Auteur/autrice : Yann Le Boucher

  • Mâyâ (partie 1)

    Genèse de cette série d’articles consacrés à mâyâ

    Il y a quelques temps, j’ai rédigé un petit texte pour des collègues profs de yoga sur la notion védantique d’illusion (mâyâ en sanskrit). J’étais assez content de mon travail et j’ai voulu en faire profiter quelques amis. Suite à leurs retours, j’ai amélioré mon premier texte et je me suis dit alors qu’il était temps de le partager avec un plus grand nombre de lecteurs. J’ai contacté Mathieu afin qu’il le publie dans le revue InfosYoga. Mais la longueur de mon texte ainsi que le caractère assez « philosophique » de son propos ont fait qu’il n’a pas été retenu par le comité de rédaction de la revue. On me propose de l’écourter et de le simplifier, moyennant quoi, il paraitra -peut-être- au printemps prochain !

    Outre que cette petite déconvenue m’a donné l’occasion de pratiquer 😳  , elle aura eu pour mérite de me décider à vous donner la primeur de mon texte non remanié. Et comme il est assez dense en effet, je vais le découper en quatre « tranches » ; ce qui, je l’espère va vous le rendre encore plus passionnant !

    A première vue, les bandes bleu foncé sont ondulées et obliques. Mais est-ce bien sûr ?

    Vous avez dit « illusion » ?

    Quand on s’intéresse au point de vue non-dualiste, on arrive tôt ou tard à buter sur la difficulté suivante : s’il est vrai que la réalité est « une » (brahman) et que les distinctions habituelles entre le sujet et l’objet, l’esprit et la matière, le créateur et les créatures, etc. ne sont que des apparences et non la véritable nature de ce qui est, comment se fait-il que ces apparences soient si solides et si contraignantes pour nous ?

    La réponse qui est classiquement donnée en Inde est que ces apparences sont « mâyâ », une formidable illusion individuelle et collective dont nous serions tous victimes.

    Mais quand, dans nos existences, nous rencontrons des obstacles à notre épanouissement, des difficultés relationnelles ou encore que nous sommes confrontés à la maladie ou à la mort, cette réponse philosophique a vite fait de « prendre l’eau » et de déclencher une réaction d’indignation voire de révolte. Loin de nous révéler son harmonie secrète, l’existence nous semble alors un gigantesque champ de bataille où nous devons lutter « seul contre tous ».

    Passer concrètement de la perception dualiste ordinaire au sentiment d’harmonie et de communion avec toute chose et toute situation n’est pas une petite affaire et une simple réflexion autour du concept de mâyâ  ne peut certes pas prétendre à ce résultat. Cependant, comme nous allons le voir, une meilleure compréhension de cette notion, à la base si éloignée de notre culture occidentale, n’est pas vaine, car cela permet d’affiner notre pressentiment du but proposé tout en offrant quelques jalons bien utiles à notre cheminement concret.

    Pour ce faire, je vais vous présenter mâyâ  du point de vue propre à l’advaïta-védânta issu de Shankara tel que je l’ai reçu de notre premier maître indien Shri Kulkarni. Mon propos ne sera donc pas directement calé sur l’enseignement de Swâmi Prajnânpad et d’Arnaud, mais comme vous allez vite vous en rendre compte, il éclairera d’un jour particulièrement intéressant un certain nombre de notions de la voie avec laquelle vous êtes déjà familiers…

    Les différentes approches de mâyâ selon Shankara

    Dans son commentaire magistral sur les Upanishads, le Brahma-Sutra et la Bhagavad Gîtâ[1], Shankara[2]adopte, selon le contexte, pas moins de quatre approches différentes pour traiter de mâyâ. C’est donc en mettant bout à bout ces approches complémentaires, que l’on a le plus de chance de se rendre compte de la portée et de l’intérêt de cette notion.

     

    Première approche : mâyâ  comme conséquence d’avidyâ

    La première approche est celle qui consiste à coupler le concept de mâyâ (illusion) avec celui d’avidyâ (ignorance). Dans cette perspective fondatrice, Shankara établi que l’illusion est TOUJOURS le fruit de l’ignorance et qu’il n’y a JAMAIS d’autre cause à notre représentation erronée de la réalité que notre propre méconnaissance de nous-mêmes[3].

    On le voit, ce point est d’emblée d’une importance capitale, car cela revient à dire que c’est la qualité de la conscience que j’ai de moi-même qui détermine le caractère plus ou moins objectif ou illusoire de ma représentation du monde.  Si je suis dans l’ignorance de ma vraie nature et donc victime d’une identification complète avec mon corps et mon mental, alors il va en résulter une représentation du monde strictement conforme à ce positionnement particulier. Par exemple, tant que je suis « collé » à mon ego, donc certain de n’être qu’une individualité séparée et différente de tout ce qui existe d’autre que moi, je vais obligatoirement me représenter que tous les autres êtres humains sont « comme moi » et qu’ils se sentent eux aussi différents et séparés de tout le reste. Autrement dit, je vais projeter mon impression subjective d’être une entité finie sur tout le monde et je ne vais donc voir autour de moi qu’une multitude d’autres entités finies qui, elles aussi, se débattent comme moi pour tenter de survivre dans cet univers-champ de bataille. Struggle for life : cette conception a beau être la plus communément partagée par les êtres humains, elle n’en reste pas moins, du point de vue védantique, une pure illusion (mâyâ), car elle ne résulte de rien d’autre que de la non-reconnaissance de ma vraie nature.

    A l’inverse, au fur et à mesure que je « décolle » de mon ego, c’est-à-dire que je suis capable de m’éprouver davantage comme la conscience bienveillante qui le fonde et l’anime, je deviens capable de pressentir chez autrui la présence de cette même conscience et donc de me relier à lui sur un tout autre mode. Ma vision du monde se modifie alors dans le sens où elle intègre peu à peu un principe d’unité et d’harmonie. En tant que forme, je continue à me sentir différent et séparé des autres formes, mais en tant que conscience-énergie animant ma forme, je commence à me sentir « solidaire » de toutes les autres formes. Et ce faisant, c’est alors que je réalise combien jusque là ma représentation du monde était illusoire. Je me croyais seul contre tous alors que je me découvre (en tant qu’ego) inséré dans un courant d’ensemble d’où je tire mon énergie, ma joie de vivre comme plus généralement toutes mes expériences.

    Cette réalisation peut, bien entendu, s’approfondir encore, le fait étant que plus je m’éveille à ma vraie nature et plus ma vision des autres et du monde se transforme. A en croire la tradition et le témoignage des éveillés, c’est ainsi que l’homme peut parvenir finalement à se libérer de toute trace d’illusion dualiste dans sa relation au monde et aux autres êtres vivants qui le peuplent.

