Auteur/autrice : Yann Le Boucher

  • Echos de l’AG de La Bertais

    Voici le texte que j’ai rédigé avec Anne-Marie comme résumé de notre intervention à l’AG du dimanche 2 octobre dernier (texte à paraitre dans le prochain n° du Flash-Infos des Amis de La Bertais).

              « Contrairement aux apparences, la disparition d’Arnaud ne signifie pas pour nous une plus grande liberté de manœuvre à la Bertais, mais au contraire l’exigence d’une fidélité approfondie à l’esprit de notre maître. Tant qu’il était vivant, nous pouvions toujours nous dire que si nous nous trompions dans certaines décisions ou orientations données à La Bertais, Arnaud s’en rendrait compte et nous rectifierait (ce qui s’est effectivement produit quelquefois). A présent et même si nous avons l’intention de garder un lien étroit avec l’équipe d’Hauteville, c’est surtout sur notre propre conscience que va reposer la tâche de rester « aligné » avec l’esprit du maître et de la Lignée. Loin de nous rendre les choses « plus faciles », nous vivons donc la disparition d’Arnaud comme une exigence supplémentaire d’approfondissement tant de notre propre pratique que de la qualité du témoignage que nous voulons que la Bertais donne de l’héritage reçu d’Arnaud.

    Très concrètement, nous avons donc commencé à passer en revue le fonctionnement actuel de la Bertais pour y repérer les « glissements » et « facilités » qui en ont fait jusqu’à présent un lieu certes « sympathique », mais moins exigeant (donc moins intense) qu’Hauteville ou Mangalam.

    Au fil des prochains séjours, nous avons donc l’intention de repréciser la « règle » en vigueur à La Bertais pour se rapprocher encore plus de ce qu’Arnaud considérait comme étant constitutif d’un véritable ashram. A titre d’exemple, nous allons être désormais beaucoup plus stricts concernant la coupure sociale souhaitée durant les séjours. Ainsi il ne sera plus possible d’utiliser un téléphone portable ni un autre terminal (ordinateur portable, Ipad…) pour communiquer avec l’extérieur durant tout le séjour (y compris par SMS ou par emails). Il vous appartiendra, avant de vous inscrire à un séjour, de vous organiser avec vos proches pour rendre cette coupure possible, étant entendu qu’en cas d’urgence ils pourront toujours téléphoner au numéro de La Bertais pour vous y laisser un message.

    Autre exemple : nous serons désormais plus rigoureux avec les inscriptions tardives aux diverses activités et n’hésiterons pas, même s’il reste de la place, à refuser des participants qui se seront fait connaître après la date de clôture des inscriptions.

    Dans le même état d’esprit et comme cela se fait depuis toujours à Hauteville, nous allons désormais restreindre la diffusion de cette Lettre aux seuls membres effectivement à jour de leur cotisation. Donc ne soyez pas surpris de ne plus recevoir les prochains numéros de notre bulletin si vous ne donnez pas suite à l’appel de cotisation contenu dans cette Lettre…

     

    Par delà ces trois illustrations, ce que nous visons c’est à faire de La Bertais un lieu digne d’être « visité par l’Esprit » (un ashram, au sens fort du mot) et non pas seulement une sorte de centre culturel à orientation spirituelle, ce qui serait la façon la plus certaine et la plus rapide de trahir l’esprit d’Arnaud et de Swâmi Prajnânpad !

    Notre projet personnel pour La Bertais est clair. Mais nous ne pourrons pas le réaliser sans votre approbation de cœur et votre soutien actif. Nous considérons donc l’année qui s’ouvre comme une année de transition et nous vous donnons rendez-vous l’an prochain à l’occasion du vingtième anniversaire de la Bertais pour faire un premier bilan et, si besoin, préciser davantage encore ce que pourra être l’avenir de notre aventure commune… »

    Le nouveau Conseil d'Administration (sans Christophe Bégot, absent excusé)
  • Témoignages sur Arnaud

    Les témoignages s’accumulent ces jours-ci sur Arnaud, sa fin de vie, son oeuvre…

    Tout d’abord, le numéro spécial de la Lettre d’Hauteville vient de parvenir au adhérents : 35 pages de textes et de photos qui retracent par le menu :

    • la journée du 19 juillet avant, pendant et après l’accident cardiaque initial
    • la présentation du corps d’Arnaud dans sa chambre d’entretien le jeudi 11 août à son retour de la morgue
    • les intenses préparatifs de la cérémonie d’adieu menés entre le jeudi 11 aout et le lundi 15 août
    • la fermeture du cercueil et la veillée du dimanche 14 août
    • la cérémonie d’adieu et l’inhumation du 15 août avec la dactylographie des paroles prononcées par chacun des intervenants
    • le témoignage des compagnes de Mr Lee sur « le travail de deuil » par rapport au maitre
    • Le fac similé de la dernière lettre manuscrite qu’Arnaud a écrit (le matin du 19 juillet)

    Le tout est magnifiquement mis en page et illustré par les soin d’Yves Rémond.

    Un second numéro, à paraitre en décembre, viendra compléter ce témoignage par l’évocation détaillée des trois dernières semaines qu’a vécu Arnaud à l’hôpital de Grenoble…

    Comme vous le savez peut-etre, depuis déjà plusieurs numéros cette publiation porte la mention suivante :

    La Lettre d’Hauteville est strictement interne et ne concerne que les adhérents de l’Association des Amis d’Hauteville.
    Elle ne doit pas etre publiée sur Internet ou distribuée à des personnes non-adhérentes.

