a fallu 10 ans de travaux pour la construire en apesanteur,  alors qu’elle ne fait « que » 110 mètres de long! Il faudra donc plusieurs générations d’ingénieurs et de techniciens pour assembler en orbite l’équivalent de dix ISS mises bout à bout !

    La station spatiale Internationale (ISS) et ses 110 mètres d’envergure. Sachant qu’elle pèse environ 400 tonnes, et qu’il a fallu 10 ans de travail pour l’assembler dans l’espace, calculez combien il faudra de temps pour construire le premier vaisseau interstellaire de l’histoire s’il fait effectivement 200.000 tonnes et un kilomètre de long !

    Pour son premier vol, ce vaisseau sera forcément inhabité. Cela car outre la durée rédhibitoire du voyage aller-retour pour un équipage humain, il faudrait construire un vaisseau d’une taille double s’il fallait prévoir du carburant pour le retour et des vivres pour un équipage de plusieurs personnes pendant 50 à 60 ans !  Il devra donc être entièrement piloté par une Intelligence artificielle autonome, capable de prendre à tout moment les décisions qui s’imposeront. De toute façon, contrairement aux missions interplanétaires actuelles, pas de possibilité de piloter à distance ce vaisseau depuis la Terre. La raison : souvenons-nous qu’une fois parvenu à destination, les communications entre la Terre et ce vaisseau auront un temps de latence minimal de 4 années pleines (le temps pour l’onde radio de parcourir les 40.000 milliards de kilomètres séparant l’émetteur du récepteur). Entre le moment où le vaisseau interrogerait son centre de contrôle terrestre (allo la terre, que dois-je faire ?) et le moment où il recevrait la réponse (« tourne immédiatement  de 10° à droite »), il se sera passé 8 ans ! Radicalement incompatible avec le pilotage d’un véhicule qui avance à 30.000 kilomètres par seconde… On voit sur cet exemple combien sont intriquées les disciplines scientifiques impliquées dans ce projet pharaonique. Dans le cas présent, pas de voyage intersidéral sans des avancées majeures en informatique « hard » (on pense aux futurs ordinateurs quantiques) et « soft » (les logiciels pilotant les voitures autonomes sont les précurseurs de l’IA nécessaire aux voyages interstellaires). Mais le documentaire fait état de nombreuses autres collaborations entre disciplines scientifiques variées, ce qui rend cette fiction si passionnante.

    Le premier vaisseau interstellaire imaginé par les scientifiques : de gauche à droite : une partie des réserves de carburant , les moteurs, la charge utile, et le bouclier anti-poussières stellaires… Toute ressemblance avec une méduse géante n’est peut-être pas fortuite!

     

    En effet, en imaginant que ce premier voyage soit un succès et que du matériel d’exploration scientifique soit effectivement débarqué sur cette exoplanète, une foule de questions majeures vont dès lors être posées à l’intelligence humaine. Et la toute première est celle-ci : qu’est-ce que la vie ? Car sans une définition suffisamment claire et univoque, on risque de ne pas reconnaitre des formes de vie extraterrestre qui se présenteraient sous des dehors trop différents de ce que nous avons l’habitude de rencontrer sur terre. De nombreuses disciplines scientifiques sont donc convoquées tour à tour dans ce documentaire qui montre que c’est toute la connaissance humaine qui sera peu ou prou mobilisée pour réussir à comprendre cet autre monde :  de la climatologie à la biologie en passant par la paléontologie et la linguistique…