    Retenons de cette première approche ce principe cardinal : mâyâ  n’est PAS une description du monde objectif. Mâyâ  est une façon de parler de la conséquence de notre cécité spirituelle qui nous fait prendre notre représentation habituelle du monde pour la seule possible et donc la seule vraie. Plus encore, mâyâ est la remise en cause radicale de cet aveuglement. En effet, en utilisant ce concept, le védânta vient donner un coup de pied dans la fourmilière du consensus habituel des egos humains. « Eh, les amis, vous vous trompez : votre façon de vous appréhender vous-même est erronée et du coup vous êtes privés de la perception de l’unité sous-jacente à tout ce qui existe! ».

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    Vous avez apprécié ce premier épisode de mon feuilleton de rentrée? Dites-le moi en commentaires et/ou faites-moi part de vos remarques, histoire de m’inciter à mettre la suite en ligne  😛 


    Notes :

    [1]Le Prasthana Traya Bhashya ou Commentaire sur les trois sources scripturaires (de la Sagesse).

    [2]Shankara, encore appelé Shankarâchârya (l’instructeur Shankara), est l’une des plus grandes figures philosophiques et spirituelles de l’Inde classique.Il a vécu aux alentours du VIIIe siècle de notre ère et est considéré comme le plus éminent exposant de la doctrine de la non-dualité (advaïta védânta) sur laquelle repose peu ou prou toute la sagesse de l’Inde.

    [3]Cf. Brahma-Sutra-Bhashya II, 1 à 14

  • 7ème anniversaire de la désincarnation d’Arnaud

    Si vous vous trouvez géographiquement proche de La Bertais et que vous vous sentez concerné(e) par la commémoration du départ d’Arnaud, nous vous invitons à venir partager une journée d’ashram avec nous à La Bertais le vendredi 10 août prochain.

    Le programme sera proche de celui d’une journée type de retraite avec un accent spécial porté sur le souvenir d’Arnaud et de son enseignement : accueil à 9h30, causerie enregistrée à 10h suivie d’un temps de séva, repas en silence, lecture et partage autour des textes lus, temps personnel, thé convivial et méditation guidée, fin vers 18h30.

    Pour faciliter l’organisation de votre accueil, et si vous ne vous êtes pas déjà inscrit(e) auprès d’Alain Silvert, merci de téléphoner au plus tôt à La Bertais au 02 99 39 59 21.

    Et si vous n’êtes pas disponible pour vous joindre à nous physiquement, n’hésitez pas à vous associer à nous par le coeur, ainsi bien entendu qu’à tout le reste de la sangha des élèves d’Arnaud qui sera rassemblée à Hauteville et à Mangalam pour cette occasion…

     

  • ThinkerView, incontournable pour ne pas mourrir idiot !

    Il y a une petite année de cela, mon fils ainé m’a fait connaitre un « drôle » de site d’information appelé Thinkerview. Et depuis que j’ai découvert ce filon, il ne se passe pas une semaine sans que je découvre une nouvelle pépite dans cette « mine » alternative.
    Si comme moi, vous trouvez que les grands médias tournent le plus souvent en rond et qu’à force de langue de bois, leurs interviews sont ennuyeux à mourir, alors profitez de votre temps libre estival  pour vous aérer les méninges -et parfois même le coeur- en écoutant et/ou en regardant des intervenants moins connus que les vedettes médiatiques habituelles, mais qui ont beaucoup plus de choses à dire, et ce de façon beaucoup plus « passionnante ».
    Mais pour commencer qu’est-ce que ThinkerView ?
    Devant mon incapacité à répondre à cette question, je laisse momentanément la plume à Wikipédia :
    « ThinkerView est un laboratoire d’idées français indépendant lancé en janvier 2013, proche du milieu du hacking. Il diffuse des entrevues sans montage, avec des personnalités d’horizons différents, principalement grâce à sa chaîne YouTube suivie par plus de 140 000 abonnés. Ses domaines d’études les plus récurrents sont la géopolitique, la finance, le terrorisme, les médias, internet, l’environnement et la société ».
    Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas d’un site en lien avec la spiritualité, mais plutôt d’un média alternatif, offrant des points de vue originaux et décalés sur les grandes questions de société. Et si je suis devenu accro (j’écoute désormais cela au petit déjeuner, en lieu et place de France Inter) c’est que depuis que je m’y suis mis, j’ai fait connaissance avec un grand nombre de personnalités qui, bien que remarquables, ne font pas partie (sauf exception) des « vedettes » médiatiques et dont j’ignorais donc le plus souvent l’existence.
    Voici la liste non exhaustive des personnes les plus intéressantes dont j’ai ainsi eu le bonheur de faire la connaissance (et bravo à vous si certains noms vous sont déjà familiers !)
    – Jon Palais : Militant non-violent mais particulièrement déterminé contre la passivité des dirigeants face à l’urgence climatique… (quelle énergie! )
    Bruno Parmentier : spécialiste du problème de la faim dans le monde qui prouve entre autres la non-soutenabilité de la consommation de viande à l’échelle de la planète. Difficile ensuite de ne pas se sentir un peu coupable devant un barbecue trop bien garni!
    Cédric Villani : Mathématicien, médaille Field en 2010, puis élu député « Macron » aux dernières élections et chargé par l’actuel gouvernement d’un rapport sur l’avenir de l’Intelligence artificielle (bon, lui je le connaissais un peu, mais avec son araignée à la boutonnière, il est « trop »)
    Thanh Nghiem : une activiste « copine » de Cédric Vilani, prototype de la surdouée par excellence avec un parcours de vie totalement hors-norme (son association de « crapauds fous », c’est un must!)
    Pablo Servigne : l’inventeur de la collapsologie. Ce n’est pas sa meilleure intervention publique, mais c’est celle qui me l’a fait découvrir : à ne rater sous aucun prétexte (de toute façon j’ai prévu de vous en parler plus longuement bientôt…)
    – Idriss Aberkane : Si quelqu’un en doutait, voilà de quoi convaincre les plus récalcitrants que même les Maghrébins peuvent être des surdoués de haut vol (et soufi discret, qui plus est). Accrochez-vous, ça déménage???
    Etienne Klein : un scientifique de haute volée doublé d’un remarquable pédagogue : il a fait deux émissions, une sur « Ethique et philosophie des sciences » de belle tenue, et une qui est un cours de physique pour les nuls sur le fameux boson de higgs. A ne manquer sous aucun prétexte !
    Xenia Fedorova : une James Bond girl russe qui est depuis peu responsable de l’antenne française de la chaine d’information russe « Russian Today » : passionnant !
    Sébastien Arsac : le co-fondateur de l’ONG L214 qui lutte contre la souffrance animale : intéressant et très touchant…
    Henri Maler (fondateur d’Acrimed, une ONG qui milite pour une information objective contre celle des médias classiques) : passionnant.
    J’en oublie, mais en voilà assez j’espère pour vous convaincre de tenter une petite écoute. Un clic sur l’une des images précédentes vous conduira directement à la page de l’interview avec le choix entre la version vidéo ou l’audio seul.
    Sinon, ThinkerView est aussi dispo en vidéo sur Youtube ou en podcast audio, téléchargeable, pour ne pas bronzer idiot à la plage ou pour faire de vos longs déplacements en voiture, en train ou en avion de véritables happenings culturels !
    Pour avoir accès au catalogue de tous les entretiens déjà réalisés, rendez-vous sur :
    <https://thinkerview.com> et déroulez le menu « Interviews« .
    Les rubriques disponibles (en gras celles que je fréquente le plus) :
    • Géopolitique,
    • Internet,
    • Finance,
    • Médias,
    • Terrorisme,
    • Environnement,
    • Société,
    • Science
      A chacun d’y piocher selon ses centres d’intérêts particuliers.
      Evidemment, de temps en temps je tombe sur quelque chose qui ne m’intéresse pas. Dans ce cas, je zappe, mais promis, cela arrive très rarement car dans l’ensemble les personnes interviewées ont réellement des choses originales à dire et je me sens le plus souvent vraiment touché par leur message !
    Seul bémol, l’interviewer est un jeune « hacker » assez prétentieux et souvent « pénible » dans sa façon de conduire les interviews. Mais rien n’étant parfait dans ce bas monde…
    Allez,  un petit dernier pour la route (c’est l’un de ceux que j’ai écouté le plus récemment et qui m’a enthousiasmé)  : Pierre Larrouturou, sur la crise climatique…