    De ce fait,  et contre mon impulsion première, je ne vais publier ici ni extraits ni photos. Mais, si vous n’êtes pas vous-même destinataire de cette Lettre (si vous n’êtes pas adhérents des Amis de Hauteville) je ne peux que vous inciter à venir la consulter à La Bertais où elle sera en accès libre pour tous les membres des Amis de La Bertais !

     

     

    Et en attendant, sachez aussi qu’une toute nouvelle revue appelée « REFLETS » vient de publier un long entretien donné par Arnaud quelques mois avant sa mort qui est illustré de très nombreuses photos des différents lieux force d’Hauteville (le dojo, les chapelles, les différentes salles et même la cuisine…).

    L’article est, de mon point de vue, assez moyen car sa perspective est très « grand public », mais il a le mérite d’être très copieusement illustré, ce qui permettra peut-être à certains ou certaines de « présenter visuellement Hauteville » à leurs proches…

     

     

     


    Et puis pour finir, voici un dernier cadeau de valeur : une vidéo disponible depuis quelque temps sur Internet où Arnaud raconte sa rencontre avec Ma Ananda Mayi et évoque la place que celle-ci a joué dans sa vie.

    Jaï Guru!

     

     

  • SHRI en concert à Rennes !

     

    Comme vous le savez probablement déjà, le maitre américain Lee Lozowick (décédé au printemps dernier) a été à l’origine de plusieurs groupes de rock pour lesquels il a écrit moult chansons inspirées.

    Shri est l’un de ces groupes, qui a pour particularités d’être plus Blues que Rock, d’avoir une femme comme chanteuse principale et de compter dans ses membres un élève d’Arnaud, le guitariste virtuose Franck.

     

    Deborah, la chanteuse "soul"

    Franck encouragé par Mr Lee

     

    L’association « Le Lis » (animée par nos amies Thérèse, Anne et Armelle) nous a fait parvenir  l’invitation suivante :

    Venez nous rejoindre à la Maison Internationale de Rennes le lundi 12 septembre à 20 heures pour une soirée Rock ‘nd Blues pleine d’énergie et de bonne humeur avec de talentueux musiciens qui nous viennent tout droit d’Arizona.
    En écoutant Déborah, la chanteuse du groupe « Shri » , vous plongerez dans un univers frissonnant d’intensité. En tournée en Europe, Shri fait un détour jusqu’en Bretagne pour cette unique soirée de concert. Venez nombreux, ils aiment le public breton!

    M-I-R Maison Internationale de Rennes
    7 quai Chateaubriand, Rennes (près de l’institut franco américain, l’accès est sous un porche)
    Entrée: 12 euros, 10 euros pour les étudiants et chômeurs.
    Réservation des places conseillée (la salle ne compte que 100 places assises plus une cinquantaine de places debout !) :
    chez Harmonia Mundi, 3 rue Jean-Jaurès à Rennes (à partir du 2 septembre) tél : 02 99 78 33 64

    Pour avoir un bon aperçu de la musique de Shri : cliquez ICI

  • En différé d’Hauteville

    Voici un compte rendu de la cérémonie d’adieu à Arnaud telle que nous l’avons vécu Anne-Marie et moi. Ce texte n’a donc rien d’officiel et n’engage pas Hauteville qui publiera très probablement un ou plusieurs articles de fond dans les prochains numéros de la Lettre. Il a été rédigé dans le même esprit de partage que le long commentaire de Viviane au précédent article dont je vous recommande la lecture en parallèle avec la présente contribution…


    Comme annoncé, le corps d’Arnaud à été ramené à Hauteville le jeudi 11 août et installé dans la petite pièce où il donnait ses entretiens. Une chaine ininterrompue de méditants s’est alors relayée auprès de lui 24 heures sur 24 durant 4 jours, (cf le témoignage de Robert à ce sujet ICI).

    • Le dimanche 14 août, après la mise en bière, le cercueil a été placé dans le dojo d’Hauteville et toutes les personnes présentes (cent à deux cents personnes?) ont pu participer à une veillée méditative extrêmement intense de 20h30 à plus de minuit. Il n’y avait pas assez de places pour tout le monde dans le dojo mais comme chacun pouvait sortir quand il voulait, cela a permis aux nombreuses personnes attendant dans l’entrée de pouvoir pénétrer à leur tour dans le dojo pour le temps restant. Durant cette veillée en partie laissée à la libre inspiration des participants, les temps de méditation silencieuse alternaient avec des plages de chant, de musique et de prières inspirées de différentes traditions (chrétienne, hindoue, musulmane…). Impossible de vous parler in extenso de la bonne douzaine d’interventions de ce type qui ont ponctué cette veillée de 4 heures, mais à titre d’exemple, en voici quelques unes qui m’ont spécialement touché :

    – les chants karnatiques d’André Martin, de sa fille et de ses élèves

    – le bajan à la gloire de Swâmiji et d’Arnaud, composé par un disciple de Mr Lee et déjà chanté à Hauteville lors de l’AG de 2010. Il a été lancé par Shan et repris en choeur par l’assemblée dans une grande ferveur…

    – une interprétation « extraordinaire » au sens littéral du mot de la chanson de Léonard Cohen « Hallelujah » par Pascal Pourré, la salle reprenant puissamment en choeur le magnifique refrain (vous pouvez écouter l’interprétation de Jeff Buckley de cette chanson à laquelle Nadia avait consacré un article l’an passé, avec les paroles anglaises et leur traduction ICI ).