    Le parti pris du documentaire, qui est, de fait, scientifiquement le plus crédible, c’est que nous ne rencontrerons pas d’êtres vivants à l’intelligence aussi évoluée que la nôtre dès l’exploration de cette première exoplanète. S’il est désormais admis que la vie puisse être un phénomène relativement courant dans notre galaxie, l’histoire de l’apparition et du développent plus ou moins chaotique de celle-ci sur la Terre nous enseigne à reconnaitre que le processus évolutif conduisant du premier organisme unicellulaire à la conscience réflexive humaine est très très long et parsemé de nombreuses embuches. Songeons que sur Terre, il aura fallu attendre plus de trois milliards d’années et  traverser les épreuves de cinq phases d’extinction massive avant l’apparition de l’homo sapiens (c’était hier matin, à cette échelle de temps). Quant à ce que cet homo sapiens en vienne à développer une civilisation capable de se lancer dans la conquête spatiale, cela a commencé (toujours à l’échelle de la vie sur terre), il y a seulement 3 minutes! La probabilité que la vie en soit rendue exactement au même degré de complexité sur la première exo-planète voisine de la terre est donc très faible pour ne pas dire quasi nulle, car il faudrait une synchronisation parfaite de ces 3 dernières minutes de l’évolution du vivant. Plus vraisemblablement, on trouvera donc d’abord une ou des planètes où la vie sera essentiellement présente sous des formes primitives et, en particulier sous forme de plantes et d’animaux marins, tant il est vrai que selon nos connaissances actuelles, la vie ne peut commencer d’apparaitre que dans l’eau. Si on a de la chance, on pourrait trouver des formes de vie végétale et/ou animale telluriques, mais cela est déjà nettement moins assuré. Quant à tomber nez à nez avec l’équivalent de nos mammifères (qui n’existent sur terre que depuis seulement 150 millions d’années), cela devient très incertain. Par contre, on devrait très probablement trouver en abondance de la vie fossilisée, car les exoplanètes proches de la terre seront probablement nées à peu près à la même période que notre planète (soit, il y a 4,5 milliards d’années) et auront donc suivi une trajectoire évolutive assez semblable les amenant à voir  les premières formes de vie y éclore il y a environ 3 milliards d’années. Ensuite, des phases d’extinction partielle ou complète de la vie feront très probablement aussi partie de l’histoire de cette exoplanète…

    C’est décevant, mais scientifiquement le plus réaliste : la rencontre avec « des petits hommes verts » (ou rouges, ou bleus…) ne se fera très probablement pas à l’occasion de l’exploration de la première exoplanète, ni même de la seconde ou de la troisième… Mais c’est là un sujet à part entière que je me réserve de traiter dans un ultime article où il sera aussi temps que je vous présente les quelques conclusions philosophiques que j’ai personnellement tirées de ce documentaire si inspirant.

     

    Sur ce, je vous redonne le lien vers les émissions d’Arte (disponibles jusqu’au 8 octobre) :

    <https://www.youtube.com/playlist?list=PLCwXWOyIR22vS1jM-_b7FDpsoz0sbE1_w>

     

  • Retour sur le séminaire de John martin

    En introduction à ce séminaire, j’ai dit combien j’avais été touché par la conférence du vendredi soir « Une spiritualité au-delà des religions ». A l’issue de celle-ci, j’ai eu assez étrangement l’impression soudaine d’une double dette vis-à-vis de l’Inde.

    La première dette, je la connais bien. C’est celle que j’ai contractée en recevant de l’Inde une part du trésor de sa Sagesse éternelle. Celle-ci est venue jusqu’à moi d’abord à travers Shri Devarao Kulkarni -notre premier instructeur védantique- puis, bien entendu à travers Swâmi Prajnanpad via Arnaud. Chaque fois que je songe à ce que serait ma vie sans la découverte de cette sagesse, j’en frémis d’horreur…

    Mais quel n’a pas été mon étonnement au sortir de la conférence de vendredi de me sentir endetté d’une toute nouvelle façon. Cette fois, par l’entremise du Frère John Martin, l’Inde ne m’apportait pas sa sagesse, mais me donnait les clés d’une relecture de ma propre tradition d’origine. Incroyable : l’universalité de la spiritualité indienne est telle qu’elle permet à un de ses enfants de nous expliquer mieux que n’importe quel prêtre « de chez nous », ce que le Christ a vraiment été, ce qu’est son véritable message et ce que pourrait être un christianisme authentiquement fidèle à ce message. Me voilà donc doublement redevable à « mother India » !

    Et à l’issue de notre séminaire, cette seconde dette n’a fait que grossir, tant j’ai été touché par la qualité des propos tenus par notre hôte, ce « drôle de chrétien » à la vision étrangement non-dualiste. Faute de temps, je ne peux en dire plus ici, mais j’espère que ce qui précède, plus l’évocation en images qui suit, donnera aux participant(e)s l’envie de partager ci-dessous à leur tour leurs propres impressions !

    Frère John était accompagné de Claude, sa traductrice attitrée…

     

     

     

     

    La nouvelle cour, fruit du travail acharné d’Anne-Marie, de Marc et de quelques autres…

    PS : Un petit cadeau pour ceux et celles qui auront été jusqu’au bas de cette page. J’ai pu récupérer l’enregistrement de la conférence de vendredi et je me propose de vous le retransmettre si vous en faites la demande en commentaire !