     

    Est-ce encore utile de vous souhaitez de bonnes vacances après tout cela 🙄

  • Fête de la St Jean -sans feu-

    C’est officiel : nous ne sommes pas autorisés à faire un feu de joie à La Bertais samedi soir prochain. Mais ce n’est pas une raison pour ne pas « faire la fête » ensemble, fût-ce autour d’un plateau de bougies…

    Trêve de plaisanterie, voici un petit rappel des festivités de samedi prochain 23 juin :

    • 10h : accueil à la Bertais et méditation introductive à la journée
    • 10h30 : organisation du chantier collectif et « séva »
    • 13h : repas de galettes (avec garniture personnalisée !)
    • 14h30 : suite du chantier collectif
    • 17h30 : thé récréatif
    • 18h30 : préparatifs culinaires et festifs
    • 20h30 : repas cabaret (pensez à venir avec vos propositions « coup de coeur »  : musique, chant, conte, jeu, humour, poésie, etc…)
    • 22h30 : fin de la soirée (si vous participez au GSMP du lendemain, vous pouvez rester dormir sur place)

    Un programme alléchant donc, d’autant plus que vous pouvez participer « à la carte », soit :

    • A toute la journée et à la soirée
    • A toute la journée sans la soirée
    • A la matinée seulement (10h-13h ou 10h-14h30)
    • A l’après-midi seulement (14h30-18h30)
    • A l’après-midi et à la soirée seulement (14h30-22h30)
    • A la soirée seulement (17h30-22h30 ou 18h30-22h30)

    Petit problème : au moment où je rédige cet article (lundi 18 juin), il y a encore très peu d’inscrits ! Donc, s’il vous plait, merci de faire connaitre au plus vite votre intention soit en téléphonant à Alain Silvert (06 41 66 67 59) soit même en laissant en direct un commentaire ci-dessous (à condition d’être très précis sur vos heures d’arrivée et de départ et de dire si vous resterez dormir sur place le samedi soir ou non).

    La Bertais a besoin de vous pour continuer à embellir et ainsi à « rendre grâce au Créateur » en votre nom !

  • De retour de l’AG d’Hauteville -cuvée 2018-

    Conformément à mon habitude, voici un petit reportage sur la dernière assemblée générale des Amis de Hauteville qui s’est tenue ce week-end à « la maison mère ». Mon propos n’a évidemment pas vocation à servir de compte rendu officiel et pour savoir ce que chaque intervenant a vraiment dit, je vous invite à vous reporter à la prochaine Lettre d’Hauteville qui ne manquera pas de reproduire la dactylographie des principales interventions.

    Journée de Samedi :

    • 11h30 : intervention de Dominique Durand. Mon compte rendu sera bref, car pour des raisons indépendantes de notre volonté, Anne-Marie et moi n’avons pu arriver sur place qu’en début d’après-midi, ce qui fait que nous avons manqué cette première intervention. Je compte bien sur ceux et celles d’entre vous qui éteint présents pour nous en dire plus en commentaire, ainsi éventuellement que sur l’introduction générale à ces deux journées faites par Fabienne et Emmanuel. En quelques mots, Dominique Durand est la personne pressentie par Jacques Castermane pour prendre sa succession à la tête du Centre Durkheim de Mirmande, lieu lui-même situé à moins de 30 minutes de voiture d’Hauteville. Jacques est un ami de longue date d’Arnaud et d’Hauteville, et à ce titre il était cette année encore présent samedi et dimanche. Mais du fait de son âge, il est en train de « passer la main » à l’une de ses plus fidèles élèves Dominique Durand, et c’était pour lui et pour nous une bonne occasion de faire connaissance avec celle qui, désormais, sera l’une des amies spirituelles d’Hauteville la plus proche géographiquement!

    • 15h30 : intervention de Ute et Volker Augustiniak, un couple allemand de disciples de Mr Lee, qui ont été en charge de l’ashram de leur maître à Tiruvanamalaï pendant près de 16 ans. Quelques-uns parmi vous connaissent déjà Ute et Volker, car depuis plusieurs années ils sont reçus une fois par an à Soulevache, chez Thérèse Le Guernic, où ils vendent des produits artisanaux indiens au profit de leur ashram. Ceci étant, très peu de personnes avaient eu l’occasion de les entendre témoigner et je pense que pour la très grande majorité de l’auditoire, cela aura été un moment particulièrement riche et émouvant. En des termes simples et concrets, Ute et Volker ont évoqué tour à tour leur première rencontre avec Mr Lee puis le processus qui les a conduits à s’engager corps et âme auprès de ce maitre « hors norme », au point un beau jour de quitter leur vie « allemande » pourtant florissante et de s’installer à Tiruvanamalaï selon sa demande. A n’en pas douter, la circulation aisée de la parole entre le mari et la femme et les nombreuses situations concrètes de mise en pratique qu’ils ont évoquées à tour de rôle auront trouvé un écho profond dans l’assemblée. Merci à eux pour ce beau témoignage qui rend honneur à leur qualité de disciples tout en étant une source d’inspiration pour nous-mêmes…

    • 20h45 : l’orangerie sous la tente. Une fois encore Pascal et son équipe de bénévoles ont réussi le tour de force de produire un spectacle d’une grande qualité et d’une foisonnante diversité. Le temps me manque pour chroniquer cette belle soirée multiculturelle qui nous a fait voyager d’un manga japonais au folklore toulousain, en passant par la chanson française (Gainsbourg et Jonny) et quelques tubes anglo-saxons (David Bowie et les Beattles) le tout ponctué d’un éblouissant duo de guitare classique…
      Bon, les meilleurs morceaux étant des créations, je ne peux vous donner une idée que des chansons les plus connues facilement accessibles sur Youtube :

    Et pour finir, un très beau moment de chant indien méditatif avec Emmanuelle Martin (accompagnée à la tampoura par Karinne)