    – et enfin un long dhikr soufi improvisé par Nour (cheik Turque intervenue à la dernière AG) et deux de ses élèves. L’assemblée, guidée par elle, s’est mise à scander les principales invocations soufies tel « la ilaha ill’Allah », alors qu’une des disciples derviches tournoyait sans fin sur elle-même à la tête du cercueil d’Arnaud…)

    L’ambiance de cette veillée dans le dojo était tellement inattendue et « magique » qu’à un moment, avec l’accord de Véronique et d’Emmanuel, Yves a pris quelques photos et Sabine est allée chercher sa caméra pour tenter de filmer ce qu’elle a pu (mais nous étions dans la pénombre et je ne sais ce que cela aura donné…). Nul doute que vous en entendrez parler beaucoup mieux que je ne peux le faire ici dans un des prochains numéros de la Lettre d’Hauteville…

    Cette partie « organisée » de la veillée s’est terminée vers 0h30 et elle s’est prolongée par une chaine de méditation qui s’est spontanément mise en place, les personnes qui le voulaient pouvant rester dormir entre deux temps de méditation dans la salle de réunion située au dessus du dojo. Cette méditation collective ininterrompue a continué de façon informelle toute la nuit jusqu’au lundi matin 10h30, début du rassemblement pour la cérémonie principale d’adieu à Arnaud.

     

    • Cette cérémonie principale s’est déroulée en extérieur sur le vaste terre-plein qui sert habituellement aux AG, car aucune salle de l’ashram n’était assez grande pour contenir l’assistance. Celle-ci était composée des membres de la famille d’Arnaud, de ses « amis spirituels », et de tous ceux d’entre ses élèves qui avaient pu se déplacer (soit à mon avis, environ 600 à 700 personnes au total).

    Il n’y a pas eu de rituel religieux, mais une série de témoignages de ses proches (Véronique, Christophe, Denise, Eric, Thierry, Yves, Emmanuel…) de certains de ses amis spirituels (le père Christian Delorme, Jacques Casterman, Nour (la femme Maître soufi), Purna (un élève de feu Lee Lozowick…), le tout entrecoupé de quelques chants et morceaux de musique.

    Etaient en outre présents à cette cérémonie Daniel Morin, Daniel et Colette Roumanoff, le cheik Bentounès, deux nones boudhistes tibétaines, un chaman amérindien (intervenu il y a quelques années à l’AG), une none bénédictine, Dipamrita représentante d’Amma, un représentant de Chandra Swâmi, et le Maire de St Laurent du Pape… (liste officieuse et non exhaustive).

    • Après cette cérémonie très intense où les rires ont parfois pris le pas sur la tristesse et où la beauté et une forme inhabituelle de joie secrète se disputaient la place à la gravité d’ensemble, nous avons effectué à pieds une lente procession silencieuse derrière le cercueil d’Arnaud, porté par Emmanuel, Thierry, Alain, Eric, Yves, Gilles, Geoffroy et l’un des petits fils d’Arnaud jusqu’au lieu de sépulture qui a été aménagé à droite du Jardin de méditation, sur un promontoire qui domine la vallée de l’Eyrieux. Là, au son du tambour du chaman ponctué de ses mélopées amériendiennes, le cercueil a été enchâssé sur la dalle de marbre aménagée à cet effet et chacun a pu à tour de rôle rendre un dernier hommage à Arnaud en déposant sur la châsse un rameau de buis. Encadré d’un muret et bordé de grands pins, ce lieu plein d’une sérénité grave sera désormais l’un des espaces méditatifs privilégié offerts aux retraitants d’Hauteville…

     

    • Enfin, à partir de 15 heures environ, un buffet disposé dans la cour du bas (comme lors des AG) a été mis à disposition des participants qui ont ainsi pu se restaurer à l’issue de cette intense cérémonie de près de 5 heures…

    Suite à quoi, vers 17h, les activités habituelles de l’ashram ont repris leur cours, même si, bien évidemment, les personnes en séjour cette semaine seront certainement fortement marquées par cet événement à la fois si « naturel » et si extraordinaire quant à la qualité d’énergie qu’il a généré…

     

    Comme beaucoup d’entre vous probablement, Anne-Marie et moi nous nous sentons depuis, à certains moments, envahis de tristesse et, à d’autres moments, portés par cette énergie d’amour qui saturait l’ashram et que nous vivons comme le dernier cadeau d’Arnaud à ses élèves, à ses amis spirituels et peut-être aussi un peu à… l’humanité.

     

    Avec vous dans cette nouvelle ère qui vient de s’ouvrir pour notre cheminement intérieur à tous…

    Yann et Anne-Marie

  • Au revoir Arnaud !

     

    Promenade en forêt de Gahard, mars 2011

    Message adressé à tous par Véronique Desjardins, le jeudi 11 août

    Arnaud est mort très paisiblement le mercredi 10 août à 22h30 entouré de sa famille proche.

    La cérémonie d’adieu aura lieu à Hauteville le lundi 15 août à partir de 11h et l’enterrement, sur la propriété, à 15h.


    Cette journée est réservée aux adhérents d’Hauteville ; nous serons très nombreux et nous vous remercions de ne pas venir avec un conjoint ou des amis mais qui ne seraient pas membres de l’Association. Nous ne pourrons pas non plus accueillir les enfants.