  • De la vie sur d’autres planètes ! (2)

    Résumé de l’article précédent :

    Une nouvelle révolution copernicienne est en marche : après avoir longtemps considéré que la terre était selon toute vraisemblance la seule planète de l’univers à abriter la vie, depuis une dizaine d’années la communauté scientifique pense désormais exactement le contraire. À savoir que la vie est un phénomène très certainement présent sur des milliers d’autres planètes et même, à l’échelle de la galaxie tout entière, probablement sur des millions (voire des milliards si on considère la totalité de l’univers) !!!

    Dans cet article nous allons voir comment les scientifiques contemporains ont prévu de s’y prendre pour découvrir le Graal, à savoir la première exoplanète qui se révélera effectivement porteuse de vie extraterrestre, et à quelle échéance possible cette découverte pourrait devenir réalité…

    Pour parvenir à ce but extraordinaire (trouver de la vie sur une exoplanète), la recherche scientifique actuelle travaille principalement sur deux axes :
    – Établir une cartographie fiable de l’ensemble des étoiles les plus proches de nous afin de déterminer celles qui contiennent des exoplanètes situées en « zone habitable ».
    – Opérer l’analyse systématique de l’atmosphère des cinquante premières exoplanètes qui auront ainsi été repérées.

    TESS : un second télescope spatial à la rescousse !

    Pour mémoire, le télescope Kepler, à qui l’on doit une avancée si décisive de nos connaissances, ne pouvait scruter au plus qu’une toute petite portion du ciel à la fois. Il avait en effet été conçu comme un super téléobjectif d’appareil photo qui est capable de prendre des clichés très nets  d’une scène lointaine, mais au prix d’un angle de vue extrêmement réduit.  En additionnant l’ensemble de ses 9 années de fonctionnement, Kepler n’a ainsi pu scruter que 0,28% de l’étendue totale du ciel! C’est comme s’il ne s’était focalisé que sur 3 des 1000 arbres de la forêt devant lequel il se tenait!  Pendant que Kepler zoomait ainsi sur la toute petite partie de la Voie lactée qui lui avait été assignée comme « terrain de jeu », les scientifiques ont conçu et réalisé un nouveau télescope spatial, destiné à prendre le relais de Kepler, mais avec une capacité d’observation « panoramique ». Baptisé TESS (acronyme pour Transiting Exoplanet Survey Satellite) ce télescope fonctionne davantage comme un appareil photo « grand angle » que comme un « téléobjectif ». Du coup, bien évidemment, il ne peut pas voir aussi loin que Kepler qui était, lui, capable de détecter des objets situés à 3000 années-lumière. Mais justement, les scientifiques ont considéré que les exoplanètes les plus éloignées de notre oeil étaient à priori celles pour lesquelles il serait le plus difficile de réaliser l’analyse de leur atmosphère. Ils ont donc, très logiquement, décidé de concentrer leurs efforts de recherche sur les exosystèmes planétaires les plus proches de nous (ceux situés à moins de 200 années-lumière de la terre). Ainsi Tess a été mis en orbite en avril 2018 avec la mission suivante :  recenser de manière systématique tous les exosystèmes planétaires proches et y détecter une cinquantaine de planètes telluriques gravitant dans la zone habitable de leur étoile-soleil respective.

    Pour y parvenir, le télescope spatial doit observer pratiquement tout le ciel en consacrant un mois à chaque secteur de la voute céleste. La première année (en 2019), il  a ainsi couvert tout l’hémisphère nord de la voute céleste.

    Et la seconde année (en 2020), après s’être retourné sur lui-même grâce à ses petits moteurs intégrés, il va faire de même pour l’hémisphère sud, ce qui aboutira à une vision sphérique à 360° d’une profondeur de champ de 200 années-lumière. Autrement dit, c’est comme si une sphère de 400 années-lumière de diamètre était dessinée autour de la terre et que cette petite portion de l’univers était passée au peigne fin afin d’y trouver les cinquante premières exoplanètes qui, du fait à la fois de leur proximité par rapport à la terre, et de leur position en zone habitable par rapport à leur étoile-soleil de référence, méritent de retenir prioritairement notre attention.

     

    Comme l’explique dans le documentaire d’Arte l’astrophysicienne Sara Seager, chargée de piloter cette mission, ce sont ces cinquante premières candidates ainsi détectées par TESS qui vont être désignées comme « cibles » au fameux télescope James-Webb, actuellement en cours de finalisation, et qui va avoir la délicate mission d’en analyser l’atmosphère….