     

    Journée de Dimanche :

    • 9h30, Assemblée générale statutaire : sans entrer dans des détails trop fastidieux, cette assemblée a pris acte du départ d’Yves Rémond et de l’arrivée de Marie Mathiot (ex Jolivet) dans l’équipe d’animation, ainsi que du décès de plusieurs membres de l’association proches de l’équipe (dont Jean-Pierre Muller). Une baisse du nombre des adhérents ainsi que de la fréquentation des séjours a entrainé, pour la seconde année consécutive, un léger déficit financier et du coup quelques initiatives ont été annoncées pour tenter de pallier ce problème. En particulier le nouveau site d’Hauteville est enfin en ligne. Il est « magnifique » et mérite donc votre visite de toute urgence ! Outre les très belles photos qu’il offre en plein écran, il présente la vie et l’oeuvre d’Arnaud d’une façon assez inspirante et, cerise sur le gâteau, il donne un accès inédit à de nombreux enregistrements audio et vidéo de notre maître. L’adresse du site est inchangée : <http://amis-hauteville.fr/fr/>

    • 11h30, Intervention de Geoffroy d’Astier : ceux d’entre vous qui étaient présents à notre propre AG d’octobre 2014 à La Bertais auront une bonne idée de ce que Geoffroy a pu évoquer au cours de son intervention, à ceci près qu’elle était évidemment davantage « préparée » et que du coup nous avons eu droit à un partage touchant d’éléments « privés » de la relation de Geoffroy et d’Arnaud. Il ne m’appartient pas d’en dire plus ici, puisque, très probablement, ces propos seront repris en très large part dans un prochain numéro de la Lettre d’Hauteville…

    • 14h30, intervention de Swâmi Atmânanda Udasin : pour beaucoup (dont moi), il s’agissait du « clou » du week-end et j’attendais avec une certaine « impatience » l’intervention de ce disciple (d’origine belge) de Chandra Swâmi, désormais considéré en Inde comme une figure spirituelle remarquable. Et bien, pour aller au plus court, sachez que je n’ai pas été déçu et que le témoignage de ce mystique hors norme m’a beaucoup touché, comme, je le crois une très grande partie de l’auditoire. Et cela entre autres parce que, contrairement à son habitude, le Swâmi a accepté de « jouer le jeu d’Hauteville » et de témoigner de son itinéraire de chercheur et de disciple au lieu de s’en tenir -comme m’a-t-on dit- il le fait habituellement, à enseigner la seule dimension verticale de la voie, le fameux advaïta védânta dont il est devenu incontestablement l’un des représentants actuels les plus convaincants. Là encore, il faudra lire le détail de son témoignage dans la Lettre d’Hauteville, mais histoire de vous mettre l’eau à la bouche, sachez que cet homme a d’abord été prêtre chrétien puis moine (au Liban), avant de découvrir la spiritualité des upanishads à travers l’oeuvre du père bénédictin Henri Le Saux, futur Swâmi Abishekananda et fondateur de Shantivanam, le premier ashram chrétien de l’Inde! Et de là, sa quête obstinée d’un maître de la trempe d’Henri Le Saux l’a conduit aux pieds de Chandra Swâmi. Après des débuts difficiles  pour s’intégrer dans cette communauté, Chandra Swâmi l’a pris sous son aile et lui a fait mener une intense sadhana, entre autres en l’enjoignant à vivre près de 10 ans dans la solitude la plus complète (6 ans en Israël près de Jérusalem et 4 ans en Inde, près de Rishikesh). Au fil du temps, son mental et ses samskaras de chrétien ont volé en éclat et après une série d’expériences d’éveil provisoire toutes plus intenses les unes que les autres, il a définitivement épousé le point de vue de la non-dualité radicale de l’advaïta védânta, le seul qui, depuis, l’inspire à parler. Il anime actuellement la petite communauté de chercheurs spirituels qu’il a fondée avec la bénédiction de Chandra Swâmi et qui est installée sur les bords du Gange : Ajatananda ashram…

     

    Allez, je crois avoir fait amplement ma part! je laisse donc la plume à ceux et celles d’entre vous qui « y étaient » pour qu’ils complètent ou nuancent mon récit de leurs propres impressions et commentaires !

  • Retour sur un week-end « pas comme les autres »

    Nous avons été une petite trentaine au total à vivre un week-end assez inhabituel en présence de Malo Aguettant et d’Isabelle Trizac.

    En quelques mots, le samedi après-midi a été surtout centré sur le témoignage d’Isabelle et de Malo qui ont quelque peu intrigué l’auditoire par le caractère radical de leur positionnement. Isabelle en particulier parle quasi constamment d’elle à la 3ème personne et comme elle fait cela non par artifice, mais parce qu’elle n’arrive pas à parler d’elle autrement, cela ne peut pas ne pas remettre en cause  l’identification des auditeurs avec leur propre nom et prénom… Ceci étant, plusieurs des participant(e)s ont trouvé dès ce samedi après-midi à s’impliquer personnellement dans l’interaction avec Isabelle et Malo qui ont su -de mon point de vue- induire à la fois un climat de confiance et aussi de travail sur le vif assez remarquable.

    Le soir et d’une façon assez peu préparée, nous avons vécu une variante bertaisienne de l’Orangerie d’Hauteville. Malgré l’aide appréciable de Viviane, la qualité des prestations n’était certes pas à la hauteur de ce que Pascal arrive à orchestrer à Hauteville, mais comme une bonne moitié de l’auditoire est montée « sur scène », beaucoup ont apprécié ce moment simple et convivial qui a permis de découvrir ou redécouvrir dans une bonne humeur communicative la variété de nos talents cachés.

    L’un des clous de cette soirée a été, de l’avis de beaucoup, l’improvisation au piano de Malo. Pour vous donner une idée de sa musique, voici un extrait de l’album qu’il a réalisé il y a quelques années sous le titre évocateur de « Ne tenir qu’à un fil ».

    Sachez à ce sujet que Malo m’a autorisé à offrir le contenu de cet album (9 morceaux d’une durée totale d’une trentaine de minutes) à ceux et celles qui le souhaiteront. Pour obtenir le lien permettant de télécharger ces morceaux, il vous suffit de vous faire connaitre en laissant un commentaire ci-dessous…

    Bon, allons à présent droit au but : le clou de ce week-end a été sans conteste ce qui s’est passé dimanche matin suite à un exercice d’apparence anodine proposé par Isabelle (il s’agissait d’une forme de méditation centrée sur le fait de retourner vers soi-même notre propre capacité d’amour). Je laisse à ceux et celles qui le voudront la plume pour témoigner de leur vécu mais pour vous donner une idée de l’ambiance, sachez que le rouleau de sopalain n’avait pas été autant sollicité dans cette salle depuis bien longtemps et que -selon ma perception- plusieurs des participants ont pu à cette occasion faire des prises de conscience déterminantes pour la suite de leur sadhana…

    Le dimanche après-midi est resté dans le même ton, mais avec une implication un peu moindre des participants, ce qui a permis à tous d’atterrir en douceur à l’issue de ce week-end certes moins conventionnel que ce à quoi nous sommes habitués à La Bertais, mais parfaitement à sa place dans la dynamique globale de notre sangha. Merci donc à Isabelle et à Malo pour le cadeau de leur belle présence…

    Evidemment et comme toujours, les participant(e)s sont invité(e)s à laisser ci-dessous leurs propres remarques et commentaires !