    Un repas sera prévu à midi mais nous vous suggérons, dans toute la mesure du possible, de venir avec de la nourriture, comme pour les Assemblées générales, car nous ignorons le nombre de personnes qui se déplaceront à cette occasion.

    En communion de coeur,

    Véronique

  • Bulletin de santé d’Arnaud

    Arnaud en promenade dans la baie du Mont St Michel le 26 mars 2011

    Le 19 juillet dernier, alors qu’il animait la réunion de 11h à Hauteville, Arnaud a fait un malaise cardiaque « en public ».

    Par chance (!), il y avait dans la salle (parmi les personnes en séjour) un médecin urgentiste (donc très habitué aux manœuvres médicales d’urgence) qui a opéré sur le champ un massage cardiaque en attendant les pompiers. Cela a probablement sauvé une première fois la vie d’Arnaud avant sa prise en charge par le SAMU puis l’hôpital de Valence, puis celui de Grenoble où il a été transféré en hélicoptère dans la journée pour subir d’urgence une opération sur l’aorte, « de la dernière chance ».

    Cette opération très lourde (elle a duré 8 heures) n’avait -selon les dires du chirurgien à Véronique- qu’environ 30% de chances  de réussir, mais là encore la chance a souri et elle s’est soldée par un succès, sauvant une seconde fois la vie d’Arnaud dans la même journée…

    Par la suite Arnaud est resté une bonne semaine en service de réanimation, un passage délicat durant lequel, outre les nombreuses souffrances physiques post-opératoires, il a dû surmonter mardi dernier un épisode de complication respiratoire qui a beaucoup soucié l’équipe médicale.

    Ce matin lundi, Emmanuel nous a adressé un premier bulletin officiel de santé- assez encourageant-, nous invitant par là-même à partager avec vous ces nouvelles que nous ne nous sentions pas autorisés jusque là à faire connaitre de façon libre. Vous trouverez ci-dessous la copie du message d’Emmanuel.

    Nous souhaitons très fort qu’Arnaud soit désormais sorti de la phase la plus critique de cet épisode. Quoi qu’il en soit,  nous compléterons ce premier bulletin de santé dès que nous aurons d’autres d’informations à partager avec vous (reportez-vous à mes commentaires à cet article pour accéder aux dernières informations à ma disposition).

     


     

    le lundi 1 août.

    Arnaud a eu un malaise le 19 juillet pendant la réunion. Il fait un arrêt cardiaque. Il a été réanimé par un massage cardiaque mais il a eu le sternum cassé, ce qui se produit souvent. Il a été transféré à l’hôpital de Valence, puis de Grenoble où il a été opéré pour une dissection de l’aorte. C’est une intervention très lourde durant laquelle il y a beaucoup de décès. L’opération s’est bien passée.

    C’est un quasi miracle qu’il ait survécu à cette première journée. Il faut dire qu’Arnaud a une très bonne constitution, il est particulièrement robuste.

    Les jours suivant l’opération, Arnaud a récupéré progressivement.
    Mardi dernier, il a fait une complication : une détresse respiratoire, dont il s’est également remis progressivement.
    Pendant toutes des journées Arnaud a vécu des choses très pénibles sur le plan physique : douleur, malaise, soif, difficulté à respirer, etc.

    Je l’ai quitté hier dimanche et il se sent beaucoup mieux.

    L’opération qu’il a subie est un tel choc pour l’organisme qu’il faut rester vigilant pendant quelques semaines. Il est évident que, même si ça se passe au mieux, il va mettre plusieurs mois à s’en remettre doucement. Par rapport à sa récupération, on ne peut rien dire de précis parce que tout dépend de sa constitution et des éventuelles complications : en gros, il est encore dans le même hôpital pour trois semaines, puis il sera transféré dans un autre pour la rééducation pendant deux mois. Ce sont des chiffres très aléatoires, évidemment.

    Voilà ce que je peux vous dire aujourd’hui.

    Amicalement

    Emmanuel

     


  • La Pomme dans le nuage

    Désolé pour ceux et celles qui sont allergiques à l’informatique high tech, le plus simple étant pour eux de zapper cet article…

    Pour les autres, puisque vous êtes nombreux à connaitre au moins un peu mon affection immodérée pour Apple et son patron emblématique Steve Jobs, vous ne serez pas trop surpris de cet article au titre volontairement intrigant.

    « La pomme« , un simple coup d’oeil au logo de la marque devrait suffire pour vous éclairer :

    Mais saurez-vous décrypter le sens de ce nuage stylisé qui désigne désormais le tout dernier « trait de génie » de celui qui a pris pour devise  « think different » (pensons différemment) ?

    Chaque année en juin, la communauté des informaticiens qui travaillent pour Apple a rendez-vous à San Francisco pour la Conférence Mondiale des Développeurs. Là et pendant une bonne semaine, le gratin des geeks se retrouve pour s’informer des dernières avancées de leur Pomme préférée et partager l’enthousiasme communicatif de son leader historique.

    Lors de l’allocution d’ouverture, Steve, le fondateur et patron d’Apple, a pour habitude de s’adresser en personne à l’auditoire. Et depuis quelques années, son allocution est diffusée en direct à toute la planète, via le web. Quand on est, comme moi, un vrai aficionados, on ne rate jamais cette diffusion, car c’est au cours de cette allocution haute en couleurs et en prouesses technologiques que le Boss dévoile en avant première aux congressistes ses dernières trouvailles et la génération de nouveaux produits qui va en découler.