     

    Le James-Webb, ou le télescope du futur

    Si tout se passe comme prévu, à la fin de la mission de TESS, le télescope spatial James-Webb devrait être à même de prendre le relais. Cet instrument de haute technologie, qui a été développé conjointement par la NASA, l’Agence spatiale européenne et l’Agence spatiale canadienne, devrait être mis en service en mars 2021.  Ce sera le télescope le plus grand et le plus performant jamais mis en orbite. Il remplacera à la fois Tess, mais aussi Hubble qui, d’ici là, devrait être arrivé à la fin de sa longue et brillante carrière…
    Pour donner une idée des capacités de « vision » de JW, il sera, parait-il, en mesure de voir un objet de la taille d’un ballon de foot situé à 500km de lui…

    L’équipe projet devant la maquette à taille réelle de ce télescope futuriste.

    Ce télescope, qui porte le nom du second administrateur de la Nasa, mort en 1992, a été conçu pour fonctionner pendant 5 à 6 ans. Durant ce laps de temps, il va avoir plusieurs missions, l’une d’entre elles étant, comme déjà dit, l’analyse de l’atmosphère des cinquante « cibles » exoplanétaires qui auront été désignées par TESS d’ici  la fin 2020. Pour cela, James-Webbs va décomposer le spectre infrarouge des exoplanètes en question, et déduire des raies d’absorption obtenues la composition moléculaire de son atmosphère. À l’issue de cette opération, on devrait savoir si la vie existe sur l’une ou plusieurs de ces cinquante premières « candidates ». Réponse attendue entre 2021 et 2026, autrement dit, demain !
    Mais d’ici là, et pour mieux vous rendre compte de la prouesse technique que représente la mise en orbite du plus grand télescope spatial jamais construit à ce jour, je vous incite à visionner l’époustouflante « bande-annonce » de son lancement puis de son déploiement dans l’espace (mettez la vidéo en mode plein écran).

    De la science à la science-fiction :

    Si l’analyse de l’atmosphère des cinquante exoplanètes les plus proches de la terre s’avère négative, il restera à étendre la procédure d’analyse à un second cercle d’exoplanètes un peu plus éloigné. Souvenez-vous en effet, que TESS est en train de cataloguer une sphère de 200 années-lumière de rayon. Or il est établi qu’il n’y a pas d’exoplanète habitable à moins de 4 années-lumière de la terre. Les 50 premières cibles désignées par TESS seront les exoplanètes les plus proches de cette distance minimale. Mais ensuite, et en procédant par sphères concentriques, il restera la possibilité d’étudier les très nombreuses autres « cibles » potentielles situées entre 4 et 200 années-lumière. Et c’est ainsi qu’avec un peu de patience on devrait tôt ou tard tomber sur une ou plusieurs soeurs jumelles de notre bonne vieille terre!

    Dès que cette découverte sera avérée, la suite prévue par les scientifiques n’est pas banale puisqu’ils envisagent très sérieusement d’envoyer une série de mini-sondes, puis un vaisseau géant sur lesdites planètes. Acheminer un module à 4 années-lumière de la terre (distance minimum), est un tel défi qu’à partir d’ici la science prospective flirte avec la science-fiction. Pour vous en rendre compte, permettez-moi de revenir un instant sur la question d’échelle.

    • Selon les lois de la physique, il n’existe pas dans notre univers d’élément qui puisse se déplacer plus vite que la lumière (ou que les ondes électromagnétiques, dont la lumière n’est qu’un exemple).
    • Or la lumière (ou plutôt les photons qui la composent)  « voyage » à la vitesse de 300.000 kms à la seconde, soit 18 millions de kilomètres par minute, 1 milliard de kilomètres par heure, 24 milliards de kilomètres par jour et 9000 milliards de kilomètres par an (distance correspondant à une année-lumière).
    • La distance de la Lune à la Terre est de 385.000 km. Il faut donc un peu plus d’une seconde pour que la lumière réfléchie par notre satellite naturel arrive jusqu’à nous.
    • La distance du Soleil à la Terre est de 150 millions de km. Il faut donc environ 8 minutes pour que la lumière émise par notre étoile de référence arrive jusqu’à nous.
    • La distance du Soleil à Pluton (la planète la plus éloignée du système solaire) est de 5 milliards de km et il faut donc près de 5 heures à un photon émis par le soleil pour atteindre les confins de notre système planétaire.
    • En admettant que l’exoplanète repérée soit effectivement située à environ 4 années-lumière, cela signifiera qu’ environ 40.000 milliards de kilomètres nous  en sépareront.
    • Comprenons aussi qu’il faudra au moins 4 ans pour qu’une information lumineuse ou radio qui voyage à la vitesse maximale de 300.000 km par seconde puisse s’échanger entre la terre et une telle planète !
    • Or une chose est de recevoir le rayonnement lumineux d’une telle planète ou de lui envoyer un signal radio et une autre est de prétendre aller explorer « physiquement » cette planète.
    • Imaginer cela, c’est prétendre qu’il est possible de propulser un objet matériel à environ 40.000 milliards de kilomètres de la terre en un temps compatible avec l’échelle d’une vie humaine !