  • Malo et Isabelle : présentation

    C’est pour vous permettre de mieux évaluer l’intérêt que représente pour vous le prochain séminaire organisé à La Bertais les 26 et 27 mai prochain, que je reproduis ci-dessous le texte de présentation qui est inclus dans le dernier numéro de notre Lettre. Vous devriez par ailleurs avoir déjà reçu cette Lettre à l’heure où vous lirez cet article, mais si tel n’est pas le cas, vous pouvez  la télécharger en cliquant ICI.


    Malo Aguettant

    Malo fait partie de la première génération des élèves d’Arnaud. Anne-Marie et moi l’avons donc d’abord connu au Bost. Puis, comme il était cinéaste, nous avons eu l’occasion d’apprécier quelques-unes de ses créations au fil de sa carrière, dont un film sur Chandra Swâmi et un film sur Arnaud. Ensuite, nous l’avons un peu perdu de vue, car Malo, suite à une série de rencontres déterminantes avec plusieurs autres maîtres, a choisi de continuer son chemin de façon indépendante d’Hauteville. C’est au printemps 2016 que nous avons découvert le livre qu’il venait de faire paraître et dont le contenu nous a particulièrement touchés : « Rien ne manque à cet instant, tant que vous n’y ajoutez rien » (Editions Accarias L’originel). En effet, l’homme discret et quelque peu effacé que nous croyions connaître jusqu’alors y portait soudain un témoignage fort, en faveur d’une approche directe de l’Eveil. Etait-ce possible que ce frère-chercheur de longue date ait réussi, à force de ténacité et de détermination, à se libérer plus complètement que nous-mêmes des voiles de son mental et à toucher ainsi au But de notre quête commune?

    C’est pour en avoir le cœur net que nous avons souhaité renouer avec lui et que de fil en aiguille nous l’avons reçu en septembre dernier à La Bertais à titre amical et privé, faisant à cette occasion la connaissance d’Isabelle Trizac, sa nouvelle compagne. Nous avons été vite touchés par la sincérité et la profondeur manifestes de leur double témoignage qui était à la hauteur de ce que le livre de Malo nous avait laissé entrevoir et c’est ainsi qu’est né le projet de les inviter à animer à La Bertais, un « satsang », c’est-à-dire une rencontre consacrée à la recherche en commun de la Vérité.

     

    Nous connaissons encore très peu Isabelle, mais pour ce que nous en avons compris, sa démarche, tout aussi radicale que celle de Malo, tient beaucoup plus d’une forme de réveil intérieur « sauvage » que d’une voie spirituelle « classique ». C’est au terme d’une grave et longue dépression (qui n’est pas sans rappeler le parcours d’Eckhart Tolle) qu’elle a trouvé en elle-même la voie de la guérison en osant affronter d’une façon totalement neuve les causes cachées de sa souffrance. Bien que n’ayant pas à l’époque de « culture spirituelle », elle a intensément pratiqué (et pratique encore) l’ascèse radicale qui consiste à marcher vers la vérité de sa nature profonde.

    Portée par le courant de la Vie qui passe par elle, elle témoigne de façon particulièrement spontanée et « inspirée » d’un niveau de lâcher-prise peu banal et Anne-Marie et moi avons trouvé plusieurs fois dans ses propos de quoi nourrir et renforcer notre propre aspiration en ce sens.

    Autant vous le dire tout de suite, le duo que forment Malo et Isabelle est aussi étonnant que décapant par leur approche profondément non-conventionnelle de la « spiritualité ». Pour eux, celle-ci n’a rien de « théorique » et ils n’ont donc pas l’intention de développer ex cathedra des thèmes ou des sujets généraux. Une grande part de ce qui se fera pendant ce week-end sera le produit de leur propre mise en pratique in situ et, si vous choisissez de vous exposer au jeu de la recherche de la vérité en commun (satsang), attendez-vous à être éventuellement quelque peu bousculé(e) dans vos conceptions et vos identifications habituelles. Touristes spirituels, s’abstenir ! A bon entendeur…

    Le mot de Malo et Isabelle :

    « Il y a entre nous une génération d’écart. Et pourtant notre démarche a été et est encore identique : celle de la recherche des causes de notre détresse émotionnelle et des moyens de nous en libérer radicalement. Pour cela, nous avons exploré encore et encore les méandres de notre esprit et poursuivi inlassablement la quête de la Réalité. Revisitant autant nos souffrances que nos joies, nous avons suffisamment nettoyé le mental pour qu’enfin l’Intelligence de la Vie puisse y passer sans filtre. Et c’est cette intelligence de la Vie à l’oeuvre que nous vous convions à rencontrer à l’occasion de notre venue à La Bertais. »

  • Tout est relatif, sauf l’absolu…

    Au hasard d’un surf, je suis tombé sur cette vidéo que j’ai d’abord regardée avec curiosité, puis au fil des minutes, avec un esprit de plus en plus interrogatif et émerveillé, car c’était la première fois que je « voyais » ce que peut vouloir dire « vitesse de la lumière ». Celle-ci était pour moi jusqu’à présent synonyme de vitesse maximale, c’est-à-dire d’une rapidité absolument vertigineuse (300.000 km seconde, ça n’est pas rien!), et je n’avais jamais réalisé qu’il s’agissait là, à l’échelle de la taille de l’univers d’une « vitesse d’escargot ». Et pourtant, c’est ce que permet de comprendre cette vidéo qui se propose de suivre en temps réel le voyage d’un photon né au sein du soleil et se déplaçant en direction des différentes planètes de notre système solaire.

    Alors si ça vous tente, embarquez avec moi sur un tel photon et décidons de le chevaucher pendant 45 minutes, histoire de voir le paysage défiler devant nous durant ce laps de temps ! A vrai dire, je vous propose que nous regardions « en vue arrière » de telle sorte que nous puissions nous rendre compte à tout instant de notre éloignement grandissant par rapport à la source lumineuse d’où nous serons partis.

    Une fois sortis du Soleil ( il faut déjà pas moins de 4 secondes à notre photon pour traverser le million de kilomètres qui forme le diamètre du soleil), nous allons devoir attendre trois minutes avant d’atteindre et de dépasser Mercure , la planète la plus proche du soleil.

    Attention, suivez le décompte affiché sur l’écran car, à la vitesse de la lumière, la région de Mercure est traversée en quelques secondes à peine !

    Encore trois minutes supplémentaire de voyage cosmique pour atteindre Vénus qui, après quelques secondes ne tardera pas à devenir à son tour un simple point lumineux s’effaçant dans le paysage…

    Et c’est après huit minutes de ce voyage spatial hors norme que nous serons à proximité de notre bonne vieille Terre et de sa chère Lune.