    Cette année, et une fois de plus, Steve a tenu la salle en haleine (5.200 personnes), comme il sait si bien le faire, avec -entre autres- sa toute dernière « trouvaille » : Icloud (I pour Internet, cloud pour nuage) par laquelle il se propose de nous affranchir des limites « physiques » de nos disques durs en nous offrant une informatique encore plus simple et plus puissante.

    Mais laissons d’abord à « Pomme »  le soin  de vous présenter  « Inuage » :

    Vous n’êtes pas certain de bien comprendre ? Voici une explication de texte :

    Steve est parti du constat que désormais chacun possède plusieurs terminaux numériques potentiellement connectés à Internet : ordinateur fixe  (Imac) ou portable (MacBook), téléphone portable (Iphone), baladeur (Ipod), tablette numérique (Ipad), appareil photo, camera, ou encore PC… et que la synchronisation des données présentes sur ces différents appareils est en passe de devenir un vrai casse-tête.

    Exemple : vous travaillez hors de chez vous sur un ordinateur et vous y recevez des mails avec des documents multimédia. Pour y répondre, vous tenez à jour un carnet d’adresse et vous gérez un agenda. Dans votre poche, vous avez un téléphone portable qui envoie et reçoit des messages vocaux ou écrits, éventuellement accompagnés de photos ou de vidéos, et qui pour ce faire dispose, lui aussi, d’un répertoire d’adresses et d’un agenda. Chez vous, votre conjoint ou vos enfants disposent d’un ou de plusieurs autres terminaux analogues (ordinateur ou smartphone) sur lesquels sont aussi stockés des rendez-vous, des adresses, des mails, des photos, de la musique et des vidéos.

    Et quand vous voulez savoir à quelle date placer une réunion (de travail ou familiale) qui ne pénalise pas l’emploi du temps des autres membres de  la famille ou quand vous voulez remettre la main sur le document administratif adressé par mail à l’un des vôtres ; ou encore quand vous voulez retrouver la photo géniale prise par tel ou tel appareil de la maison, ou écouter telle musique que l’un d’entre vous à télécharger (légalement bien entendu), ne vous sentez-vous pas, parfois, pris du vertige numérique ?

    Pour éviter cette « prise de tête », voici ce qu’est la solution « Icloud » : désormais tous vos appareils numériques estampillés Apple (et même les autres…) pourront être automatiquement reliés les uns aux autres et partager en temps réel le même carnet d’adresse, le même agenda, la même base de documents, de fichiers musicaux, de photos et de vidéos.

    Comment ?  Chaque terminal Apple aura désormais la capacité de sauvegarder en permanence et de façon entièrement automatique son contenu sur un serveur extérieur, baptisé « l’Inuage » puisque cette synchronisation se fait sans fil et que les données semblent se conserver « dans les airs » (en réalité elles se retrouvent stockées sur des serveurs dédiés).

    Comme Steve est du genre « St Bernard » (ou aussi comme il a un sens aigu de la mise en application du précepte de Swâmiji « si vous voulez recevoir, il faut commencer par donner « ), ce service sera offert gratuitement à tous les possesseurs d’un terminal Apple (ordinateur, téléphone portable, baladeur, tablette…)

    En pratique :

    – Chaque fois que vous prendrez une photo avec votre Iphone, la photo pourra se retrouver aussi quelque minutes plus tard sur votre ordinateur (même si vous en êtes très éloigné géographiquement).

    – Chaque fois que vous noterez un rendez-vous sur votre agenda électronique, votre conjoint ou votre associé pourra le voir noté sur son propre agenda électronique (si les deux appareils partagent un même compte Icloud). De même, s’il entre un nouveau n° de téléphone sur son carnet d’adresse électronique, celui-ci pourra être automatiquement inscrit sur le vôtre, etc.

    – Chaque fois qu’un membre de votre famille téléchargera de la musique sur son baladeur, les morceaux pourront se recopier automatiquement sur votre propre terminal (ordinateur ou balladeur…). Idem si l’un d’entre vous achète un nouveau logiciel (compatible avec les différents appareils).

    Bon, faut voir la démo pour le croire : c’est à la fois si simple d’utilisation et si « méphystophélique » dans la mise en oeuvre (aïe, j’ai mal à ma décroissance !)

    Pour  la petite histoire, Steve Jobs est probablement en fin de vie (cancer du pancréas qui a nécessité une greffe du foie!). Alors, même s’il est encore plus maigre que d’habitude et si sa voix est moins assurée que les années passées, ne manquez pas ce dernier « darshan », il n’est malheureusement pas certain qu’il puisse en donner beaucoup d’autres.

    —–

    A présent un extrait de sa conférence (désolé, c’est en anglais, mais les « images » aident bien à comprendre).

    Et puis, pour les vrais fan, voici le lien pour regarder la totalité de la conférence (durée 2h!) 😉

  • Sukhdev Mishra et son violon magique

    Un ami professeur de Yoga nous a invité récemment à un concert privé du virtuose indien Sukhdev Prasa Mishra. Celui-ci, actuellement en tournée officielle dans les salles de concert de France, a accepté dans ses moments creux, de faire bénéficier de son talent quelques centres de Yoga (à La Rochelle, au Quillio en Centre Bretagne, et bientôt à Rennes, salle de la TA).