    Mission apparemment impossible, donc !

    Et pourtant, comme en attestent les trois derniers volets de la série d’Arte « L’odyssée interstellaire« , des équipes de scientifiques « officiels » pensent très sérieusement la chose réalisable et planchent déjà d’arrache-pied sur le sujet. Si vous insistez, promis, je vous en parle dans un 3ème article !

    En attendant, et pour mieux vous rendre compte de ce que signifie la vitesse de déplacement de la lumière, je vous invite à voir ou à revoir cette vidéo que j’avais déjà mise en ligne il y a quelques mois et qui simule en temps réel le voyage d’un photon émis par le soleil et se répandant dans notre système solaire… (pensez à mettre la vidéo en plein écran et soyez patient, car vous ne pourrez pas aller plus vite que la lumière !)

    Rappel : la série d’Arte peut être regardée en replay jusqu’au 8 octobre : <https://www.youtube.com/playlist?list=PLCwXWOyIR22vS1jM-_b7FDpsoz0sbE1_w>

  • Pèlerinage impromptu sur le lieu de naissance d’Henri Le Saux

    John Martin Sahajananda est en France depuis jeudi. En consultant le programme de sa tournée sur son site, je me suis rendu compte que son premier arrêt allait être à Saint Briac sur Mer (près de Dinard), village natal du « maitre de son maitre », le père Henri Le Saux, encore appelé Swâmi Abhishiktananda par ses amis et disciples indiens.

    Quand un moine bénédictin breton se fait sannyasin dans une des grottes de Tiruvanamalaï…

    Devinez-quoi ? Avec Anne-Marie on s’est alors décidé à nous joindre à ce mini-pèlerinage, histoire à la fois de mieux nous rendre compte du « background » de ce grand mystique breton contemporain, et aussi d’avoir un premier contact informel avec frère John Martin Sahajananda et son accompagnatrice-traductrice, Claude Lhuissier.

    Bien nous en a pris, car nous avons en effet passé un moment fort sympathique en leur compagnie, flanqués du petit groupe d’amis qui les accompagnaient dans ce périple guidé.

    Le lieu de rendez-vous était sur la place centrale de Saint-Briac, car figurez-vous que c’est là que se trouve la maison natale d’Henri. Issu d’une famille de marins, le père du futur moine sannyasin a choisi de rester à terre et est devenu l’épicier du village. C’est donc dans cette maison qu’est né et qu’a grandi Henri, fils ainé qui y a vécu sept ans comme « enfant unique » avant de voir la fratrie s’agrandir de plusieurs autres membres…

    Si vous passez par là (c’est entre Dinard et Lancieux), la maison est facile à repérer, car elle fait l’angle avec la rue de la poste (le bâtiment à droite, avec l’horloge).
    La vitrine de l’ancienne épicerie a évidemment été remaniée, mais notre guide nous a assuré que les mosaïques ornant la porte d’entrée étaient d’époque. Et puis, clin d’oeil du destin, le frontispice de la maison a gardé son inscription (ô combien prémonitoire)  » À la providence » !

    Cliquez sur la photo pour l’agrandir et pouvoir lire l’inscription du frontispice

    Le frère John était manifestement ému devant cette maison, d’autant plus que notre guide évoquait pendant ce temps les premières années de la vie d’Henri Le Saux…

    Nous avons alors déambulé dans le village jusqu’à la petite église, celle-là même dans laquelle fut baptisé Henri Le Saux. Cette première descente de l’Esprit sur lui ne devait pas être la dernière, tant cet aventurier de la Conscience aura vécu par la suite de moments intérieurs exceptionnels…

    L’église de Saint-Briac

    Et de là, nous sommes partis par les petites ruelles si typiques du village jusqu’au Calvaire des Marins, lieu que fréquentait régulièrement le jeune Henri au cours de ses déambulations méditatives le long du chemin de cote…

    Le calvaire des Marins, qui fait face à la baie de St Briac…

    Après une rencontre informelle avec le maire de Saint Briac, nous sommes retournés vers le centre du village par d’autres petites ruelles et nous nous sommes séparés sur la lecture de quelques lignes issues d’un des ouvrages de « Swâmiji ». Séparés ? Non, juste un peu éloignés corporellement, en attendant nos retrouvailles à La Bertais dès vendredi prochain !


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