    Bon, ensuite, si vous n’avez pas la patience de poursuivre l’aventure « à la vitesse réelle de la lumière », vous pourrez bouger le curseur de la vidéo et ainsi ne pas attendre pour voir apparaitre successivement dans le rétroviseur, Mars ( à 12 minutes), puis Jupiter (à 42 minutes).

    La vidéo s’arrête là, car l’auteur a pensé que nous n’aurions pas la patience d’attendre 35 minutes de plus pour que notre photon-véhicule atteigne Saturne et encore moins une année complète pour qu’il soit rendu aux confins de notre système solaire (au delà même de Pluton et des autres micro-planètes) !!!

    Mais rien que cette promenade entre le Soleil et Jupiter, ça donne une bonne idée de la « lenteur » de la lumière ou encore de la petitesse ridicule -à l’échelle de l’univers- de notre minuscule planète bleue et de l’insignifiance encore plus grande du destin des fourmis humaines qui s’y agitent à l’instant même en tout sens!

    Sur ce, bonne contemplation !

     

    PS : pensez à mettre la vidéo en mode « plein écran » et à monter un peu le son !

     

  • Retour sur le séminaire avec Alain et Corinne

    « Awake ! Time is running out. Remember the Divine. Realize the Truth before life passes into death ».

    Alain et Corinne ont souhaité d’entrée de jeu donner le ton de leur séminaire en citant et en commentant de façon approfondie cette sentence inscrite en grand sur le mur principal de la salle de méditation de l’ashram de Chandra Swâmi Udasin d’où Corinne revenait…

    Réveillez-vous!

    Le temps s’enfuit.

    Souvenez-vous du Divin,

    Réalisez la Vérité avant que la vie ne se transforme en mort.

    Et le reste du week-end a en effet été consacré à cela : tenter de lever le voile sur cette Conscience, espace d’accueil universel, que nous sommes vraiment, au delà de l’apparence de nos « moi » , tous uniques et différents… J’ai personnellement beaucoup apprécié ces deux journées de « rappel à l’essentiel » , sans compter bien entendu l’immense joie de pouvoir retrouver Alain en capacité de venir nous rendre visite et d’assumer comme il l’a fait magnifiquement de longues heures d’animation…  Ci-dessous quelques photos de ce week-end, histoire de vous donner envie à votre tour de partager vos impressions…

     

     

     

  • Voeux 2018 en images

    Le plus important :  toujours commencer par les politesses d’usage !

     

    Ensuite on peu se permettre un peu d’humour :

     

    Et c’est alors, que l’auditeur est mis en condition pour s’ouvrir aux leçons de sagesse des Anciens :

     

    Que l’année 2018 soit pour chacun et chacune l’occasion de vieillir de façon interrompue pendant 365 jours et d’en profiter pour démêler quelque peu son son paquet de noeuds personnel !

    Yann et Anne-Marie  (avec la complicité graphique de Philippe Geluck et Jean-Claude Marol)

     

  • Rencontre du 3ème type à Hauteville…

    Lors de mon récent séjour à Hauteville, le hasard a voulu que j’assiste à la visite sur place d’un maitre amérindien nommé Calixto Suarez Villafañe, qui y a, entre autres, animé une « salle Ramdas » le mercredi après-midi.

    J’ai été touché par les qualités humaines de l’homme, sa vision holistique des choses et sa joie tranquille. Un ami présent sur place vient de m’envoyer l’adresse du site de Calixto où j’ai pu faire davantage connaissance avec l’homme, sa vie et son message. Rien de très original quant au fond qui relève d’une sorte d’écologie spirituelle finalement très « dans l’air du temps », mais je me suis senti touché par la convergence ainsi manifestée entre cette sagesse ancestrale des indiens Arhuaco de la Sierra Nevada, au nord de la Colombie et ce qu’il y a de plus en pointe dans notre propre culture à ce sujet.

    Ci-dessous, une vidéo vous présentant Calixto : petit problème, il s’exprime en espagnol et les seuls sous-titres disponibles sont en anglais. Mais ça vous permettra à tout le moins d’avoir son « darshan » tel qu’il m’est apparu (y compris pour le vêtement) dans la salle Ramdas. Et puis, si vous réussissez à comprendre un peu d’espagnol ou à lire l’anglais des sous-titres, vous aurez une petite idée des propos qu’il a pu nous tenir à Hauteville…

    Si vous êtes curieux, n’hésitez pas à prendre le temps de visiter son site, très bien fait avec beaucoup de photos et des textes clairs. Astuce : si le site s’affiche en standard en espagnol, un menu en haut de page permet de basculer sur sa version française, (nettement plus compréhensible pour moi).

    Petit extrait des textes pour vous mettre l’eau à la bouche :

    « Les anciens disent que la terre est comme un être humain, un être vivant. Pour que la terre soit en harmonie, nous ses enfants, faisons un travail d’harmonisation 2 ou 3 fois par an dans les sites sacrés de notre territoire. Toute la population y participe, même les enfants.

    De nos jours il y a de plus en plus de conscience de la souffrance de la nature, il y a de plus en plus de mouvements qui œuvrent pour sa défense. Mais nous, nous n’intervenons pas pour parler de prise de conscience écologique, mais pour parler de notre esprit au quotidien. Pour nous la conscience écologique est une écologie personnelle. Autrement dit, si nous ne prenons pas soin de notre pensée, nous ne faisons rien. »

    Pour en voir et en lire plus, cliquez ici :

    PS : en quittant Hauteville le jeudi matin, Calixto a eu des paroles étonnantes : je n’étais pas présent et je crains donc de déformer un peu son propos, mais en substance il a dit qu’il percevait que l’esprit du fondateur du lieu (Arnaud) était très actif sur place et qu’il le sentait travailler spécialement sur la jeune génération. Il a donc prédit un long et brillant avenir à Hauteville.
    Étonnant, de la part d’un homme qui n’avait jamais entendu parler d’Arnaud quelques jours avant sa venue et qui n’est resté sur place qu’environ 24 heures…

  • Gros succès pour la première édition de MéditàRennes

    Dimanche dernier toute la journée, près de 500 personnes de Rennes et des environs ont pu participer à la première édition de la journée MéditàRennes, un événement auquel Les Amis de La Bertais-Vassot étaient officiellement associés comme co-organisateurs.

    En milieu de matinée, nous avons même eu droit à la visite surprise de FR3 Bretagne, qui s’est fendu d’un petit reportage diffusé le soir même dans le journal régional et d’où est extraite la photo ci-contre montrant une partie de  l’équipe organisatrice au « travail ».
    Pas moyen de mettre ce reportage en accès direct sur notre blog (FR3 protège ses sources). Mais vous pourrez le voir sur la page dédiée de France Télévision en cliquant ICI.