    Anne-Marie et moi avons beaucoup aimé ce concert, à la fois par l’incroyable virtuosité de Sukhdev et la mise de son indéniable talent au service de la tradition musicale indienne d’essence contemplative.

    Si vous êtes disponible le vendredi 24 juin prochain à 21h, je vous invite donc à nous rejoindre pour ce moment musical d’une rare qualité, dont la vidéo suivante vous donnera un petit avant-goût. Marie-Laure ayant accepté d’aider les organisateurs, vous pouvez réserver votre place en lui téléphonant au 06 60 70 16 94 (tarif unique : 5€) . Et pour en savoir un peu plus ou pour faire connaitre cette initiative autour de vous, vous pouvez aussi télécharger le dépliant de présentation en cliquant ICI.

    NB : Trois musiciens pour le prix d’un ! Sukdev sera accompagné par deux percussionnistes, un indien du Sud au Mridangam et un rennais au Tabla, ce qui laisse aussi présager quelques moments de bravoure côté percussion!

  • Enlèvement au sérail

    Décidément, l’actualité des affaires de moeurs est bien chargée : après les frasques américaines de DSK, voici qu’une rumeur persistante court à Rennes : Sélim, le Grand Pacha de Turquie, retiendrait prisonnière dans son Palais le belle Constance, fiancée du noble  et beau jeune homme Belmonte, ainsi que sa jeune servante Blondchen.

    Heureusement, on a mis l’affaire entre les mains de notre plus fin limier local, le commissaire Wolfgang Amadéus qui, dit-on, a audacieusement prévu de faire enlever les deux captives par l’amoureux frustré et son valet, le rusé Pedrillo.

    Sauront-ils triompher des obstacles que l’intraitable gardien du Sérail, Osmin va s’évertuer à mettre sur leur chemin ?

    Pour le savoir, je vous donne rendez-vous, non pas devant le tribunal de New-York, mais devant la Mairie de Rennes, vendredi soir prochain à partir de 20h30.

    Comme dans toutes les affaires récentes de ce type, le dénouement d’un tel drame ne peut en effet avoir lieu que devant un vaste public : retransmission en direct et en plein air à partir de l’intérieur de Opéra de Rennes sur la Place de la Mairie et aussi sur les ondes… Rude soirée pour les nerfs en perspective, mais délice assurée pour les oreilles, comme vous pourrez vous en rendre compte à l’aide des quelques morceaux choisis suivants :

    Acte 1 : Première confrontation entre le gardien du sérail (basse) et le jeune amoureux (ténor)

    Acte 2 : Constance (soprano) refuse catégoriquement de céder au avances de DSK , euh, pardon, de Selim !

    Acte 2 : Viva Bacchus ! le rusé Pedrillo saoule à mort le l’intraitable Gardien pour pouvoir faire pénétrer son maitre dans les lieux et réaliser l’enlèvement prévu !

  • Sarvam annam

    Tout est nourriture (sarvam annam) enseigne la Brihad AranyakaUpanishad.

    Vous connaissez déjà ce thème qu’entre autres Arnaud a développé à La Bertais en réponse à une question d’Anne-Marie.

    Mais si « tout est nourriture », cela veut donc dire que la nourriture solide ne représente qu’une petite partie de ce qui nous sustente et nous maintient en vie. Il est donc, au moins en théorie, possible de vivre sans apport de nourriture « grossière » du moins si on parvient à tirer tout le parti possible des autres types plus subtiles de nourriture (l’air que nous respirons ainsi que les impressions sensorielles, les émotions et les pensées…).

    Cette possibilité, certes très inhabituelle, était considérée jusqu’à peu comme un phénomène lié à une vie mystique particulièrement intense et donc ne concernant qu’un très petit nombre de personnes à la surface de la planète (Marthe Robin en France ou Ma Ananda Mayi en Inde, sont des cas avérés d’inédie*).

    Mais depuis quelques années, des personnes apparemment « ordinaires » prétendent avoir acquis à leur tour cette faculté, qui, d’après leurs dires, serait, sans que nous le sachions, latente chez chacun d’entre nous.

    Ce sujet, quelque peu délicat, a déjà été abordé sur notre blog dans un article précédent de Joel Caillerie daté de Février 2010 qui avait fait coulé beaucoup d’encre (pas moins de 26 commentaires que vous pouvez relire en cliquant ICI ).

    Pour ma part et depuis lors, j’ai eu l’occasion (comme plusieurs d’entre vous) de rencontrer « de visu » Isabelle Hercelin dont j’avais alors simplement annoncé la première venue à Rennes.  Et j’avoue que son témoignage à la fois simple et profond a sérieusement ébranlé mes préjugés rationalistes.


    Et puis, le sujet étant désormais de plus en plus « médiatisé », un film documentaire lui a été assez récemment consacré. Ce film, nommé « Lumière » est sorti en salles en décembre 2010. Mais il n’avait jamais été distribué à Rennes (alors qu’il l’a été à Nantes ou à Angers par exemple). Pour réparer cet « oubli » et grâce aux bons soins de nos amis Gérard et Marguerite et de leur association Nouvelles Convergences, le TNB a accepté de le programmer VENDREDI SOIR PROCHAIN (27 mai) à 21h pour une unique séance.

    Une opportunité à ne pas manquer pour vous faire votre propre idée sur le sujet, d’autant plus qu’un débat public est prévu à l’issue de la projection au quel participera Isabelle Hercelin en sa qualité de témoin vivante du processus décrit dans le film.