    Du point de vue des participants, ce fut pas moins de 13 ateliers proposés toutes les heures à raison de 40 minutes de pratique à chaque fois (les 20 minutes restantes n’étant pas de trop pour faire sortir les 80 participants d’un atelier et faire entrer et s’installer les 80 participants du suivant). Ajouter à cela les trois ateliers spécialement dédiés à la quarantaine d’enfants de 5 à 11 ans qui avaient exprimé le désir de venir, bien que n’étant manifestement pas tous « tulkou ». Au total c’est donc près de 1000 méditations individuelles qui se sont accomplies entre 8h du matin et 21h dans une ambiance étonnamment calme et ordonnée, du moins en ce qui concerne la Grande Salle (cf. vidéo) avec quelques séquences particulièrement « fortes » (le dzikr soufi) ou originales (la prière du coeur, la méditation de pleine conscience sur fond de bols chantants…). Par contre, l’ambiance était volubile sous les barnums accolés au Centre et installés pour accueillir le coin librairie, l’espace boissons chaudes, le point rencontre avec les intervenants et la restauration.

    Un signe qui ne trompe pas : le florilège des visages détendus et souriants au sortir de chaque atelier, signe tangible que « l’esprit » avait soufflé.

    Et puisque vous êtes un certain nombre à avoir participé à cet événement exceptionnel, n’hésitez pas à partager ci-dessous vos propres impressions, y compris si vous avez été dans une équipe de « séva ».

    PS : on ne le voit pas sur le reportage, mais une belle photo d’Arnaud trônait sur l’autel de la Grande Salle (à côté des images ou symboles des autres maîtres dont l’enseignement était aussi représenté par l’un des intervenants).

     Plus d’info sur le programme de cette journée exceptionnelle en cliquant ici

     

     

  • Dernier article de la saison 2016-2017…

    Comme expliqué oralement à l’AG et par écrit dans la Lettre de La Bertais qui a suivi, l’abonnement au blog est désormais « annuel », ce qui veut dire que chacun des abonnés de la saison passée (2016-2017) doit faire la démarche de s’y réabonner s’il souhaite pouvoir continuer à consulter ce blog durant la saison 2017-2018.

    Concrètement, si vous lisez cet article c’est que vous êtes dans l’une des 3 situations suivantes.

    • Vous avez déjà renouvelé votre cotisation à l’association pour la saison 2017-2018 et vous avez aussi déjà effectué les démarches de renouvellement de votre abonnement aux services en ligne de l’association (demande d’accès au blog,  et éventuellement à la blog-letter hebdomadaire, et à la version électronique de la Lettre des Amis de la Bertais). Dans ce cas, les deux paragraphes suivants ne vous concernent pas et vous pouvez passer directement à la lecture de la fin de mon article (qui concerne tout le monde).
    • Vous avez déjà renouvelé votre cotisation à l’association pour la saison 2017-2018. Mais vous n’avez pas encore effectué les démarches de renouvellement de votre abonnement aux services en ligne de l’association. Dans ce cas, cliquez dès à présent sur le lien suivant pour renouveler votre abonnement en précisant vos choix pour la saison en cours concernant l’envoi par mail de la Lettre des Amis de la Bertais ainsi que de la blog-letter hebdomadaire :
      ATTENTION, si vous n’effectuez pas cette démarche avant la fin de cette semaine, votre accès au blog sera suspendu à compter du vendredi 20 octobre…
    • Vous n’avez pas encore renouvelé votre cotisation à l’association pour la saison 2017-2018. Dans ce cas, si vous souhaitez continuer à pouvoir accéder à notre blog, merci de régler votre adhésion au plus vite, soit en ligne  en cliquant ICI   soit en renvoyant par la poste la demande d’adhésion présente à la dernière page de la Lettre des Amis de La Bertais.

      Ceci fait cliquez ensuite sur le lien suivant pour renouveler aussi votre abonnement aux services en ligne en précisant vos choix pour la saison en cours :
      ATTENTION, si vous n’effectuez pas ces deux démarches avant la fin de cette semaine, votre accès au blog sera suspendu à compter du vendredi 20 octobre…

    blog-ordi

    Et à présent, permettez-moi d’évoquer en quelques mots la nouvelle saison qui s’ouvre pour notre blog.

    Comme vous vous en êtes probablement rendu compte, l’équipe rédactionnelle a connu un petit renouvellement l’an passé suite à mon appel d’octobre 2016. Pour le fun, je me suis amusé à actualiser le « podium » en y ajoutant ces nouvelles plumes.

    Depuis le début du blog en octobre 2007 et outre votre serviteur qui en est à près de 300 « posts » en 10 ans, voici ce classement :

      Georges (champion toute catégorie pour la 2ème fois) 200 articles, soit près de deux articles par mois en moyenne
    mirelle Mireille (spécialiste des articles « décalés ») qui reste sur la seconde marche 126 articles, soit un peu plus d’un article par mois en moyenne
    alain Alain (photographe et plume multi-talent) qui détrône Noël sur la 3ème marche 122 articles, soit une peu plus d’un article par mois en moyenne
     Viviane, (que j’avais malencontreusement oublié d’inclure dans ce classement l’an passé) et qui, elle aussi a dépassé Noël  119 articles, soit environ un article par mois en moyenne
    noel Noël (principalement poète et photographe) 116 articles, soit un peu moins d’un article par mois en moyenne, (mais seulement une contribution cette saison, ce qui explique sa descente dans le top 6)
    edmonde Edmonde (plume multi-talent) 85 articles, soit plus d’un article tous les deux mois en moyenne

    Derrière ces six « piliers » de toujours, quelques personnes se sont jointes plus récemment à cette équipe et je les en remercie chaleureusement. Je pense en particulier à Gireg (notre plus actif contributeur parmi la jeune génération qui en est à 37 articles), mais aussi à Joël (32 articles), à Frédéric (23 articles), à ChristopheB (18 articles), à Shantal (12 articles) ainsi qu’à Yves-Luc (6 articles).

    Je salue enfin nos nouveaux talents de la saison écoulée : Nicolas (7 articles), Youri (6 articles en comptabilisant celui d’Anne), Isabelle, Véronique et Murielle (4 articles), Christelle, Katell, Sylvain et Annie (3 articles) .

    Au total, cette saison aura donc vu un premier élargissement du nombre des contributeurs. Mais bien entendu, il est souhaitable que ce mouvement continue. Je  renouvelle donc mon appel de l’an passé ainsi libellé en octobre 2016 :

    « Lors de la visite de Pascal et Karine Pourré et puisque, contrairement à Hauteville, nous n’avons pas « d’Orangerie » à La Bertais, j’ai été amené à me reposer la question de la place de la créativité à la Bertais.

    L’une des réponses qui m’est apparue est qu’à certains égards, notre blog joue ou du moins peut jouer un rôle similaire à celui de l’Orangerie d’Hauteville, à condition que cela soit bien compris de tous.

    Écrire un article pour le blog et l’illustrer soi-même, c’est faire œuvre de créativité de multiples façons qui toutes, peuvent servir de matériau pour la mise en pratique. Par exemple et pêle-mêle, il faut se confronter aux quelques démons suivants :

    – Est-ce que ce que je vais écrire va être suffisamment intéressant (personnage qui doute de sa valeur intrinsèque ou qui doute de sa capacité à s’exprimer correctement et qui craint en conséquence le  jugement d’autrui)

    – Est-ce que je vais trouver des illustrations à la hauteur de mon propos -photos, vidéo etc- (personnage de l’anti-esthète ou de l’artiste refoulé)

    – Est-ce que je vais savoir me dépatouiller avec l’aspect technique de cette rédaction (personnage du dépassé par la technique ou de l’anti geek)

    – Est-ce que je vais avoir des commentaires à mon article et si oui, seront-ils assez élogieux (personnage du vaniteux…)

    J’en passe et des meilleures, mais sachez que grosso modo tous ceux qui à ce jour se sont risqués à un moment ou à un autre sur la scène de « l’orangerie virtuelle » qu’est notre blog se sont retrouvés peu ou prou confrontés avec ces personnages ou d’autres semblables. Et pour plusieurs d’entre eux, cela a été et est encore une véritable occasion de mise en pratique, ne serait-ce que par « l’action libératrice » que représente la publication effective d’un article !

    Alors à qui le tour, cette saison, d’occuper le devant de la scène ?

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    Pour mémoire, si vous êtes membre actif de l’association, vous avez de ce simple fait le « droit »  d’être rédacteur à part entière du blog. Pour pouvoir exercer ce droit, laissez un commentaire ci-dessous, de façon à ce que je vous donne un accès direct à la « salle de rédaction » du blog (l’interface qui permet d’écrire des brouillons d’articles et de les soumettre ensuite à Mireille et à moi-même pour publication).

    Si vous êtes membre sympathisant, vous ne pouvez pas en principe accéder au statut de rédacteur à part entière, mais vous pouvez néanmoins nous envoyer des propositions d’articles rédigés sous forme de document Word illustré que nous réviserons et publierons ensuite sous votre nom…

    Bien entendu vos articles devront s’harmoniser avec  ligne rédactionnelle du blog. Mais si vous jetez un oeil sur ses différentes rubriques, vous verrez qu’elles sont nombreuses et diverses et que vous avez donc à votre disposition un large éventail de thèmes et de sujets possible.

    Aller, je vous laisse le clavier, car je brûle d’impatience de lire vos réactions à cet article…

  • Le bonheur, quoi qu’il arrive

    photo Armelle Six
    LE BONHEUR QUOI QU’IL ARRIVE

    Conférence – Rencontre

    avec Armelle SIX
    Mardi 10 octobre 2017 – 20h30 – RennesEn savoir plus
    en téléchargeant le fichier pdf

     

    Quand mon ami Gérard Bellebon m’a annoncé que son association Nouvelles Convergences allait une fois encore organiser une rencontre avec une personne prétendument « éveillée » et qu’il souhaitait que je relaye l’information, j’avoue que j’ai marqué un temps d’hésitation. Non que je regrette d’avoir pu, grâce à lui, rencontrer successivement à Rennes, des personnes comme Yolande Serrano, Betty, Darpan ou Claudette Vidal. A titre personnel, j’ai apprécié ces diverses rencontres et je les considère même comme utiles à mon propre chemin voire à ma fonction à La Bertais, car elles m’ont permis de mieux appréhender ce phénomène assez nouveau d’engouement pour la spiritualité « sauvage », celle qui prétend à tort ou à raison pouvoir s’affranchir des traditions et des sadhanas méthodiques. Mais de là à considérer que ce type de rencontre soit toujours positif et qu’il faille oeuvrer à le promouvoir sans retenue, il y a un pas que je ne me sentais pas de franchir!

    Gérard, qui est un grand « intuitif » a perçu ma réticence et a eu l’idée de m’offrir le livre d’Armelle Six qui va servir de support à son intervention publique en me disant « lis d’abord le livre et ensuite tu verras si oui ou non tu te sens de conseiller cette rencontre aux Amis de La Bertais« . Devant tant de sollicitude, j’ai accepté et me suis mis à la lecture, stimulé par le fait que cet ouvrage a reçu le prix des librairies Alef (le réseau auquel appartient la Rose Mystique).

    Et bien, dans le genre, je n’ai pas été déçu, car si sur le fond, je n’ai rien trouvé de nouveau : « tout est déjà là, arrêtez de chercher dans l’après la plénitude que vous êtes maintenant », sur la forme, j’ai trouvé que cette lecture était « une bonne nourriture » qui, dans certaines circonstances, a même quelque peu boosté ma pratique. Bref, il m’a donné une impression tout à fait positive de cette femme et si vous êtes dans le coin et libre de votre soirée le mardi 10 octobre prochain, n’hésitez pas à aller la rencontre pour vous faire votre propre opinion et -qui sait- pour gouter peut-être à la plénitude  intérieure qu’elle sait si bien évoquer dans son livre…

     

    PS : pour ceux qui ne pourront pas assister à cette conférence-rencontre, voici un lien vers une vidéo d’Armelle Six

  • Echos de notre assemblée générale 2017

    Cette 25ème édition de notre AG s’est déroulée dans une ambiance à la fois chaleureuse et intériorisée, faisant honneur à notre ashram.

    Le rapport moral de Marie-Laure et le rapport financier de Noël ont permis à chacun de constater la « bonne santé » globale de l’association. Vous en lirez les principaux extraits dans la prochaine Lettre de la Bertais, qui devrait vous parvenir sous huitaine.

    En attendant, voici déjà une présentation visuelle du nouveau Conseil d’Administration : vous y noterez que par rapport au CA précédent, seule Colette manque à l’appel. En effet elle n’était pas candidate à un nouveau mandat et de ce fait en plus de la trombine des membres sortants qui se représentaient, vous pouvez apercevoir (au second rang à gauche) celle d’Isabelle Duval, nouvellement élue. Les plus observateurs noteront aussi l’absence de Jean-Pierre, qui n’était en effet pas physiquement des nôtres, mais qui fait néanmoins partie des sortants ré-élus.

     

    Au cours de notre intervention du matin, j’ai, avec Anne-Marie, fait part de nos intentions à courts et moyens termes : bien qu’entrant désormais dans le « 3ème âge » de notre vie (celui de la « retraite dans la forêt », selon les termes de la tradition hindoue), nous continuerons plus que jamais cette saison à animer La Bertais (détails des projets à lire dans la prochaine Lettre).

    Quant au témoignage de Karine Cochonat, je laisse le soin aux présent(e)s de nous faire part de leurs impressions dans les commentaires, puisque je me suis moi-même déjà exprimé un peu longuement par oral à ce propos en début d’après-midi.

    Je redonne néanmoins ci-dessous le lien pour ceux et celles qui aimeraient acquérir le livre de Karine « Un cadeau singulier », car comme l’ouvrage est publié par un éditeur « non-conventionnel », vous risquez de ne pas réussir à le trouver dans le circuit classique des librairies.

    A commander sur Edilivre
    version papier et numérique