    Ci dessous, la bande annonce du film, histoire de vous mettre en appétit 😀


  • Métis ou la sagesse de l’inconscient…

    Dans son livre  la Dynamique du Soi, Lily Jattiot rapporte une bien curieuse légende tirée de la mythologie grecque.

    Zeus, le roi des Dieux, avait une femme du nom de Métis. Celle-ci était d’une très grande sagesse et habileté pratique, au point que Zeus finit par en devenir jaloux, d’autant plus qu’on lui prédit que sa femme allait lui donner un fils qui le surpasserait en Sagesse !

    Pour éviter cela, Zeus décida d’avaler tout rond sa propre femme ! Mais comme c’était une déesse, elle survécut sans difficulté à cet acte cannibale et continua même à prodiguer ses conseils de sagesse à son époux divin, en lui parlant de l’intérieur de lui-même…

    Le mythe venait d’inventer la notion d’inconscient : depuis lors la voix féminine de la Sagesse parle à l’intérieur de chaque être humain et quand celui-ci ne l’écoute pas durant sa vie diurne, elle emprunte le chemin nocturne du rêve pour délivrer ses messages au Moi (qui continue bien souvent à se prendre pour la seule « autorité » !)…

    La "petite" Métis représentée sous le siège du "grand" Zeus…

    Durant ce dernier week-end, une digne représentante de Métis était parmi nous et le moins que l’on puisse dire est qu’elle a remarquablement œuvré pour permettre à bon nombre d’entre nous de renouer avec leur propre sagesse intuitive.

    Si vous avez participé à cette rencontre mémorable et que vous voulez partager vos impressions avec les membres de la sangha qui n’étaient pas des nôtres, n’hésitez pas à rédiger ci-après un commentaire  !

  • Ostéopathie de l’âme

    Avant la venue de Lily Jattiot parmi nous, j’ai eu envie de vous faire un petit retour sur ma toute récente lecture de son livre « la Dynamique du Soi » (éditions Accarias l’Originel) .

    Un livre difficile au demeurant, que je n’ai donc pas la prétention de résumer, mais dont je retiens, comme une base de départ à approfondir, les quelques thèmes suivants:

    Dans ce livre, Lily se présente à nous comme une « ostéopathe de l’âme« ; entendez par là qu’elle estime qu’à l’image de notre corps physique, les principales « articulations » de notre « colonne vertébrale psychique » sont susceptibles de subir des lésions et de se retrouver « déplacées », suite aux chocs de la vie. Elle définit donc son travail comme celui d’une thérapeute qui vise à remettre d’équerre les déséquilibres de la psyché.

    Elle opère tout particulièrement sur deux axes psychiques qu’elle considère comme fondamentaux.

    Le premier est « horizontal » et concerne la place respective de l’archétype maternel et de l’archétype paternel dans la constitution de notre Moi. Un pôle maternel mal positionné (en trop ou en moins) et nous voilà chroniquement dans la confusion, l’indécision, l’incapacité à « prendre notre destin en main » tout en cultivant l’illusion de la toute puissance…
    Un pôle paternel mal intégré (en excès ou en défaut), et nous voilà tantôt chroniquement révolté contre l’ordre établi, tantôt servilement esclave d’obligations morales étouffantes qu’on ne respecte qu’aux dépens de son propre élan vital personnel.

    Quant au second axe de notre psychisme, vertical en quelque sorte, il concerne la liaison de notre Moi au Soi, ou mieux encore son alignement. Sommes-nous en alignement avec le projet de vie qui nous a fait venir à l’existence (le Soi tel que conçu par l’école de Jung), ou trahissons-nous plus ou moins gravement ce projet ? Là encore, si un déséquilibre se fait jour entre ce que nous vivons prosaïquement et notre vrai potentiel, (entre autres révélé par certains de nos rêves), quelques « manipulations psychiques » d’un genre bien particulier seront requises pour remettre notre âme d’aplomb !

    Dans son livre et outre le travail autour de ces deux axes, vous trouverez aussi résumés et analysés les principaux mythes fondateurs de notre culture et en particulier ceux issus de la Grèce antique. Je ne vous le cache pas, c’est la partie la plus difficile de l’ouvrage. Mais pour ceux qui auront le courage de lire ces chapitres, quelques belles découvertes sont à faire. Pour ma gouverne, je retiens une explication (enfin claire) du mythe d’Oedipe, et surtout l’étrange et bien intéressante histoire de Lilith, la face sombre d’Eve et donc de l’archétype féminin (enfin une clé pour comprendre les femmes?).

    Lilith, la femme serpent, tentatrice d’Eve, elle-même tentatrice d’Adam, selon une sculpture présente sur un des piliers de Notre Dame de Paris

    Tout n’est pas clair pour moi dans la dernière partie de l’ouvrage (celle consacrée au différentes acceptions du Soi), mais justement, raison de plus pour rencontrer son auteur et la pousser dans certains de ses retranchements. A moins que ça ne soit elle qui me pousse dans mes propres « failles » (il est question à la fin de l’ouvrage de « la faille du Soi », une notion qui me fait froid dans le dos, même si, intellectuellement, elle m’échappe encore pour une bonne part).

    C’est donc entre les mains expertes d’une telle « ostéopathe de l’âme » que nous sommes invités à nous placer le week-end prochain (samedi 14 et dimanche 15 mai), pour que, justement, elle puisse tenter de remettre en place en nous ce qui s’est « déplacé » et rendre à nos deux principaux axes psychiques l’harmonie et la cohérence qui sont les principaux garants des vies réussies…

  • Avoir un but

    Lors de sa dernière intervention à La Bertais, Véronique nous a fait part de l’enquête qu’elle souhaitait mener auprès des personnes engagées dans l’Enseignement, sur le thème suivant : « Comment vous formulez-vous pour vous même le but du Chemin?« .

    Véronique à la bertais

    Personnellement, quand j’ai commencé à m’impliquer dans la voie d’Arnaud, j’étais pétri de philosophie indienne et des « gros mots » comme « moksha » (libération) ou « jivan mukta » (libéré dans cette vie) exerçaient sur moi une puissante fascination. Je ne crains pas de dire qu’à l’époque, ce sont eux (ou d’autres du même acabit, comme « nirvikalpa samadhi » (état de déconditionnement absolu) ou « satori » (éveil) qui me seraient d’abord venus à l’esprit pour répondre à la question de Véronique.

    Un souvenir me revient en mémoire qui illustre bien mon état d’esprit d’alors : Dans le tome II des « Chemin de la Sagesse » , qui a longtemps été mon livre de chevet, il y a une phrase que je n’aimais pas du tout et qui à la première lecture, m’avait même profondément déçu. Arnaud y rapportait le propos d’un autre disciple français de Swâmiji qui lui avait dit : « la vie spirituelle ce sont tous les miracles qui se produisent dès qu’on commence à faire passer l’intérêt des autres avant le sien ».

    Outre ses relents chrétiens, je trouvais cette phrase extrêmement réductrice. Non, le sacrifice de soi, la générosité, le non-égoïsme, c’était là un but bien trop « ordinaire » et trop  « étriqué » pour moi ! Ce que je voulais à l’époque, et pour parodier une pub célèbre, c’était : « l’Absolu, sinon rien » !

    Mais les temps ont changé, et, l’un des résultats les plus évidents de mon engagement aux côtés d’Arnaud a été de me faire redescendre peu à peu de mon nuage idéaliste pour donner un sens concret et immédiatement opératif à mon aspiration spirituelle. Ainsi, j’ai progressivement cessé de me représenter le but comme un lointain merveilleux plus ou moins inaccessible, et j’en suis venu à le concevoir comme une façon particulière de me situer, ici et maintenant, dans mon quotidien. Autrement dit, je me suis davantage focalisé sur les conséquences pratiques de la spiritualité que sur la suprême jouissance d’être (Sat-Chit-Ananda) que j’imaginais initialement devoir être l’ultime fruit de mes efforts.

    Tant et si bien que cette définition de la spiritualité qui se trouve au début du chapitre de conclusion* du tome II des Chemins de la Sagesse me parle aujourd’hui au moins autant -si ce n’est plus- que les définitions traditionnelles de l’Eveil ou de la Libération…

    Bon, mais assez parlé de moi : ce que je vous propose après lecture de cet article, c’est de tenter à votre tour de répondre par écrit à la question de Véronique et  – si vous le souhaitez- de rédiger cette réponse en commentaire à cet article, comme je viens moi-même d’ailleurs de le faire.

    MAIS ATTENTION :  je vous suggère fortement de NE PAS LIRE LES COMMENTAIRES DES AUTRES PERSONNES avant d’avoir rédigé vous-même votre réponse. Ceci bien entendu, pour éviter que votre formulation ne soit influencée par les propos des autres intervenants.

    Par contre, une fois que vous aurez formulé votre réponse (et même si vous préférez ne pas la publier ici), vous pourrez certainement trouver un intérêt à lire les contributions des uns et des autres à cette question essentielle…


    *Page  207 de la première édition

  • Quiz du jour

    Un certain nombre d’années sépare les deux photos suivantes.

    Mais donc et quand la plus ancienne  a-t-elle été prise ?

    N’hésitez pas à proposer vos réponses en commentaire   ;-), sachant qu’en cas de contestation, c’est Anne-Marie qui fera l’arbitre !

    PS : cliquer sur les photos pour une vue « grand écran »

  • Vos feed-back suite au we avec Arnaud

    En quittant La Bertais, hier (lundi) en fin d’après midi, Arnaud et de Véronique ont été très élogieux, autant en ce qui concernait la qualité de notre accueil concret, que sur celui de l’état d’esprit et du niveau d’engagement de tous ceux et celles d’entre vous qui, directement ou indirectement, ont contribué au succès global de ce week-end.

    Mais aucune entreprise humaine n’étant parfaite, il se peut que certains ou certaines d’entre vous aient éprouvés une insatisfaction, un mal-être, ou tout autre chose venant assombrir pour eux le souvenir de ces journées.

    Quoi qu’il en soit, et si vous en avez l’envie,  je vous invite à partager ci- dessous (en commentaire) et en toute simplicité, vos propres impressions sur cette rencontre. Vous pouvez, bien entendu, vous exprimer sur tout élément ou aspect de votre vécu, mais si vous êtes « inspiré(e) », je suis spécialement preneur de feed-backs concernant la dernière réunion du dimanche. Arnaud m’a en effet suggéré de recueillir vos impressions à ce sujet puis de les lui transmettre pour qu’il puisse mieux se rendre compte de l’effet de ses propos…

    Alors : à vos plumes !

    l'équipe organisatrice du week-end

    Clicquez sur la photo pour l’agrandir